Sur Inter, le pluralisme va de la gauche à l’extrême gauche | Causeur

Sur Inter, le pluralisme va de la gauche à l’extrême gauche

Entretien avec Gilles-William Goldnadel

Auteur

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 17 novembre 2016 / Médias Politique

Mots-clés : , ,

La radio publique se contrefiche de son cahier des charges qui lui impose l'objectivité. Le CSA laisse faire, et même la droite parlementaire semble peu s'en soucier.
Gilles William Goldnadel France Inter pluralisme

Gilles-William Goldnadel

Élisabeth Lévy. Toutes les personnalités que j’ai sollicitées pour parler de France Inter ont refusé de le faire ouvertement, sans doute parce qu’elles veulent continuer à être invitées. Vous avez accepté, est-ce parce que vous êtes tricard ?

Gilles-William Goldnadel. En tout cas, je ne suis presque jamais invité, et ceux qui ont tenté de le faire ont dû se faire rappeler à l’ordre car j’ai été désinvité. Il faut dire que je passe mon temps à les enquiquiner en pointant leurs divers manquements. Pendant l’affaire du « mur des cons », où je défendais mon ami Clément Weill-Raynal, une journaliste est venue m’interviewer, cela n’a jamais été diffusé. Et elle n’a pas eu le courage de répondre à mes nombreux appels. Bien sûr, ça n’a rien de personnel. Le même traitement est peu ou prou réservé à tous ceux que l’on considère comme des ennemis idéologiques. Ainsi, cela ne pose aucun problème à Ali Baddou de recevoir Badiou, stalinien-maoïste non repenti, mais Zemmour est interdit d’antenne.

Peu de gens semblent penser, comme nous, qu’il y a un scandale de la radio publique…

Vous avez raison, le scandale, d’une certaine manière, c’est qu’il n’y ait pas de scandale, alors que même les responsables de Radio France reconnaissent que les antennes sont « à gauche ». Or il s’agit du service public, financé par la redevance de tous les Français. Le cahier des charges impose, théoriquement, l’objectivité, la neutralité et le pluralisme, sous le contrôle tout aussi théorique du CSA. Et nonobstant cela, on continue comme si de rien n’était. Et le plus scandaleux, c’est que même l’opposition de droite n’en fasse pas un sujet de réflexion ! Ce qui prouve à quel point elle n’a rien compris au combat des idées.

[...]

  • causeur.#40.bd.couv

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    publié dans le Magazine Causeur n° 40 - Novembre 2016

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    • 20 Novembre 2016 à 10h07

      André Plougardel dit

      Certains médias et particulièrement ceux du service public nourri au lait de vache, les vaches c’est nous, ont vocation à recycler .Le recyclage est à la mode.Le micro-onde hors d’usage trouvera certainement une seconde vie dès lors qu’il tombe entre les mains d’un bricoleur. Il en va de même des stars de la télé.Beaucoup ,tombées en disgrâce médiatique ont été recyclées.Comme aucune chaîne privée ne se risquerait à “retraiter” du déchet médiatique, le seul espoir pour ces haillons déchus, la seule planche de salut pour ces vieilles peaux est une chaîne du service public.Une chaîne qui recycle beaucoup est la CINQ.Poivre et Claire ont trouvé refuge sur la chaîne dédiée aux vieux retraités qui eux ne seront jamais recyclés et feront du compost au cimetière du village.La chaîne des maisons de retraite a su leur donner le gîte médiatique afin qu’ils puissent distiller du quarante ans d’âge jusqu’à leur dernier souffle.Le cas de Claire est typique de l’intolérance de notre société à l’égard des vieux.Claire Chazal a été débarquée de manière un peu manu militari du journal de 20h qu’elle présentait depuis presque un quart de siècle.Un exploit me direz vous.Une longévité semblable il n’y a que Michel Drucker qui peut prouver que l’on peut blanchir sous le harnais sans pour autant enrichir les fabricants de teintures pour cheveux sales .

      • 20 Novembre 2016 à 10h07

        André Plougardel dit

        Claire Chazal a pleuré et a fait pleurer dans les chaumières .Ses rides,malgré leur nombre,ont n’ont pu canaliser le flot de larmes qui ont inondé son visage.Même les rides de Liliane Bête en cours n’ont pu lui venir en aide et absorber le trop plein de liquide lacrymal.Le prompteur ,désormais au chômage,se lamente encore de se retrouver sur la liste des demandeurs d’emploi et ce par la grâce d’un Nonce pas au lini que ça.Ce qui me laisse chagrin,ce n’est pas l’éviction de la blonde.Elle est partie avec des millions.Et pas des dinars irakiens.On ne risquait pas de la retrouver sous le pont neuf,avec PPDA, et Jaqueleine Joubert,non.Ce qui m’ennuie c’est la solitude du prompteur qui désormais vit orphelin des cuisses de la présentatrice.Car ,figurez vous qu’il se rinçait l’œil le saligot.Claire ne portait pas de culotte.C’était donnant donnant.Il y avait un deal entre notre Maryline Monroe des foirefouilles et le prompteur dont elle ne se séparait jamais .Il palliait sa mémoire de poisson rouge et en contrepartie ,…elle les écartait.Bel échange de bons procédés.

        André Plougardel chômeur