Gomorra
La mafia aux mains des Bidochons ?
Publié le 24 septembre 2008 à 14:53 dans Culture
On ne prétendra pas que le film Gomorra a été exécuté par la critique : une bonne partie de la profession l’a défendu. Mais tous, laudateurs et contempteurs unanimes, ont formulé le même reproche : ce film sur la mafia manque de propos. Des tranches de vie, des caractères, des situations : c’est bien, mais c’est peu, trop peu. Le film de Matteo Garrone, lui-même tiré de l’ouvrage éponyme de Roberto Saviano, se noie dans l’anecdote et ne nous apprendrait en définitive rien du mystère des profondeurs – des secrets de l’Organisation.
Soutenons l’inverse : Gomorra dit l’essentiel. Et met un terme à une illusion. Car jusqu’à présent, la mafia se rangeait dans l’imaginaire collectif quelque part entre Star Wars et le IIIe Reich. Détestable ? Soit, mais tellement fascinant. Le Mal étincelant. Pour le paumé de banlieue comme pour le mytho des beaux quartiers, la mafia c’était tout à la fois la virilité d’Al Pacino – qu’il campe Michaël Corleone ou Tony Montana – la classe absolue du padrino Brando (dont la voix renvoyait celle de Barry White à l’école de fans) et le glam’ du fric, de la puissance et d’un destin qui pour être tragique n’en était pas moins épique. Gomorra déchire le voile : non seulement la mafia est peuplée de salauds mais aussi, mais surtout, de ploucs, d’abrutis et de loosers. Elle est le royaume du malheur, de la misère et de la déréliction.
Il y a un an, pour un reportage, j’étais allé m’installer dans le berceau des parrains les plus sanguinaires de Cosa Nostra : Corleone. Durant tout le trajet – deux heures de route depuis Palerme, sous un soleil libyen, deux heures de lacets et de rocailles à vous retourner l’estomac –, je n’avais cessé de penser à mon inquiétante destination. L’épicentre d’une guerre criminelle sans précédent dans les années 1970 : trois mille morts, femmes et enfants compris, parmi lesquels policiers, prêtres et juges figuraient en bonne place, massacrés à l’arme blanche, désintégrés dans l’acide ou lors d’attentats dignes d’Al-Qaida. Corleone, ce n’était pas seulement un nom de légende, mais aussi un décor à couper le souffle : pitons, canyons et terres brûlées à perte de vue. Death Valley en haute Sicile. Sur la petite place principale, le comité d’accueil était conforme aux attentes : seniors silencieux assis en terrasse, dos au mur. Gavé de films, je m’étais vêtu pour la circonstance – lin blanc et gomina. J’ai bien vite compris le malentendu. Le dress code à Corleone ? Claquettes et bermuda. Celui des Bidochons.
La question qui explosait était la même qu’à Palerme ou à Naples : un siècle de crimes, de bains de sang, une jeunesse sacrifiée, pour arriver à cela ? A cette bourgade où règnent le PVC et les maisons Leroy Merlin inachevées ; où l’on pomponne sa petite Punto quand il ne fait pas trop chaud ; à ce centre ville ceinturé de petits HLM, sans âme ni style, qui évoquent le soir, quand le soleil est retourné en Afrique, n’importe quelle banlieue de Montpellier et ses chômeurs déprimés ? Gomorra ne montre rien d’autre. Des gamins déscolarisés, intoxiqués de légendes hollywoodiennes, des adultes beaufs, pataugeant dans le meurtre et la médiocrité. Immeubles crades, gains dérisoires pour 99 % des affranchis, espérance de vie réduite – et encore quelle vie ! Minable, gorgée de trouille, de mensonges et de trahisons – dans un univers où le “code de l’honneur” est une sinistre plaisanterie.
