Faut-il réduire le nombre de fonctionnaires? | Causeur

Faut-il réduire le nombre de fonctionnaires?

Une réforme est nécessaire

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 20 avril 2017 / Économie

Mots-clés : , ,

 

Guichets de La Poste à Paris, 2010. SIPA. 00606112_000019

Certains candidats à la présidence de la République mettent l’accent, dans leurs programmes, sur la réduction du nombre des fonctionnaires. Encore faut-il savoir de quoi l’on parle, car le mot « fonctionnaire » a deux significations distinctes :

- au sens strict, il s’agit d’un agent titularisé, dont la situation n’est pas régie par un contrat de travail et, le cas échéant, une convention collective, mais par la loi et le règlement.

- au sens large, ce mot est employé pour désigner tout agent employé par certaines administrations publiques, principalement l’État, les collectivités territoriales, et les hôpitaux publics, qu’il soit titulaire ou sous contrat. Bien que la Sécurité sociale soit une administration publique, ses salariés (tous de droit privé) ne sont pas considérés comme des fonctionnaires au sens large du terme.


Le Grand Débat : La grosse punchline de Benoît… par nonstopzappingofficiel

De telles subtilités compliquent évidemment la tâche de ceux qui ont à s’exprimer sur la façon de gérer le personnel des administrations publiques. Rien n’est simple, et les chiffres sont ambigus puisque le mot utilisé pour désigner telle ou telle catégorie a souvent plusieurs significations, les unes plus larges, les autres moins.

>> A lire aussi: Fonction publique territoriale: coûteuse et non démocratique

La titularisation, actée par une autorité ad hoc, crée un ensemble de droits et d’obligations statutaires. En particulier, quand un poste est supprimé, l’administration doit trouver au fonctionnaire titulaire qui l’occupait un emploi correspondant à son grade.

Une forme de réduction du nombre des fonctionnaires (au sens strict) consiste à titulariser une plus faible proportion des agents des administrations. Ce n’est pas la même chose que de recruter au total moins de personnel pour lesdites administrations, même si les deux types de réduction peuvent évidemment se combiner. Les candidats font des déclarations à l’emporte-pièce qui ne tiennent pas compte de ces subtilités, mais celui d’entre eux qui s’installera rue du Faubourg-Saint-Honoré devra bien s’en préoccuper.

Quels reproches peut-on faire au statut de fonctionnaire titulaire ?

Les textes prévoient toutes sortes de dispositions généreuses, comme une augmentation du traitement à l’ancienneté constituant un minimum en-deçà duquel les services du personnel ne peuvent pas descendre, même si le travail effectué est plutôt médiocre. Mais certaines conventions collectives comportent elles aussi des « gentillesses » quelque peu excessives. Le licenciement pour insuffisance professionnelle est prévu par les textes. La révocation, sanction disciplinaire prise à la suite d’une faute grave, l’est également. Si la loi et le règlement étaient appliqués avec une certaine rigueur, il est probable que les chefs de services, les directeurs, et au sommet de la pyramide les ministres pourraient, presque comme dans le secteur privé, renvoyer une bonne partie des « canards boiteux » dont le travail est quantitativement ou qualitativement très insuffisant.

Le hic est que cela ne se fait pas. La possibilité donnée aux fonctionnaires titulaires de « se la couler douce » est davantage une question de mentalité collective que de dispositions juridiques. Et si l’on compare la façon dont les choses se passent dans les services de l’État, à la SNCF et à la Sécurité sociale, on constate que la mentalité collective, confortée par des syndicats puissants, aboutit à des résultats voisins en dépit du fait que, dans les deux derniers cas, il ne s’agit pas de fonctionnaires stricto sensu – ni même lato sensu à la SNCF.

Autrement dit, si le statut de la fonction publique facilite le maintien en poste d’agents qui ne font pas un travail satisfaisant, il ne suffirait pas de le supprimer pour améliorer la qualité des services rendus et la productivité.

Embaucher désormais surtout dans le cadre du droit du travail ordinaire serait certes une bonne chose, mais pour donner à nos administrations un allant suffisant pour faire nettement mieux avec un nombre d’agents inférieur il faudrait en sus, et surtout, que les ministres, les maires, les présidents des Conseils départementaux et régionaux, se comportent en chefs d’entreprise, et impulsent le souci de l’efficacité aux cadres qui, sous leur responsabilité, doivent diriger et motiver le personnel.

