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	<title>Comments on: George Steiner : Pouchkine, Harry Potter et Moi</title>
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	<description>Surtout si vous n&#039;êtes pas d&#039;accord</description>
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		<title>By: Nebo</title>
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		<dc:creator>Nebo</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 21:17:49 +0000</pubDate>
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		<description>Retournons vers la joie monacale... le silence dans les artères de pierre... la méditation et la prière dans lesquels on s&#039;abîme. Laissons, finalement, ce monde imploser dans sa dégénérescence affirmative.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Retournons vers la joie monacale&#8230; le silence dans les artères de pierre&#8230; la méditation et la prière dans lesquels on s&#8217;abîme. Laissons, finalement, ce monde imploser dans sa dégénérescence affirmative.</p>
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		<title>By: Florentin Piffard</title>
		<link>http://www.causeur.fr/george-steiner-pouchkine-harry-potter-et-moi,173/comment-page-1#comment-2282</link>
		<dc:creator>Florentin Piffard</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 10:22:48 +0000</pubDate>
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		<description>Magnifique commentaire du bien nommé Homo Catholicus!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Magnifique commentaire du bien nommé Homo Catholicus!</p>
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		<title>By: HomoCatholicus</title>
		<link>http://www.causeur.fr/george-steiner-pouchkine-harry-potter-et-moi,173/comment-page-1#comment-2281</link>
		<dc:creator>HomoCatholicus</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 09:56:36 +0000</pubDate>
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		<description>George Steiner érudit commentateur des grands textes de notre littérature s&#039;il en est me fait penser à ces philosophes plutôt frileux dont parlait Blaise Pascal. Ils ont beau savoir que la planche dressée entre deux abîmes est suffisamment large pour les laisser passer, pour rien au monde ils ne se décideraient cependant à l&#039;emprunter. Le philosophe ne risque pas, c&#039;est  une affaire entendue depuis qu&#039;il y a des philosophes en ce monde. 

George Steiner est professeur dans l&#039;âme et il avoue volontiers n&#039;être pas Pouchkine, même s&#039;il n&#039;y a de littérature digne de ce nom que par Pouchkine et ses pareils, bien entendu. Alors à quoi bon nous rappeler dans son entretien que lors d&#039;une rentrée des classes dans un lycée parisien qui a fait du petit George Steiner ce qu&#039;il est devenu, à savoir lui aussi un professeur hélas ! la fameuse mise en garde de son professeur. George Steiner aurait été tellement impressionné par le diktat de son professeur qu&#039;il en aurait oublié l&#039;essentiel, comme le philosophe chez Pascal. Au lieu de se soumettre docilement aux injonctions de son professeur aussi éminent qu&#039;il pût être, c&#039;est Pouchkine qui aurait dû l&#039;intéresser encore et toujours par-delà même la figure respectueuse de son professeur. 

