Gauche : mourir dans la dignité? | Causeur

Gauche : mourir dans la dignité?

Notre numéro d’octobre sort aujourd’hui

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 02 octobre 2014 / Médias Politique

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Cet automne, les socialistes se ramassent à la pelle. Leur cuisante défaite au Sénat vient de s’ajouter à la série noire de la rentrée : remaniement imprévu, affaire Thévenoud, mélo Trierweiler, n’en jetez plus, « la gauche est à poil et ce n’est pas très beau à voir », dixit notre directrice de la rédaction. Commentant la fin des grands récits idéologiques, Elisabeth Lévy refuse de regretter la « vraie gauche » d’avant, la seule, la pure, à l’heure où le PS gouverne comme l’UMP – à moins que ce ne soit l’inverse. Moscovici ou Mélenchon, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse de la bonne conscience puisqu’« être de gauche, c’est avoir raison » et filer doux sur toutes les questions qui fâchent l’homme de l’avenir : sur le mariage gay, la théorie du genre, l’antiracisme de théâtre, vous les avez vues les deux gauches ?! Reste un cache-sexe idéologique, pour ne pas dire un string éthique : la vertu ! Célébrée par Mediapart avec le zèle du grand inquisiteur, recherchée par l’Elysée comme le saint graal, la transparence guide nos pas. Avec un résultat aujourd’hui palpable : la gauche au pouvoir, ce n’est plus la chienlit mais l’ordre…

Analysant cette inversion historique, l’essayiste Christophe Bourseiller dissèque une extrême gauche universitaire aux abois, rêvant d’excommunier Marcel Gauchet pour mieux masquer son indigence intellectuelle. À défaut de Grand soir, le fan-club de Didier Eribon rêve de sang noir séchant au grand soleil sur la route du progrès. Rien que de très normal : quand on croit  détenir « la » vérité, à quoi bon tolérer des opinions dissidentes ?  De son côté, Jacques Julliard déplore le divorce entre le peuple et la gauche, réfugiée dans un libéralisme sociétal qui lui fait oublier ses racines ouvriéristes. En rupture avec ses anciens camarades de la deuxième gauche, l’historien ne mise pas un euro sur une éventuelle VIe République et préfère en appeler à une réforme proudhonienne du crédit. Décapant !

Hélas, loin de ces passionnants débats de fond, la chronique du quinquennat Hollande semble surtout s’écrire dans les tabloïds. En attendant le prochain épisode de la saga, les aventures de François et Valérie ont redonné des couleurs aux librairies, « l’ex » ayant vendu quelques centaines de milliers d’exemplaires de Merci pour ce moment. Un livre plein de fiel et de ressentiment, nous disent Elisabeth Lévy et Olivier Maulin, tandis que Guy Sitbon s’amuse à feuilletonner façon Harlequin la vie privée des puissants …

Une fois de plus, nous avons vu grand. En sus de nos digressions sur la gauche, un dossier « décroissance » stimulera vos méninges. Quelle que soit votre religion sur le sujet, vous méditerez la leçon de choses que nous dispense Gil Mihaely à travers les réflexions croisées de trois experts, l’un plutôt libéral, le deuxième décroissant planificateur, et le troisième critique modéré de la société industrielle. Pour ma part, j’ai poussé l’abnégation jusqu’à me rendre à Bordeaux fin août, lors des journées d’été des Verts, à la recherche des derniers décroissants du parti… Moins baroudeurs, Jacques de Guillebon et Paul Piccarreta ont enquêté avec bonheur sur les nouvelles filières d’agriculture bio organisées en coopérative.

Causeur, c’est aussi un shoot d’actualité à haute dose. Ainsi, notre entretien avec l’eurodéputé frontiste Aymeric Chauprade vous amènera sur le flanc droit du Front national, où l’on parle « inversion des flux migratoires », détricotage de l’Etat-providence et croisade tous azimuts contre l’islamisation… Sans transition, ou presque, Vanessa Ratignier, co-auteur d’un essai critique sur nos liens avec le Qatar, révèle la face cachée de notre diplomatie d’affaires, où les pétrodollars font oublier les beaux principes du pays des droits de l’homme… Pour compléter ce petit tour du monde, Laurent Gayard nous fait aborder les rives glacées d’un souverainisme québécois chancelant, cependant que Slobodan Despot s’adonne à une critique de la raison occidentale afin de nous plonger au cœur de l’âme slave.

Chez nous, quand il n’y en a plus, il y en a encore… Au théâtre ce soir, l’inclassable Michel Fau démonte la déconstructionnite contemporaine façon puzzle, tout en chantant les vertus de l’alexandrin, le roi des modernes ! Le jeune metteur en scène Léo Cohen-Paperman n’est pas moins critique quant à l’état des planches mais il en faudrait plus pour l’empêcher de suivre la voie tracée du théâtre populaire jadis tracée par Jean Vilar et Antoine Vitez … Théâtre toujours et gauche morale aussi, vous adorerez l’histoire édifiante de l’occupation trois ans durant par des avant-gardistes romains du Teatro Valle, que nous conte avec des trésors de causticité notre ami transalpin Mauro Zanon.