La bureaucratie, mère du gaspillage

La contrainte budgétaire existe déjà dans les services publics, et quasiment tous les chefs de service estiment leurs dotations dramatiquement insuffisantes. Mais ils mesurent cette insuffisance dans un cadre donné, considéré comme inamovible : par exemple, modifier la loi et le règlement pour simplifier le travail et améliorer son efficacité n’est presque jamais sérieusement envisagé. Les policiers, entre autres, ont beau expliquer qu’en simplifiant les procédures ils pourraient consacrer davantage de temps à courir après criminels et délinquants, la contrainte institutionnelle et bureaucratique est rarement assouplie. Bien entendu, constatant la difficulté qui existe à ce niveau, les fonctionnaires soucieux de la qualité du service public demandent en compensation de desserrer la contrainte budgétaire. C’est comme cela que l’on en arrive à demander trop au contribuable par rapport à ce qui est apporté au citoyen.

Une expérience, menée par Alain Madelin quand il était à Bercy, éclaire ce problème. Le ministre avait remarqué l’agacement de ses chefs de service obligés de passer par des procédures très lourdes pour tout achat de matériel et de fournitures. Il avait mené une petite enquête, sur le thème suivant : « de combien accepteriez-vous que soit réduit ce poste budgétaire si la liberté vous était donnée de commander directement et sans formalité ce dont vous avez besoin ? » Les réponses tournaient autour de 20 %. Autrement dit, si ces hauts fonctionnaires cherchaient à disposer de toujours plus de crédits d’approvisionnement, c’était parce qu’ils étaient prisonniers d’un carcan réglementaire : ils commandaient à l’avance, par le canal des appels d’offre, bien plus de matériel et de fournitures qu’il ne leur en fallait, de façon à éviter de se trouver « coincés » un jour par l’impossibilité réglementaire de remplacer du jour au lendemain la photocopieuse ou l’ordinateur ayant trépassé.

Ce petit exemple est révélateur d’une réalité bien plus générale : il serait possible de réaliser des économies substantielles en offrant aux services plus de liberté grâce à un élagage de la réglementation étouffante à laquelle ils sont soumis. Actuellement, l’argent des contribuables est gaspillé pour compenser la contrainte bureaucratique et la complexité abusive qui pèsent sur les administrations publiques. On peut dépenser moins à condition de ne pas s’encombrer de fatras procéduraux.

Il en va de même pour les embauches : quand le besoin d’une personne supplémentaire se fait sentir, on ignore si c’est pour 2 ans, pour 10 ans, ou indéfiniment. Mais comme le recrutement dans un corps bien déterminé est effectué pour une période allant jusqu’à la retraite, le risque est grand de se retrouver un jour avec quelqu’un dont l’administration n’a plus l’usage. La reconversion à l’intérieur de la fonction publique n’est pas inexistante, mais elle reste trop rare. La solution actuellement trop souvent utilisée consiste à mettre sur une voie de garage la personne devenue peu utile, et à effectuer un nouveau recrutement. Voilà clairement une mauvaise habitude.

Autonomie de gestion et concurrence

La concurrence est un stimulant dont les organisateurs de nos services publics ne se servent pas assez. Au sein de l’Éducation nationale, par exemple, de multiples établissements font sensiblement le même travail, et se trouvent potentiellement en situation de concurrence. Pourquoi ne pas rendre effective cette potentialité ? Le recours au ticket scolaire, dans le cadre d’une plus grande autonomie de gestion, pourrait dynamiser les performances, aboutir à de meilleurs résultats éducatifs. Dès lors que chaque établissement serait maître de ses recrutements et de ses méthodes pédagogiques, et responsable de son budget (avec le ticket scolaire, attirer peu d’élèves signifie avoir un maigre budget), les mentalités évolueraient rapidement. Il y aurait, à nombre d’élèves donné, moins d’enseignants et de personnel administratif, mais ils seraient plus motivés et plus productifs.

