Philippot 1er, l’homme pressé | Causeur

Philippot 1er, l’homme pressé

Entretien avec ses deux biographes

Auteur

Alexis Brunet
Professeur de français langue étrangère.

Publié le 24 mai 2017 / Politique

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Florian Philippot contrôle beaucoup ses paroles et il est difficile de le pousser dans ses retranchements. Néanmoins, s’il n’est vraiment que l’europhobe gaulliste et souverainiste qu’il prétend, n’aurait-il pas pu, si ambitieux ou même nationaliste soit-il, choisir une autre formation politique que celle du Front national ? N’attendez pas de sa première biographie une autre image de Florian Philippot que celle polie, lissée, propre sur lui, républicaine, qu’il donne de lui lorsqu’il se fait attaquer par Yann Moix ou Léa Salamé. Alors que le FN connaît des dissensions internes, va-t-il continuer à suivre la voie de « l’artisan de la dédiabolisation » du parti ? Rien n’est moins sûr.
florian philippot en labat

Florian Philippot. Numéro de reportage : AP22048889_000042.

Philippot 1er est présenté comme « une enquête sur Florian Philippot, le nouvel homme de l’extrême droite », afin de tenter de savoir « qui il est vraiment ». Une intention qui a le mérite de l’originalité : voici enfin le premier livre exclusivement consacré à l’énarque propre sur lui débarqué au Front national il y a six ans. On y appréciera le récit de la première rencontre avec Marine Le Pen, faite par l’intermédiaire du souverainiste Paul-Marie Coûteaux, où l’anecdote de la disparition de Marianne des pièces lors du passage à l’euro, ce qui en fera un europhobe convaincu ; et le conduira, bien avant de devenir le bras droit de Marine Le Pen, à militer chez Jean-Pierre Chevènement, mais aussi à croiser un certain Jean-Luc Mélenchon… On sourira des mots pas toujours aimables, c’est le moins qu’on puisse dire, de nombreux cadres ou piliers du parti à son égard, à commencer par ceux du « menhir », Jean-Marie Le Pen.

>> A lire aussi: Marine Le Pen: “L’union des droites est un fantasme”

Drogué du travail à l’ambition politique dévorante, l’ancien énarque écume les plateaux télés, dort peu, a une relation privilégiée avec Marine Le Pen, mais est isolé au sein du parti. Si l’ouvrage regorge d’anecdotes cocasses, on aurait aimé en savoir un peu plus sur les véritables convictions idéologiques de celui qui est surnommé « Philippot 1er » par de nombreux cadres du parti. D’où viennent ses liens resserrés avec Sophie Montel, cadre historique du Front national qui a milité au sein du très identitaire mouvement « Terre et peuple ». On ne le saura pas. On pourra donc regretter qu’une longue série d’anecdotes se substitue à une enquête plus en profondeur qui aurait permis de comprendre les ressorts, ou virages idéologiques qui ont conduit l’ancien énarque à devenir le meilleur conseiller de Madame Le Pen.

Alexis Brunet. Vous avez enquêté sur Florian Philippot pendant plus d’un an. Êtes-vous surprises par le lancement de son association « Les Patriotes » ?

Astrid de Villaines1. Pas du tout. La création de ce mouvement est sans doute une façon de montrer qu’il n’est pas très bien accueilli au sein du Front national. Ce que nous avons décrit pendant cette année d’enquête, c’est qu’il y avait beaucoup de dissensions en interne qui étaient étouffées, mises à part celles avec Marion Maréchal-Le Pen. Depuis la défaite, les autres cadres se lâchent beaucoup plus dans les médias. Je pense que pour lui c’est une voie de secours au cas où ça se passerait très mal. Cela lui sert aussi pour préparer son congrès, pour évaluer les rapports de force et voir combien il pèse dans le parti.

Marie Labat.  C’est en effet un moyen de faire le point pour savoir qui, parmi les cadres, peut le soutenir, pour éventuellement rassembler ses troupes en cas de départ du parti. Marine Le Pen a expliqué que la sortie de l’euro serait une question discutée après les législatives, puis tranchée au moment du congrès de cet hiver, le 16ème congrès du Front national.  Ça risque d’être compliqué à ce moment-là pour Florian Philippot, qui a donc intérêt à avoir un maximum de cadres et de militants de base solides derrière lui. Ceci pour pouvoir, le moment venu, faire barrage sur la sortie de l’euro en particulier, car il nourrit une obsession sincère et très importante sur ce point.

