La grève générale, un mythe si français | Causeur

La grève générale, un mythe si français

Pourquoi nous perpétuons ce rituel carnavalesque

Auteur

Alain Nueil

Alain Nueil
est romancier et professeur de lettres agrégé.

Publié le 28 mai 2016 / Économie Politique

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La perspective de grève générale ne semble pas terroriser les Français. Comme s'il y avait en eux un ressentiment inavoué et permanent contre l'ordre social, une tentative de renverser la table des élites suivant un rituel hérité du carnaval médiéval.
greve generale nuit debout

Blocage de l'université Rennes 2 (mai 2016). Sipa. Numéro de reportage : 00575594_000003.

Bien sûr, la grève générale a un passé international. Elle a fait plier le gouvernement tsariste en octobre 1905 et ouvert la voie à la première révolution russe.

Impensable en Chine ou aux USA

« La grève générale est décrétée à Canton », ainsi commence Les Conquérants d’André Malraux qui s’inspire d’événements survenus en 1925. Remarquons que si la grève était chinoise, il se trouvait déjà un écrivain français pour la célébrer. Beaucoup plus près de nous, il a été question de grève générale en Grèce pour soutenir Tsipras au temps où il était gauchiste. Il est question ces jours-ci de grève générale en Belgique. Ces deux pays sont proches de nous culturellement, surtout la Belgique bruxelloise et wallonne. On a donc le droit de dire que c’est dans la France d’aujourd’hui que le mythe de la grève générale est le plus vivant. La simple menace de ce type de protestation sociale serait stupéfiante en Chine ou aux Etats-Unis.

Bien sûr, la possibilité d’une grève générale, de la « convergence des luttes » en ce mois de mai 2016 doit beaucoup à la lutte de la CGT contre la loi travail, à sa peur de disparaître à cause de l’inversion des normes contenue dans le fameux article 2. Il n’en reste pas moins que, d’après les interviews réalisés par les médias, la perspective de grève générale ne semble pas terroriser les Français. Ils sont pour le moment très compréhensifs envers la CGT, très indulgents pour ses débordements. Comme s’il y avait en eux un ressentiment inavoué et permanent contre l’ordre social, contre le fonctionnement ordinaire de la société, une envie de renverser la table où les élites, les nantis, les profiteurs, tous les méchants sont censés festoyer.

Plus de nouilles au supermarché

Les Français ont oublié mai 68 ou ne l’ont pas connu. Ils ne savent plus que, dans un pays démocratique, la grève générale s’arrête le jour où les rayons de nouilles dans les supermarchés sont vides. Ils ne savent plus que les grévistes de mai votent fin juin à une énorme majorité pour les candidats du gaullisme, plutôt ancré à droite. A Canton, les grévistes sont jetés vivants dans les chaudières des locomotives, en France les grévistes changent de bulletin de vote. Mai 68 a eu ses côtés touchants, ses côtés prophétiques, mais aussi son côté théâtral. Homo festivus, déjà lui.

Mais pourquoi ce mythe persistant de la grève générale en France ? On me permettra de risquer une explication qui, dans mon esprit, n’est absolument pas méprisante ni pour la grève générale, ni pour le carnaval, fête anthropologiquement très ancienne et très profonde. Les sociétés ont besoin de pulsations entre l’ordre et le désordre. L’ordre permanent est ennuyeux (« La France s’ennuie » prophétisait Pierre Viansson-Ponté en mars 68), le désordre permanent est terrifiant. Ce qui régénère les sociétés, c’est de plonger rituellement dans le chaos pour en ressortir plus vivantes. La suite de leur histoire n’en est pas forcément modifiée. La révolution russe de 1905 a modifié le cours de l’histoire de ce pays, les Saturnales romaines ne faisaient que maintenir l’ordre social. Les esclaves s’amusaient bien quelques jours, puis se faisaient à nouveau fouetter par leurs maîtres.

Le plus beau carnaval du monde, le plus authentique aussi, a lieu dans la ville suisse de Bâle. Pendant trois jours et trois nuits, femmes et hommes de ce peuple riche et prospère se livrent à toutes sortes d’inepties : des groupes passent en tous sens dans de très beaux costumes qui ne doivent rien à l’invention personnelle et tout à la tradition. Tous jouent  une lancinante musique de fifres et de tambours, chaque groupe selon sa partition. On picole, on mange de la soupe aux pois cassés pour péter dans la rue, on joue la guglamusik en tapant n’importe comment sur des casseroles. Le quatrième jour, c’est fini : les banquiers retournent à leurs banques, les chimistes à leurs raffineries. L’ordre suisse, luxueux et harmonieux, régnera une année de plus.

Chaos et résurrection

L’esprit cartésien des Français a tué le carnaval à cause de son apparente inutilité. La grève générale est peut-être un substitut de ces folles périodes où la violence se déchaîne (à Binche en Belgique, il ne fait pas bon recevoir dans la figure une orange envoyée par un Gilles), où les différences sociales n’existent plus, où tout le monde parle sans inhibition à tout le monde, où l’on s’approprie la rue en collectivité (”tous ensemble, tous ensemble”). Homo festivus encore, mais cette fois profond, anthropologiquement nécessaire, participant à son insu aux pulsations de la vie des sociétés.

