Et si la présidentielle était reportée? | Causeur

Et si la présidentielle était reportée?

Fillon, un cas de conscience pour le Conseil constitutionnel

Auteur

Stanislas François
est avocat et enseignant à l'Université catholique de Lyon.

Publié le 03 mars 2017 / Politique

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N'en déplaise à certains, une mise en examen, des casseroles, une moralité peu exemplaire ou le passé judiciaire trouble d’un candidat ne constituent nullement des circonstances qui devraient amener le Conseil constitutionnel à décider de reporter l’élection.
fillon election conseil constitutionnel degaulle

Conférence de presse de François Fillon. Numéro de reportage : AP22020960_000001.

Mercredi 1er mars 2017, début du carême. En bon chrétien, François Fillon entame son chemin de croix. Il annonce publiquement qu’il est convoqué par un juge d’instruction le 15 mars prochain «aux fins de mise en examen ».

Cela tombe bien, c’est exactement entre le 10 mars et le 17 mars que le Conseil constitutionnel peut décider de reporter l’élection !

« Violation de l’Etat de droit », « assassinat politique », les accusations portées à l’encontre de la justice sont particulièrement violentes. La rapidité de la procédure a en effet de quoi surprendre. A peine un mois s’est écoulé entre l’ouverture d’une enquête par le parquet national financier (en principe compétent « dans les affaires qui sont ou apparaîtraient d’une grande complexité ») et la décision d’une convocation aux fins de mise en examen.

L’éventualité d’une mise en examen du candidat LR  (opportunément ?) programmée à deux jours de la date limite du dépôt des candidatures, alourdit le climat délétère qui règne depuis plusieurs semaines sur la vie politique française.


Présidentielle : François Fillon annonce qu’il… par journalsudouest

Les temps judiciaire et politique se marient décidément aussi bien que l’huile et le vinaigre.

Le débat public n’existe plus, la démocratie est prise en otage par les affaires, l’ambiance est étouffante, lourde, pesante et, pour reprendre un terme à la mode, particulièrement « nauséabonde ».

Il reste 40 jours à tenir, ce qui est dans la moyenne pour un calvaire. Imagine-t-on François Fillon mis en examen ? La Constitution ne l’a pas imaginé. Aucune disposition juridique n’a prévu le cas dans lequel un candidat déclaré à une élection présidentielle ferait l’objet d’une procédure judiciaire. Alors tachons de faire preuve d’imagination.

L’esprit de la Vème République, c’est celui de la rencontre entre un homme et le peuple souverain. En principe, aucun juge ne vient tenir la chandelle.

François Fillon peut-il être candidat ? Moralement, c’est à lui seul de répondre. Mais juridiquement, il ne peut pas être empêché de concourir.

Dans l’histoire de la Vème République, deux événements majeurs ont contribué à faire évoluer le régime juridique de l’élection du président de la République.

22 août 1962 : l’attentat manqué du Petit Clamart

Un commando fait feu sur la DS du Général de Gaulle alors en route pour l’aérodrome de Villacoublay. 187 balles sont tirées, 14 atteignent la DS présidentielle et, miraculeusement, les quatre occupants du convoi (le président de la République et son épouse Yvonne de Gaulle, leur gendre le colonel Alain de Boissieu et le chauffeur Francis Marroux) en sortent indemnes.

Bastien-Thiry, condamné à mort, n’a pas été gracié. L’une des raisons du refus de grâce aura été celle de la mise en danger de la vie d’autrui. Aucune précaution ne fut prise par le commando pour protéger les riverains du Petit Clamart. Si le président de la République s’en est miraculeusement sorti, l’attentat aurait pu coûter la vie à une famille innocente. Au moment du passage du convoi présidentiel, un véhicule comprenant une famille circulait sur l’autre sens de la chaussée et se retrouva au beau milieu de la fusillade. Son conducteur fut blessé au doigt. Il s’appelait Monsieur Fillon.

La famille Fillon s’était ainsi retrouvée au cœur d’un événement qui allait bouleverser l’histoire de l’élection du président de la République.