Comme de bien entendu, Alain Finkielkraut, Roland Jaccard et L’Ouvreuse vous régaleront de leurs chroniques. Musique, maestro !

 

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    • 11 Octobre 2014 à 11h59

      morsang dit

      A propos du contenu de “causeur” de’ ce mois je voudrais si ce n’est pas outrecuidant apporter ,sinon la contradiction,du moins un doute à propos de la défense de l’exploitation familiale contre la “ferme des 1000 vaches”(dialogue E.Levy-Finkelkraut)
      Si on met de côté le “claudelisme” et sa dimensionj spirituelle  il reste que les hommes mangent leurs semblables à 4 pattes et que si on entre dans ce débat du malheur des animaux on n’en sortira pas plus que pour l’écotaxe et les transporteurs.
      Revenons  au culte de “l’exploitation familiale.Malheureusement l’agriculture n’est pas un art de vivre c’est un facteur économique essentiel.L’exploitation dite “familiale” est de moins en moins rentable et le contribuable a de moins en moins les moyens de l’entretenir
      L’activité agricole c’est comme Air France il va falloir être rentable et la question de taille est essentielle n’en déplaise aux habitués de la terrasse du Flore. 

    • 4 Octobre 2014 à 0h07

      cage dit

      Kriktus,
      puisque je vous vois passez sur ce fil,
       vous vous désoliez du film hyppocrate et du ciné français, je vous ai donné des pistes je ne sais plus où, ni quel fil.
      peut-être allez-vous retrouver ça. 

    • 3 Octobre 2014 à 22h43

      cage dit

      on étripe des chrétiens,
      des kurdes,
      des musulmans, 
      des juifs (ah désolé, on me souffle ds l’oreillette qu’on n’en a plus ds ces contrées)
      et d’autres minorités,
      on viole des femmes
      on enterre des enfants vivants,
      on vend des femmes
      (t’achète? c’est combien? Pas cher! Le paquet? Je te fais un prix! Je peux voir les dents? Ah oui, j’avais compris pas ça! ) (mais ceci n’est pas l’ISlam)
       
      mais ce qui inquiète
      wouachinetone, et not’ bon président, 
      que pourtant personne il a voté pour lui,
      et son successure désigné (Jupping patoufle)
      ce qui inquiète donc!!
      c’est que:
      25 apparts de musulmans sont passés aux mains de juifs; ouiiiiiiii! des juiiiiiifs!!
      25 appartements!!
      Et ça se passe où?Où ça? Hmm? Yerouchalom!!
      Voilà!!  
      Un promoteur arabe habituel de ce genre de transacrtion( acheter des appart aux arabes pour les vendre à des juifs, rendez-vos comptes!!)
      a été butté par les amis d’HEssel, 
      indignés qu’un des leurs fasse du bizness sans passer par la corée du nord et les narcoss.
      Bon, sinon, vends appart à Venissieux, Vaux en Velin et la Courneuve. Vue sur ta mère.
      prix à abattre.  
      Votez Hollande
      et Jupping, son ministre des  affaires étranges. 

      • 3 Octobre 2014 à 23h18

        nadiacomaneci dit

        Cage, Jupping n’a pas la moindre chance. Il a 72 ans, il est gelé de l’intérieur, il est amoureux de lui-même, il rassure vaguement parce qu’il parle lentement, c’est tout.

        • 4 Octobre 2014 à 0h14

          cage dit

          oui,
          “Jupping flash back” une vieille rengaine pathétique,
          certes mais prêt à incarner
          la “politique arabe de la France”
          et ss doute prêt comme Obama à manifester son inquiétude sur les 25 apparts qui ont changé de mains;
          oui! l’heure est grave!!
          pour autant, pas dénué de compétences le bonhomme, mais pas la gnak suffisante pour la pente qu’il faut grimper. 

    • 3 Octobre 2014 à 21h07

      eclair dit

      et une population qui croit cela demande des coûts supplementaires en infrastructure

      La question de l’immigration va devenir brulante et si cela n’est pas reglé rapidement cela virera à la haine.

      Et tes beaux discours sur le vivre ensemble n’y changeront rien.

    • 3 Octobre 2014 à 20h46

      eclair dit

      @nadia
      tu dis qu’on est champion des depenses sociales
      dans ces dépenses sociales tu as les aides aux logements en allemagne ils ont figés les prix de l’immobilier avec une population qui decroit.

      En France en plus des naissances on a une immigration qui vient peser sur l’offre de logements.

      Ensuite dans les dépenses sociales tu as le chomage et autre RSA sachant que les immigrés sont entre 20 et 30% au chomage.

      Plus le coût sur l’assurance maladie dut à l’augmentation des médecins. mais également la CMU pour les étrangers et l’AME.

      • 3 Octobre 2014 à 21h05

        eclair dit

        a cela il faut rajouter les différences entre privé et public sur l’âge à la retraite d’une bonne partie des fonctionnaires. Il y a un delta de 5 ans.