Les peuples germaniques ont leurs carnavals. Les Espagnols ont leurs fiestas et leurs fascinantes semaines saintes. Quand la Vierge Macarena sort de son église sévillane à trois heures du matin, elle est enveloppée par une foule rieuse et chaotique, c’est Nuit debout plus la foi catholique. Les Italiens ont leurs très belles fêtes communales où les quartiers d’une même ville s’affrontent parfois très violemment, comme dans le fameux Palio de Sienne. Nous autres Français, nous avons les grèves générales pour nous donner ce frisson de chaos et de résurrection. Ceux qui n’aiment pas n’ont qu’à patienter et observer le rayon des nouilles dans leur supermarché habituel.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 30 Mai 2016 à 8h19

      thierryV dit

      Pol de Caroitte

      En effet ,et ce n’est pas un hasard, peut de gens ont été informé sur les réalités d’un certain syndicalisme et cet événement tragique en fait partie . De même le blocage du chargement des cargos de ravitaillement pour l’armée d’Indochine , comme par hasard concernant la guerre contre un régime communiste (nord Vietnam). Vous appelez ça comment vous ?. Nos syndicalistes “patriotes” n’en étaient pas à leur coup d’essai .Ils est vrai qu’ils ont réussi à justifier le pacte germano soviétique en leur temps .
      Ces gens n’ont pas changé . Ils sont prêt a de graves compromission (pour ne pas dire autre chose) pour leur “cause”.
      Je viens d’apprendre que les réservations touristiques sont en baisse de 40% dans certains coin du pays . La facture que devra supporter le pays pour une histoire “reprise en main” du pouvoir syndicaliste va se révélée hors de proportion .

    • 29 Mai 2016 à 5h37

      Pol de Caroitte dit

      Événement tragique lors des grèves de 1947 décidées par le PCF et le CGT : un sabotage cause le déraillement du train express Paris – Lille – Tourcoing, le 3 décembre 1947.
      Bilan : 16 morts, 30 blessés.
      D’après une étude ultérieure il y aurait eu 20 morts (24 dit la vidéo INA).
      La voie avait été déboulonnée sur 25 mètres. Le train (voyageurs + wagons postaux) dérailla vers 2 heures du matin.

      Selon le site de l’INA (+ vidéo) : « Les origines de ce sabotage n’ont pas été clairement établies mais les autorités accuseront les communistes d’en être à l’origine. »

      Résumé :
      « De violents mouvements de grèves se développent dans les mines du Nord. Des actes de sabotage ont lieu. L’un d’entre-eux provoque le déraillement de l’express postal Paris-Tourcoing obligeant le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles. »
      « A la fin de l’année 1947, une importante vague de grève paralyse la France pendant plusieurs semaines. Le mouvement connaît certains débordements et oblige le gouvernement à réagir fermement. {…] »
      « Le mouvement de grève prend naissance à Marseille au début du mois de novembre […]. Puis le mouvement s’étend à différentes branches professionnelles (cheminots, métallos, textile…). Le 28 novembre, la CGT forme un comité central de grève qui coordonne les opérations. »
      « L’économie est paralysée. Pour couper les voies de communication, des actes de sabotage ont lieu. C’est l’un d’entre-eux qui provoque le déraillement à Arras le 3 décembre 1947 du train Express Paris-Tourcoing : la catastrophe fait 16 morts et une trentaine de blessés. Les origines de ce sabotage n’ont pas été clairement établies mais les autorités accuseront les communistes d’en être à l’origine. Cet accident renforcera ainsi la volonté du ministre de l’Intérieur Jules Moch d’en finir avec les grèves par la force {…]. »

      http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01014/deraillement-d-un-train-a-arras-suite-au-mouvement-de-contestation-de-l-automne-1947.html

      • 29 Mai 2016 à 5h59

        Pol de Caroitte dit

        En recherchant « sabotage train paris lille tourcoing 1947 » on a accès à d’autres articles.

        Sur le site Historia, dans un article relatif au déraillement du train Paris – Lille – Tourcoing, il est écrit :
        « dans la journée, pas moins de 15 sabotages dont 6 déraillements vont étre perpétrés dans toute la France.
        […]
        L’enquéte officielle n’aboutira jamais, mais un marchandage secret a pu intervenir, le gouvernement échangeant l’impunité des quatre coupables, tous membres du PCF, de manière à  sauvegarder la réputation de ce parti contre l’ordre cégétiste de reprise du travail intervenu ” spontanément ” dans la soirée du 9 décembre. »

        Ce bref article évoque aussi le chantage qu’aurait exercé le PCF sur l’un de ses membres qui, pour s’en libérer, se suicida.

        http://www.historia.fr/mensuel/733/sabotage-meurtrier-sur-le-paris-tourcoing-01-01-2008-47374

        • 29 Mai 2016 à 14h16

          i-diogene dit

          Et oui, c’ est carrément du terrorisme..

          Le droit de grève est nécessaire, mais les actes de vandalismes, blocage de la circulation avec des pneus en feu, blocage de l’ entré des sites de productions, etc.., sont déjà des actes aussi répréhensibles que ceux provoqués par les casseurs.. 

          Ce comportement s’ explique par le manque de mobilisation des salariés: 20 à 30 grévistes empêchent des centaines de milliers de salariés d’ aller au boulot afin de conserver leurs privilèges… C’ est carrément du terrorisme..!^^

          Il est notable de remarquer que la grève n’ a absolument pas été suivie par les salariés des PME et TPE, soit 92 % des salariés en France..!^^ 

        • 29 Mai 2016 à 15h35

          Warboi dit

          Si nous avions des syndicats représentatifs comme les syndicats allemands, responsables parce que puissants, puissants parce que responsables, ces dérives lamentables ne se produiraient pas et les grèves seraient inutiles, la négociation ayant lieu AVANT.
          Mais la “culture” (?) française qui privilégie l’affrontement radicalise patronat et syndicats. A 7% de syndicalisation, il serait temps de réfléchir à cette stratégie désastreuse.

        • 30 Mai 2016 à 8h22

          thierryV dit

          Ces gens , défenseurs d’une certaine république (concept très pratique car très personnel) sont des ennemis de leur nation .