Plus important, Gomorra donne la clef du triomphe de la mafia : l’effacement de l’Etat. En Sicile, structurée de façon verticale, Cosa Nostra était devenue un Etat parallèle. A Naples, la Camorra, organisation horizontale, agglomérat de tribus et de gangs, le remplace un peu à la manière dont les islamistes font leur trou : “assistance” aux démunis, embrigadement des marmots, « emplois » mieux rémunérés que ceux offerts par un marché du travail déglingué. Mais, au total, un contrat social morbide, qui n’offre que la mort ou la prison comme horizon aux populations qu’il régit. Alors oui, Gomorra est ennuyeux comme un documentaire d’entomologiste. Il n’offre ni le final hystérique de Scarface, ni la lente dérive shakespearienne des Parrain. Mais il dévoile enfin la vérité de la mafia, la réalité crue de ce monde de haine et de peur, de ce monde de défaite complète. En ce sens, Gomorra est l’œuvre la plus aboutie sur la mafia. Celle qui, sans doute, fera le plus de mal à sa présomptueuse réputation.
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L'auteur
David Martin-Castelnau est grand reporter.
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Jean-Marc Laherrère dit
Je n’ai pas vu le film, mais je viens, et c’est un exercice douloureux, de finir le bouquin.
Je suis un peu étonné de voir, dans l’article et dans les commentaires, faire un parallèle, et même un amalgame entre la mafia et la camorra. Le livre fait bien la différence, et insiste sur cette différence.
Gomorra est la description éclatante et insoutenable de l’ultime frontière du libéralisme. Là où il n’a plus aucune limite dans son exploitation de la misère, aucune limite dans sa recherche du profit immédiat.
L’exemple concret d’un monde régit, uniquement, par les lois du marché.
Comme je n’ai pas vu le film, je ne sais pas comment il a pu adapter cette enquête (car il s’agit bien d’une enquête, et pas d’un roman). Je ne sais pas ce qu’il a pu garder de la description de la puissance de la camorra, de sa main mise sur TOUS les trafics imaginables (armes, drogue, prêt à porter, haute couture, construction, prostitution, contrefaçon, déchets …). Comment il peut rapporter autant d’informations, montrer la puissance d’une organisation capable de discuter avec des états, des armées …
J’essaierai d’aller voir le film, essayez le lire le bouquin !
MONNERET JEAN-CLAUDE dit
RE – PAS D’ ACCORD
Je confirme mon point de vue précédemment publié sur ce forum. Je précise certains points.
- Je ne vois pas la nécessité dans un tel site de reprendre l’argumentation d’un article comme celui de Mandelbaum dans Le Monde ( je cite de mémoire le titre : « pas de lyrisme, de la sensibilité (sic)», « Garrone s’ attaque aux mythologies de la Mafia»). Moi qui m’ attendais que Causeur se démarque de la presse consensuelle, de la scribouille convenue et de ses contenus ! Et fasse du neuf !
- Garrone me paraît avoir fait un calcul quelque peu cynique. Gomorra avait eu des millions de lecteurs. Il fallait foncer, acheter les droits fissa, parce qu’ il y avait une manne à l’ horizon, et des retombées trébuchantes, nécessairement, et rente de notoriété. Il n’a fait dans ce film que surfer sur l’ effet Saviano, en gâchant pour des années un beau sujet et un beau livre. La peinture qu’ il nous donne de Naples est seulement une « illustration » très minimale de l’ouvrage de celui-ci, et jamais une adaptation au sens strict du terme. Il n’ en dit donc pas plus que ce que tout le monde sait pour peu qu’il lise de temps à autre la presse napolitaine. La moindre des choses me paraît de s’interroger sur autant d’opportunisme. Et de manque d’ ambition.
- On en est à la deux millionième démystification de la Mafia. Le moment n’ est-il pas venu de passer à autre chose et de s’ interroger par les moyens du cinéma sur…..non pas des gangsters ( significatif est l’ emploi de ce mot par certains causeurs ) mais le modèle politique, le modèle politique totalitaire qu’ elle représente et la véritable catastrophe politique qui gangrène la région de Naples et autres régions de la péninsule. Des petits et des gros caïds, on sait tout. Ce qu’ on ne sait pas, c’ est comment se fait la mise en phase entre l’ organisation et le monde politique. C’ est là que sont les sujets pour des auteurs courageux. C’ est d’ Andreotti et de ses rapports avec la coupole, c’ est de Dell’ Utri ( Pôle des libertés ) et de ses démélés avec la justice pour collusion dont il faut parler…etc. Il est certain qu’ avec Gomorra et ses petits truands, le schmilblic n’ avance pas d’ un millimêtre, à la grande satisfaction des grands marionnettistes qui programment dans l’ ombre la vie politique italienne.
