Finkielkraut face à Cohn-Bendit: match nul? | Causeur

Finkielkraut face à Cohn-Bendit: match nul?

Quand France 2 nous refait le coup de l’ORTF à l’envers

Auteur

Franck Crudo

Franck Crudo
Journaliste. Il a notamment participé au lancement de 20 Minutes.

Publié le 22 janvier 2016 / Médias Société

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Alain Finkielkraut Daniel Cohn-Bendit DPDA Wia Berhouma

Jeudi 21 janvier. Il est 20h55 et je m’installe devant ma télé pour regarder « Des paroles et des actes ». Faut dire qu’un Finkielkraut-Cohn-Bendit, c’est un peu comme un PSG-OM ou un Nadal-Federer, ça ne se rate pas. Le débat est courtois, les deux hommes se connaissent depuis des lustres et chacun égrène ses arguments.

« Dany le rouge » frappe fort d’entrée de jeu, mais manque de créativité. Il récite avec verve le type d’argumentaire sophistique que j’avais épluché ici-même il y a deux mois. Un zeste de « pas d’amalgame », une cuillerée à soupe de « pas de stigmatisation », un doigt de victimisation et d’excuse sociale, le tout saupoudré d’une bonne dose de « pas de généralisation » et surtout de « les autres n’ont pas fait mieux ». Et le tour est joué.

La réalité étant sans pitié, le stratagème de notre mythique soixante-huitard consiste à ne pas nier celle-ci. A une heure de grande écoute, ça risque de ne pas passer. Non, il a trouvé bien mieux : les problèmes d’intégration de l’islam dans l’Europe ? Toutes les religions ont été conflictuelles par le passé ! Les viols de Cologne et la façon dont les femmes sont traitées dans le monde musulman ? Bah, nous aussi en France, on a mis du temps avant de donner aux femmes le droit d’avoir un carnet de chèque sans l’autorisation du mari. La violence patriarcale chez les musulmans ? Elle existe aussi ailleurs. Orbán, le président hongrois, qui ne veut pas que son pays ressemble à Marseille, où les Juifs sont victimes de « pogroms » ? En Hongrie aussi, il y a des « pogromistes » !

Imparable. Vous pouvez essayer, ça marche à tous les coups et sur tous les sujets. D’ailleurs, soulignons-le, tous les Allemands n’étaient pas des nazis entre 1933 et 1945. Et les nazis ne sont pas les seuls, loin s’en faut, à avoir commis des actes de barbarie depuis l’origine de l’humanité. Daniel Cohn-Bendit – et il n’est pas le seul – vit dans un monde où tous les problèmes, toutes les responsabilités peuvent être dilués, atténués, relativisés en les comparant avec le passé ou parce qu’on ne peut quasiment jamais rien généraliser, les contre-exemples existant pour tout.

Le match prend une étrange tournure à la 42e minute de jeu. David Pujadas donne la parole à Wiam Berhouma, une prof d’anglais « de confession musulmane » et « encartée dans aucun parti », tient à préciser le journaliste. Les premiers mots de la jeune femme, qui s’adresse à Alain Finkielkraut, sont : « Je vais aller droit au but et je vais essayer de faire court… » Par expérience, ce n’est jamais bon signe quand quelqu’un commence de cette manière. S’ensuit un pensum d’une dizaine de minutes où notre enseignante tient un discours « Dieudonnesque », caricatural et victimaire (elle parle entre autres « d’islamophobie institutionnalisée »), puis s’insurge contre les « attaques » dont sont victimes les musulmans dans ce pays. Fichtre, moi qui pensais naïvement que les hommes, les femmes et les enfants qui avaient été exécutés à bout portant par Mohamed Merah ou Amédy Coulibaly étaient juifs.

Notre jeune femme ne semble pas prête à lâcher le micro, malgré les vaines tentatives du maître de cérémonie, qui manque cruellement d’autorité sur ce coup-là. Heureusement que Pujadas n’est pas prof dans une banlieue difficile, me dis-je intérieurement. La logorrhée continue et j’attends fébrilement le moment de la délivrance. J’en profite du coup pour satisfaire un besoin naturel. A mon retour, le sermon continue. Zut, si j’avais su, j’aurais aussi promené le chien. Parce que là, c’est dur.