        5 années supplementaires de pensions à des taux plus interessant que dans le privé.

        Ce qui fait qu’à un moment donné 2030 les pensions du public seront égales aux pensions du privé alors qu’il y a moins d’actifs dans le public.

      • 3 Octobre 2014 à 21h53

        thd o dit

        Voici le détail des prestations sociales en 2010 :

        http://www.insee.fr/fr/mobile/etudes/document.asp?reg_id=0&id=3853

        vers le bas de page.

        Le total Emploi / Logement / Pauvreté se monte à 3% du PIB de 2010 environ.

        La partie pauvreté contient aussi l’assistance aux handicapés, etc.

        L’AME et la CMU reviennent apparemment à environ 1 milliard d’euros, et le RSA à 10 milliards d’euros.
        Un point de PIB revient à 27 milliards d’euros.

        ***

        Ce qui est sûr, c’est que le niveau de prestation sociale comparés aux pays d’origine, etc, devrait être suffisant pour éviter les problèmes d’émeutes par exemple.

        Mais ce n’est pas l’essentiel des dépenses sociales.

        ***

        D’accord avec vous sur le logement, le prix du m2 est près du double en France par rapport à l’Allemagne et cela fait forcément pression sur les salaires.

        Et cela vient largement du fait que la population de la France croit, et celle de l’Allemagne décroit.

    • 3 Octobre 2014 à 20h34

      eclair dit

      @thd o
      tu oublies le logement

    • 3 Octobre 2014 à 19h11

      thd o dit

      “3 Octobre 2014 à 19h06

      nadiacomaneci dit

      Bataille de chiffres ?
      ça doit être la première fois en 5 ans que je mets un lien, on en trouve toujours un ad hoc pour se conforter. Ou un “expert” à la mord moi le nœud.
      http://www.contrepoints.org/2013/12/18/150409-depenses-sociales-la-france-championne-du-monde

      Donc arrêtez et raisonnez par vous même.”

      ***

      Ecoutez, Nadia, je veux bien raisonner par moi-même mais il faut quand même que vous lisiez les liens que vous postez.

      L’article de Contrepoint parle de dépenses sociales. C’est à dire une partie seulement des dépenses de l’Etat.

      Je suis d’accord sur le fait que les dépenses sociales en France sont les plus élevées de l’OCDE (en % du PIB).

      Mais vous affirmiez vous-même le contraire plus bas, lorsque vous disiez que l’Allemagne dépense autant que nous pour le social.

      D’après l’article de Contrepoint, que vous nous avez vous-même proposé, la France dépense 33% de son PIB pour le social, et l’Allemagne 26,2% de son PIB.

      ***

      Qu’en pensez-vous ?

      • 3 Octobre 2014 à 19h18

        nadiacomaneci dit

        Je vous remet ce que j’ai mis plus bas.
        Pas autant puisque nous sommes pour une fois les champions du monde. Mais c’est très correct non ?
        On nous parle ici souvent d’Allemagne sinistrée socialement ce qui est d’une parfaite mauvaise foi… Elle fait jeu égal avec nous dans la mesure où on peut compter sur la rigueur allemande pour vous débusquer gabegies et doublons qui font le charme de nos dépenses sociales…

        • 3 Octobre 2014 à 19h34

          thd o dit

          En fait, les dépenses sociales sont des dépenses de transfert.

          Par exemple, pour les retraites vous avez un agent qui gère quelques centaines de dossiers au minimum (j’imagine) et chaque dossier représente au moins 10 000 euros par an, donc vous voyez bien que le coût de personnel va être faible par rapport au coût des retraites elles-mêmes.

          Donc l’efficacité n’a pas grand chose à faire là-dedans : l’Allemagne dépense moins parce qu’elle verse des retraites plus faibles.

          En faisant ce constat, il n’est nullement question de dire si elle a raison ou tort, mais de regarder où sont les différences de dépenses.

          ***

          Si vous prenez les dépenses de l’Etat, la France dépense 56% de son PIB et l’Allemagne 44,2, soient 11,8 points de différence (pour 2012, où Eurostat donne les chiffres).

          6,8% se font sur les dépenses sociales, c’est à dire plus de la moitié.
          1,8% se fait sur l’éducation, et vient principalement de la différence de nombre d’enfant.
          0,8% se font sur le budget de la défense.

          Sur ces trois seuls postes, on a déjà 9,4% de différence, à comparer avec 11,8%.

          Il y a encore 1,4% de différence sur des aides à la construction (différentes des aides au logement) qui sont dans une certaine mesure liées à l’augmentation de la population.

          Donc, au total, 10,8% de la différence sur ce que j’ai mentionné.

          ***

          Donc vous voyez bien que si vous voulez réduire les dépenses publiques par rapport à l’Allemagne, vous serez plus ou moins obligée de taper dans les dépenses sociales, c’est à dire ce qui touche tout le monde.

          Mais est-ce bien ainsi que les choses sont présentées dans le débat public ?

          ***

          le lien :

          http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Government_expenditure_by_function_%E2%80%93_COFOG

          et notamment le tableau 2.