    • 29 Mai 2016 à 4h48

      thierryV dit

      Le syndicalisme historique tire sa force de deux comportements profondément humains. L’envie et le refus de l’exploitation tarifée.
       Ce qui aurait pu apparaître comme un progrès, celui de fournir un travail précis pour un salaire précis, est devenu un moyen d’accéder aux derrières couches de cette organisation et donc d’en contester les différentes injustices.
      Paradoxalement, les possibilités d’ascension et d’enrichissement ont engendré la contestation . Les économies rurales des mondes d’avant obligeaient à la responsabilité de la survie. Cette responsabilité disparu donc par le contrat d’embauche et nous rendit envieux.

    • 28 Mai 2016 à 22h55

      Fioretto dit

      Je ne sais pas si quelqu’un a suivi l’émission CSOJ il y a quelque semaine sur la police. Il y avait un certain Rigouste qui a tenu des propos hallucinants, je ne regrette pas la fin de cet émission qui a produite de personnages de l’horreur tout au long de ces années. A l’entendre les peuples serait en train de se révolter contre la République “raciste” et “sexiste” et construire de solidarités horizontales. Ah bon on va supprimer la sécurité sociale ? Une logorrhée que je n’ai même jamais entendu chez Badiou c’est dire la police serait répressive dans les pays impérialiste, oui qu’il aille voir dans les pays anti-impérialistes la police comme elle matraque les gens avec l’alibi de l’antimpérialisme. Je pense qu’il devrait être obligatoire pour les sociologues un stage d’un an en Corée du nord  pour avoir la licence et pour se rendre compte de la différence entre un pays totalitaire et un qui ne l’est pas. Après tout en Corée du nord il y a des occidentaux qui s’y rendent pour enseigner.

    • 28 Mai 2016 à 12h39

      golvan dit

      Appeler à une grève générale dans un pays ouvert à tous les vents serait un moyen très sûr d’achever un grand nombre de Pme et Tpe dont la production serait instantanément remplacée par des produits made in ailleurs.
      La nostalgie d’un mai 68, avatar des révoltes des campus américains arrivé chez nous avec ce petit temps de retard qui caractérise les pays leaders, est évoquée par des gens qui ne l’ont pas connu.
      Il est toujours déconcertant d’entendre les chantres des “grandes révoltes ouvrières” prétendre que sans ces soubresauts violents on ferait encore travailler des enfants dans les mines. En Allemagne c’est Bismarck qui établit de nombreux avantages sociaux, et en France c’est un programme établi sous Pétain qui est mis en place en 1945 dans le domaine de la sécurité sociale par un haut fonctionnaire pétainiste, alors que tout le monde pense que c’est dû au conseil national de la résistance. 
      Bref les mythes ont la vie dure, et ce qui constant en revanche, c’est l’aspiration à un ordre qui ne fait pas trop dans la dentelle après chaque période de désordre social un peu trop longue. Quant à la loi travail, traduction française édulcorée des directives de Bruxelles, elle s’imposera inexorablement, en plus rude, aussi longtemps que notre espace légal est l’UE.
      C’est toute l’ambiguité de courants politiques qui prétendent aspirer à l’ouverture des frontières en imaginant que c’est le système français, vermoulu et dépassé, qui y sera privilégié, alors que cette ouverture marque sa disparition inexorable.
      Et le carnaval, soupape de sécurité face à l’exigence morale au quotidien, ne me semble pas avoir grand-chose à voir avec tout ça.  

      • 28 Mai 2016 à 18h40

        L’objecteur dit

        Votre commentaire est très intéressant, de plus agréable à lire de par son style d’écriture et votre souci d’une ponctuation respectueuse du lecteur qui fait trop souvent défaut dans un grand nombre de commentaires présents sur bien des forums comme celui-ci.
        Pour revenir sur votre argumentation qui cite le fait que Bismarck avait établi de nombreux avantages sociaux en Allemagne, on peut confirmer, qu’outre-Rhin, il fut en 1905 établi que l’Allemagne Impériale sous l’égide de la Prusse – fondée en 1870 sous l’impulsion du même Bismarck, dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles, après la défaite de la France de Napoléon III et durant l’éphémère Gouvernement de la Commune de Paris – serait économiquement régie par le “Capitalisme Rhénan” qui instituait les Syndicats Ouvriers comme partenaires incontournables à fin de concertations et de négociations obligatoires pour résoudre les différents entre les ouvriers-salariés et les Directions d’Entreprises ainsi que pour prendre acte des évolutions du monde du travail. La France à l’époque ne reconnaissait le Droit de Vote qu’aux citoyens qui acquittaient l’impôt et la Chambre des Députés de la République était majoritairement d’étiquette conservatrice pro- royaliste, tandis que le Capitalisme y régnait sans partage institutionnellement négocié. C’est ainsi que les soldats allemands en 1914 étaient “entretenus” dans la croyance qu’ils allaient vaincre la France militairement et délivrer les ouvriers français ” d’une oppression sociale bourgeoise “.

        • 28 Mai 2016 à 18h51

          L’objecteur dit

          …”après la défaite de la France de Napoléon III durant l’éphémère Gouvernement de la Commune de Paris”. Plus exactement : pendant l’insurrection baptisée la “Commune de Paris” qui fut éphémère, puisque son Gouvernement ne gouverna que Paris.

        • 28 Mai 2016 à 18h59

          expz dit

          J’avoue avoir un peu de mal à comprendre vos trois dernières phrases . N’était-ce pas plutôt : vaincre l’”arrogance Française”?Quand aux déclarations de Bethmann-Hollwegg en 1914, il s’agissait de transformer la France en pays rural et agricole pour nourrir le peuple Allemand (comme en 40…)?