Ce sont des évolutions ou révolutions de ce genre qui peuvent donner à la France une administration plus efficace. Diminuer le nombre des fonctionnaires ne doit pas être un objectif, mais une conséquence du renouveau de nos services publics, dotés d’une meilleure gouvernance.

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 23 Avril 2017 à 9h41

      Hannibal-lecteur dit

      Les solutions préconisées par M. Bichot sont pleines de bon sens, intelligentes …autrement dit utopiques. Les syndicats de notre pays ne recherchent pas l’intelligence mais la nuisance.
      C’est pourquoi, in fine, la seule solution reste le non remplacement d’un pourcentage de départs à la retraite : bête mais seul efficace ! 

      • 23 Avril 2017 à 22h07

        Livio del Quenale dit

        &&& Les syndicats de notre pays ne recherchent pas l’intelligence mais la nuisance.&&&
        -
        Et une bien grosse partie de l’électorat avec un QI qui crève le plafond.  

    • 21 Avril 2017 à 22h40

      zelectron dit

      1980 : 2 millions de fonctionnaires
      2016 : 6,5 millions de fonctionnaires

      on se moque de qui ?

    • 21 Avril 2017 à 20h02

      marcopes dit

      non non , commençons plutôt par réduire ceux qui nous servent le moins en nous coutant très cher , les hommes politiques

    • 21 Avril 2017 à 17h42

      Syagrius dit

      Très bonne analyse, mais vous oubliez un facteur dramatique concernant les collectivités territoriales: les caciques locaux pratiquent outrageusement le clientélisme et créent des emplois à tout va, sous des statuts divers et dans des cadres juridiques qui le sont tout autant, mais dont le seul point commun est que leur utilité est douteuse, et/ou le sureffectif patent, le tout étant à la charge du contribuable soit directement par l’impôt, soit par des taxes frappant spécifiquement tel ou tel secteur économique ou renchérissant tel ou tel service public (ou considéré comme tel!).

    • 21 Avril 2017 à 14h38

      Amaury-Grandgil dit

      Ce qui me sidère toujours ces sont ces braves gens se scandalisant des salaires de millionnaires (bien connus) des fonctionnaires mais ne mouftant pas sur ceux des footeux ou des milliardaires bienfaiteurs de nombreux politiques, de Charles Beigbeider à François Pinault entre autres…En passant par Pierre Bergé

    • 21 Avril 2017 à 14h36

      Amaury-Grandgil dit

      Ce genre d’article me rappelle une anecdote…

      Une bonne dame attendait chez Orange, et attendant trop longtemps à son goût se mit à agonir d’injures la pauvre fille à l’accueil.

      “Vivement que vous soyez tous privatisés bande de feignasses ! Vous allez souffrir si vous êtes privatisés” lança-t-elle à la fin de sa diatribe…

      Elle ignorait que c’était déjà le cas depuis des années et aurait sans doute moins attendu avant la privatisation…

      • 21 Avril 2017 à 14h41

        durru dit

        “aurait sans doute moins attendu avant la privatisation”
        Certainement, vu le nombre de clients à l’époque.

        • 21 Avril 2017 à 14h43

          Amaury-Grandgil dit

          quand ça s’appelait France télécom, l’entreprise ne fonctionnait pas en flux tendu sur la base d’un turn over de personnels précaires (et il y avait moins de suicides dus au turn over)

      • 22 Avril 2017 à 2h03

        Livio del Quenale dit

        Ca, c’est assez aléatoire, et pas forcément vrai partout , enfin pour en faire en tous cas, une règle.
        L’agence telecom d’ici, transformée en orange est devenue subitement plus dégourdie … du moins pendant un certain temps, le temps qu’elle soit revendue à un sous traitant qui a compressé les effectifs, c’est devenu alors très long pour se faire servir, probablement, parce qu’il n’y a plus que 2 employés au lieu de de 8 du temps de télecom et 4 du temps d’orange.
        -  
        Le privé ça marche assez bien, toujours mieux que le nationalisé à condition, toutefois, qu’il n’y ait pas d’actionnaires en particulier étrangers.

        • 22 Avril 2017 à 3h08

          i-diogene dit

          FAUX:

          L’ arrivée de FREE sur le marché des téléphones a obligé Orange, SFR et Bouygues à diviser le prix de leurs abonnements par 3,5..

          Idem pour les forfaits internet..