D’où lui vient cette obsession de la sortie de l’euro ?

Marie Labat.  De sa plus tendre enfance, de ce moment où est voté le traité de Maastricht. Alors qu’il n’a même pas l’âge pour réaliser l’implication politique de ce traité, il se rend compte qu’il n’aura plus sa Marianne sur les pièces pour aller acheter ses bonbons, ce qui le fait littéralement pleurer. Il explique que c’est un traumatisme qui l’a fait pleurer encore plus fort que quand il a pleuré – de joie cette fois-ci – pour le Brexit.

Néanmoins, la sortie de l’euro était déjà au programme de Jean-Marie Le Pen en 2002. N’est-ce pas une vieille idée du Front national ?

Marie Labat. Oui, mais Florian Philippot a voulu en faire l’alpha et l’oméga du programme du Front national. Les autres cadres disent que ce n’est pas une priorité car c’est un dossier compliqué et qui est très peu compris du grand public, ce qui nécessite d’en « vulgariser » l’information.

Astrid de Villaines. Certains envisagent de décaler l’exécution de ce projet, voire de l’abandonner. Marion Maréchal-Le Pen a déclaré que ce n’était pas sa tasse de thé, que ça lui était égal, qu’elle préférait parler d’identité. Un des cadres du Front national nous a dit : « Quand un terroriste rentrera avec une kalachnikov dans une salle de classe, on ne se demandera pas s’il l’a payée en euros ou en francs.» Pour Philippot, la sortie de l’euro, c’est son Graal. C’est pour ça que Marine Le Pen a mis la sortie de l’euro au centre de son programme. Mais beaucoup d’autres cadres du parti considèrent que c’est une idée qui leur fait perdre des voix.

En lisant votre ouvrage, on a l’impression que le Front national est verrouillé par les Le Pen et leur garde rapprochée, anciens pieds noirs, anciens de l’OAS notamment…

Astrid de Villaines. Certes, il y a historiquement énormément de pieds noirs au Front national. C’est d’ailleurs pour cela que jusqu’à l’introduction du gaullisme au Front par Philippot, il ne fallait même pas parler du général De Gaulle dans les couloirs du parti. Mais c’est plutôt Philippot et Marine Le Pen qui l’ont verrouillé ces dernières années, à travers leur stratégie.

Marie Labat. Je vous accorde cependant que c’est un fonctionnement clanique. Le Front national est automatiquement associé au nom de Le Pen. Maintenant, le parti n’est pas pour autant verrouillé, comme vous dites, par la famille Le Pen. Ce n’est pas un fonctionnement sur le mode « Les Le Pen disent oui donc on peut intégrer le FN », ça ne se passe pas vraiment comme ça.

Astrid de Villaines. Ce n’est plus comme ça. Maintenant que le père a été exclu, Marine Le Pen essaye de faire table rase de ce passé, même si c’est son passé familial. Dans les médias en tous cas.

Marion Maréchal Le Pen a annoncé son retrait temporaire de la vie politique. Cela n’offre-t-il pas un boulevard à Florian Philippot ?

Marie Labat. C’est exactement ce qu’on s’est dit. Ceci étant, ce n’est pas très étonnant car ça fait déjà plusieurs mois qu’elle parlait de ce retrait du fait de son jeune âge, de sa vie personnelle, mais aussi du fait de toutes ces tensions, ces polémiques avec l’autre frange du parti représentée par Florian Philippot.

Astrid Villaines. Finalement, le boulevard s’est un peu rétréci. Car maintenant, même sans Marion Maréchal-Le Pen qui avait un poids politique très fort au sein du parti, les autres, comme Nicolas Bay ou Louis Aliot, commencent à dire ce qu’ils pensaient très fort et qu’ils n’osaient pas dire publiquement. Même s’ils pourraient aller encore plus loin, Nicolas Bay a quand même parlé de « chantage » au sujet de Florian Philippot menaçant de quitter le parti si l’idée de sortie de l’euro était abandonnée. Il était impensable avant l’élection d’utiliser publiquement ce terme de « chantage ». Ce sont des mots qui étaient dits en coulisses.

Marie Labat. Ça faisait déjà des mois et des mois que ces règlements de comptes mijotaient, que c’était tendu en interne, qu’on attendait la fin de la présidentielle. Et que si le parti perdait ces dernières, le moment serait venu de rebattre les cartes et éventuellement de solder les comptes. C’est ce qui est en train de se passer.

