Grande-Bretagne : Quand la presse oppresse
Les journaux violent souvent les libertés mais crient au stalinisme quand on parle de les réglementer
Publié le 31 décembre 2012 à 16:00 dans Monde
Mots-clés : David Cameron, Grande-Bretagne, Press Complaints Committee

On n’a jamais autant parlé de Milton en Grande-Bretagne. John Milton, auteur en 1644 de l’Areopagitica, autrement dit De la liberté de la presse et de la censure, texte fondateur que les journalistes et patrons de presse britanniques considèrent comme leur « Premier amendement » − celui qui, en Amérique, garantit la liberté d’expression et interdit toute loi la limitant. Les Britanniques n’ont pas de Premier amendement, ni d’ailleurs de Constitution écrite, mais leur presse soutient mordicus que sa liberté ne saurait souffrir aucune limite et agite les écrits de Milton (et de George Orwell) à chaque fois qu’elle se sent menacée.
Une véritable bataille d’Hernani se joue depuis plus d’un an en Grande-Bretagne autour des pratiques de la presse et des médias. Les écoutes illégales et criminelles des tabloïds du groupe Murdoch, le lynchage médiatique de célébrités comme Hugh Grant, Sienna Miller, J.K. Rowling et le harcèlement de politiciens et de gens ordinaires ont contraint le gouvernement Cameron à demander au juge Brian Leveson de mener une enquête d’intérêt public en juin 2011.
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*Photo : Press Industry.
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 54Décembre 2012

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L'auteur
Agnès Catherine Poirier est une journaliste et essayiste basée à Londres.
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1Eugène Lampiste dit
Une loi soviétique ? du stalinisme ?
Afflelou va encore être obligé de déménager, le pauvre chou…