          On se demande comment ils faisaient avant..?^^

    • 21 Avril 2017 à 13h32

      Jojo++ dit

      Il y a deux sortes de fonctionnaires, ceux qui se voient, parce qu’ils sont en contact avec le public, et ceux qui ne se voient pas, dans les bureaux. Et les premiers servent constamment d’alibi aux seconds. Un prof absent, ça fait un service qui n’est pas accompli, et des dizaines de familles qui le savent, mais personne ne sait ni ce qui se passe dans les bureaux, ni surtout à quoi sert le travail qui s’y fait (quand il se fait). La multiplication des procédures de contrôle, que j’ai pu constater à l’université, ajoute des tâches importantes à un personnel administratif qui ne s’accroît pas pour autant, sans améliorer quoi que ce soit à la qualité de l’enseignement. Il y a un nombre considérable de fonctionnaires qui n’ont pas la moindre idée de l’utilité réelle de leur travail, ce qui explique aussi une certaine démotivation, qui pousse évidemment à l’absentéisme. Il faudrait, dit l’article, que les responsables se comportent en chefs d’entreprise. Autrement dit, si ma tante en avait… Si ces responsables pouvaient se comporter en chefs d’entreprise, ils seraient chefs d’entreprise, et non fonctionnaires. Quant aux chefs d’établissements scolaires, tout le monde sait, à l’EN, que c’est le maillon faible du système: de mauvais profs, souvent méprisés par leurs profs, et tout sauf des chefs d’entreprise responsables (un directeur d’établissement chef d’entreprise monte son école privée). Que valent donc les généralités sur les fonctionnaires tant qu’on reste dans le vague? Il faut définir les périmètres et évaluer l’efficacité concrète de chaque service, et surtout sortir de l’esprit soviétique du régime qui s’applique à tous.

      • 21 Avril 2017 à 14h45

        Amaury-Grandgil dit

        les chefs d’établissement de mauvais profs ? Ils passent un concours et les trois quart et demi sont compétents, comme partout

        • 21 Avril 2017 à 14h51

          Amaury-Grandgil dit

          comme partout il y a des moutons noirs veux-je dire, sinon faites donc l’expérience de bosser devant une classe de 35 gosses pas élevés un jour ou un autre, comme ça pour voir

        • 21 Avril 2017 à 16h36

          Jojo++ dit

          Les bons profs aiment enseigner et n’ont pas le goût de l’administration, et ceux qui sont bons dans leur discipline visent les classes préparatoires ou l’université. C’est la raison pour laquelle on ne trouve plus assez d’agrégés depuis longtemps pour être proviseurs, de sorte qu’on doit recruter des profs de gym, et même des CPE, ce qui pose pas mal de problèmes comme me l’ont dit certains de mes anciens étudiants devenus profs. Le déficit de chefs d’établissements date déjà de plusieurs décennies. Quant à mon estimation concrète des principaux ou proviseurs, elle ne fait que traduire une expérience ancienne (je suis émérite), mais bien réelle, j’ai rencontré un peu trop d’abrutis incapables même de s’exprimer correctement en français, et parfaitement incompétents pour diriger un établissement d’enseignement secondaire. Et s’imaginer qu’un concours est une garantie, c’est grave, très naïf, et, finalement, très français (j’ai fait partie des jurys de Capes et d’agrégation). En tout cas, je doute fort que le niveau des chefs d’établissements ait monté depuis l’époque lointaine où j’enseignais dans le secondaire.

        • 22 Avril 2017 à 2h11

          Livio del Quenale dit

          Non, pas comme partout, l’esprit dans l’enseignement est vraiment spécial et a un lourd héritage dont je me garderais bien de parler.

      • 22 Avril 2017 à 2h08

        Livio del Quenale dit

        oui, “gros travail” qui a rebuté tous les gouvernements. 
        Mais qui bizarrement ne rebute pas l’enseignement privé.  

