“Macron ne propose pas une vision nouvelle de la politique” | Causeur

“Macron ne propose pas une vision nouvelle de la politique”

Entretien avec François Bert, ex-officier de la Légion (2/2)

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 20 avril 2017 / Politique

Mots-clés : , , ,

Dans son essai "Le temps des chefs est venu", le Saint-Cyrien François Bert propose une analyse originale du paysage politique français. En quête de chefs sachant commander, faute de personnel politique compétent, la France risque de se donner à un "vendeur" ou à un "prophète". Entretien 2/2.
emmanuel macron francois bert chefs

Emmanuel Macron, meeting de Bercy, avril 2017. Sipa. Numéro de reportage : AP22041294_000017.


Retrouvez la première partie de l’entretien ici.

Daoud Boughezala. D’après votre typologie, les « petits » candidats à la présidentielle tels que Dupont-Aignan, Lassalle, Asselineau, Cheminade, Arthaud et Poutou sont-ils des « prophètes » arc-boutés sur leur idéologie ?

François Bert. L’analyse des débats télévisés nous donne une première image de ce que révèle leur personnalité : il y a ceux qui par l’outrance, le caractère décalé ou la preuve appuyée de leur bonne foi cherchent à susciter l’affection (ce sont nos « prêtres » : Poutou, Lassalle, Dupont-Aignan) et il y a ceux qui par verrouillage idéologique ou besoin de nous donner la preuve de leur savoir cherche à attirer notre attention sur leur connaissance ou leurs idées (ce sont nos «prophètes » : Arthaud, Cheminade, Asselineau).


“Je suis en colère”: le “moi président” des… par LEXPRESS

Vous appelez à un renouvellement des élites politiques à partir de la société civile. A première vue, vous rejoignez le discours d’Emmanuel Macron. Pourquoi n’adhérez-vous pas à sa démarche ?

Le premier mouvement d’Emmanuel Macron était positif : chercher dans le « hors-parti » la réalité du potentiel français. Nous le savons désormais, Emmanuel Macron est à de multiples points de vue le candidat téléguidé par le système. Sans aller jusque-là, nous avions néanmoins déjà des éléments susceptibles de nous montrer que sa démarche ne pourrait pas aller dans le bon sens. D’une part parce qu’un chef, s’il sait en effet qu’il ne peut rien sans ses troupes et n’a de cesse de créer les conditions pour lever leur talent, passe ce-faisant son temps à élaborer sa vision. Il donne des directions, tranche, conduit l’action. Déléguer ne veut pas dire subir. Emmanuel Macron en est à lire le discours qu’on lui a soumis sans le comprendre… D’autre part il n’a pas fait porter sa campagne, comme nous aurions pu l’espérer, sur l’émergence des bonnes personnes et la construction d’une équipe opérationnelle, « prête à faire » : il a généré une énième manœuvre électorale dilatoire, consistant à aller chercher d’autres viviers de voix sur la base d’un gloubi-boulga de convictions. Il a au final su rassembler autour de lui tous les vieux dinosaures est aventureux des partis existants. Emmanuel Macron est ce qu’on appelle en musique un « arrangeur », ce professionnel de la réverbération qui plait tant aux médias : ni compositeur d’une vision nouvelle, ni chef d’orchestre capable de piloter avec autorité l’action collective actuelle et à venir.

Attendez-vous l’homme providentiel comme d’autres le Messie?

Ma démarche est tout sauf celle-là et je cite, pour l’appuyer, l’exemple historique de la guerre de Vendée. Les « chouans » (Bretagne, Mayenne et Normandie essentiellement) prolongeront dans d’autres départements l’action de la Vendée, avec des modes opératoires différents. La guerre de Vendée est un bel exemple d’une désignation par temps de crise d’un très riche panel de chefs naturels que contient un peuple. Les paysans vendéens ne se sont pas tournés vers les orateurs ou autres « grandes gueules » du moment : ils sont allés chercher ceux dont ils savaient qu’ils pourraient les conduire à bon port. Ces hommes-là, nobles (Charette, La Roquejaquelein, Lescure, Bonchamps…) ou roturiers (Cathelineau, Stofflet…) étaient plutôt des introvertis, connus pour leur sagesse, leur courage et pour certains seulement, la connaissance des armes. Cathelineau, pourtant le plus modeste d’entre eux (il était voiturier colporteur) fut leur premier généralissime. Aucun ne s’est mis en avant, tous ont attendu que l’évidence de l’événement et l’insistance des paysans les poussent à accepter de prendre la tête du groupe. Napoléon a qualifié la Vendée de « peuple de géants ».