          Il s’agit de statistiques fourni par un organisme de l’UE, qui collecte les données nationales.
          N’est-ce pas une source de données plus intéressante que Contrepoint, pour l’européiste que vous êtes ?

        • 3 Octobre 2014 à 19h36

          thd o dit

          Remarquez de plus que l’Allemagne a beaucoup plus de retraités que la France, proportionnellement.

          Donc les retraites versées sont d’autant plus faibles.

    • 3 Octobre 2014 à 18h45

      thd o dit

      ” 3 Octobre 2014 à 18h00

      nadiacomaneci dit

      Pour le moment c’est nous qui sommes dans la mouise. Pas l’Allemagne.
      Elle a 5% de chômeurs et un budget en équilibre. Et pourtant elle mis 2000 milliards d’euros sur la table sans que ça la fasse plonger.”

      ***

      Si elle faisait son boulot en matière démographique et militaire, son budget ne serait pas à l’équilibre, mais à -2,3% du PIB au mieux (1,5% en éducation, 0,8% en défense).
      Sans même parler des allocations familiales, et du coût en infrastructures.

      2,3% de son PIB, c’est 83 milliards annuels, donc sur 20 ans : 1 672 milliards. Vous voyez bien : pas de miracle.

      ***

      Nous ne sommes pas dans la mouise : nous avons investi différemment (entre autres), et le problème est de valoriser nos atouts. Ce qui suppose une politique adaptée à ces atouts, donc forcément différente de celle de l’Allemagne…

      • 3 Octobre 2014 à 18h55

        nadiacomaneci dit

        Je vous ai reconnu.
        Vous êtes noir et blanc avec des plumes, un long cou maigre que vous enterrez quand vous avez peur et vous pouvez courir jusqu’à 70 kilomètres heures sur le plat.
        “On n’est pas dans la mouise, on n’est pas dans la mouise, on n’est pas dans la mouise, etc”.

        • 3 Octobre 2014 à 18h57

          thd o dit

          Mais non, grande bête, l’autruche c’est vous.

          J’essaie de vous expliquer pourquoi l’UE nous emmerde.

        • 3 Octobre 2014 à 19h00

          nadiacomaneci dit

          Vous vous êtes reconnu, c’est déjà ça -;))

    • 3 Octobre 2014 à 18h40

      Saul dit

      Faudrait que je retrouve cet article, mais en gros, la dépense publique en France est bien plus haute que l’allemande certes, mais pas tellement sur les couts de fonctionnement (en gros les fonctionnaiiiiiiiires). ce serait même plutôt équivalent. C’est l’aide sociale (chomage, retraites etc) qui explique la grosse majeure partie de la différence.
      Sinon un truc  rigolo

    • 3 Octobre 2014 à 18h30

      Prince Murat dit

      La discussion, assez lamentable, qui se déroule actuellement sur cette ligne, est bien entendu ”hors sujet”, mais cela, c’est habituel sur Causeur.
      Mais, en plus, elle part dans tous les sens, avec tout de même un centrage sur le point : l’Allemagne est-elle, à défaut d’être le ”Maître du Monde”, au moins le ”Dictateur de l’Europe” ?
      Question stupide !
      En pratique, le débat qui compte actuellement, c’est : une politique simultanée de baisse des salaires et des prestations sociales vis-à-vis des classes populaires dans un bon nombre de pays d’Europe, a-t-elle la moindre chance de résoudre les problèmes économiques et sociaux qui nous rongent : chômage de masse, augmentation vertigineuse des inégalités, désindustrialisation inexorable.
      La réponse paraît tellement évidente que l’on peut s’étonner du temps qu’il a fallu pour en arriver à la réaction de rejet qui s’organise de plus en plus sur notre continent.

    • 3 Octobre 2014 à 18h03

      thd o dit

      “Rien à voir avec une augmentation du budget de l’EN sur 30 ans. Du pur foutage de gueule. Et tous nos profs qui pleurent misère, allez leur dire qu’on leur a filé 900 milliards et pour rien en plus… Des analphabètes ignorants. Misère. c’est bien ce que je dis, faut vraiment tout revoir.”

      Vous êtes extraordinaire, Nadiouchka. Extraordinaire.

      D’un côté vous vous lamentez sur les dépenses publiques considérablement plus importante en France qu’en Allemagne, de l’autre vous vous félicitez des 2000 milliards d’euros que l’Allemagne aurait dépensé via l’impôt pour la réunification.

      Mais au bout du compte c’est la même chose. Ils ont dépensé 2 000 milliards d’euros (qu’y disent…) pour faire passer 16 millions d’Allemands de l’Est d’un niveau de vie A à un niveau de vie B.

      Nous, on a dépensé plus de 2 000 milliards pour élever 8 millions d’enfants de plus qu’eux, les loger, les nourrir, les vêtir…

      Il n’y a pas de différence, verstehen Sie ?