    • 21 Avril 2017 à 12h27

      Pol&Mic dit

      ca semble évident …. (maintenant, alors que ça fait des années, des décennies, que ça dure!)
      hein !?…. ceux et celles qui disaient à une époque “ils ont bien raison (de faire grève)

    • 21 Avril 2017 à 10h03

      QUIDAM II dit

      Les services privés coutent beaucoup plus cher que les services publics :
      - l’éducation aux USA coûte beaucoup plus cher aux ménages américains que la part d’impôt consacré par les ménage français à ce très important poste de dépense.
      - idem pour l’assurance de la santé qui est absolument hors de prix aux USA et, de plus, très inefficace.
      Il faut comprendre que les services publics sont une forme de rémunération des impôts et taxes payés par les contribuables. Les libéraux doctrinaires veulent en faire une source de profit, c’est-à-dire accaparer cette rémunération.

      • 22 Avril 2017 à 2h20

        Livio del Quenale dit

        &&& Les services privés coutent beaucoup plus cher que les services publics &&& :
        -
         non, pas en France si ce n’était que vous payez deux fois.
        -
         Quant aux USA l’enseignement comme la santé c’est un business, ça n’a rien à voir. 
        – 

    • 21 Avril 2017 à 4h21

      i-diogene dit

      Réduire le nombre de fonctionnaires, dans l’ esprit Sarkosy/Fillon, c’ est réduire le service public: moins de flics, moins d’ enseignants, moins de justice, moins de bureaux de postes, moins de commissariats, moins d’ heures d’ ouvertures au public, etc.. (on l’ a tous constaté sous la présidence de Sarko)..!

      Réduire le nombre de fonctionnaires, dans l’ esprit Macron, sous-entend un gigantesque chantier au préalable:

      - réformer la fonction publique et les procédures vers la simplicité, la fluidité, l’ efficacité, ainsi que la mobilité interministérielle des fonctionnaires..

      • 21 Avril 2017 à 10h40

        Ganzo dit

        Réduire le nombre de fonctionnaires, dans l’esprit de Sarkozy/Fillon, c’est réduire la bureaucratie soviétoïde, diminuer la surveillance par l’Etat des moindres faits et gestes (soumis à autorisations délivrée en 15 exemplaire de 16 services) des citoyens. C’est laisser les gens décider ce qui est bien pour leur propriété privée…autant de choses hors de portée d’un parfait idiot.

      • 22 Avril 2017 à 0h13

        Cervières dit

        Vues les procédures pondues par Bercy sous MACRON, on n’a pas du voir la même chose. D’abord procédures de contrôles aggravées, puis sur-contrôles. Est venu ensuite le choc de simplification, surtout simplification en fait pour les fonctionnaires (eux en font moins, les entreprises plus….). Mais bon, s’il en a pris conscience, on peut espérer.

      • 22 Avril 2017 à 2h29

        Livio del Quenale dit

        Quadrature du cercle !
        car il faudrait changer tous les fonctionnaires, pour rompre cette culture et cet état d’esprit qui se transmet des anciens aux nouveaux.
        -
         Et aussi que l’administration du sol au plafond vit de dotations ce qui dissipe la notion de rentabilité du travail à accomplir.
        -
        Un vieil adage dit que, l’administration est une grosse vielle dame qu’il ne faut pas bousculer sous peine de déconvenues.  

    • 21 Avril 2017 à 3h25

      Nolens dit

      Question idiote. Doit-on répondre de façon idiote ? Un économiste est, de part ses raisonnements souvent idiot. Leurs réflexions sont majoritairement quantitatives et rarement qualitatives. Un exemple, ces crétins s’extasient du taux exceptionnel de fécondité des français alors que tout le monde sait que ce sont les femmes immigrées, le plus souvent musulmanes qui font des gosses comme des lapins, lesquels gosses seront français de droit et pourriront la vie de nos enfants dans les écoles, la rue etc. Ils seront chômeurs, dealers etc.
      Pour répondre à la question posée par le titre, dans un pays ou 70% au moins des jeunes veulent être fonctionnaires, la réponse est assez évidente.
      Il semble que ce soit un aspect qui ait échappé complètement à M. Bichot.

      • 21 Avril 2017 à 4h01

        i-diogene dit

        -” 70 % des jeunes veulent être fonctionnaires”..?

        Tu les prends où tes chiffres, Nolens..?

        Dans ta boule de cristal ou dans un jeu de tarot..?

        D’autre part, les femmes immigrées, musulmanes ou non, retombent dans la moyenne nationale de fécondité au bout d’une génération..