- Je m’ interroge aussi sur une certaine tendance. Je voudrais aussi savoir si, quand on parle de l’ Italie, et de ses problèmes, on peut le faire sans partir d’ une connaissance directe de son cinéma, de sa littérature et de son histoire politique. Si on peut le faire en faisant abstraction de ses débats et de ses urgences politiques. Si on doit toujours percevoir ce pays en plaquant confortablement ses petits concepts bien hexagonaux ( l’ « effacement de l’ état » ). Morgue de l’ intello français à qui son statut vaut blang seing pour faire l’ économie d’ un peu de recherche documentaire et d’ un authentique approfondissement des questions.
Mais il est vrai que le problème des mythologies mafieuses est peut-être plus exotique.
Pazu dit
Je n’ai pas vu le film, mais ce que vous en dites me rappelle la série les Sopranos, où les soi-disants parrains apparaissent sous un jour peu flatteur, où on voit une déerlante de violence et d’assassinats des plus glauques pour finalement, une richesse ridicule (le boss a une belle maison mais qui n’est rien par rapport à celle des vrais riches, et les autres s’en sortent à peine) Superbe serie qui, à mon avis, dit tout sur la mafia et son mythe.
Chris du Fier dit
La mafia en col blanc est beaucoup plus efficace….. Grâce à leurs sas de décompression : Lehman Brothers, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, etc….
ils sont à deux doigts de racketter les contribuables américains et européens pour prés de 700 milliards de dollars.
Les siciliens peuvent aller se rhabiller..
BOUIK dit
C’est quoi, selon vous les principales sources de richesse des gansters modernes?
A. Drogue
B. Prostitution
C. Racket local (restaurants, bars)
D.
E.
sandrine dit
Très bien vu. c’est exactement ça. bravo causeur
Borgo dit
Bravo J.C Monneret
Je vais très régulièrement, et pour d’assez longs séjours en Sicile et je partage totalement l’analyse de Jean-Claude Monneret.
Par ailleurs Robespierre, je me demande pourquoi il faudrait oublier Syracuse…
Orage dit
Comme c’est lassant de toujours voir LOSER écrit avec deux o !
Ludovic Lefebvre dit
Pour avoir cottoyé ces sales cons de voyous, je savais que c’était de bons ploucs, que le constat soit identique dans la voyoucratie ne m’étonne guère, il suffit d’écouter Mesrines s’exprimer au ras des paquerettes dans les nombreuses interviews de l’époque pour ce dire que Camora et cosa nostra doivent peu différer. J’imagine David triste et tendu loin de sa femme et de ses enfants, mais motivé par le mythe mafieux sur les routes de siciles se figurant approcher un Dom Corléone dantesque, se préparer à afficher le regard sombre et perdu des tueurs, s’habiller en gangster pour rencontrer des paysans en short à moitié hébétés. C’est d’un comique qu’il a eu l’humilité de nous partager à se renverser. Votre article est tellement sympathique et réaliste à la fois qu’il me confirme que bien des gens ont tort de fuir le réel, c’est bien chez lui que l’on trouve les plus grandes sources de désespoir, mais aussi de rire franc, de bonheur. J’attends avec impatience la confrontation entre mythes et réalités chez les gitans que j’ai, hélas, aussi connu de près. C’est une forme de journalisme d’investigation plein d’humour et de stoïcisme au sens premier du terme des plus plaisants, je suis fan.
lolods dit
article interessant pour son coté démystificateur mais toutefois:
j’ai envie de démystifié la démystification!