      • 3 Octobre 2014 à 18h40

        nadiacomaneci dit

        Vous mélangez tout encore une fois.
        Non, je ne me lamente pas sur les dépenses publiques “considérablement plus élevées en France qu’en Allemagne”… L’Allemagne dépense autant que nous pour le social et j’en suis ravie pour les Allemands. D’autant que c’est autant mais plus rationnel, donc plus efficace.
        L’Allemagne a mis à niveau son Est et tant mieux pour les Ossies. Je suis sûre qu’il y a retour sur investissement, ne serait-ce qu’en termes de qualité de vie pour eux.
        Je me lamente uniquement sur le fait que nous n’avons pas réformé notre Etat. 900 milliards d’augmentation en trente ans pour… ça ?!! Qui peut trouver cela raisonnable ? Aucune comparaison possible avec la transformation de fond en comble et en quelques années d’un pays ruiné. Vous apportez des torrents à mon moulin.
        Je n’ai ni l’envie ni le temps (je peux pas tout faire), mais vous me trouverez bien les chiffres, je crois que l’excellent Letel les a déjà fournis, sur l’efficacité de l’enseignement allemand pour beaucoup beaucoup moins…

        • 3 Octobre 2014 à 18h49

          Saul dit

          Assez d’accord sur la réforme institutionnelle. Toutes celles entreprises en France se sont révélées des gouffres financiers (ah ce fameux mille feuilles que l’on simplifie en rajoutant encore plus de couches !)
          Par contre sur l’enseignement, je ne suis pas sur que c’est une question de coût, mais plutôt de conception de l’enseignement (maudit soit le pédagogisme….avoir adopté ça, c’est criminel…) 

        • 3 Octobre 2014 à 18h59

          nadiacomaneci dit

          Réforme institutionnelle, mais pas seulement. Droit du travail, droit fiscal (en premier peut être), de l’enseignement aussi bien sûr, etc.

        • 3 Octobre 2014 à 19h05

          thd o dit

          Mais non, 900 milliards parce qu’il y a plus d’enfants en proportion de la population.

          Quant au coût de l’éducation, l’OCDE (regards sur l’éducation) donne les coûts par élèves (enseignement et logistique) et montre que la France est au même niveau que l’Allemagne par élève.
          Chiffres d’ailleurs repris par le Figaro (quoiqu’ils aient ensuite passé un article truffé d’erreurs de l’IFRAP pour montrer le contraire).

          Pas de chance…

        • 3 Octobre 2014 à 19h06

          thd o dit

          Et l’Allemagne dépense considérablement moins que nous en dépenses sociales, comme vous ne pouvez l’ignorer.

        • 3 Octobre 2014 à 19h10

          nadiacomaneci dit

          Forcément, on est champions du monde. Mais c’est très comparable. Rien à voir avec l’enfer victorien qu’on aime à nous décrire ici.

    • 3 Octobre 2014 à 17h29

      Fioretto dit

      Nadia
      “Le UK estime que dans 50 ans il sera le pays le plus peuplé d’Europe avec un taux de métissage supérieur à 50%.”

      Ce qui veut dire que l’Allemagne perdra au moins 6 millions d’habitants d’ici 50 ans on peut pas dire que ce soit une bonne nouvelle pour les allemands. Si non je pense que ces estimations sont loin d’être fiables il me semble que la politique migratoire au RU est de plus en plus restrictive. Mais s’il veulent bien prendre les migrants qui attendent à calais pour montrer leur amour du métissage.

      @ Cage
      La natalité polonaise est désastreuse, 1,2 enfants par femme. 

      • 3 Octobre 2014 à 17h37

        nadiacomaneci dit

        Je ne suis pas très sûre non plus de la fiabilité de ces projections…

    • 3 Octobre 2014 à 17h28

      Saul dit

      Ce qui m’étonne tout de même, c’est que ceux fustigeant les Français et les sommant de se bouger le cul n’ont pas l’air d’avoir des emplois très prenant à voir leur nombre et horaires de posts…

      • 3 Octobre 2014 à 17h38

        nadiacomaneci dit

        Mais tu ne sais pas où je suis, ni ce que je fais, par exemple…

        • 3 Octobre 2014 à 17h45

          Saul dit

          mais tu ne sembles pas bosser beaucoup…

        • 3 Octobre 2014 à 17h51

          nadiacomaneci dit

          Pas aujourd’hui… tu veux mon emploi du temps ?
          Thd o est la poste, Steed à la sécu et Flo aux espaces verts. content ?

        • 3 Octobre 2014 à 18h02

          Flo dit

          Non, moi, je suis aux fraises

        • 3 Octobre 2014 à 18h07

          Saul dit

          Donc rien à dire pour aujourd’hui puisque tu n’étais pas au taf. Mais me souviens de quelques fois où tu te vantais de poster depuis le taf.
          D’où cette réflexion. 
           

        • 3 Octobre 2014 à 19h21

          nadiacomaneci dit

          Je m’en “vante” pas et c’est sans doute en off que je t’ai dit ça, mais ça a pu m’arriver en effet, entre deux notes…
          Tu veux un virement ?

        • 3 Octobre 2014 à 19h57

          Saul dit

          ce n’était pas en off mais bien en public. Sinon je n’en aurais pas parlé.