Avant 1962, le président de la République était élu par des grands électeurs. En réaction politique à l’attentat manqué, le Général de Gaulle proposa au peuple français, par la voie du référendum, une réforme visant à soumettre l’élection du Chef de l’Etat au suffrage universel direct.

Depuis 1965, le président de la République est désigné directement par le peuple souverain.

2 avril 1974 : le décès du président Pompidou

Georges Pompidou est le premier chef d’Etat  à disparaître en cours de mandat sous la Vème République. Il n’est pas cependant le premier président de la République à décéder durant l’exercice de ses fonctions. Le président Félix Faure mourut le 16 février 1899 à l’Élysée et les circonstances de son décès passèrent à la postérité sous la formule célèbre de Clemenceau : « il a voulu vivre César, il est mort Pompée ».

La disparition du président Pompidou amena le pouvoir constituant à réfléchir à l’éventualité du  décès d’un candidat à l’élection présidentielle. Depuis l’entrée en vigueur de la loi constitutionnelle n° 76-527 du 18 juin 1976, l’article 7 de la Constitution envisage les hypothèses de décès ou d’empêchement d’un candidat à l’élection présidentielle :

- Si, dans les sept jours précédant la date limite du dépôt des présentations de candidatures, une des personnes ayant, moins de trente jours avant cette date, annoncé publiquement sa décision d’être candidate décède ou se trouve empêchée, le Conseil constitutionnel peut décider de reporter l’élection.

- Si, avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l’élection.

Deux cas de figure sont donc envisagés. Le premier dans les sept jours précédant la date limite du dépôt des présentations de candidatures, soit pour cette année du 10 au 17 mars, le second avant le premier tour, soit entre le 17 mars et le 23 avril prochain.

Dans le premier cas, le Conseil constitutionnel peut décider de reporter l’élection, il dispose d’un choix. Dans le second cas, il ne dispose d’aucun libre arbitre. Si un candidat décède ou est empêché, il est tenu de prononcer le report de l’élection.

Quelles sont les conditions pour que le Conseil constitutionnel reporte l’élection ?

Entre le 10 et le 17 mars

Avant la date limite de dépôt des candidatures, il n’y a pas de candidat. Il n’existe que des « personnes ayant annoncé publiquement leur décision d’être candidate ». Les candidatures relèvent officiellement de l’intention, elles ne sont pas encore jugées par le Conseil constitutionnel. Si un des candidats déclarés décède ou est empêché, alors le Conseil constitutionnel pourra décider de reporter l’élection.

Cette liberté qui lui est offerte de décider de reporter ou non l’élection se comprend pour une raison simple.

Prenons le cas d’un petit candidat qui a officiellement déclaré qu’il briguerait la magistrature suprême, celui dont on dit communément qu’il fait une candidature de témoignage et dont on sait pertinemment qu’il ne dispose d’aucune chance de recueillir les 500 parrainages.

S’il venait à décéder ou à être empêché, alors le Conseil constitutionnel n’est pas contraint de reporter l’élection pour une personne qui n’aurait en tout état de cause pas concouru.

A l’inverse, si par exemple le 15 mars prochain, le candidat de la droite et du centre venait à être empêché, le Conseil constitutionnel pourrait décider de reporter l’élection.

Toutefois, notons que selon le texte constitutionnel, le décès ou l’empêchement doit survenir la semaine précédant la date limite de présentation des candidatures. Si l’événement survient huit ou dix jours avant, le Conseil constitutionnel ne peut rien faire.

Fort heureusement, la convocation tombe le 15 mars !

Entre le 17 mars et le 23 avril

Après la date limite, il n’y a plus de candidats déclarés, mais uniquement des candidats à égalité. Le régime est alors le même pour tous, et, en cas de décès ou d’empêchement de l’un d’entre eux, alors le Conseil constitutionnel n’a plus le choix. Il doit prononcer le report de l’élection.

Après le 23 avril

Si le décès ou l’empêchement d’un des deux finalistes survient entre les deux tours, alors le Conseil constitutionnel annule les opérations électorales et de nouvelles élections sont organisées.