le parallèle fait entre cosa nostra(mafia sicilienne déclinante sur son sol et partout où elle s’est exportée.aux usa notamment) et la camorra me semble très approximatif.Ces 2 mafias ont peu de choses en commun.Là où la camorra s’est construite sur la seule pauvreté de la population,qu’elle exploite à tour de bras sans qu’il y ait réellement de code d’honneur.Cosa nostra a une histoire beaucoup plus “digne”.Elle était à la base une protection pour les paysans là où l’état ne remplissait pas son rôle.Une sorte de milice armée au service d’une organisation juste,bien loin de toute corruption.C’est en ce sens là qu’on appellait ses initiés “des hommes d’honneur”.Même si les choses ont bien évolué depuis,le mode d’insertion à cosa nostra est traditionnelement bien plus strict et bien moins archaique que ce qui se fait dans la camorra.Au moins pour ce qui est du “bas de l’échelle”.
2eme chose:Corleone est devenu le “repère” du film le parrain.Il ne faut pas s’attendre à voir les parrains,les vrais se prélasser au soleil et construire des hotels 4 étoiles à l’endroit où tout le monde les attend.Le mafieux aime l’argent et le clinquant…mais il a quand même les flics aux fesses.:)
MONNERET JEAN-CLAUDE dit
PAS D’ ACCORD !
J’ ai beaucoup apprécié les Francophobes, mais bien moins cet article, qui me paraît très superficiel car trop focalisé sur les questions de mythologie au détriment des questions de politique, et quelque part motivé par le désir de faire des confidences perso sur sa dernière virée, un Causeur Parisien dans l’antre de la pieuvre, rendez vous compte ! Quel frisson !
- Est-ce en passant une journée et demie à Corleone dans le cadre d’une escapade journalistique qu’à peine descendu de son jet à Punta Raisi, on peut tout comprendre du problème de Cosa Nostra? Je rappelle que c’est là que Provenzano a été arrêté et il ne semble pas que le mythe du gran boss s’y était écroulé ! C’est précisément en truffant la campagne autour de sa bergerie de mini caméras que la police l’a arrêté le 11 avril 2006 et non grâce à un manque de soutien de l’opinion locale.
- Pour ce qui est de la critique des mythologies mafieuses, il y a belle lurette, que le cinéma et le roman italien en font la critique. Sans remonter à Rosi, ni à Sciascia, ni à Scorsese, ni à Veraldi pour ce qui est du cadre napolitain, la dénonciation de la crapule mafieuse est le sport quotidien de la presse italienne, c’en est même un lieu commun. Voir les articles courageux de Travaglio et de tant d’autres ou tout le travail méritoire d’associations comme Libera, Addio Pizzo…etc.
- Je trouve aussi un certain nombre d’ expressions qui me paraissent bien siculophobes pour un contempteur de la francophobie. Quand on a critiqué Cabu pour l’ invention de mon beauf, comment peut-on réduire la population de Corleone à une brochette de beaufs, précisément, encore plus cons que les présumés beaufs franco français, sous prétexte que leur sport préféré c’ est l’ astiquage de misérables Punto parce que sans doute nos beaufs à nous ( voir les Nouveaux Beaufs ) sont passés au 4 X 4 depuis longtemps.
- On parle aussi dans l’ article d’ « effacement de l’ état ». L’expression me paraît bien inappropriée. Y a t-il jamais eu un état en Sicile, et d’ une façon générale dans le sud de l’ Italie ? Tout l’échec historique du Risorgimento n’ est-il pas d’avoir été incapable d’en créer un et d’ ancrer l’ idée d’ un intérêt général républicain au nom duquel les pratiques féodales qui avaient survécu jusqu’en 1860 auraient du disparaître. Le concept d’ « effacement de l’ état » me paraît davantage relever de la politique française, d’ une problématique hexagonale ( l’ effacement de l’ état dans les banlieues, les « cités », les régions régionalisées..etc ). Il m’ apparaît donc comme une projection hâtive et indue sur une réalité dont il aurait mieux fallu voir la spécificité.