        • 28 Mai 2016 à 21h23

          L’objecteur dit

          Réponse à expz : “Vaincre l’arrogance Française”. Oui, sans aucun doute que la propagande militaire Allemande avançait également cet argument politique, tandis que la France arguait vouloir récupérer l’Alsace et la partie de la Lorraine perdues en 70. Ceci, n’empêchait pas cependant l’Allemagne d’insuffler à ces soldats dont la majorité, au contraire de ceux de la France, étaient des citadins, car ouvriers, des raisons en harmonie avec la “conscience ouvrière”. D’autre part, l’Allemagne pouvait, en effet, ambitionner en cas de victoire de profiter de la très riche agriculture Française avec laquelle les Allemands ne pouvaient pas rivaliser (climat, peuplement rural et géographie agricole restreints). Quant à transformer la France en pays rural et agricole, les Allemands n’auraient pas eu à le faire puisque la France l’était d’éternité… Souvenons – nous que dans les années 1950 la France rurale et agricole était encore très importante…

        • 28 Mai 2016 à 23h30

          expz dit

          Certes, mais l’Allemagne voulait vassaliser la France en s’emparant de ses régions minières et lui interdire toute forme d’armement.
          Pour en revenir au post précédent , je pense qu’il aurait été extrêmement difficile de convaincre le “landser” qu’il devait avancer pour libérer le gars d’en face qui risquait,lui, de vous trouer la peau.
          La question est , alors , comment convaincre un peuple d’envahir un autre? Dès le départ , ce fut une volonté de domination entre deux peuples .Un chiffre significatif est celui des prisonniers très faible , il reflète cette volonté de se battre jusqu’au bout , je n’y vois pas de trace de conscience ouvrière . On peut d’ailleurs le comparer à celui de l’Autriche-Hongrie par exemple, mosaïque de peuples peu convaincus pour se battre avec sa quantité impressionnante de prisonniers.

        • 29 Mai 2016 à 11h09

          L’objecteur dit

          Réponse au texte de expz du 28 Mai à 23h30: Salut et recueillement en ce jour de commémoration de cette horrible bataille de Verdun. Mon intention n’est pas, rassurez-vous, de vouloir contredire votre éclairage sur cette première guerre mondiale. Elle est simplement de communiquer à vous-même et aux autres participants de ce Forum un angle de vue rarement évoqué. Il est certain que la France et l’Allemagne souhaitaient en découdre et je ne m’étendrai pas sur le rôle de la Russie Tsariste qui eut aussi sa part de responsabilité d’après des archives du Quai d’Orsay. Simplement, je tiens à souligner aussi que la conscience ouvrière était bien présente, l’assassinat par un nationaliste Français, de Jean Jaurès qui prônait comme impensable que les ouvriers Allemands et Français s’entretuent, en fut la preuve irréfutable. Les ouvriers Allemands comme les Français ne souhaitaient pas tous se sacrifier aveuglement pour leur Patrie respective et la propagande militaire Allemande évoquait donc ce que j’ai écrit dans mon commentaire, à savoir la “délivrance des ouvriers Français de l’oppression de la Bourgeoisie Capitaliste de France”, pour que les soldats Allemands (dont de très nombreux ouvriers)ne culpabilisent pas de combattre les soldats de base Français. D’ailleurs, il y eut des fraternisations entre soldats Français et Allemands que les États – Majors des deux camps réprimèrent férocement. Ce qui ne retire rien à votre propre connaissance de ce conflit qui s’inscrit évidemment comme composante des nombreuses facettes de cette tragédie. Bien à vous.

        • 29 Mai 2016 à 11h25

          expz dit

          Et réciproquement votre intervention étant très intéressante,c’est pour cela que je me suis permis de dialoguer avec vous. Même si nous n’avons pas une vision identique,ça reste fructueux.

    • 28 Mai 2016 à 12h19

      Habemousse dit

      « Les peuples germaniques ont leurs carnavals. Les Espagnols ont leurs fiestas et leurs fascinantes semaines saintes…. Les Italiens ont leurs très belles fêtes communales. »

      Chez nous, on fête toute l’année ou presque le carnaval des idées : ce ne sont pas les ouvriers qui sortent dans la rue mais l’idéologie grimaçante ; pourquoi les grèves de la SNCF représentent-elles vingt cinq pour cent de la totalité des grèves en France ? A quoi peut servir le milliard d’euro accumulé chaque année par le C.E. d’EDF alors que la société est en « presque » faillite ? Pour faire avancer le dialogue patron-salarié ?

      A cette grève s’ajoute en plus la lutte pour la suprématie syndicale entre la CGT et la CFDT, comme au gouvernement entre la gauche et l’extrême gauche ; pendant ce temps, qui dure, le français doit vivre.

      Evidemment, entre Hollande et les braillards, la sympathie du peuple hésite et fait des va et vient tant notre président sert de repoussoir. 

      • 28 Mai 2016 à 16h57

        Warboi dit

        Partout la CGT recule face à la CFDT. Il n’y a pas d’autre explication à l’attitude délirante de la CGT.

    • 28 Mai 2016 à 10h23

      Peter33 dit

      Les français ne font pas grève. Ils subissent la grève suscitée, pour ne pas disparaître de la scène politique et sociale, par la CGT. Et comme une petite partie des français adore se retrouver en troupeau défilant dans les rues en braillant et en soufflant dans des trompettes et en tapant sur des tambours, les médias en rajoutant, l’impression que la France est paralysée se répand. Si l’on ajoute a ça, un gouvernement de gauche, élu par ces mêmes français braillards, qui n’a de remarquable que son incapacité a gouverner et qui suscite, a minima, le mépris de tous, on se retrouve avec une poignée d’énergumènes en chasuble et casquette rouges qui provoque les quelques grains de sable qui enraye le bon fonctionnement de la machine. Nous sommes bien loin de la grève générale.
      Il y a toujours des nouilles dans les rayons des supermarchés. Et les cornichons sont dehors a brailler sous leurs banderoles.