Au croisement de la psychologie et de la sociologie des organisations, vous avez inventé une méthode d’analyse singulière. Quelle est-elle ?

J’appelle ma démarche « ostéopathie des organisations ». L’ostéopathie se distingue de la médecine traditionnelle en ce qu’elle va à la source des choses pour comprendre les causes, a une vision globale (holistique) des problèmes et privilégie le placement juste à l’interventionnisme. Mon approche n’est bien sûr pas médicale mais elle s’inspire du parti pris de l’ostéopathie pour aborder les problèmes en entreprise.

Il y en France beaucoup de « conseils en organisation » qui sont capables de proposer les bons organigrammes sans pour autant savoir vérifier si les bonnes personnes sont aux bons endroits. Nous avons de l’autre côté beaucoup de coachs capables de veiller au développement des personnes sans être capables de vérifier s’ils sont employés de la bonne façon. Ma démarche est de croiser les deux approches : en diagnostiquant les dimensions innées de la personnalité je suis capable de voir où les choses bloquent dans le fonctionnement d’une entreprise et de permettre l’adéquation muscles (personnalité)/squelette (organigrammes).

Cette approche permet d’apporter ce qui manque souvent le plus aux entreprises : la durée.

Votre grille d’analyse peut s’appliquer au monde de l’entreprise. En France, ce grand pays cartésien où tout commence par des idées, sait-on recruter des chefs ?

Nous sélectionnons aujourd’hui les gens soit sur la base de leur CV, et donc de leur connaissances et expériences accumulées, soit sur la base de l’ « auto-vente » de l’entretien de recrutement. Cela est très nettement insuffisant quand il s’agit de recruter des chefs. Tout au plus certains process de recrutement intègrent-ils des études de cas avec production d’une réponse écrite. Je ne crois pas qu’un chef de guerre pris en embuscade soit appelé à rendre un mémoire universitaire. Il décide, vite, imparfaitement, mais avec la présence d’esprit et la capacité à donner des ordres, étape après étape, pour que l’ensemble de l’équipe soit sortie d’affaire.

>> A lire aussi: Emmanuel Macron, la France n’est pas un open space – Par Alain Finkielkraut

Mon sujet a donc été depuis le départ de créer des mises en situation qui me permette non pas d’obtenir des réponses écrites, mais d’observer le comportement. Après plus de 600 personnes auditées, je constate que les personnalités se dégagent d’évidence à l’occasion des séquences pratiques que je leur demande de vivre. Il y aurait un livre à écrire sur la manière dont certains esprits brillants sont incapables d’aborder les bousculements que je leur soumets.

C’est donc aussi en entreprise que l’ «erreur de casting » est la cause fréquente des difficultés et fiascos à répétition. La réalité nous ramène toujours à elle et elle a pour chacun de nous, prêtre prophète ou roi ce mot ancien : « Deviens ce que tu es » !

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 21 Avril 2017 à 22h37

      Robinson dit

      Gros-Nounours cherchant un autre nuage, le Marchand de Sable s’est lancé.

    • 21 Avril 2017 à 17h51

      Hannibal-lecteur dit

      Qu’il est compliqué, ce Bert, et …comme il s’apprécie! Au moins un qui est content de lui, bravo. Quant à son tour des caractéristiques de nos candidats, pardon si j’m'excuse mais …il en néglige une essentielle : la beauté. 
      Car Fillon sera  élu parce qu’il est beau et …le seul! Macron est pointu, le seul potable c’est NDA, MLP est lunaire, Hamon crado-mal rasé, et les autres du genre commun ordinaire c’est-à-dire ordinairement laids , sauf peut-être Arlette heu non, son alter ego qui a un certain charme quand elle sourit. Mais celà lui est difficile et les stigmates de la dure guerre contre les patrons reprennent vite le dessus. 
      Étant affligé d’une grave lacune ( je suis hétéro ) il ne peut m’être reproché d’être motivé par un amour des hommes pour trouver beau Fillon. À titre d’exemple, et tout en n’étant attiré sexuellement par aucun, encore pardon, mes autres beaux sont dans l’ordre Gary Cooper, John Fonda, le héros d’Arsenic et Vieilles dentelles, je sais plus son nom, etc. mais ils ne sont pas nombreux et …aucun français ne me vient à l’esprit. 
      Mais Fillon est beau et il sera ėlu pour cette raison aussi. 