        • 3 Octobre 2014 à 20h12

          kriktus dit

          moi ce qui m’étonne c’est que vous puissiez discuter en “off”. j’ai souvent l’impression que les commentateurs de causeur se connaissent tous et se rencontrent ailleurs; habitent-ils tous la même ville, le même quartier, comment connaissez-vous les boulots de chacun? y a t-il un site des commentateurs de causeur, je trouve ça étrange, un peu troublant ce microcosme.

        • 3 Octobre 2014 à 20h30

          Saul dit

          Tout à fait. En fait on se voit tous les soirs à l’apero et on décide de la stratégie à suivre sur les prochains fils. On étudie aussi les différents dossiers de chaque commentateurs histoire d’adapter nos comportements dans l’arêne et de pouvoir élaborer les différents scénarii à appliquer sur un fil de discussion. Car the show must go on ! c’est qu’ça en fait du boulot tout ça…
          Plus sérieusement, le “off” est tout simplement de l’échange mail entre commentateurs ;-) 

        • 3 Octobre 2014 à 23h26

          nadiacomaneci dit

          D’ailleurs Saul je te rappelle que tu me dois toujours deux suze, une anisette et un picon bière -;))
          Oui Kriktus, on vit tous dans une sorte de réserve, c’est très sympa.

        • 3 Octobre 2014 à 23h56

          kriktus dit

          mais comment pouvez-vous passer vos adresses mails si vous vous ne ne connaissez pas? Ce n’est pas sur les fils que vous communiquez vos adresses…

      • 4 Octobre 2014 à 0h03

        cage dit

        ahahaha!!
        Saul, qui nous fait de l’inspecteur Colombo!!!

        “ ’core une ‘tite question, m’zelle!!
        Vous foutez rien ou vous faites semblant???!!”

    • 3 Octobre 2014 à 17h19

      thd o dit

      “3 Octobre 2014 à 17h07

      nadiacomaneci dit

      10 sur 10 indeed.
      L’Espagne, le Portugal et dans une moindre mesure mais quand même la France, paient lâchetés politiques, clientélismes et absence de restructuration quand il fallait le faire. Les années Mitterrand, Chirac et Jospin.
      La réunification allemande a surtout coûté cher à… l’Allemagne. 2000 milliards d’euros. On imagine ce que nous aurions pu en faire. c’est colossal.”

      En 20 ans, l’Allemagne a dû se réunifier avec 16 millions d’allemands de l’Est, ce qui signifie subvenir aux besoins de ceux qui n’avaient pas d’emploi et mettre à jour les infrastructures d’une région de 16 millions d’habitants.

      Parallèlement, sa population globale depuis 1980 s’est élevée de 2 millions.

      Quant à la France, sa population globale depuis 1980 s’est élevée de 10 millions.

      Et il est évidemment plus cher d’intégrer 8 millions de personnes supplémentaires (subvenir à leurs besoins, les élever, bâtir de zéro les routes, maisons, bâtiments collectifs, entreprises…) que de mettre à niveau 16 millions de personnes qui, au moins, avaient déjà une infrastructure de base (routes, maisons, etc…)

      ***

      Donc, vous n’avez pas à vous imaginer ce qu’on aurait fait de l’argent de la réunification, quel que soit son montant : on a fait largement mieux.

      • 3 Octobre 2014 à 17h35

        nadiacomaneci dit

        Vous dites n’importe quoi. Comme d’habitude vous comparez les torchons et les serviettes.
        La RFA a avalé la RDA en 89, pas en 80.
        ça lui a coûté 2000 milliards d’euro cash. Vous ne savez pas ce qu’est un pays qui sort de 40 ans de communisme… Une ruine. Il n’y a pas une infrastructure qui tienne la route.
        Et en quelques années, pas en 35 ans.
        Rien à voir avec une augmentation de population normale.

        • 3 Octobre 2014 à 17h39

          thd o dit

          Ils vivaient dans des huttes, il ne reste plus un immeuble de la période, plus une seule route, plus une seule piscine…?

          Mais non, je vous assure, faire des gosses, les élever, leur construire de jolies maisons toutes neuves, ça coûte cher aussi.

          Pour le seul budget de l’éducation, 1,5% de PIB en plus pour la France, soit plus de 30 milliards actuels, sur 30 ans on est déjà à 900 milliards.

          D’un point de vue démographique, l’Allemagne abuse, voilà tout. C’est quand même curieux que vous fassiez un blocage sur ce point.

        • 3 Octobre 2014 à 17h48

          nadiacomaneci dit

          Vous avez déjà vu un immeuble construit à l’époque ? Ils ont été tous rénovés. En Allemagne orientale c’est allé vite, un choix politique, dans les autres pays de l’Est ça a pris du temps malgré les aides colossales. Et les immeubles ce n’est rien. Pas une usine, pas un bâtiment aux normes. Je me souviens encore des tuyaux (de quoi ?? je préfère pas savoir) en Lettonie entourés de chatterton…
          c’est rien de dire que les Allemands l’ont senti passer la réunification…
          Rien à voir avec une augmentation du budget de l’EN sur 30 ans. Du pur foutage de gueule. Et tous nos profs qui pleurent misère, allez leur dire qu’on leur a filé 900 milliards et pour rien en plus… Des analphabètes ignorants. Misère. c’est bien ce que je dis, faut vraiment tout revoir.