Une mise en examen n’est pas un cas d’empêchement au sens de la Constitution. Sauf si le Conseil constitutionnel décide de faire jurisprudence…

Le pouvoir du juge constitutionnel de reporter l’élection est limité aux cas de décès et d’empêchement. Il y a donc lieu de considérer que si ces deux cas produisent juridiquement des effets analogues, c’est qu’ils doivent être compris comme correspondant tous deux à une situation identique, celle dans laquelle, physiquement, il n’est pas possible pour une personne d’exercer la fonction de président de la République.

Evidemment, le Conseil constitutionnel dispose de la liberté reconnue aux juges pour interpréter les textes et aucune autorité supérieure ne pourrait contredire son choix. Il pourrait ainsi décider de considérer qu’une mise en examen constitue un cas d’empêchement.

Mais gageons qu’il ne le fera pas. Il n’appartient pas au Conseil constitutionnel de juger de la valeur éthique ou morale d’un candidat. Seule la conscience du candidat puis le vote du peuple souverain permettront de résoudre la question.

Le juge, fût-il constitutionnel, ne peut connaître que des questions de droit. Pour la morale ou pour l’éthique, il appartient aux citoyens d’en juger.
L’empêchement visé à l’article 7 de la Constitution ne vise que des cas qui rendraient le candidat physiquement inapte à exercer la fonction (maladie, disparition, accident, aliénation, attaque cérébrale,…).

L’empêchement n’étant pas défini par la Constitution, l’ambiguïté du terme laisse certains penser que la procédure prévue à l’article 7 de la Constitution pourrait être utilisée à l’encontre du candidat Fillon.

Aussi, le terme d’empêchement s’avère-t-il proche de l’impeachment américain, procédure permettant de destituer un président en exercice ayant commis des manquements incompatibles avec l’exercice de son mandat.

Mais en France, le terme d’empêchement a un sens. Et pour en cerner les contours, on s’intéressera alors au statut du président de la République.

S’agissant du chef de l’Etat, on remarque qu’il peut à la fois faire l’objet d’une procédure de destitution et être victime d’un empêchement. On définira donc l’empêchement par opposition à la destitution.

Aux termes de l’article 68 de la Constitution, le président de la République peut être destitué en cas de manquements incompatibles avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement réuni en Haute Cour. Prononcée par le Parlement, la sanction revêt une dimension politique.

La destitution du président de la République suppose la réalisation d’un manquement incompatible avec l’exercice du mandat. Par définition, il est porté une appréciation de nature subjective sur le comportement du président de la République. Des faits présentant un caractère pénal, la révélation d’un passé trouble pourraient constituer de tels manquements.

Hormis dans la série Baron Noir, cette procédure n’a jamais été mise en œuvre, alors même que deux périodes de cohabitation auraient pu le permettre. En 1986, il avait été envisagé de renvoyer François Mitterrand devant la Haute Cour pour son refus de signer les ordonnances. En 2000, Arnaud Montebourg proposa d’y renvoyer Jacques Chirac en raison des révélations des affaires liées à la Mairie de Paris.

Dans ces deux cas, il n’avait pas été envisagé de déclarer le président de la République empêché. Lorsqu’on reproche au président de la République d’avoir des casseroles, on songe à le destituer, on ne constate pas son empêchement.

A l’inverse, l’article 7 de la Constitution prévoit un cas de vacance ou d’empêchement du président de la République. Ce cas de figure est intervenu à deux reprises sous la Ve République, après la démission du Général de Gaulle et après le décès du président Pompidou.

Dans la Constitution, il est écrit que le Conseil constitutionnel constate l’empêchement. Ainsi, l’empêchement doit donc être entendu comme correspondant à une situation objective, un constat, celui dans lequel la santé du président de la République serait altérée.

Le terme d’empêchement ayant été introduit dans la Constitution après le décès du président Pompidou, cela révèle donc l’intention du pouvoir constituant de prévoir une situation dans laquelle la maladie ou l’aliénation emporterait un candidat et non des affaires judiciaires.