George Steiner n&#039;aura vu finalement dans la littérature sinon même dans toute la culture qu&#039;un abîme infranchissable et c&#039;est pourquoi il n&#039;aura été qu&#039;un  professeur parmi d&#039;autres et non pas Pouchkine qui, lui, dans la culture ne voit si l&#039;on peut dire instinctivement que la planche à traverser. L&#039;agnostique George Steiner n&#039;était pas destiné en somme à découvrir quelque terre promise que ce soit. George Steiner donnerait-il raison sans le savoir aux propos récents du président de la République qui ont ému au-delà du raisonnable quelques-uns de nos pieux républicains ? La morale du professeur est une morale courte par rapport à celle du prophète, nous dit en substance notre président laïquement douteux. George Steiner aurait démontré à lui tout seul la validité de l&#039;assertion du président. Qui l&#039;eût cru ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>George Steiner érudit commentateur des grands textes de notre littérature s&#8217;il en est me fait penser à ces philosophes plutôt frileux dont parlait Blaise Pascal. Ils ont beau savoir que la planche dressée entre deux abîmes est suffisamment large pour les laisser passer, pour rien au monde ils ne se décideraient cependant à l&#8217;emprunter. Le philosophe ne risque pas, c&#8217;est  une affaire entendue depuis qu&#8217;il y a des philosophes en ce monde. </p>
<p>George Steiner est professeur dans l&#8217;âme et il avoue volontiers n&#8217;être pas Pouchkine, même s&#8217;il n&#8217;y a de littérature digne de ce nom que par Pouchkine et ses pareils, bien entendu. Alors à quoi bon nous rappeler dans son entretien que lors d&#8217;une rentrée des classes dans un lycée parisien qui a fait du petit George Steiner ce qu&#8217;il est devenu, à savoir lui aussi un professeur hélas ! la fameuse mise en garde de son professeur. George Steiner aurait été tellement impressionné par le diktat de son professeur qu&#8217;il en aurait oublié l&#8217;essentiel, comme le philosophe chez Pascal. Au lieu de se soumettre docilement aux injonctions de son professeur aussi éminent qu&#8217;il pût être, c&#8217;est Pouchkine qui aurait dû l&#8217;intéresser encore et toujours par-delà même la figure respectueuse de son professeur. </p>
<p>George Steiner n&#8217;aura vu finalement dans la littérature sinon même dans toute la culture qu&#8217;un abîme infranchissable et c&#8217;est pourquoi il n&#8217;aura été qu&#8217;un  professeur parmi d&#8217;autres et non pas Pouchkine qui, lui, dans la culture ne voit si l&#8217;on peut dire instinctivement que la planche à traverser. L&#8217;agnostique George Steiner n&#8217;était pas destiné en somme à découvrir quelque terre promise que ce soit. George Steiner donnerait-il raison sans le savoir aux propos récents du président de la République qui ont ému au-delà du raisonnable quelques-uns de nos pieux républicains ? La morale du professeur est une morale courte par rapport à celle du prophète, nous dit en substance notre président laïquement douteux. George Steiner aurait démontré à lui tout seul la validité de l&#8217;assertion du président. Qui l&#8217;eût cru ?</p>
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		<title>By: Besse Saige</title>
		<link>http://www.causeur.fr/george-steiner-pouchkine-harry-potter-et-moi,173/comment-page-1#comment-2146</link>
		<dc:creator>Besse Saige</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 11:11:12 +0000</pubDate>
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		<description>Merci Elisabeth de nous donner des nouvelles de George Steiner, dommage qu’il doive laisser la place si vite à Finkie qui se doit de réagir au délire bigot de Sarko. Mais a-t- il signé la pétition « Sauvegardons la laïcité de la République » www.appel-laique.org   ? Il faudra que je regarde.

Steiner est un des derniers sages qui continue de transmettre jusqu’au bout, au lieu de se retrancher dans le silence ou un hédonisme privé, las de l’agitation qui tourne en rond et qu’il appelle  « l’innovation creuse ».  Il disait en 2003 : &quot;Le nouveau fascisme c’est celui de l’argent, de la vulgarité et de Berlusconi. &quot; Il avait un peu d’avance  sur ce que la France allait vivre. Il parlait aussi de la          « violence de la vulgarité », c’est peut être  pour cela que les français semblent réagir, un peu comme si  ils avaient « mal à la France », comme si la honte commençait à poindre dans la solitude des consciences.

Steiner est l’homme mûre que j’aurais aimé rencontrer à Vingt ans, j’aurais pris ma vielle Fiat et me serait rendu dans le Kent avec le secret espoir qu’il m’encourage dans mes projets, mes espoirs, on aurait dîné au coin du feu, pas mal bu, beaucoup rigolé, surtout lui parce qu’il est pudique. Je me demande si  les pointures qui nous restent, en dehors de l’université, accueillent encore les jeunes gens, est ce que cette tradition, ce rite de passage, perdure ? Je n’en crois rien !