      • 28 Mai 2016 à 12h02

        Warboi dit

        Vous avez raison Peter, mais l’article n’a pas tort.. Les Français ont instinctivement une sympathie de braillards refoulés pour ces actions inutiles faites (parait-il) en leur nom…

      • 28 Mai 2016 à 12h56

        expz dit

        D’accord aussi,pour comprendre les Français il suffit de relire Astérix.Réciproquement,c’est un peuple incapable d’avancer au pas cadencé (contrairement à d’autres et ça peut être une qualité parfois…). C’est justement l’originalité et la grande qualité de notre constitution basée sur le “cause toujours”du 49,3 face à nos clivages antagonistes perpétuels…(le “dialogue social” a toujours été une blague impossible à mettre en œuvre).

        • 28 Mai 2016 à 17h03

          Warboi dit

          Je suis toujours sidéré quand j’entends les manifestants et autres grévistes nous expliquer qu’ils sont OBLIGES de faire dans la surenchère parce que le gouvernement ne leur donne pas raison !!!
          Primo le gouvernement a été démocratiquement élu, il gouverne. La sanction, c’est aux élections qu’elle est donnée. Ce n’est pas conforme aux promesses de Hollande ? Il n’y a pas de gosplan en France que je sache. C’est quoi cette conception soviétoïde du monde ?
          Secundo, “la rue” représente quoi ? Combien ? Est-elle majoritaire en rance ? D’où tire t-elle sa légitimité ? du plus gueulard ? Du plus casseur ? Ce n’est pas elle qui gouverne.

        • 28 Mai 2016 à 18h43

          expz dit

          Effectivement et cela avait commencé avec les accords de Grenelle en 68 suite à la paralysie du pays,les avantages sociaux arrachés de force à De Gaulle (même si ils pouvaient paraître “légitimes” à l’époque:les fruits de la croissance…) avaient ensuite couté très cher économiquement à la France au début des années 70.Bref on avait scié la branche sur lequel on se trouvait.
          Peuple Français:Italiens de mauvaise humeur, râleurs , toujours insatisfait ou à la recherche d’un éventuel complot.
          La cgt est menacée par les accords d’entreprise , idée originale de la droite…
          Vu la tournure , la droite devrait (logiquement) gagner en 2017.Dans ce cas,elle devrait donc déjà réfléchir aux scénarios probables.Vu les blocages qui arriveront ,il faudrait alors soit immédiatement réquisitionner , envoyer l’armée dans les raffineries…etc…ou soit faire comme Reagan en 1980 (?)en licenciant après avoir déclaré la grève illégale (les contrôleurs aériens…) , quitte à réembaucher après (d’après mes souvenirs car je n’ai pas vérifié).

        • 28 Mai 2016 à 19h32

          Peter33 dit

          @exppz
          C’est effectivement ce que fit Reagan en remplaçant les contrôleurs aériens licenciés par milliers par des militaires en attendant de former de nouveaux personnels.
          Que la CGT se sente menacée par la loi travail qui privilégie les accords d’entreprise aux accords de branche c’est une évidence. Cette organisation est déjà suffisamment en perte de vitesse pour tout tenter afin de redorer son blason et récupérer ainsi quelques effectifs.

        • 28 Mai 2016 à 22h20

          Warboi dit

          Bonsoir expz, toujours un plaisir de vous lire.
          Le président élu en 2017, qu’on peut très raisonnablement supposer d’une droite raisonnable, aura l’obligation de réformer le pays très vite. Tant qu’il sera encore oint de la sanction presque mystique du suffrage universel.
          Même la CGT la plus off shore n’osera pas, je crois, bloquer ces réformes (qu’on attend depuis 20 ans…) immédiatement après les élections.

        • 28 Mai 2016 à 23h40

          expz dit

          Et réciproquement comme toujours . Mais je vous trouve cette fois-ci un brin trop optimiste . Je pense que la cgt et ses acolytes vont préparer leur riposte , d’autant plus qu’ils se moquent totalement des urnes et seront encouragés par les autres partis , surtout si la victoire de la droite n’est pas nette.

        • 29 Mai 2016 à 11h04

          Warboi dit

          Je force peut être un peu l’optimisme, mais c’est notre dernière chance, comme on dit…
          On peut imaginer que face à MLP, quasi certaine d’être au second tour, la victoire de la droite républicaine sera nette, et les idées de la gauche sectaire et ringarde absentes du débat.
          Le nouveau président devra prendre position très fortement, pendant la campagne, avec un calendrier des réformes précis et s’engager devant la Nation à les mener jusqu’au bout. Enfin.
          Dès lors, tout sabotage par la CGT serait par nature anti-démocratique. Ce qu’elle a toujours été. Que représente t-elle face à une élection présidentielle où 80% des Français s’expriment ? Mais en effet je ne mésestime pas leur capacité de nuisance.
          En nous interdisant d’évoluer, de nous adapter au monde moderne, le syndicalisme à la française porte une lourde part de responsabilité dans notre marasme, bien plus que toutes les mondialisations.

        • 29 Mai 2016 à 11h32

          expz dit

          Parfaitement d’accord,il faudra bien un jour faire le bilan sur leur rôle dans la fermeture et l’impossibilité de notre industrie de s’adapter rapidement aux conséquences de la 3e révolution industrielle.

    • 28 Mai 2016 à 10h18

      arnautic dit

      … excellent !!
      je fais partager !

    • 28 Mai 2016 à 10h10

      victor.retor@gmail.com dit

      Quand on est protégé par son statut de fonctionnaire on ne PEU PAS COMPRENDRE les pov’cons qui risquent de se faire virer à tout bout de champ et qui ont peur que se risque augmente !
      Alors on les méprise et on les traine dans la boue …..