Une mise en examen, des casseroles, une moralité peu exemplaire ou le passé judiciaire trouble d’un candidat ne constituent donc nullement des circonstances qui devraient amener le Conseil constitutionnel à décider de reporter l’élection.

Mais toute décision du Conseil constitutionnel étant sans appel, les sages de la rue de Montpensier demeurent libres, si la situation les contraignait à interpréter le texte comme ils l’entendent.

Dans cette hypothèse, ils feraient alors jurisprudence, au détriment de l’esprit de notre Constitution.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 6 Mars 2017 à 4h17

      Livio del Quenale dit

      6 Mars 2017 à 0h03 Alex Z dit :
      &&&C’est pas la même chose pour Fillon qui encaissait les salaires fictifs de sa femme, c’est ce qu’on appelle dans ce cas, enrichissement personnel sans cause.&&&
      -
      Non! inexact, ce sont les DAP, dotations de fonctionnement allouées au parlementaires, (c’est une enveloppe dont le montant est calculé en fonction de la circonscription servie), qui pouvaient, jusqu’à 2015, employer à sa façon, y compris embaucher sa femme, dont le salaire qq fois “passait à l’as” pour satisfaire qq distributions extra-sociales.
      C’est pour ça que Fillon est dans la clous! Contrairement à ce qu’on lui reproche.
      C’est sûr que les montants paraissent élevés,ça peut pauser un problème moral quand on ne connais pas la fonction et son travail.
      Mais comparé aux enjeux on est dans le délire,surtout que quasiment tous les parlementaires dépensent leur dotation qui est fixe et calculée en fonction de la circonscription de chacun.
      Le parlementaire ne”pioche”pas dans la caisse comme supposé.
      Il faut se renseigner,avant de colporter inexactitudes
      -
      Enfin, C’est encore presque pareil, sauf que c’est plus long. Il faut rendre les reliquats à l’A.N. On ne peut plus, avoir des “fonds de tiroirs” pour les extras,on doit redemander sur ces reliquats des fonds pour ces extras du fonctionnements de la circonscription.
      C’est pareil,mais plus compliqué et moins rapide,quand en tournée de circonscription on doit distribuer ici où là,qq subsides aux familles en difficulté aux associations méritantes etc.etc. les sollicitations ne manquent pas.
      C’était rapide,évitant les lenteurs administratives et leurs tracasseries et il faut bien le dire améliorait les relations publiques de l’élu.
      Nous devons cela à une crise de transparence du PS après Cahuzac.
      Ça pourrait être bien et justifié, mais là, ça se discute, ça l’a été d’ailleurs mais la majorité d’alors l’a emporté espérant redorer son blason et maintenant,on se rend compte que ce n’est pas pratique .

    • 6 Mars 2017 à 3h12

      Livio del Quenale dit

      “Qui veut la fin,veut les moyens”…
      Et donc ce”parquet”qui va bien,inventé par la gauche Tubera,et cette presse là,où les journalistes TV sont de gauche avec nombre de ceux des grands journaux ex papier.

      Le pouvoir veut abattre Fillon qui n’est pas comme Juppé socialo compatible qui entre parenthèse avait une sorte de licence obscure tacite du PS.
      De plus ça devait désorganiser la droite qui déjà a du mal à être rassemblée, on vient de le voir.Sauf que Fillon , surprise, montre les dents, et a un bon programme que la primaire à très bien plébiscité. Ah! Ça, ce n’était pas prévu, vite le poison.

      Droite et gauche crèvent de peur,mais pas pour les mêmes raisons,la droite, c’est pour leur circonscription et leur portefeuille,la gauche c’est aussi pour ça, mais surtout pour le couteau à qui il ont fait des promesses non tenues,alors se planque derrière la police qu’il envoie au “casse pipe” et par derrière,pusillanimes tremblants,relâche les voyous.