    • 21 Avril 2017 à 17h11

      Livio del Quenale dit

      François Macaron ou manuhollande !
      Autre preuve le premier sinistre au infos de 13 h sur une chaine à enterré Fillon et le Pen et soigneusement oublié Mascaron comme si se cacher derrière une duplicité allait minorer leur déroute . Assumez nom de nom, au moins une fois, même si c’est votre débâcle, au lieu d’agonir bêtement comme vous avez piètrement commencé en ayant rien à proposer et en vous justifiant en accusant les précédents. Quel souvenir pour la postérité.
      Bon il y en a eu d’autres que l’on a oubliés heureusement, mais ça ne nous console pas de ces 5 ans coûteux.

    • 21 Avril 2017 à 14h25

      Amaury-Grandgil dit

      Macron me rappelle précisément à une autre échelle la campagne des municipales dans mon bled. Il y avait un candidat PS désigné par le parti selon des primaires locales et un dissident. Tous les caciques PS savaient très bien que l’officiel était nul, ils le soutenaient du bout des lèvres, et quand il a été éliminé ils ont soutenu à fond le “dissident” qui était LEUR candidat depuis le début

    • 21 Avril 2017 à 7h18

      QUIDAM II dit

      Le sémillant candidat de la grande bourgeoisie et de la gauche caviar, anime un « mouvement » (dont on ne connaît pas le financement) qui est la voiture-balai des responsables d’un parti socialiste en plein naufrage pour avoir cyniquement trahi sa base sociologique (le monde ouvrier, les employés les cadres, les professions libérales, etc).
      Dans « En Marche », Dominique de Villepin et Robert Hue (ex secrétaire général du parti communiste français) dansent ensemble le tango macronien tout en rêvant à une prochaine survie politique.
      Les vieux chevaux politiciens qui grimpent en masse dans la voiture-balai d’ « en Marche » sauront imposer leurs intérêts électoraux à Macron qui, sans eux, n’a strictement aucun espoir de trouver une majorité parlementaire… bien qu’il prétende (peut-être sincèrement, mais illusoirement) pouvoir leur tenir a dragée haute.
      D’ailleurs, la guerre des investitures (et des amers déceptions) a déjà commencé dans ses rangs.

    • 21 Avril 2017 à 3h00

      Livio del Quenale dit

      sa langue dit et son regard dit le contraire.

    • 21 Avril 2017 à 2h50

      Livio del Quenale dit

      macaron ou l’ivresse des podiums de rock stars, sauf que c’est un bateleur comme méluche, des miroirs aux alouettes, si tu t’y pose tu prends un coup de fusil.

    • 20 Avril 2017 à 20h25

      C. Canse dit

      Macaron ne propose rien, il veut. (Cf. Tract électoral).

    • 20 Avril 2017 à 16h27

      QUIDAM II dit

      Il serait invraisemblable que Macron soit élu alors qu’on ne sait pas quels intérêts financent sa campagne ; qu’on ne sait pas le rôle joué auprès de lui de Bariza Khiari (double nationalité franco-algérien) réputée proche du CCIF et membre, mais vice-présidente du Sénat et pressentie pour être ministre de l’Education. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-liaisons-dangereuses-unissant-191380
      En réintégrant Mohamed Saou parmi ses « référents » sous la pression du CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) menaçant de le priver du vote musulman, Emmanuel Macron a montré qu’il était faible.
      S’il est élu, le CCIF et beaucoup d’autres se souviendront que Macron est inconsistant face au chantage.
      « En même temps » est une expression familière d’Emmanuel Macron qui se méfie du simplisme en politique, et affirme vouloir appréhender les problèmes dans toute leur complexité. Il ignore donc que les problèmes politiques sont généralement aussi inextricables que le « nœud gordien ».
      La qualité première d’un homme politique est d’avoir le courage de « trancher le noeud gordien », c’est-à-dire de prendre des décisions et non pas de patauger dans une complexité qui est souvent l’alibi facile de l’irrésolution et, finalement, de la lâcheté.
      De plus, Macron prétend qu’il n’y a pas de culture française mais “une culture en France”. Etant à l’étranger, il affirme que la France a commis “des crimes contre l’humanité”… puis il se rétracte piteusement par la formule : “crime contre l’humain”…
      Il entend également mettre en oeuvre une “discrimination positive”… évidemment, au détriment des citoyens ordinaires. Il a l’intention de taxer l’immobilier (l’investissement des pauvres et des classes moyennes – ouvriers, cadres, artisans, professions libérales)… mais de défiscaliser les investissements bousiers qui sont ceux des riches.
       