      • 28 Mai 2016 à 10h30

        Peter33 dit

        @Victor.retor
        Par définition le “pov’con” n’est pas compréhensible. Nul besoin d’être fonctionnaire pour s’en rendre compte. Le pov’con est avant tout utile. Il suffit de le déguiser d’une casquette et d’une chasuble rouge et de bien l’encadrer en groupe bien serré comme les poulets en batterie. L’émulation fait le reste !

    • 28 Mai 2016 à 9h58

      Chaquehommeestuneile dit

      Je n’ai jamais lu un tel torchon. Mr n’aime pas les acquis sociaux, sauf pour lui, le code du travail, sauf pour ses enfants, l’etat providence, sauf pour ses proches.
      Mais qu’il arrête de nous prendre pour des jambons. Il n’y a nul prétention à reproduire un je ne sais quel imaginaire rituel. Comme si les grandes grèves, ayant débouché sur les congés payé, relevaient d’une fête et non de revendication sociale contre les inégalités social d’une caste.
      Ce Mr oublie le 49-3, qui est à l’origine de cette contestation. Cette loi dicté par Bruxelles, ce Mr n’a donc par lu ce que Juncker dit de la loi travail?! C’est une bonne initiative et déplore la réaction des Français, qui si ils avaient dû subir ce qu’on subit les grecs se demandent bien comment nous Français aurions réagit…. voilà, ce qu’est ce texte une directive Ue afin de saborder tout etat providence et faire régner l’austérité pour les gens d’en bas, les parachutes dorés pour ceux d’en haut

      • 28 Mai 2016 à 12h10

        Warboi dit

        L’Etat providence financé par la dette et uniquement la dette est un échec retentissant.
        Où voyez-vous la main de Bruxelles ? Pour faire baisser le chômage il faut fluidifier le marché du travail. Bruxelles ou pas Bruxelles, ce n’est pas avec des emplois aidés bidons ou des allocs que vous remettrez les gens au boulot. Tous les pays qui sont aujourd’hui prospères et en plein emploi ont fait ces réformes et s’en sont trouvés très bien.
        Quant au 49-3, il est parfaitement constitutionnel.

        • 28 Mai 2016 à 15h43

          Peter33 dit

          Le 49.3 est une arme absolument nécessaire dans un pays comme la France. De plus il est en effet tout a fait constitutionnel.
          Pour commencer a fluidifier le marché du travail il faudrait déjà commencer par interdire les heures supplémentaires. Si elles existent c’est parce qu’il y a du travail qui les permet et qui sans elle ne serait pas ou fait ou livré dans les temps contractuels. Faire des heures supplémentaires c’est ôter du travail a quelqu’un qui en cherche. Il faudrait aussi simplifier les réglementations diverses et variées qui étouffent l’économie : 400.000 normes, 11.000 lois, 80 codes !! Le Code du Travail français fait 3.700 pages alors qu’en Suisse il en fait 70 !!

        • 28 Mai 2016 à 16h27

          Chaquehommeestuneile dit

          L’etat providence n’est pas financé par l’endettement, l’endettement est dû à la fraude fiscale, entre autre, coûtant entre 60 et 80 milliards d’euros par an. Ce qui correspond en fait à un budget en équilibre.
          De plus il faut voir ce qu’il ya derrière l’etat providence, qui est également un moteur de la croissance Française.
          Personne n’en veut, ou plutôt personne ne veut que les autres en bénéficient…. Tristement banal.
          Vous ne voyez pas la main de Bruxelles, que vous dire…. Merci pour votre analyse de grande qualité

        • 28 Mai 2016 à 17h12

          Warboi dit

          Notre endettement est de 2000 milliards d’euros, depuis le milieu des années 70 les gouvernements utilisent explicitement la dette pour financer les dépenses publiques courantes, incluant les transferts sociaux. Vous avez raison de vouloir l’alourdir encore. Sans l’euro nous serions en faillite. Avec ou sans Bruxelles, on ne coupera pas à la fluidification, c’est la seule façon de permettre l’embauche. Mais si la situation actuelle vous convient, continuez, la tête dans me sable…

        • 29 Mai 2016 à 10h49

          Chaquehommeestuneile dit

          Que s’est il passé en 73? La privatisation de la dette, entrainant des intérêts et un business sur les intérêts….
          La France a remboursé en intérêt depuis sa privatisation, un truc du style 1200 milliards, qui à 800 milliards près correspond à l’ensemble de la dette.
          Si vous pensez qu’on pourra rembourser avec intérêt une telle somme, qui en plus est un business inique de financiers totalement immoral….
          Vous avez raison sans l’euro on serait tous mort, vous avez bien apprit vos leçons. On est passé du l’euro c’est la prospérité, à sans l’euro le chaos. Evitant toute auto critique en se demandant si l’euro n’était pas le problème, entre autre

        • 29 Mai 2016 à 11h17

          expz dit

          Je suppose que vous faites référence à la loi “Pompidou-Rothschild”qui,en réalité n’a jamais été appliquée et qui avait pour objectif d’obliger nos gouvernements à limiter leurs déficits entrainant des créations monétaires puis une inflation non-maitrisée.Mais vous pouvez estimer que l’on peut impunément dépenser plus que ce que l’on gagne et vous ne seriez pas le seul…
          Aujourd’hui la BCE rachète pour 80 milliards de dette souveraine Européenne par mois (à revérifier évidemment),les taux d’intérêts oscillent 0 et -1%(ce qui correspond en fait à la création d’un impôt sur les banque-à la “fureur” des Allemands). Même avec un franc “dévalué”nous ne pourrions pas faire aussi bien.Mr Draghi a-récemment- décidé de réorienter cette création sous forme de crédit attractif auprès des Entreprises.Les risques sont énormes-j’en conviens-mais sont basés sur l’hypothèse que les couts pétroliers resteront faibles et stables.