      Avec Fillon,pareil,on lance un journal sur quelqu’un,on l’y aide,il trouve et publie,on lance alors le PNF.
      Le type au casier vierge ne se méfie pas,se défend, se sentant injustement accusé, pire essaye de se justifier,s’enfonce,la presse,magnanime se charge de l’y aider et voilà comment on monte les esprits simples contre un coupable fabriqué avec des accusations graves et fausses, abus de pouvoir,détournement des deniers publics,emplois fictifs et quoi encore.Enfin quand on cède à la peur du mal,on ressent déjà le mal de la peur et on fait n’importe quoi.
      N’importe quoi qui à l’examen ne tient pas et qui un jour se payera forcément.

      Mais en attendant le mal est fait et on compte les point en mettant de l’huile sur le feu avec la presse qui en fait ses choux gras et occupe la scène pour masquer la vacuité du discours du “faire valoir” du Macaron-bateleur et creux,les deux candidats cachés du pouvoir méfiant et pour cause de son bilan catastrophique.
      Accusez,calomniez,il en restera toujours qq chose.(Beaumarchais).

    • 5 Mars 2017 à 23h58

      Alex Z dit

      Y a-t-il un acharnement médiatique contre Fillon ?
      Si Fillon ne s’était pas présenté à la présidentielle, aucun média ne se serait intéressé à ses magouilles familiales, ce qui parait-il est pratique courante.
      Mais à partir du moment ou un individu quel qu’il soit, Fillon ou pas Fillon prétende se présente à une élection, pour présider aux destinées de la France pendant 5 ans, il est normal que la presse s’intéresse à son passé, à ses pratiques, et à ses casseroles s’il en a.
      Si la presse ne faisait pas ce travail, qui le ferait ?
      Est-ce que Causeur le ferait ? Non, car la patronne elle-même le défend, caractérisant ses emplois fictifs familiaux de “fautes vénielles”. Qui donc dénoncerait les turpitudes des candidats à la fonction suprême s’il n’y avait pas ces journaux comme le canard pour le faire.
      Ce serait le règne de la corruption, comme dans les pays où la presse est muselée. C’est cela que vous voulez ? Moi non.

      • 6 Mars 2017 à 0h04

        durru dit

        Vous n’avez rien compris. Si c’était Sarko à la place de Fillon, cela aurait été la même chose, mais pas pour les mêmes raisons. Idem pour n’importe qui d’autre. Ce qui est quand même incroyable, c’est que personne ne semble se rendre compte de l’énorme écart entre les forfaits du gouvernement en place et ce qu’on reproche à Fillon.

    • 4 Mars 2017 à 23h38

      Mi-Kha dit

      on ne le ferait pas à Marine, alors pourquoi à lui ?

      • 6 Mars 2017 à 0h03

        Alex Z dit

        MLP est accusée aussi d’emploi fictifs, mais les personnes qui étaient payées par le budget européen, faisait un travail au parti de MLP. Cet argent n’est pas entré dans la poche de MLP. C’est pas la même chose pour Fillon qui encaissait les salaires fictifs de sa femme, c’est ce qu’on appelle dans ce cas, enrichissement personnel sans cause.

    • 4 Mars 2017 à 14h13

      MGB dit

      Au fond, il arrive à FILLON ce qui est arrivé à DSK.

      • 4 Mars 2017 à 14h19

        steed59 dit

        oui enfin il y a quand même une différence entre être soupçonné d’employer sa femme, même fictivement et être soupçonné d’avoir violé une domestique. et la justice américaine, c’est un peu autre chose que la justice française, même si elle aussi elle est loin d’être parfaite

    • 4 Mars 2017 à 3h52

      Livio del Quenale dit

      Terminator dit le 3 Mars 2017 à 16h22
      &&& À part une forfaiture du Conseil Constitutionnel qui n’en est pas à ça près, je ne vois pas désormais ce qui pourrait l’arrêter et c’est tant mieux…&&&
      -
      Oui, le conseil constitutionnel est majoritairement de gauche et si la gauche ne vaut rien pour gouverner, elle s’y entend pour magouiller, on vient d’en avoir un exemple ces dernières semaines.