        • 3 Octobre 2014 à 17h56

          thd o dit

          Oui, ils ont été rénovés. Pas bâtis à zéro. C’est beaucoup moins cher, donc rénover des immeubles pour 16 millions de rombiers c’est moins cher que de construire des immeubles pour 8.

          Idem pour les entreprises.

          Et les routes, chemins de fers, commissariats, prisons (j’imagine qu’elles étaient en bon état).

          Mais que ça vous plaise ou pas, on a effectivement dépensé 900 milliards de plus qu’eux en éducation depuis 1985, rapporté à notre PIB.
          C’est 900 milliards qu’on aurait pu investir ailleurs, et qui ont été investi pour préparer les retraites des Français.

          Sauf que des idéologues qui ne captent rien, dans votre genre, vont bien avoir l’idée d’une mutualisation des retraites avec l’Allemagne quand elle sera dans la mouise…

        • 3 Octobre 2014 à 18h00

          nadiacomaneci dit

          Pour le moment c’est nous qui sommes dans la mouise. Pas l’Allemagne.
          Elle a 5% de chômeurs et un budget en équilibre. Et pourtant elle mis 2000 milliards d’euros sur la table sans que ça la fasse plonger.

        • 3 Octobre 2014 à 18h03

          mogul dit

          Entièrement d’accord avec Thédo, les Est-Allemands ne sont quand même pas sortis du moyen âge.
          Mais je suis aussi d’accord avec le dernier paragraphe de Nadia. Le pédagogisme coûte cher pour pas grand chose…

        • 4 Octobre 2014 à 0h18

          Lector laetaberis dit

          hahaha l’Allemagne, la grande Allemagne… ça vous manque hein…
          Et puis en parlant de ruine… ce sont les autoroutes allemandes de l’ouest qui ne tiennent pas la route (le cas de le dire) ni la structure qui le sont toutes ruinées. Bref, qui bredouille n’importe quoi ici ? Ben c’est toi la diplo-docu ! Ah pis elles n’ont tjrs pas été rénovées les routes… mais bon, qui est au fait de la voirie allemande… hein?, puisqu’on nous bassine avec l’immobilier…

    • 3 Octobre 2014 à 16h33

      Flo dit

      Tdho
      la France a des taux proches de ceux de l’Allemagne depuis la politique du Franc fort qui date de 1987, 1988.

      En Espagne, les taux bas ont été l’occasion d’une bulle immobilière sans précédent que le pays n’a pas fini de payer.

      Au Portugal, c’est maintenant qu’ils se réforment, et cela n’a rien de drôle pour eux. 

      Tous ces pays ont vécu au dessus de leurs moyens pendant des années et au lieu de profiter des taux bas pendant 10 ans pour se restructurer, pour investir dans du sérieux, cela a été la gabegie. Ne dites pas que la bulle immobilière espagnole n’était pas une gabegie.

      En France, qu’a-t-on fait pendant cette période bénie de taux bas et de croissance ? Rien, on a continué à emprunter pour faire des dépenses de fonctionnement et pour acheter des clientèles électorales. On s’est désindustrialisé. Des entreprises sans usine qu’ils nous disaient ! Des entreprises sans employés ouais !
      La morale de l’histoire : bien mal acquis ne profite jamais.  

      Ces taux artificiellement bas ont été un piège et nous sommes tombés dedans. Maintenant nous sommes tous dans la nasse et personne ne sait comment on va en sortir. 

      • 3 Octobre 2014 à 16h41

        steed59 dit

        10/10 élève Flo.

        Je garde personnellement une dent contre le triste Pierre Bérégovoy, artisan de la fameuse politique de franc fort (qui nous couta la récession de 1992-93) et contre un certain Alain Juppé (rien à voir avec le futur pdt de la Rep. de 2017) artisan des fameux critères de convergence de sinistre mémoire qui nous couta la récession de 96/97. Toutes ces politiques étaient faites pour “amener” la France à l’Euro avec les résultats qu’on connait

      • 3 Octobre 2014 à 16h51

        thd o dit

        “la France a des taux proches de ceux de l’Allemagne depuis la politique du Franc fort qui date de 1987, 1988. ”

        Indépendamment de l’euro et de l’Allemagne, donc.

        “En Espagne, les taux bas ont été l’occasion d’une bulle immobilière sans précédent que le pays n’a pas fini de payer.”

        Oui, mais la réforme européenne que nous vante Nadia se base uniquement sur le budget de l’Etat (dette, déficit budgétaire). Et l’Espagne était largement dans les clous…

        Quel rapport entre ces critères budgétaires et l’existence de bulles financières ? N’est-il pas plus compliqué de contrôler les bulles financières dans un régime de libre circulation des capitaux ?