L’énarque a un discours plus social, plus « républicain » que Marion Maréchal-Le Pen, qui  tient un discours plus conservateur, plus traditionaliste sur le plan des valeurs, et plus libéral économiquement. Peut-on imaginer une scission de l’autoproclamé « premier parti d’opposition de France » ?

Marie Labat. La question qui se pose est de savoir si Florian Philippot a les troupes nécessaires pour pouvoir organiser une scission. Car Florian Philippot, en l’état, ce n’est pas Bruno Mégret. Il ne peut pas organiser une scission avec les trois-quarts des cadres qui partent comme en 1998.

Astrid Villaines. Il a quelques troupes, des jeunes, mais il est assez seul. C’est pour cela qu’il essaye de placer ses pions : dans deux circonscriptions à côté de la sienne en Moselle, dans la Marne, dans l’Aine avec Damien Philippot, dans le Doubs avec Sophie Montel, etc. Ce sont des gens qui font partie de son entourage très proche, mais on ne peut pas créer un parti avec dix personnes, quand bien même elles seraient députés.

Marie Labat. Ce qui est sûr, c’est que le jour où le Front national aura un groupe à l’Assemblée nationale, ce sera un groupe plus sur la ligne « philippotiste ».

Astrid de Villaines. En revanche, la grande majorité des cadres veut une alliance avec la droite « hors les murs ». Ceci vient de la ligne Marion Maréchal Le Pen dont on a parlé, qui veut s’allier avec des gens comme Wauquiez, Guaino, Ciotti, Mariani, etc. Il s’agit de ratisser large. Mais pour l’instant, ce n’est pas encore possible.

Marie Labat. Je pense que ça va plus nettement se dessiner à l’entre-deux tours des législatives. Ce sera plus facile d’avoir un aperçu. Il y aura des discussions, des appels à des alliances. Pour l’instant, Florian Philippot a intérêt à ne surtout pas bouger. Je pense qu’il a créé son association « Les Patriotes » au cas où il serait exclu du Front national. Il faut savoir que Florian Philippot a une très grande ambition politique.

  1. Astrid de Villaines et Marie Labat sont journalistes politiques. Elles couvrent l’actualité du Front national pour La Chaîne Parlementaire.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 25 Mai 2017 à 17h32

      Bacara dit

      Moi, je le trouve intelligent .Il explique mon vote MLP. 

    • 25 Mai 2017 à 14h40

      lafronde dit

      La souveraineté est un passage obligé pour que la volonté de la Nation s’impose face aux prétentions européistes de l’UE, et à celles mondialistes de l’OCI (Organisation mondiale des 50 Etats musulmans). La Pologne et la Hongrie sont sur cette ligne face au injonctions migratoires de la Commission européenne ! Hé oui, l’Union européenne trahit les européens ! Ces gouvernements patriotes seront bientôt rejointes par l’Autriche après ses Législatives.

      En France nous sommes très loin d’un gouvernement patriote, au vu de la présidentielle, remportée par un progressiste avéré et un immigrationiste forcené. Ce président sera d’autant plus sectaire qu’il est européiste par idéal. Nous l’avons vu c’est précisément l’Union européenne qui veut donne l’Europe à coloniser. La Société ouverte, nomade, multi-culturelle est leur objectif, mépris abyssal du Peuple. Leur argument économique est la baisse de la natalité européenne, qu’il faut remplacer par l’immigration !

      Les élites macronistes se sont moquées de Mme Le Pen sur l’euro et l’écu, mais croire qu’une immigration non sélectionnée, à la loyauté questionable (à cause de la loi coranique) remplacera les travailleurs partis à la retraite, est encore plus grotesque. C’est de plus une mise en danger de la Patrie, donc une trahison.

      Priver Macron de Majorité parlementaire est vital pour l’empêcher d’ouvrir les frontières migratoires. Le vote patriote est indiqué, le vote conservateur aussi. Ne pas se faire avoir par le front républicain une fois de plus car maintenant vous savez qu’il s’agit d’un cartel de politiciens progressistes (et clientélistes) qui détruit depuis trois dcennies tous les principes de fut la République française.

      Si vous n’en êtes pas convaincu, lisez “Décomposition française” de Mme Sorel. Son ouvrage a reçu le prix “Honneur et Patrie” de la Légion d’honneur. Vous y découvrirez l’étendue de la lâcheté et de la trahison de nos politiciens (de l’UMP aussi). Alors vous vous engagerez à agir Pro Patria.