      Aussi pourrait-ils , au détriment de la constitution, les vertueux, lave plus blanc, accusateurs, n’en sont pas à ça près, voter la jurisprudence.

      Mais ce serait aussi se tirer une balle dans le pied , vu que la plus part de parlementaires n’ont rien à envier à Fillon et donc pas de leçon à lui donner, je dirais même que les peaux de bananes c’est risqué, il suffirait qu’un “canard” de droite gratte un peu. Je m’étonne que ça ne soit pas déjà fait, ou cela va sortirait-il sous peux.( houlala)
      Quasiment tous se débrouillent pour conserver la totalité des dotations qui leur sont allouées pour fonctionner, sauf que depuis Cahuzac la gauche fut prise d’une crise de transparence aiguë

      • 4 Mars 2017 à 16h41

        Livio del Quenale dit

        Erratum : je m’étonne de ce que ça ne soit pas déjà fait, ou cela sortirait-il sous peu.( houlala)

    • 3 Mars 2017 à 23h37

      Alex Z dit

      Avez-vous pensé aux législatives qui vont suivre l’élection présidentielle ?
      Si c’est Macron qui est élu, est-ce qu’il aura une majorité parlementaire pour mettre en oeuvre sa politique ? Après avoir éliminé le mouton noir Fillon aux présidentielles en portant au pouvoir M. Macron, les électeurs de la droite, du centre, ainsi que la masse flottante des électeurs indécis qui en ont soupé de la gauche, risquent fort de donner une majorité à la droite. Commencerait-on le quinquennat avec une cohabitation…. Comme ce serait drôle !!!

    • 3 Mars 2017 à 20h37

      C. Canse dit

      Sur LCI, les parleurs commencent à vouloir nous faire croire que Fillon est fou voire qu’il se prendrait pour de Gaulle. Demain, il sera bon pour la camisole de force… Et dimanche, on lui enverra les gros bras de Ste Anne…. 

      • 4 Mars 2017 à 0h35

        Alex Z dit

        Je ne regarde pas LCI, mais je regarde Fillon lorsqu’il parle à la télé. J’ai vu son dernier discours, et je me demande vraiment, s’il n’est pas effectivement devenu fou. Qu’est-ce que c’est que cette stratégie qui vise à accuser le monde entier de s’être ligué contre lui, l’Etat, la Justice, les médias, de parler de complot, d’assassinat, et puis quoi encore ?
        Ma femme qui parfois a des intuitions justes, me dit après l’avoir vu gesticuler, accusant le monde entier, qu’il va finir par se suicider. Je lui ai répondu que Fillon est un bon chrétien (à ce qu’il dit), et que les bons chrétiens sont parfois malhonnêtes, mais ne se suicident pas.

        • 4 Mars 2017 à 10h59

          atahualpa dit

          Qui peut donner les preuves qu’il n’y a pas eu complot? Vous peut-être? 

        • 4 Mars 2017 à 11h31

          Hannibal-lecteur dit

          Sans parler de complot, il est clair que l’accusation portée à Fillon aurait dû l’être voici longtemps: le choix du moment est donc une attaque en vue d’une mort politique. 
          Complot, pas complot? On s’en moque. Mais donner satisfaction au tueur intentionnel : jamais. 

        • 4 Mars 2017 à 11h39

          steed59 dit

          il n’est pire aveugles que ceux qui ne veulent pas voir

        • 5 Mars 2017 à 8h37

          atahualpa dit

          à lire jusqu’au bout. (un blogueur de Mediapart ne oeut être accusé de partialité) 
           https://blogs.mediapart.fr/regisdesmarais/blog/040217/lassassinat-politique-de-francois-fillon

    • 3 Mars 2017 à 18h46

      Saul dit

      Bon les enfants, plus la peine de vous embrouiller, c’est mort de chez mort. S’il se maintient, il aura un centriste type Borloo comme rival.
      Ça serait marrant, lui qui se maintient + un candidat centre droit. Cette campagne est captivante :-)

      • 3 Mars 2017 à 19h06

        mogul dit

        Je crois que l’UDI ira plutôt grossir les rangs de Macron. Ce qui, électoralement, ne rapportera pas forcément grand chose à ce dernier.
        Non, là où ça deviendrait cocasse, c’est si Juppé revient dans la course…
        Allez, je vous attends tous chez Dupont Aignan ;-))  

        • 3 Mars 2017 à 19h16

          steed59 dit

          Dupont-Aignan sera-t-il obligé de se démettre après sa prochaine mise en examen ?

