Lors de son premier grand meeting électoral au Bourget, François Hollande a tenu à déclamer cette phrase étonnante : « Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité. C’est pour l’égalité que la France a fait sa révolution et a aboli les privilèges dans la nuit du 4 août 1789. »

Hollande est socialiste. Il ne peut donc pas lire correctement l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

Les privilèges étaient des droits inégaux. L’abolition des privilèges, autrement dit la justice, cher camarade socialiste candidat à la présidence de la République française, ce n’est pas l’égalité tout court, c’est l’égalité en droits entre des hommes libres. C’est l’égalité devant la loi. Ce n’est absolument pas l’égalité tout court.

Car en toute justice, les actions des hommes libres donnent inévitablement des résultats inégaux qui ne sont pas forcément injustes.

« La liberté et l’égalité en droits » c’est l’héritage de 89. L’égalité tout court, c’est un tout autre héritage que celui de la liberté et de la justice. C’est l’héritage de la Terreur.

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