L’énergie et la violence salvatrice fuient les sages, ils ont mis des années à accepter ce monde, alors peut on leur reprocher de ne plus « pouvoir le voir », ; parfois, et de vivre leurs dernières  années à l’abri... d’avoir de long regard avec leur chien…</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Elisabeth de nous donner des nouvelles de George Steiner, dommage qu’il doive laisser la place si vite à Finkie qui se doit de réagir au délire bigot de Sarko. Mais a-t- il signé la pétition « Sauvegardons la laïcité de la République » <a href="http://www.appel-laique.org" rel="nofollow">http://www.appel-laique.org</a>   ? Il faudra que je regarde.</p>
<p>Steiner est un des derniers sages qui continue de transmettre jusqu’au bout, au lieu de se retrancher dans le silence ou un hédonisme privé, las de l’agitation qui tourne en rond et qu’il appelle  « l’innovation creuse ».  Il disait en 2003 : &#8220;Le nouveau fascisme c’est celui de l’argent, de la vulgarité et de Berlusconi. &#8221; Il avait un peu d’avance  sur ce que la France allait vivre. Il parlait aussi de la          « violence de la vulgarité », c’est peut être  pour cela que les français semblent réagir, un peu comme si  ils avaient « mal à la France », comme si la honte commençait à poindre dans la solitude des consciences.</p>
<p>Steiner est l’homme mûre que j’aurais aimé rencontrer à Vingt ans, j’aurais pris ma vielle Fiat et me serait rendu dans le Kent avec le secret espoir qu’il m’encourage dans mes projets, mes espoirs, on aurait dîné au coin du feu, pas mal bu, beaucoup rigolé, surtout lui parce qu’il est pudique. Je me demande si  les pointures qui nous restent, en dehors de l’université, accueillent encore les jeunes gens, est ce que cette tradition, ce rite de passage, perdure ? Je n’en crois rien !</p>
<p>L’énergie et la violence salvatrice fuient les sages, ils ont mis des années à accepter ce monde, alors peut on leur reprocher de ne plus « pouvoir le voir », ; parfois, et de vivre leurs dernières  années à l’abri&#8230; d’avoir de long regard avec leur chien…</p>
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		<title>By: Ludovic Lefebvre</title>
		<link>http://www.causeur.fr/george-steiner-pouchkine-harry-potter-et-moi,173/comment-page-1#comment-2080</link>
		<dc:creator>Ludovic Lefebvre</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 09:27:48 +0000</pubDate>
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		<description>Nous aimons ou nous n&#039;aimons pas la littérature et ses périphériques et cela dure toute une vie et nous imprègne. La solitude, la réflexion intime, je l&#039;ai appris sur le tard n&#039;étant pas de la même génération que Georges Steiner, étant de celle où nous sommes sensés être malades de nos secret, où le tout- psy est né : &quot;ne t&#039;isole pas, tu es ton pire ennemi, méfie-toi de ce que te raconte ta tête&quot;, parle ça ira mieux etc furent des leitmotivs qui firent frémir, qui reculèrent le passage à l&#039;âge adulte qu&#039;est l&#039;autonomie telle que je la conçois.  Nicolas Sarkozy à ce qu&#039;on en dit ou Steeven Spielberg à ce qu&#039;il en dit sont dans cette terreur du retrait, d&#039;être juste en compagnie d&#039;eux même, de la pensée.