        • 3 Mars 2017 à 19h55

          mogul dit

          La ficelle serait trop grosse. ;-)

        • 3 Mars 2017 à 19h57

          steed59 dit

          il doit bien avoir une petite nièce dans son entourage parlementaire. Même pas salariée, même stagiaire ça suffit

        • 3 Mars 2017 à 19h59

          Fioretto dit

          Marine Le Pen est convoqué chez les juges, elle n’ira pas, elle risque quoi?

        • 3 Mars 2017 à 20h04

          eclair dit

          fioretto

          rien car elle a son immunité de parlementaire contrairement à fillon qui a laissé la place à son suppléant. Lui s’il n’y allait pas cela serait les gendarmes au petit matin qui viendrait le chercher.

        • 3 Mars 2017 à 20h04

          C. Canse dit

          Mogul

          Pas tant que Fillon reste.
          NDA a-t-il ses signatures ? 

        • 3 Mars 2017 à 20h08

          mogul dit

          Pire que ça Steed. Il emploie sa femme comme AP (stupeur !..). Mais il semble bien que, là, le travail soit avéré. Contrairement à la douce et effacée Penny, Mme. Dupont Aignan, avocat de son état, serait plutôt du genre omniprésent…
          Et puis elle partage l’enveloppe de l’AN avec deux autres AP, on est donc loin du bas de laine à la Fillon…

        • 3 Mars 2017 à 20h12

          mogul dit

          Canse,
          Pour les signatures, après avoir longtemps souri jaune, il semble tout d’un coup très confiant. Il semble que le pennygate ait rabattu vers lui pas mal de soutiens. 

        • 3 Mars 2017 à 20h25

          C. Canse dit

          Mogul

          C’est heureux. :-)) 

        • 4 Mars 2017 à 11h45

          steed59 dit

          si ce n’est illégal est-ce au moins morale ? Je suis frappé depuis plusieurs années de constater dans les discours des “juges” rouges de plus en plus de jugement de type moraux, comme à l’époque de l’affaire Cahuzac où la juge l’ayant condamné s’était permis de dire “qu’il avait déshonoré la république. Or on sait quasiment depuis que la philosophie existe que le légal et la morale ce n’est pas exactement la même chose. De quel droit de ces “juges” rouges se permettent de faire des leçons de morale aux gens qu’ils condamnent ?

          Il se trouve qu’à titre personnel, j’exerce une profession (uniquement à caractère alimentaire) qui m’oblige à de rare occasion à prononcer des sanctions administratives pouvant impacter financièrement des entreprises de manière assez importante. Or je me suis toujours fait une règle de conduite professionnelle de ne jamais faire la morale aux gens que je sanctionne (quand bien même dans bien des cas ils le mériteraient)

      • 3 Mars 2017 à 20h11

        C. Canse dit

        Non, pas encore. :-))

        En tout cas pas de Juppé, le garant de la morale ! Déjà condamné à de l’inéligibilité, faut oser ! 

        • 3 Mars 2017 à 20h24

          C. Canse dit

          Juppé humilié par le plébiscite réservé à Fillon n’est pas le second choix “logique”.

    • 3 Mars 2017 à 18h08

      MGB dit

      7 sur 10 des membres siégeant sont de gauche, dont FABIUS président. Les jeux sont donc faits. Même si Sarkozy et CHIRAC siégeaient pour l’occasion, la majorité resterait de gauche.
      Le Conseil constitutionnel étant une juridiction éminemment politique, il est certain qu’il fera jurisprudence et jugera FILLON “empêché”.