- Pour finir, pour prendre la juste mesure de l’ apport ou non de ce film, il faut placer les problèmes napolitains dans le cadre des structures politiques de la Campanie et celui de l’ histoire politique de la région depuis une vingtaine d’ années. C’est bien de partir de la base ( un gamin fasciné par les caïds, deux ados qui s’ y croient..etc ) mais il aurait fallu que Garrone remonte au delà et ne s’ arrête pas au camorriste spécialisé dans les déchets, qu’ il enquête dans les divers cercles des pouvoirs locaux jusqu’aux gens qui ont d’ effectives responsabilités politiques. Entre autres, quid de la droite berlusconisée mais aussi de la gauche qui gouverne depuis 18 ans la ville ( Bassolino + Jervolino ) et 14 la région ( Bassolino ) ? Je rappelle que Bassolino avait donné de grands espoirs pour la rénovation de la ville et de toutes les pratiques politiques du cru. Il avait lancé le « mouvement de cent villes » qui devaient reconstruire la république italienne à partir des républiques locales. Cela avait correspondu avec un célèbre G7 où Naples avait présenté une image tout à fait enviable. Que s’ est-il passé depuis ? Comment se fait-il qu’en partant d’aussi bonnes intentions, de politiques aussi bien intentionnées et démocratiques, on arrive à une situation bien pire qu’avant, où les scandales ne sont plus ponctuels mais endémiques que ce soit du point de vue des pratiques politiques ( combien de conseils municipaux démis de leurs fonctions en Campanie pour collusion avec la Camorra ? ), de la criminalité ( 400 morts par an en moyenne ), ou des déchets…etc. Ce n’ est pas en collant le nez sur des épiphénomèmes, en nous immergeant dans un soit disant hyper réel, « la réalité « crue » de ce monde de haine et de peur» dites – vous, façon télé ( Scampia, les Vele, les décors crads..etc ) qu’ on nous fait mieux comprendre les choses.
Je dirai qu’ au regard de « Le mani sulla città » de Rosi, Gomorra de Garrone apparaît bien court et complaisant. Sauf que « Le mani sulla città », c’ était en 1963 !
BOUIK dit
Bon article, après des années de fascination-promotion généralisée, toutes classes confondues, pour le héros-ganster. Marrant, aussi, de deviner les raisons sous-jacentes à cette prise de conscience.
Christian dit
Excellent article sur un sujet que je connais bien et qui me passionne. Les impressions sur Corleone sont quasi identiques à celles que j’ai eu lors de ma dernière visite en Sicile. La beauté du paysage est un contraste saisissant avec l’horreur de son histoire. Le film Gomorra retranscrit bien des vies gâchées avant même qu’elles aient vraiment commencées. Toutefois, lire le livre de Saviano avant aide à mieux comprendre et surtout mieux apprécier cette oeuvre.
robespierre dit
Totalement véridique cet article…mais allez quand même faire un tour en Sicile, il y a des endroits magnifiques. (laissez tomber Siracuse). Palerme est pas mal, Agrigente, Selinunte….Que du bonheur…..Corleone, la route est pas mal mais la ville, je confirme, crade et nulle.
@l’auteur : vous savez pourquoi ces maisons leroy-Merlini ne sont pas finies ?
reportez vous à la fiscalité locale : les taxes foncières sont payables quand les travaux sont achevés…..
el topo dit
Entièrement d’accord avec le propos du film et celui de l’article. Une nuance cependant : l’infime minorité qui est au sommet de la pyramide vit quand même dans un univers souvent luxueux.
Odilon dit
Pour se guérir de toute idée romanesque sur la pègre, on peut aussi lire les Essais sur le monde du crime de Chalamov.
Ornoto.be dit
Film et article collent parfaitement à la vérité sur la Maffia telle qu’elle est racontée dans les polars d’Andréa Camilleri à travers les aventures du commissaire Montalbano. Un héros qui rachète l’honneur de bien des siciliens et même d’ italiens.
Agréable et intelligent.
L’OURS dit
Je ne sais pas si le film est intéressant, mais votre article l’est!