 Pour un savoir, il y a certes le parcoeurisme qui est indispensable, mais n&#039;y a t-il que le savoir ou ce savoir là qui soit important ? Il coupe plutôt avec les lettres aussi universitaire soit-il ou justement parce qu&#039;il est trop universitaire, il est complètement orienté.
 Il m&#039;aurait été judicieux de faire une fiche de lecture par livre compulsé, mais je serais passé, en n&#039;étant que dans l&#039;analyse de texte, à coté de la substantifique moelle : le plaisir de vivre l&#039;histoire, de me laisser aller à la pensée qui digresse pour stimuler l&#039;intellect, de trouver la propre pensée, mon propre style d&#039;écriture etc. 
Ce sont des choix : nous pouvons faire une lecture de &quot;La femme de trente ans&quot; et nous plonger dans l&#039;âme, l&#039;ennui, les moteurs de l&#039;adultère de l&#039;héroïne, les comprendre en les ressentant ou faire un travail d&#039;étude approfondi sur les champs lexicaux, la sémantique, nous mettant en retrait. Mais au final qu&#039;est ce qui nous donnera envie de nous replonger dans &quot;Poil de carotte&quot;, &quot;Le chant du monde&quot;, &quot;Les lettres de mon moulin&quot;, Le capitaine Fracasse&quot;, &quot;Le médecin malgré lui&quot; et autres passions de notre enfance  ?
La magie de la littérature, cette atmosphère unique qui nous renseigne de la différence entre un écrivain et un phraseur, un poète ou un rimeur, un écrit moyen ou une oeuvre, un chef- d&#039;oeuvre. Ce n&#039;est pas le doctorat, ni à l&#039;inverse son absence qui apporte cette unicité, mais &quot;ce je ne sais quoi&quot; pour citer madame de Sévigné, mais à propos d&#039;autre chose (la bienséance) !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Nous aimons ou nous n&#8217;aimons pas la littérature et ses périphériques et cela dure toute une vie et nous imprègne. La solitude, la réflexion intime, je l&#8217;ai appris sur le tard n&#8217;étant pas de la même génération que Georges Steiner, étant de celle où nous sommes sensés être malades de nos secret, où le tout- psy est né : &#8220;ne t&#8217;isole pas, tu es ton pire ennemi, méfie-toi de ce que te raconte ta tête&#8221;, parle ça ira mieux etc furent des leitmotivs qui firent frémir, qui reculèrent le passage à l&#8217;âge adulte qu&#8217;est l&#8217;autonomie telle que je la conçois.  Nicolas Sarkozy à ce qu&#8217;on en dit ou Steeven Spielberg à ce qu&#8217;il en dit sont dans cette terreur du retrait, d&#8217;être juste en compagnie d&#8217;eux même, de la pensée.</p>
<p> Pour un savoir, il y a certes le parcoeurisme qui est indispensable, mais n&#8217;y a t-il que le savoir ou ce savoir là qui soit important ? Il coupe plutôt avec les lettres aussi universitaire soit-il ou justement parce qu&#8217;il est trop universitaire, il est complètement orienté.<br />
 Il m&#8217;aurait été judicieux de faire une fiche de lecture par livre compulsé, mais je serais passé, en n&#8217;étant que dans l&#8217;analyse de texte, à coté de la substantifique moelle : le plaisir de vivre l&#8217;histoire, de me laisser aller à la pensée qui digresse pour stimuler l&#8217;intellect, de trouver la propre pensée, mon propre style d&#8217;écriture etc.<br />
Ce sont des choix : nous pouvons faire une lecture de &#8220;La femme de trente ans&#8221; et nous plonger dans l&#8217;âme, l&#8217;ennui, les moteurs de l&#8217;adultère de l&#8217;héroïne, les comprendre en les ressentant ou faire un travail d&#8217;étude approfondi sur les champs lexicaux, la sémantique, nous mettant en retrait. Mais au final qu&#8217;est ce qui nous donnera envie de nous replonger dans &#8220;Poil de carotte&#8221;, &#8220;Le chant du monde&#8221;, &#8220;Les lettres de mon moulin&#8221;, Le capitaine Fracasse&#8221;, &#8220;Le médecin malgré lui&#8221; et autres passions de notre enfance  ?<br />
La magie de la littérature, cette atmosphère unique qui nous renseigne de la différence entre un écrivain et un phraseur, un poète ou un rimeur, un écrit moyen ou une oeuvre, un chef- d&#8217;oeuvre. Ce n&#8217;est pas le doctorat, ni à l&#8217;inverse son absence qui apporte cette unicité, mais &#8220;ce je ne sais quoi&#8221; pour citer madame de Sévigné, mais à propos d&#8217;autre chose (la bienséance) !</p>
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		<title>By: Florentin Piffard</title>
		<link>http://www.causeur.fr/george-steiner-pouchkine-harry-potter-et-moi,173/comment-page-1#comment-2075</link>
		<dc:creator>Florentin Piffard</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 07:41:06 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;Je le crois, hélas.&quot; 

J&#039;avoue que cette lamentation m&#039;a bien fait rire. N&#039;y aurait-il pas là un tout petit peu d&#039;hypocrisie?</description>
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<p>J&#8217;avoue que cette lamentation m&#8217;a bien fait rire. N&#8217;y aurait-il pas là un tout petit peu d&#8217;hypocrisie?</p>
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