      • 25 Mai 2017 à 15h57

        lafronde dit

        Mais quelques votes à chaque quinquennat ne suffiront pas à sauver la Patrie de la trahison de nos politiciens, des hauts fonctionnaires,
        des magistrats, des journalistes, des universitaires.

        Tout l’appareil d’Etat, l’Université, la Presse se liguent pour imposer au Peuple un projet de Société utopique, mêlant idéologie d’Humanité nomade, d’abolition des frontières, de Droit international, de repentance des natifs et de victimisation des migrants et minorité. Des intérêts matériels sont aussi à l’oeuvre dans la mise en concurrence des peuples et des salariés du monde entier. Le tout pour le plus grand profit des politiciens du système, vrais rentiers de l’impôt et de l’Etat.

        C’est une oligarchie de rentiers de l’Etat, de profiteurs de ses marchés publics qui a pris le pouvoir. Ils sont soutenu par tous eux qui n’ont pas compris la nature et les desseins de l’Etat progressiste, et ceux qui en tirent indûment profit.

        Voter ne suffit pas, s’engager est nécessaire. Quel temps consacrez-vous à la défense d’une France vivable pour vos enfants, vos petits-enfants ?

        Quelques moyens de Résistance.
        La Presse : Radio Courtoisie, navire amiral de la Résistance culturelle française, avec ses libres-journaux, par ex :
        “Le journal des droits et des libertés”
        TV Liberté, i-médias, la Presse dissidente (dont Causeur),
        la réinfo-sphère

        les think tanks :
        patriotes : Institut Illiade, Polémia
        catholiques, réfractaire au progressisme : Ichtus
        libéraux : IREF, Ifrap, Institut des libertés,
        libéraux mondialistes : libéraux.org (journal Contrepoints)

        les mouvements
        patriotes : Riposte laïque, SIEL
        conservateurs- libéraux : l’Avant Garde

        Liste très incomplète.

    • 25 Mai 2017 à 11h40

      lafronde dit

      Le principe de souveraineté est salutaire. Souveraineté de la Nation vis à vis de la “construction” européenne, qui veut nous imposer sa société multi-culturelle, dans le but de “compenser” par l’immigration, la baisse de fécondité des européennes. A termes tous les peuples de l’Union européenne seront mis en minorité ethnique sur les terres de leurs ancêtres.

      Parce qu’ils ont commis la faute originelle d’acquiescer ce plan funeste, nos dirigeants politiques persévèrent dans ce projet qu’ils relaient par tous les moyens de l’Etat : distribution de la nationalité française à n’importe qui, censure de la désapprobation populaire par des lois prétendues anti-discrimination, préférence étrangère pour l’Emploi, l’Université, le Logement social.

      Si vous approuvez ce projet progressiste de société multi-culturelle “il n’y a pas de culture française” n’hésitez pas à soutenir le président Macron, son gouvernement, son parti.

      Hé la la lecture de “Décomposition française” de Mme Sorel, ouvrage qui a reçu le Prix “Honneur et Patrie” de la Légion d’Honneur, nous révèle que les politiciens du Centre (udi) et du Centre-droit (ump-lr) partagent les mêmes vues progressistes que les socialistes sur la mutation de l’Europe en “Société ouverte” ou Société multi-culturelle.

      Alors quel parti politique est digne de confiance sur la souveraineté ?

      Projet constructiviste. Le constructivisme étant l’utilisation des moyens de l’Etat – ouu super-EtatProjet constructiviste. Le constructivisme étant l’utilisation des moyens de l’Etat – européen – pour mener la Société vers un “projet de Société Les citoyens des pays d’Europe doivent savoir que c’est au nom de l’Union européenne qui se réalisent la plus grande trahison des Peuples d’Europe depuis Munich et le Pacte germano-soviétique.

      L’Union européenne remplace la faible natalité européenne par l’immigration africaine et musulmane, ceci depuis trois décennie. La “construction” européenne, c’est cela : notre mise en minorité ethnique

    • 25 Mai 2017 à 8h16

      Lecoeuretlaraison dit

      La sortie de l’euro n’est pas ce qui inquiète le plus les Français mais plutôt qu’elle est accompagnée d’un programme économique socialisant alors qu’ils ont compris pour la plupart que l’économie devait se débarrasser de ses blocages.