      • 20 Avril 2017 à 17h11

        gnu dit

        Vous n’écoutez pas et vous radotez au lieu d’essayer d’apporter du nouveau.
        Le financement de sa campagne, Macron l’a expliqué : vous n’avez jamais fait de don à l’UMP ?

        • 20 Avril 2017 à 17h20

          durru dit

          Ah bah oui, ce que dit Macron c’est parole d’Evangile.

        • 21 Avril 2017 à 2h57

          Livio del Quenale dit

          c’est peut-être une sorte l’humour “gnu”

      • 21 Avril 2017 à 18h02

        Hannibal-lecteur dit

        La soumission de Macron illustrée par le cas Saou, soumission à l’islam, ici, est l’image de ses futures soumissions obligées aux désirs de ses ralliés ( raillés ? ) de Villepin et Bayrou à certains du PC moribond … Dans tous les cas un soumis annoncé.

    • 20 Avril 2017 à 15h52

      lafronde dit

      Un contresens d’associer la fonction de prêtre à une fonction commerciale, l’auteur ne doit pas aller souvent à la messe !

      Sinon pourquoi une campagne électorale sélectionnant le meilleur vendeur de programme, celui-ci élu se muterait en meilleur gouvernant ? Aucune raison rationnelle. Notre mode de sélection, la démocratie centralisée ne marche ni pour le meilleur programme ni pour le meilleur candidat.

      Ceci est dû à la nature des choix collectifs. D’une part chacun risque d’être minoritaire sur tel ou tel sujet, d’autre part la Majorité au pouvoir, sous la pression des lobbies, remodèle sans cesse ses contours
      programmatiques.

      En politique les seuls choix libres sont ceux qui nous permettent de faire sécession de la Majorité. L’émigration est un choix radical, que font d’ailleurs de plus en plus de personnes talentueuses qui quittent notre pays à cause de sa fiscalité confiscatoire. Le déménagement est un choix plus modéré, mais les gouvernements progressistes ont recentralisé l’administration des communes et les politiques urbanistiques. celles-ci sont fondées sur un idéal progressiste et totalitaire de vivre-ensemble pour des populations hétérogènes qui ne le veulent pas : voir le cours de l’immobilier en fonction du taux de logement social.

      Notre République n’offre à ses citoyens aucun choix notable par subsidiarité, qui est le mode le plus proche du marché et des choix individuels. Or le marché est pacifique et n’engage que vous à vos frais, et votre co-contractant, là ou le politique engage tout le monde en ne faisant payer que certains. le politique est belliqueux.

      L’élection présidentielle est la plus réductrice. Aucun candidat n’est un véritable entrepreneur. Aucun candidat n’est un vrai libéral. Aucun candidat n’est un chef militaire qualifié OPEX.

      Ce filtre des 500 signatures ne sélectionne pas les bons candidats. La raison en est que les collectivités locales vivent de plus en plus de dotations de l’Etat.

      • 21 Avril 2017 à 18h06

        Hannibal-lecteur dit

        Bof, le prêtre est bien là pour “vendre” son message, non? C’est-à-dire pour séduire et obtenir l’adhésion de ses pratiques, et en quoi c’est-il mauvais?

    • 20 Avril 2017 à 14h51

      sheldon dit

      Je ne vois pas en quoi le terme “le Saint-Cyrien” donne de l’importance aux états d’âme de ce monsieur ! ça ne donne pas davantage de poids à cet article anti-macron ; en revanche le soutien d’un des meilleurs ministres de la Défense, JY Le Drian, donne une forte légitimité à Macron !