      • 3 Mars 2017 à 18h24

        C. Canse dit

        Bah, Fabius avec le sang contaminé serait malvenu d’accabler qui que ce soit.

        • 4 Mars 2017 à 14h17

          MGB dit

          Peu de gens s’en souviennent. Ce personnage est d’une moralité très douteuse et il n’hésitera pas à servir son clan.

        • 4 Mars 2017 à 14h21

          steed59 dit

          Pour ma part j’ai toujours considéré Fabius comme innocent dans l’affaire du sang contaminé, ou du moins pas responsable, quand bien même il reste politiquement la même crapule que ses copains gaucho-facho, et le voir au conseil constitutionnel me remplit d’effroi

    • 3 Mars 2017 à 17h53

      Eric Dufour dit

      “Et si la présidentielle était reportée?“

      Ben voyons ! On se fout de la g….. de qui là ? 

    • 3 Mars 2017 à 17h35

      Calixta dit

      Depuis 1965, le président de la République est désigné directement par le peuple souverain. Mais tellement manipulé.
      On peut même se poser la question suivante: tout les citoyens sont-ils apte à prendre une décision en connaissance de cause…

      • 3 Mars 2017 à 18h52

        Sancho Pensum dit

        Non, il n’y a que moi ! Et comme faire une élection pour m’élire, alors que je suis le seul électeur ne rime à rien, je propose de prendre le pouvoir de suite. Et de le garder ad mortem, puisque bien évidemment, les autres sont tous des cons.

        • 3 Mars 2017 à 19h09

          mogul dit

          En général, c’est à ce stade que devrait débuter la remise en question. La vôtre bien sûr. ..

        • 4 Mars 2017 à 21h57

          saintex dit

          Ben pourquoi ? Laisse le attaquer Pearl Harbour, gagner Austerlitz (la gare), et jouer avec son entonnoir. Tant qu’il répand son evangile selon saint Plenel, il n’attaque pas les petites vieilles dans la rue et les Florentins agacés ne l’envoient pas au bûcher.

      • 3 Mars 2017 à 23h53

        Alex Z dit

        Je pense que oui, ça s’appelle la “démocratie”. Le nier c’est mettre en doute la démocratie. Le peuple est parfaitement apte à prendre une décision en connaissance de cause. Le problème se situe ailleurs, notamment sur l’éventail des candidats qu’on lui propose. En 2012 c’était Hollande contre Sarkozy. Le choix était bien maigre, comme le peuple ne voulait plus de Sarkozy, il a bien été obligé de voter Hollande. Sinon qui d’autre ?
        En 2017, le même problème va se poser. Qui se présente devant le peuple souverain comme prétendant à la fonction suprême ? Quand le peuple a vu et entendu les uns comme les autres débiter leur programme ou leur absence de programme, leurs fantasmes et leurs utopies, le peuple a compris qu’une fois de plus on va envoyer un autre pingouin à l’Elysée mais en pire (car à chaque élection, c’est chaque fois pire que la précédente) et une fois de plus, le peuple n’y pourra rien.

      • 4 Mars 2017 à 14h23

        steed59 dit

        si les citoyens ne peuvent le faire, alors qui le peut ?

    • 3 Mars 2017 à 17h10

      Fioretto dit

      mogul,
      dupont aignan ? Sérieux ? Les médias qui ont réussi à achever fillon n’aurons aucun mal à le renvoyer à 1% de votes

      • 3 Mars 2017 à 19h13

        mogul dit

        Pour l’instant il est crédité de 3%, il ne risque pas grand chose ;-)
        Mais si nous nous donnons tous la main… :-))1 

      • 3 Mars 2017 à 19h19

        steed59 dit

        Fio, habituellement on décide ses votes sur la base de convictions, pas forcément sur des prédictions de victoire (encore que il y a toujours le vote utile). Si juppé se présente contre Fillon et que celui-ci se retrouve à 5/10% je continuerais à vouloir voter pour lui