      • 25 Mai 2017 à 12h57

        Julien dit

        Lecoeuretlaraison: “le liberalisme à outrance nous tue, alors encore plus de libéralisme !”

        • 25 Mai 2017 à 13h59

          lafronde dit

          @Julien
          Vous faites une erreur magistrale !
          Le super Etat européen nous impose l’accueil humanitaire, social, médical, financier, économique, judiciaire, scolaire de l’immigration-invasion. L’Etat français relaie ce projet de Société multi-culturelle, à l’aide de fiscalité confiscatoire, et de contraintes urbanistique, sociale,scolaire, économique.

          Avec quels principes allez-vous libérer les citoyens de cette tyrannie immigrationiste ? Si ce n’est avec la Liberté ? Libertés d’expression et liberté de la Presse, libertés locales, libertés des contrats. La mise en action de la Liberté s’appelle le libéralisme.

          Donner à des étrangers le droit d’immigrer chez nous, sans notre consentement s’appelle du colonialisme. L’Union européenne, comme l’Etat français, et l’Etat allemand colonisent leur propre peuple par une immigration-invasion, dotée d’un statut néo-colonial : leur droits-créances sur les prestations sociales, leur statut juridique d’immigré donné par la CEDH.

          La Liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. Nous subissons une immigration indésirable car les Etats membres et l’Union européenne nous ont privé des moyens juridique de refuser l’entrée, de critiquer la présence, de refuser de les assister, de se défendre nous même contre leur crimes. Nous avons été privé par notre propre Etat de nos droits reconnus dans notre Déclaration des Droits de 1789 : Liberté, Sûreté, Propriété et résistance à l’oppression. Tout notre droit libéral a été supplanté par le droit progressiste européen et les droits-créances accordés aux migrants. Même l’Egalité en droits est remplacée par la “discrimination positive” ! positive pour qui ?

          Le libéralisme comme tout principe d’action a besoin d’un point d’application. Il faut savoir de qui on défend les droits. L’identité tribale donne la clé. Si on défend la liberté de la communauté française originelle (d’avant 1974 ou d’avant 1981 ou d’avant 2005), le libéralisme est notre planche de salut pour refaire la France.

    • 25 Mai 2017 à 0h24

      Alex Z dit

      La sortie de l’Euro est le coeur même de la politique du FN. C’est l’idée maîtresse, celle qui rassemble les gaullistes et les souverainistes de tous bords. Si MLP n’avait pas démontré en direct à la télévision son incapacité à gouverner sérieusement le Pays, le FN pouvait atteindre des sommets en nombre de voix. Mais elle a cassé la machine, les français n’oublieront pas. Le FN est moribond, comme LR déjà banderillé par Sarkozy ce qui nous a valu Hollande pendant 5 ans, picadoré par Fillon, achevé ou presque par Baroin et sa vieille clique qui apparaissent soudain devant la jeunesse d’En Marche comme faisant partie de l’Histoire. Du jour au lendemain, ce parti, anciennement gaulliste, s’est trouvé tout à coup ringardisé. La France ne reviendra plus en arrière.
      Mais si le FN devait abandonner cette idée de la sortie de l’Euro, il redeviendrait un parti comme un autre, avec des idées d’extrême droite, vidé de sa substance gaullienne. Il ne lui resterait plus qu’à continuer d’agiter le chiffon rouge de l’immigration, mais ça ne suffirait pas.
      Car tôt ou tard il faudra bien sortir de l’Euro et retrouver notre monnaie nationale, j’en suis désormais persuadé. L’euro ne favorise que les économies les plus fortes, et ruine lentement mais sûrement les économies faibles. L’Euro a étrillé notre industrie, et assassiné notre agriculture.
      L’euro n’a plus d’avenir, ses jours sont comptés. La Grèce, exsangue, qui n’en peut plus de l’austérité, va donner le signal. Une fois la France sortie de l’Euro, l’Euro s’effondrera car il aura perdu toute crédibilité. Il redeviendra le Deutsche Mark.
      Le problème, c’est que les français sont intoxiqués par les lobbies européistes relayés par les médias, qui leur promettent l’apocalypse. Donc ça ne se fera pas dans la douceur. Ca ne se fera que dans la douleur, lorsqu’il sera bien trop tard.
      Ce jour là, les prophètes d’aujourd’hui, trop en avance, seront peut-être en première ligne.