      • 20 Avril 2017 à 16h25

        lafronde dit

        Macron faisait partie d’un gouvernement qui a eut les pires résultats sécuritaires de notre Histoire : deux crimes de masse. Le lien avec l’ouverture des frontières aux migrations est patent !

        Or que veut Macron ? Ouvrir la porte aux migrants, sur le modèle de Mme Merkel, qu’il a félicité !

        Mr Macron n’est pas au service des français, mais au service du progressisme. Idéologie qui donne le territoire France à coloniser.

        • 20 Avril 2017 à 16h39

          i-diogene dit

          Lafronde,

          Macron n’ était pas en charge de la sécurité nationale..

          De plus, son action gouvernementale sur l’ économie a été censurée par Hollal’ idéologie du PS.

        • 20 Avril 2017 à 16h49

          i-diogene dit

          *… De plus, son action gouvernementale sur l’ économie a été censurée par Hollande/Valls et leur idéologie du PS.

          … C’est d’ ailleurs pour cette raison qu’il a claqué la porte et fondé son propre parti..!^^

        • 20 Avril 2017 à 16h59

          durru dit

          Apprends à lire, Diogène, c’est écrit en toutes lettres:
          “Or que veut Macron ? Ouvrir la porte aux migrants, sur le modèle de Mme Merkel, qu’il a félicité !”
          Il est question de ses options à lui, pas d’un hypothétique conflit.

    • 20 Avril 2017 à 14h24

      rolberg dit

      Les nations se décomposent parce que les possédants n’y trouvent plus leur intérêt. D’où les efforts qu’ils ont mis à construire l’EU.

      • 20 Avril 2017 à 14h49

        saintex dit

        Dans le cas de l’UE, ça doit pouvoir ouvrir un débat. Dans un cas général, même Bernard Gettaz resterait perplexe devant cette assertion martienne.

    • 20 Avril 2017 à 13h18

      José Bobo dit

      D’accord avec l’opinion que Macron n’est rien d’autre qu’un arriviste aux dents longues qui a chiadé un discours qui se veut new age mais dont l’originalité est fortement sujette à caution. Avec lui nous continuerons vers la substitution de la souveraineté européenne à celle des nations. L’immigration, “réfugiés politiques”, regroupement familial, régularisation des clandestins… continuera à pleine vitesse. Les centristes et les socialistes pourront appliquer cette politique que nous subissons depuis 1981 (sauf quelques mois de Sarkozy, avant qu’il ne se couche devant le politiquement correct) et qui permet aux classes dominantes de s’enrichir dans leurs quartiers protégés tandis que le peuple s’appauvrit et affronte de plein fouet les dérives communautaristes.
      Pourtant cet article mélange un peu tout. Non nous n’avons pas besoin de chef comme on en rencontre dans l’armée, non le Peuple Français n’est pas celui des Chouans du XVIIIe siècle, cette vieille droite complétement réactionnaire dont semble se réclamer l’auteur ne fait que discréditer la droite française moderne et ne peut que donner envie de voter Macron…

    • 20 Avril 2017 à 12h51

      lapaladine dit

      De la commission Attali à la déclaration de son patrimoine en passant par la fusion acquisition de Nestlé et la revente d’Alstom, Eric Brunet enquête sur le rapport qu’Emmanuel Macron entretient avec l’argent.

      Vous comprenez bien qu’avec Hollande, Jouyet, leurs sbires des basses oeuvres, Macron, Bergé, Drahi, Niel, Pigasse, Soros, Rotschild, Gallet, etc. nous avons affaire à une véritable mafia qui a la main mise sur la France!!! Et ils veulent continuer leurs magouilles entre eux à nos dépens et ce sont les mêmes qui donnent des leçons de morale aux autres!
      Ce pauvre F Fillon est un saint, avec ses costumes, le pénélopegate. Vidéo à partager massivement!!!
      https://www.youtube.com/watch?v=MgQpwsLAveY

      • 20 Avril 2017 à 17h22

        gnu dit

        Non, Fillon est un idiot, un malhonnête et un immoral qui fait honte aux cathos de France.
        Un petit fonctionnaire qui n’a jamais créé de valeur, un fonctionnaire qui devrait faire partie de la première charrette des fonctionnaires qu’il veut supprimer.