        Cesse-donc de nous seriner ton blues de looser..!^^

        • 22 Avril 2017 à 1h42

          Livio del Quenale dit

          en attendant nous allons arriver à 9 millions de musulmans en France.
          Alors que ce chiffre était de 1,3 millions en 1973,
           puis 2 millions en 1987 …
          -
          4 en 2008, 6 en 2010, 8 en 2015, … 9 millions en 2016 ?

    • 21 Avril 2017 à 2h33

      Livio del Quenale dit

      Sans entrer dans le détail des effectifs de fonctionnaires
      Il faudrait surtout mieux les repartir, sans dualisme.
      Il y en a trop dans certains domaines
      et pas assez dans d’autres, (hôpitaux,
      services d’ordre militaires (202 964 personnel au total et moins de 80000 soldats opérationnels divisé par 125 départements et ultramarins, ça fait peu de monde pour couvrir le territoire en cas de nécessité)
      Ensuite rentabiliser ceux des fonctionnaires en particuliers territoriaux qui sont en surnombre pour éclaircir leur rangs…

    • 20 Avril 2017 à 20h19

      C. Canse dit

      Ce sont les têtes qu’il faut réduire.

    • 20 Avril 2017 à 19h44

      Anouman dit

      On ne pourra pas vraiment diminuer le nombre de fonctionnaires sans réduire le domaine d’intervention de l’état. Or il ne fait qu’augmenter grâce à des lois et des réglementations volontairement (?) compliquées. Ce n’est malheureusement au programme d’aucun candidat.

      • 20 Avril 2017 à 20h00

        Sancho Pensum dit

        Je vous rejoins en partie, j’ai dit presque la même chose plus bas. A un bémol près : le domaine d’intervention de l’Etat s’est (paradoxalement ?) réduit en même temps que le nombre de lois, règlements et normes explosait.
        A se demander si l’Etat, pour compenser son impuissance, la fin de son rôle direct dans les grands chantiers politico-économique, la privatisation de pans entiers de secteurs qui lui appartenaient jadis n’a pas trouvé là un moyen de garder (un peu ?) la main…

    • 20 Avril 2017 à 18h03

      Saul dit

      Il raconte quand même pas mal de conneries…Par ex, les employés de la SNCF et de la sécu n’ont pas le statut de fonctionnaire !
      Passons sur ce reproche du respect du Code des marchés publics qui certes entraîne une lourdeur incroyable fans les procédures mais qui est là pour empêcher les dérives !
      Plus de liberté dans les contraintes budgétaires (au passage il se contredit…) ? oui ce serait pas mal, mais dans ce cas tu augmentes le risques de voir des pelleteuses du prestataire au domicile du fonctionnaire pour creuser la piscine ! 
      Bref Bichot nous raconte des plâtrées de conneries tout au long de cet article. Dommage vu qu’il est lui même fonctionnaire ! 

      • 20 Avril 2017 à 18h27

        eclair dit

        saul

        il ne dit pas que la secu ou la sncf sont des fonctionnaires.Il dit que c’est des établissements àmisssion public avec des contrats de droit privé

        Et il parle des petites fournitures

      • 20 Avril 2017 à 18h36

        durru dit

        “Les agents de la SNCF ne sont pas des fonctionnaires mais la plupart des membres du personnel (dits “cadre permanent”) bénéficient d’un statut particulier” (Wiki)
        Y’a quand même un problème, il paraît…

        • 20 Avril 2017 à 18h43

          i-diogene dit

          … Surtout que la SNCF, l’ EDF ou La Poste sous-traitent tout leurs gros travaux à des entreprises privées..!^^

        • 20 Avril 2017 à 18h52

          durru dit

          J’ai pas encore vu, dans aucune structure de ce genre, un employé faisant autre chose que pauses café ou signer les PV. PV d’entrée / sortie des sous-traitants venus faire leur travail.

    • 20 Avril 2017 à 17h18

      guasilas dit

      “Actuellement, l’argent des contribuables est gaspillé pour compenser la contrainte bureaucratique et la complexité abusive qui pèsent sur les administrations publiques.”