      • 25 Mai 2017 à 7h42

        dacey dit

        Tout à fait d’accord. Ce n’est pas parce qu’une idée n’est momentanément pas populaire qu’il faut abandonner ses convictions. Ou alors on fait de la politique politicienne à base de démagogie.
        Souveraineté implique monnaie nationale.
        Une monnaie commune ne peut fonctionner qu’avec un budget commun (ce dont personne ne veut, en particulier pas les allemands).
        Ces choses simples doivent être répétées jusqu’à convaincre, à moins qu’une catastrophe en apporte – trop tard – la preuve.

    • 24 Mai 2017 à 22h14

      marcopes dit

      il peut aspirer à une carrière hors FN ,c’est sur, il en a les capacités ,en surfant sur les valeurs gaullistes

    • 24 Mai 2017 à 20h11

      vieuxchameau dit

      Pour ma part, je ne supporterai jamais ce monsieur qui se prend pour qui il n’est pas! Ma ligne est celle de MMLP. Que celle ci revienne ou pas, ma ligne restera la même: l’identité Française d’abord et le règlement de la dette ! La sortie de l’euro ne se fera qu’en collaboration avec les autres droites Européennes et n’est certainement pas le sujet prioritaire ! Il faudra bien un jour se réunir entre les droites et notamment avec la ligne Ménard de la Droite hors les murs ! Que cela plaise ou pas à la “citoyenne ” communiste MLP !

    • 24 Mai 2017 à 19h38

      Don QuiRote dit

      Puisqu’il faut dire la vérité, la tristesse de ce petit garçon qui redouta de voir disparaître la noble figure dont il s’amouracha sur nos écus a remarquablement troublé ma foi européenne. Succomba-t-il au port altier de la fière semeuse, à sa longue chevelure rougeoyant sous l’astre divin dont on perçoit les rais, à sa touchante simplicité vestimentaire, à son fin profil et ses traits délicats ? Comprit-il qu’on allait s’introduire dans sa nation pour en gouverner les maîtres, et faire de son quiet paradis un simple théâtre d’ombre pour lointains projectionnistes ?
      Nul ne sait.

    • 24 Mai 2017 à 15h40

      plplalbe dit

      “N’attendez pas de sa première biographie une autre image de Florian Philippot que celle polie, lissée, propre sur lui, républicaine” ; très franchement de Villaines et Labat je n’attends rien leur prose est d’une stupidité stratosphérique.

    • 24 Mai 2017 à 13h37

      Warboi dit

      Je ne supporte pas Philippot mais il ne méritait quand même pas ces deux tocardes.

    • 24 Mai 2017 à 12h31

      t hdo dit

      Les fachos vont maintenant se bouffer le nez entre eux, dans l’espoir de s’allier avec la droite libérale (Wauquiez et Ciotti, ou Guaino ? Pas vraiment pareil).

      Une alliance avec la droite libérale sur une ligne libérale les ramènera instantanément au score de…Fillon. Si les gens voulaient une ligne conservatrice et libérale, ils auraient voté pour LR…

      Tous plus cons les uns que les autres, dans cette vie politique.

      • 24 Mai 2017 à 12h31

        t hdo dit

        Quant à Philippot, son interview récente par Polony montre un politicien lambda, langue de bois en option.

    • 24 Mai 2017 à 12h30

      t hdo dit

      Les fachos vont maintenant se bouffer le nez entre eux, dans l’espoir de s’allier avec la droite libérale (Wauquiez et Ciotti, ou Guaino ? Pas vraiment pareil).

      Une alliance avec la droite libérale sur une ligne libérale les ramènera instantanément au score de…Fillon. Si les gens voulaient une ligne conservatrice et libérale, ils auraient voté pour LR…

      Tous plus cons les uns que les autres, dans cette vie politique.

      Quant à Philippot, son interview récente par Polony :

      https://www.youtube.com/watch?v=Cs-X533XIz4

      montre un politicien lambda, langue de bois en option.

    • 24 Mai 2017 à 11h55

      Miaou dit

      Je me demande qui est le plus pressé, Philippot ou ses deux biographes. 

      • 24 Mai 2017 à 14h59

        marionx dit

        The best spin doctor of the year. La où passe la gauche, le peuple trépasse.

    • 24 Mai 2017 à 11h40

      arduenna dit

      De la manière dont Marie Labat parle de l’Euro on est tout de suite vacciné , c’est une crétine et son livre relève plus du roman que de l’enquête objective .Encore un livre pour rien !