        • 29 Mai 2016 à 11h22

          Warboi dit

          C’est tellement bien quand l’Etat se prête à lui-même n’est-ce pas ? Sauf que notre dette est telle que l’Etat n’y suffit plus. Parce qu’il faut savoir de quoi on parle quand on balance la loi de 73. Jusqu’en 1972, la Banque de France pouvait prêter à l’État sans intérêt 10,5 milliards de francs (1,6 milliard d’euros) puis 10 autres milliards de francs (FRF) à taux très faible. Au-delà, l’État devait emprunter sur le marché privé. Mais c’est peanuts vus nos besoins ! Combien Valls a t-il promis en deux mois pour calmer les “lycéens” ?
          Et revient l’insoutenabilité de l’Etat providence….
          Je vous rappelle qu’aujourd’hui, grâce à l’euro, les taux sont nuls. Sans l’euro, pas d’emprunt, pas de financement par la dette.
          Bénissez le tous les jours puisque vous êtes accro au pognon qui tombe du ciel…

        • 29 Mai 2016 à 11h28

          Warboi dit

          Bonjour Expz, nous nous sommes croisés on dirait. Et complétés !
          Bon dimanche à vous.

        • 29 Mai 2016 à 14h02

          expz dit

          Warboi , bon dimanche à vous aussi (avec retard car je devais faire mon footing…)
          Chaque…: Quelles sont vos sources? Pensez-vous qu’elles sont fiables?
          Et dans ce cas pourquoi pas 150 milliards?
          En effet , que notre gouvernement se défausse de ses responsabilités en accusant les “méchants riches” de refuser d’être spoliés au delà du raisonnable n’est pas nouveau , l’exil fiscal a toujours existé. En réalité, trop d’impôt tue l’impôt…
          Quand à l’Etat providence , tout le monde est “pour” sauf que c’est le résultat d’un niveau de production économique qu’un pays peut alors s’offrir et non l’inverse, et c’est-justement- tout le problème.

    • 28 Mai 2016 à 9h53

      thierryV dit

      En civilisation de loisirs , le carnaval est vraiment le minimum syndical espéré . Lorsque les “pauvres” s’ennuient , c’est très mauvais signe . Car il faut dire que nous sommes presque tous pauvres . Remarquez bien que je n’ai pas dis “miséreux”. Ca poserait un problème d’interprétation …

    • 28 Mai 2016 à 9h28

      Leftcruiser1 dit

      Un peu léger cet article. Les français font grève car ils n ont pas de carnaval?!?!?.
      Ne font ils pas grève parceque cela est fortement ancré dans leur histoire et leur culture plus que tout autre peuple au monde. Les français ont fait la révolution de 1789, les barricades en 1830 et 1848 et la grève de mai 1968. La grève est dans notre littérature et notre cinéma (Germinal…) et enfin la grève et protestation n est elle pas l apanage d un peuple très intéressé par la politique comme le sont les (quasi seules) français.
      Bref, il y a quand même des explications un peu plus rationnelles et pertinentes que celles de l auteur qui cherche des explications “psychiatriques” (c est à dire trouver une explication cachée autre que celle d évidence). Ces explications sont à la mode mais sont souvent nuls. 

    • 28 Mai 2016 à 9h17

      Parseval dit

      « La simple menace de ce type de protestation sociale serait stupéfiante en Chine ou aux Etats-Unis »
      La simple lecture de cette phrase sur Causeur est stupéfiante. Hier la conversion au djendeur, maintenant à l’uniformisation culturelle…
      Va donc, demeuré cosmopolite ! (© H de Lesquen)

    • 28 Mai 2016 à 9h07

      Fioretto dit

      Quant on lit le figaro en ce moment on a l’impression d’être dans un journal de gauche, ils tapent sur parseval pour sa petite phrase sur le costard ils vont même à publier les twitts sans aucun intérêt de Caroline de Ass.

      • 28 Mai 2016 à 9h19

        Parseval dit

        Voilà ce qui arrive quand on lit Pasolini et Gramsci…

    • 28 Mai 2016 à 8h41

      thierryV dit

      Mai 68 est en effet prophétique d’une dégénérescence camouflée en progrès . Encore faudrait il savoir ce que signifie le mot progrès . S’il s’agit de proposer du nouveau ,alors le commerçant du coin pratique le progrès depuis des milliers d’années . S’il s’agit de décréter comme avancée le fait d’enfiler son chien , nul doute que l’avenir (ce qui lui reste…)de l’humanité occidentale sera passionnante à observer .
      Ce sont les anthropologues du 23 ieme siècle qui vont avoir du boulot .

