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Gonzo, pas charlot !

Le néo-journalisme, c’était mieux avant

Publié le 26 novembre 2010 à 12:00 dans Culture

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Hunter S. Thompson

Cinq ans après la mort d’Hunter S. Thompson, l’écrivain-journaliste américain, les éditions Tristram font reparaître, en deux volumes, certains de ses plus fameux gonzo-papers. Soit, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, des reportages d’une férocité incroyable sur la campagne présidentielle américaine de 1972, le Super Bowl, la révolte des Indiens ou encore Jean- Claude Killy recyclé en VRP-VIP par General Motors. Un régal total.

Avant de lire ça, on avait surtout en tête la composition allumée de Johnny Depp dans le film de Terry Gilliam, Las Vegas Parano. D’après quoi, jeunes inconscients que nous sommes, on imaginait que le journalisme gonzo, c’était dire des gros mots dans les papiers, brutaliser tous les pouvoirs, ne pas s’embarrasser avec les connivences et le respect qui peut être dû aux sources. Bref une sorte de dynamitage permanent des sujets au prisme du pire mauvais esprit boosté par les meilleures pilules. Somme toute, un néo-journalisme grinçant, branché, un peu comme on en fait à Charonne, mais en plus destroy et stylé.

[...]

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  • 28 November 2010 à 19h53

    Benjamin dit

    Un titre qui fait peur, un article bien ficelé et une démystification en prime!
    Si on compte le bonus “journalisme d’aujourd’hui=sous-journalisme”, démonstration historique à l’appui, vous enluminez ma soirée très cher auteur!