        On pourrait, pas gentiment, supposer l’inverse: Que carcan bureaucratique a été créé pour compenser le gaspillage des fonds publics  inévitable lorsque des gens qui ne risquent rien dépensent de l’argent qui n’est pas le leur pour des résultats qui ne les affectent pas.   On ne suggérera même pas qu’un peu de décontraction éthique puisse ajouter au problème. 

        Le serpent se mords la queue. 

    • 20 Avril 2017 à 16h19

      A mon humble avis dit

      La première chose à faire est de supprimer le statut de fonctionnaire: tout nouveau recrutement doit se faire avec un contrat de droit privé, clauses de licenciement incluses, et retraites gérées par les organismes du privé.
      La deuxième chose est d’aligner tous les nouveaux contrats des agences et des entreprises publiques sur le même modèle.
      La troisième est de constitutionnaliser le principe que l’État et les collectivités territoriales doivent avoir pour obligation de limiter au maximum les emplois payés par le contribuable: on pourrait plafonner un budget dédié, et moins ils sont nombreux, plus élevé sera leur salaire.
      Ce n’est pas du libéralisme, c’est de la bonne gestion des deniers publics, c’est-à-dire le meilleur emploi possible de notre argent. Le socialisme, c’est le contraire.

      • 20 Avril 2017 à 18h38

        i-diogene dit

        NON, c’ est justement l’ inverse qu’il faut faire:

        - Fin des régimes spéciaux et cotisations versées au régime général: Tout le monde a la même protection sociale et cotise en conséquence de son salaire..

        - fin du plafonnement des cotisations sociales: taux unique..

        - donner à la Cours des comptes, la capacité de poursuivre en justice les élus et haut-fonctionnaires qui pratiquent une gestion désastreuse ou illégale..

        … Et ça responsabiliserait pas mal de monde..!^^

        • 21 Avril 2017 à 2h41

          Livio del Quenale dit

          oui que la cours des comptes ai au moins un droit de veto et/ou de saisine sur ce qu’elle jugerait hors de clous

    • 20 Avril 2017 à 15h31

      Lector dit

      mauvais choix d’illustration : la réduction des effectifs a fait le calvaire des usagers de la Poste.

    • 20 Avril 2017 à 15h05

      Sancho Pensum dit

      Oui, enfin l’historiette de Madelin appartient définitivement au passé. Il y a bien longtemps que les services de l’Etat sont organisés en centres de responsabilité avec dotations globables de fonctionnement et crédits reportables sur l’année suivante.
      La fonction publique est surtout malade aujourd’hui d’un trop-plein de lois et de normes, dont les députés et les ministres sont à l’origine. A chaque chien écrasé, désormais, on pond une loi. Ca occupe énormément de temps de cerveau disponible de fonctionnaires, depuis la génèse d’une nouvelle réglementation jusqu’à l’élaboration d’outils d’”acceptabilité sociale”…
      Quand à toutes les réformes dites de simplification administrative, elles se sont limitées essentiellement à de la gesticulation politique.
      Il y a une façon simple de ne plus participer à l’augmentation du nombre de fonctionnaires : tarir la source. Cad diminuer le nombre de ministres, diminuer le nombre de députés et de sénateurs. Que ces augustes personnes retrouvent la modestie nécessaire pour ne pas ressentir le besoin de laisser leur nom sur une loi comme les chiens pissent pour marquer leur territoire.
      Par ailleurs, il y a un gros effort à faire sur deux fonctions publiques :
      - la territoriale, où il y a manifestement trop de monde (cf Zoé Shepard)
      - l’hopital, où les taches administratives sont complexifiées pour dieu sait quelle raison (comparer une admission à l’hôpital et dans une clinique, par exemple)

      • 20 Avril 2017 à 15h06

        Sancho Pensum dit

        Quant à

      • 20 Avril 2017 à 19h00

        durru dit

        Vous inquiétez pas, les lois et réglementations poussent également les cliniques et autres établissements privés à faire exploser le volume de leurs personnels administratifs. Ainsi que la fraction de temps passé par le personnel soignant à remplir des documents. L’équilibrage n’est pas loin, nos élus y travaillent.

    • 20 Avril 2017 à 14h41

      Pierre Codet dit

      Article clair, concis, calmement rédigé par un auteur objectif. Félicitations. Signé : un fonctionnaire d’État.