        “En France, qu’a-t-on fait pendant cette période bénie de taux bas et de croissance ? Rien, on a continué à emprunter pour faire des dépenses de fonctionnement et pour acheter des clientèles électorales. On s’est désindustrialisé. Des entreprises sans usine qu’ils nous disaient ! Des entreprises sans employés ouais !”

        Mais les taux n’étaient pas plus bas qu’ils ne l’auraient été et qu’ils ne le sont.

        Je suis bien d’accord, au lieu de s’occuper de constitution européenne, de 6 pack, d’intégration budgétaires et autres conneries, on ferait mieux de s’occuper de nos grandes entreprises.

        C’est pour cette raison que je pense que l’euro a été une erreur, et que la priorité donnée à l’intégration européenne (qui a impliqué les privatisations) est suicidaire pour la France.

        “Ces taux artificiellement bas ont été un piège et nous sommes tombés dedans. Maintenant nous sommes tous dans la nasse et personne ne sait comment on va en sortir. ”

        Nous Français n’avons pas bénéficié de taux articiellement bas.
        Quant à l’avenir, je n’imagine pas que l’avenir d’un pays comme la France puisse s’envisager dans une situation où les députés ont volontairement voté pour mettre Bruxelles dans la boucle (qui sont ces gens de Bruxelles ?) et où Valls va piteusement rendre compte à Berlin.

        C’est une honte, la honte de la génération du baby-boom pour être clair.

        Mais cela a moins à voir avec les budgets (dont il faut regarder où sont les déséquilibres pour éviter de dire des âneries) qu’avec l’hostilité déclarée à la notion de souveraineté nationale.

        Si la souveraineté avait été appréciée à sa juste valeur, on en aurait tenu compte au moment de privatiser, et on se serait demandé ce qu’il adviendrait du savoir-faire d’entreprises sans usines.

        Notez que le PDG d’Alcatel avant Tchuruk s’était fait dégager sur une affaire judiciaire au bout du compte infondée…c’est une autre partie de l’état d’esprit d’une époque, d’ailleurs pas finie aujourd’hui.

      • 3 Octobre 2014 à 17h07

        nadiacomaneci dit

        10 sur 10 indeed.
        L’Espagne, le Portugal et dans une moindre mesure mais quand même la France, paient lâchetés politiques, clientélismes et absence de restructuration quand il fallait le faire. Les années Mitterrand, Chirac et Jospin.
        La réunification allemande a surtout coûté cher à… l’Allemagne. 2000 milliards d’euros. On imagine ce que nous aurions pu en faire. c’est colossal.

        • 3 Octobre 2014 à 17h24

          thd o dit

          Mais n’importe quoi.

          Les dépenses publiques de l’Espagne sont tout à fait faibles, ses dépenses sociales en particulier. Il n’y a pas de gabegie là-bas, mais le libre jeu des marchés et les dégâts de l’euro.

          Quant à la France, ses problèmes ont moins à voir avec l’absence de réforme des retraites qu’avec l’erreur de l’UE, à la fois boulet et poison.

        • 3 Octobre 2014 à 17h40

          nadiacomaneci dit

          La bulle immobilière ce sont les dégâts de l’euro ?
          C’est même plus du n’importe quoi….

    • 3 Octobre 2014 à 16h18

      thd o dit

      “3 Octobre 2014 à 15h52

      Flo dit

      Votre graphique tdho montre que l’euro a fait bénéficier certains pays de taux bas durant une dizaine d’années. Et que cette période de taux artificiellement bas n’a pas été mise à profit pour réformer les pays mais au contraire à continuer la gabegie de plus belle. La crise de 2008 a fait revenir les taux à plus de réalité.”

      Le graphique montre qu’avant l’euro la France avait quasiment le même taux que l’Allemagne, et que se mettre pieds et poings liés face à celle-ci avec un taux de change fixe (l’euro) ne lui a strictement rien apporté, sauf des ennuis.

      Elle a aussi quasiment le même taux que l’Allemagne après, alors que le taux d’autres pays est revenu au niveau plus élevé antérieur à l’introduction de l’euro.

      Cela montre donc que la France n’a nullement besoin de l’Allemagne pour avoir des taux favorables, contrairement aux assertions de Nadia.

      ***

      Il n’y a pas eu de gabegie dans les pays concernés par la crise de la zone euro, sauf en Grèce.

      En particulier, Espagne et Irlande étaient toutes les deux dans une meilleure situation financière que l’Allemagne avant la crise (déficit budgétaire et dette)…

      Voyez ici pour l’Espagne, avec une explication de la crise :

      http://krugman.blogs.nytimes.com/2010/02/05/the-spanish-tragedy/
      “The point is that this has nothing to do with a spendthrift government; what’s happening to Spain reflects the inherent problems with the euro, which now more than ever looks like a monetary union too far.”

      Rien à voir avec la réforme de l’Etat espagnol, par conséquent.

      • 3 Octobre 2014 à 16h22

        thd o dit

        A monetary union too far, comme l’opération Market Garden était un pont trop loin.