Wiam Berhouma s’en prend aux médias « qui traitent l’info de façon biaisée », puis qualifie notre philosophe de « pseudo-intellectuel », « vaseux » et « approximatif », histoire sans doute de ravir sa ministre de tutelle . Avant de conclure par un « taisez-vous Monsieur Finkielkraut » qui marque la fin des hostilités. Ouf ! Par curiosité, je jette un œil sur les réseaux sociaux pour voir si je suis le seul à avoir trouvé le temps long. Visiblement non. Sur la page Facebook de l’émission, les messages affluent. Martial B : « Hystérique et belliqueuse. » Pascale F-G : « Cette jeune femme est pathétique. » Jean-Louis T : « Quelle désolation qu’une femme semblable enseigne et déforme nos enfants. » Serge D : « Je peux remettre le son ? Elle a fini de parler l’autre folle ? » Patricia C-D : « Formée à l’école de la République, puis nourrie par la République, cette fille a un comportement indigne. »

Même son de cloche sur Twitter où Miss Berhouma est rhabillée pour l’hiver. J’apprends au passage que l’enseignante est membre des Indigènes de la République, un parti « antisioniste » accusé par l’hebdomadaire Marianne de racisme anti-blanc et de communautarisme. Tiens, tout s’explique. Et moi qui croyais naïvement qu’elle n’était encartée dans aucun parti »…

1h14 de jeu. La parole est désormais donnée à un agent de sécurité CFDT de la RATP, lequel évoque l’explosion des problèmes communautaristes dans sa société. « Que doit-on faire ? », demande l’homme. « L’entreprise a dû faire des erreurs, répond Dany Conh-Bendit, les syndicats ont dû faire des erreurs ». Décidément, je suis à côté de la plaque, moi, ce soir. J’étais persuadé qu’en toute logique le premier responsable d’une dérive communautariste… c’était le communautariste. Le député européen ne se contente fort heureusement pas du diagnostic, car il a aussi le remède : « Il faut des médiateurs. » « On en a déjà depuis 2010 et ça n’a rien changé », lui rétorque l’agent RATP . Dany ne se démonte pas : « Ecoutez, ça prend du temps, les comportements ne changeront que lentement. » Dix ans, cinquante ans, plus ? On n’en saura pas davantage.

1h28 de jeu. Un autre moment fort du match. David Pujadas quitte à la surprise générale son rôle d’arbitre et lance, presque solennel : « N’oublions pas quand même, et tout le monde sera sans doute d’accord ici, qu’une écrasante majorité des musulmans adhèrent aux valeurs françaises et se fondent parfaitement dans la société française. » Accélération de mon rythme cardiaque. Je m’égosille. « Tu te bases sur quelles statistiques ou sur quels chiffres précis pour sortir cela David ? Et la laïcité, la liberté d’expression, ça fait partie des valeurs françaises ou pas ? Et l’égalité homme-femme, la lutte contre l’antisémitisme aussi ?

Pujadas ne me répond pas. Faut dire qu’il ne peut pas m’entendre de là où il est. Mon chien me reluque bizarrement.

On joue depuis plus de deux heures maintenant et on va enfin savoir qui a remporté la rencontre. L’arbitre fait appel à Karim Rissouli. Le journaliste est censé nous dire quel est la tendance sur les réseaux sociaux. Je me souviens avoir vu ce journaliste s’en prendre à Zemmour il y a quelques années, quand il officiait au « Grand Journal » sur Canal+. Du coup, un doute m’effleure quant à son impartialité. Karim Rissouli précise que les commentaires les plus fréquents concernent l’intervention de l’enseignante, sans préciser s’ils sont élogieux ou non. « Qui a gagné sur Twitter entre Cohn-Bendit et Finkielkraut ? Je dirais 50-50 », conclut-il magnanime. Du coup, le doute m’effleure un peu plus encore. Ce n’est pas du tout l’impression que j’avais en lisant les réactions tout à l’heure.

