Gabon: les Bongo restent (malgré tout) au pouvoir | Causeur

Gabon: les Bongo restent (malgré tout) au pouvoir

Pourquoi il n’y a pas d’alternative

Auteur

Hadrien Desuin
Expert en géo-stratégie, sécurité et défense

Publié le 06 septembre 2016 / Monde

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En renforçant son image de garant de l'ordre et de la stabilité, la répression du mouvement d'opposition conforte le président Ali Bongo.
gabon ali bongo ping

Ali Bongo. Sipa. Numéro de reportage : AP21944685_000001.

C’est peu dire que la réélection d’Ali Bongo ne s’est pas très bien passée. Déjà en 2009, le résultat du suffrage présidentiel avait souffert de violentes émeutes urbaines. Et puis tout était reparti comme avant.

La Françafrique bouge encore

Après l’annonce des résultats aussi serrés que controversés, il y a bien eu des morts et des blessés dans la capitale. L’Assemblée nationale a brûlé et le quartier général du principal opposant, Jean Ping, a été pris d’assaut. Des violences somme toutes symboliques si on les compare à celles de Bujumbura ou de Bangui. Mais globalement l’armée est restée calme et la Police a maintenu l’ordre. Libreville est largement sous contrôle d’Ali Bongo Odimba. Une semaine après la nuit des résultats, la crise Gabonaise a déjà quitté le fil principal de l’actualité.

Les médias internationaux s’attendaient à un scénario à la burkinabé ou à la centrafricaine. Le spectre d’une crise de dix ans à l’ivoirienne était dans tous les esprits. Il est vrai qu’Ali, le fils putatif de l’ancien agent de la Françafrique, contraste par sa raideur avec la bonhomie paternelle d’Omar. Certains guettaient déjà l’avion d’Ali Bongo avant qu’il ne s’envole vers un pays ami. La foule, d’abord en liesse, se serait ensuite jetée sur le palais présidentiel pour piller le butin amassé depuis tant d’années. Il n’en fut rien. Le fils Bongo s’est fait un prénom. Son deuxième septennat s’ouvre déjà. La Françafrique, aux intérêts pétroliers et militaires conséquents, est toujours debout.

Ping, l’ex-cacique du régime

Les protestations discrètes se sont fait entendre ici et là, à Paris ou à Bruxelles. Mais la perspective de voir Jean Ping s’installer aux commandes de l’Etat gabonais a sans doute modéré l’enthousiasme révolutionnaire. L’ancien cacique du régime, ex gendre d’Omar Bongo, peine à incarner le renouveau politique. Directeur de cabinet du président dès 1984 sans être de l’ethnie majoritaire fang. Plusieurs fois ministres avant d’être exilé comme haut fonctionnaire international après 2008, son accession au pouvoir n’aurait pas fondamentalement changé les rouages et les pratiques de l’état gabonais.Assez malhabile, il a d’ailleurs annoncé sa victoire avant même d’attendre les résultats officiels. Ses partisans se sont aussitôt lancé dans les violences qui ont fait craindre le pire. Ils ont malgré eux renforcé l’image d’un Ali Bongo garant de l’ordre et de la stabilité. Tandis que Jean Ping perdait ses qualités d’opposant pacifique.

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    • 11 Septembre 2016 à 12h46

      beornottobe dit

      ahhhhh ! la “Françafric” !!!!!!!
      ça m’étonnerait que la Gauche ‘toujours prête par ailleurs à aller en guerre, y aille !!!!!!!

    • 8 Septembre 2016 à 11h37

      keg dit

      L’automne voit le retour des lotos en ses campagnes profondes de la France profonde. Bango, quine, carton plein…..

      http://wp.me/p4Im0Q-1gU

    • 7 Septembre 2016 à 14h21

      marcopes dit

      une dictature comme tant d’autres

    • 7 Septembre 2016 à 14h14

      beornottobe dit

      par ici la bonne “sou-sou” pe…….! (c’est vrai qu’ils ont “été formés par les “politiques français”………
      CQFD

    • 7 Septembre 2016 à 13h37

      beornottobe dit

      nos “socialistes” en redemandent !………

    • 7 Septembre 2016 à 13h29

      beornottobe dit

      et “ils” finiront AUSSI par mourir !

    • 7 Septembre 2016 à 13h28

      beornottobe dit

      hum !….. chassez un Président (dans ce continent) = dix de retrouvés ou…… qu’ils continuent!…..

    • 7 Septembre 2016 à 11h40

      walkyrie dit

      Le néo-colonialisme a du bon pour l’Europe et surtout la France. Bongo, combien de Mercedes ?

    • 7 Septembre 2016 à 6h34

      bu2bu dit

      Ping n’est pas Fang, mais les Bongo non plus, ils sont Batéké, une tribu du sud-est du Gabon, à cheval avec le Congo-Brazza. D’ailleurs, on appelait Omar ” le Congolais” pour cette raison. Leur fief est Franceville.

    • 6 Septembre 2016 à 17h39

      Arsenelupin dit

      Gabon banania !! Connaissez-vous le nouvel état de France Afrique ?? Le Burka Nana Facho

    • 6 Septembre 2016 à 16h48

      i-diogene dit

      La Françafrique, c’ est l’ équivalent (en moins gigantesque) de la suprématie du Dollar au MO :

      https://www.youtube.com/watch?v=8H-GizK7p98

    • 6 Septembre 2016 à 16h04

      i-diogene dit

      Omar Bongo ou Ping, pour la Françafrique, c’ est la même chose..:

      https://www.youtube.com/watch?v=PLpU5Key4FY