    • 28 Mai 2016 à 8h30

      IMHO dit

      Quel morceau de bravoure !
      Ce que c’est que d’être agrégé, quand même !
      On sait faire une sauce onctueuse et sapide pour masquer le goût des arguments suspects et de la rance graisse de cuisson .
      Péchons donc à la fourchette:
      ” La simple menace de ce type de protestation sociale serait stupéfiante en Chine ou aux Etats-Unis ”
      En quoi est-ce un argument contre la grèse générale ?
      “Comme s’il y avait en eux un ressentiment inavoué et permanent contre l’ordre social, contre le fonctionnement ordinaire de la société, une envie de renverser la table où les élites, les nantis, les profiteurs, tous les méchants sont censés festoyer”
      Les autres Français n’aiment-ils pas festoyer ?
      N’ont-ils pas envie de se mettre à table aussi, plus que de la renverser ?
      Que de bruit, aussi, pour l’humble omelette au lard que demandent les grévistes!
      Et qu’est que ce sentiment permanent qui n’émerge qu’exceptionnellement?
      Moi, quand je déteste quelqu’un c’est tout le temps.Et
       le Carnaval de Bâle serait une manifestation de ressentiment etc ? Sans blague !
      “Les grévistes de mai votent fin juin à une énorme majorité pour les candidats du gaullisme, plutôt ancré à droite”
      Ce sont les non-grévistes qui ont surtout voté à 58 pour cent sur 77 pour cent de participation pour les partis de droite, soit 44 pour cent, ce qui est beaucoup, mais qui n’oblige pas à supposer un vote des grévistes pour ces partis.
      ” Homo festivus, déjà lui” je vois ce livre dans sa couverture jaune a chaque visite à la bibliothèque, je finirai par le lire, il faut tout lire .

      • 28 Mai 2016 à 8h32

        IMHO dit

        “La France s’ennuie » prophétisait Pierre Viansson-Ponté ”
        Extrait de l’article de Viansson:
        Le général de Gaulle s’ennuie. Il s’était bien juré de ne plus inaugurer les chrysanthèmes et il continue d’aller, officiel et bonhomme, du Salon de l’agriculture à la Foire de Lyon.
        Que faire d’autre ? Il s’efforce parfois, sans grand succès, de dramatiser la vie quotidienne en s’exagérant à haute voix les dangers extérieurs et les périls intérieurs.
        A voix basse, il soupire de découragement devant ”la vachardise” de ses compatriotes, qui, pourtant, s’en sont remis à lui une fois pour toutes. Ce qui fait d’ailleurs que la télévision ne manque pas une occasion de rappeler que le gouvernement est stable pour la première fois depuis un siècle.
        Tel est le sens exact de la phrase de Viansson-Ponté, celle d’un homme déçu par le Général de Gaulle dont il avait (naïvement ?) attendu de grandes et hardies entreprises .  

        • 28 Mai 2016 à 8h50

          IMHO dit

          Et pas un taedium vitae d’homo festivus. 
          Les vrais homo festivus, comme moi, ne s’ennuient jamais, car ils sont toujours prêt à faire leur fête aux malfaisants . 

        • 28 Mai 2016 à 9h02

          thierryV dit

          L’ennui a toujours été source de bêtises . C’est bien pourquoi les erreurs tragiques inondent le continents depuis quelques années .
          Une seule solutions : Les emmerdements salutaires pour réveiller tout ce beau monde endormi et retrouver certaines valeurs oubliées ..

    • 28 Mai 2016 à 8h01

      thierryV dit

      La greve générale est un moyen de mener une nation démocratique au bord du gouffre . Nos professionnels de l’activisme de gauche connaissent par cœur la route de la sédition .Ils n’attendaient que le prétexte (loi travail , besoin d’aventure , soubresauts identitaires et promesse de lendemain plus difficiles) pour tenter d’enflammer les rues .
      Ceux qui , parmi nous ,pensent encore qu’avec un président normal , le pays était entré dans une médiocrité normale et apaisante , vont vite comprendre qu’on est pas encore sorti des tentations ratées du 20 ieme siecle .
      C’est à cela qu’on mesure la capacité des sociétés humaines à s’auto détruire .Probablement un besoin atavique aussi profond que celui d’aider son prochain ,même quand on ne lui demande rien .

    • 28 Mai 2016 à 6h39

      Cardinal dit

      Le major Thompson de Daninos disait dans ses Carnets que la France était divisée en 55 millions de Français (à l’époque), la grève générale est une façon de s’assurer de temps à autre que nous avons tout de même au moins deux caractères communs qui nous unissent :  (1) se plaindre de tout et de rien et (2) qu’on peut être cartésien et masochiste en même temps.
      Autre avantage de la grève générale elle nous permet de chanter tous en choeur à pleins poumons : soit la Marseillaise, soit l’Internationale, soit, aujourd’hui, les Enarques à la lanterne, et, plus rarement, très rarement, et qui est nouveau, Vive les Flics, suivant le cas.
      Et, à y bien réfléchir, la grève générale est une façon de marcher sportivement pour les uns, les ronds de cuir en particulier, et de se reposer de force pour les autres en particulier ceux qui font du footing et du vélo régulièrement. 
      C’est bon pour la santé de la majorité, les sportifs TV que nous sommes.

      • 28 Mai 2016 à 7h52

        thierryV dit

        Entre chanter la marseillaise et l’internationale il y a l’épaisseur d’une trahison . Heureusement le procédé (internationnale) est éventé depuis quelques années . Mais je ne suis pas sur que les petits fils n’aient pas , grosso modo,les mêmes projets .

    • 28 Mai 2016 à 6h21

      Lecoeuretlaraison dit

      On peut voir ça comme ça, manière optimiste. 
      Les lendemains d’un carnaval, même géant, ne sont quand même pas les mêmes, si ?
      Surtout quand les grèves s’accompagnent de blocages, de violences et de dégradations.

      Un peu inconséquent, un peu léger, cet article.  

      • 28 Mai 2016 à 7h50

        Fredbass dit

        Je trouve aussi… Casser des vitrines ou lancer des pavés (ce qui est arrivé en 68) n’arien à voir avec un carnaval ou une feria!
        A noter que la CGT n’appelle pas à la grève générale: cela reste une arme de dissuasion massive et rien d’autre. 

    • 28 Mai 2016 à 6h18

      thierryV dit

      Notre culture sociale est marquée par l’affrontement. La minorité peut avoir les pouvoirs d’une majorité .il n’y aura donc rien attendre d’une discussion avec ces gens. S’ils le peuvent, ils pietineront la démocratie sans vergogne.