        • 21 Avril 2017 à 18h11

          Hannibal-lecteur dit

          Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas. Un catho n’a pas honte d’un pécheur, son Dieu est de miséricorde, ce qui semble particulièrement opposé à vos principes…

      • 20 Avril 2017 à 17h28

        gnu dit

        Et quand vous aurez créé de la valeur comme Niel l’a fait, vous pourrez vous permettre de critiquer.
        Apprenez à respecter avant tout les bâtisseurs, au lieu de nous parler des costards du mendiant Fillon. 

        • 20 Avril 2017 à 17h33

          durru dit

          On dit qu’il faut pas chercher à savoir comment un multi-millionnaire a fait son premier million. Réfléchissez à ça, dans notre capitalisme de connivence.

    • 20 Avril 2017 à 11h53

      castor27 dit

      Macron, c’est le vide sidéral, le trou noir qui absorbe tout et dont rien ne ressort, c’est le Monsieur “en même temps”, qu’autre chose.
      Tout sauf Macron et ses sbires de la finance.

      • 20 Avril 2017 à 16h55

        i-diogene dit

        Tu préfères la finance russe du FN ou la finance CAC 40 de Fillon..?

        • 20 Avril 2017 à 17h01

          durru dit

          C’est vrai que Macron c’est plutôt S&P ou DAX…

    • 20 Avril 2017 à 11h26

      gege26 dit

      il est aux ordres du nouvel ordre mondial qui le finance

    • 20 Avril 2017 à 11h26

      almifrel dit

      Il se prend pour Ségolène !! Après la Madone, le Christ rédempteur !!!

    • 20 Avril 2017 à 7h34

      QUIDAM II dit

      Parfait membre de la nomenclatura française, Emmanuel Macron est partisan du multiculturalisme ; de la « discrimination positive » ; de la repentance coloniale ; des subventions aux grands groupes mondialisés qui ne paient pas d’impôts et ne créent pas d’emploi même quand ils sont bénéficiaires ; de la négation de la culture française remplacée par « la culture en France », etc
      Il se croit investi d’une mission mystique : « La dimension christique, je ne la renie pas ; je ne la revendique pas »
      De même que François Hollande a mené une politique socialement et économiquement libérale ainsi que, pour donner frauduleusement le change, des actions résolues sur le plan des moeurs, celui de la culture et celui des minorités… de même, Emmanuel Macron entend mener une politique socialement et économiquement libérale ainsi que, pour donner frauduleusement le change, des actions résolues sur le plan des moeurs, celui de la culture et celui des minorités.
      Il affirme être “de gauche et de droite”, et il a raison : le pire de la gauche (caviar), et le pire de la droite (antisociale).
      Les très nombreux ralliements socialistes à Emmanuel Macron font de son mouvement un avatar du PS en perdition, la voiture-balai de politiciens opportunistes, très bien implantés localement, et qui espèrent sauver leur peau du désastre de leur parti. Emmanuel Macron sera dans l’obligation tactique d’en tenir compte en leur fournissant des investitures pour espérer avoir quelque représentation à l’Assemblée Nationale. 

      • 20 Avril 2017 à 9h58

        gnu dit

        Vous rabâchez. À part ça une nouveauté à nous apporter ou vous êtes un retraité aisé et aveuglé du clan Fillon le mis en examen I ?
        Vous avez oublié  Fillon lorsqu’il a dit que seul les voix du peuple comptaient lorsque les républicains le désavouaient  après sa mise en examen ?
        Alors qu’est-ce que Macron devrait en avoir à faire des ralliements des socialos ? 
        Vous êtes comme tous les intégristes, gorgés de mauvaise foi qui transpire. 

        • 20 Avril 2017 à 10h24

          saintex dit

          Vous êtes comme tous les intégristes, gorgés de mauvaise foi qui transpire. )))))))))))))))))))

        • 20 Avril 2017 à 10h26

          Philvar dit

          Vous démolissez très bien ; mais savez-vous construire ?

        • 20 Avril 2017 à 13h22

          José Bobo dit

          Et si vous parliez politique, programme, réformes, identité française, souveraineté… plutôt que de rester sur des querelles de personnes ?