C’est au tour de Jean-Daniel Lévy d’intervenir pour l’institut Harris Interactive. D’après un sondage réalisé en fin d’émission, c’est Cohn-Bendit qui a le plus convaincu les téléspectateurs (55%) face à Finkielkraut (44%). El Rafe tweet dans la foulée : « Ils font croire que les gens ont préféré Cohn-Bendit à Finkielkraut. LOL »

Sur Twitter, je m’amuse à répertorier les tweets concernant l’émission. J’en dénombre 36 : 28 d’entre eux sont favorables à Finkielkraut ou défavorables à Cohn-Bendit contre 8 pour l’opinion inverse. Je me dis que Karim Rissouli est sans doute davantage un littéraire qu’un matheux car 28/8 ce n’est pas, même grosso modo, du 50/50.

Du coup, je vais illico sur la page Facebook « Des paroles et des actes ». Il est minuit et je dénombre pas moins de 417 messages postés durant l’émission. J’hésite quelques secondes. Mais je veux en avoir le cœur net. Je décide de me coltiner tous les messages, histoire de connaître le ressenti des gens. Surtout qu’au-delà de 400, l’échantillon commence à être représentatif. Un hommage à Stakhanov. Histoire de bien faire les choses, je dénombre précisément les messages favorables à Finkielkraut (ou défavorables à Cohn-Bendit) d’un côté, ceux favorables à Cohn-Bendit (ou défavorables à Finkielkraut) de l’autre. Dans une troisième colonne, je répertorie les messages neutres ou hors sujets. Je prends un crayon noir et une gomme. J’ai l’impression de faire une heure de colle à l’école.

Le résultat est édifiant. Pas moins de 190 messages sont en faveur de Finkielkraut contre… 35 pour Cohn-Bendit. Ce qui nous fait un ratio de 85/15 en faveur du philosophe. Par ailleurs, près de 130 personnes s’attaquent plus ou moins vertement à la prof d’Anglais, vous savez celle qui va « droit au but », alors que seulement 9 la soutiennent.

Je referme mon cahier avec plein de questions en tête. Sur quels critères le journaliste s’est-il basé pour balancer son 50/50 ? Au lieu de citer quelques tweets anodins, pourquoi n’a-t-il pas mentionné les critiques massives à l’égard de l’enseignante sur les réseaux sociaux, lui qui était censé décortiquer la tendance ? Qui sont les gens interrogés par l’institut de sondage ? Comment un tel décalage avec les réseaux sociaux est-il possible ?

Dans les années 60, l’Office de radiodiffusion-télévision française contrôlait la télé publique et la plupart des journalistes étaient à la botte des gaullistes. Aujourd’hui, l’ORTF n’existe plus. La télé publique a-t-elle changé de camp ?

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    • 31 Janvier 2016 à 13h00

      Guenièvre dit

      @ Michel7520,

      “Il faut noter à ce sujet qu’à ma connaissance il n’y eut pas (ou très peu ?) de parallèles formulés entre sionisme et «nazisme», au contraire de ce que prétend Alain FINKIELKRAUT
      Contrairement à ce qu’affirme Alain FINKIELKRAUT dans «La Discorde…», il n’est pas nécessaire pour comprendre ce phénomène de faire appel à un «antisionisme radical»

      Je vous ai déjà répondu qu’il n’existait pas de texte officiel puisque le texte des gouvernements est débarrassé de ce que l’on appelle, selon la formule consacrée, « le langage de haine ». Mais de nombreux participants généralement épouvantés ont relaté ce qui s’y est passé. Les articles de journaux, les témoignages existent, en anglais, en français. Vous êtes tout à fait capable d’y accéder si vous le voulez. J’ai estimé que je n’allais pas perdre mon temps à vous soumettre ces témoignages que, de toute façon, vous allez balayer d’un revers de la main parce que ,sujets à caution direz-vous. Je n’ai surtout pas envie d’échanger avec vous et de lire votre prose indigeste.
      Je donne cependant un lien pour ceux que ça intéresse :

      http://www.cairn.info/revue-les-temps-modernes-2007-2-page-247.htm#no36

      ” Yasser Arafat le premier n’hésite pas à utiliser ce vocabulaire : « apartheid”, « épuration ethnique » « génocide ».
      Dans le projet de déclaration finale qui date de fin Août 2002 on trouvera finalement des phrases comme :
      « nous exprimons notre profonde inquiétude face à la discrimination raciale que subissent les Palestiniens. Nous somme convaincus que la lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, les pratiques sionistes contre le sémitisme est indissociable du combat contre toutes les formes de racisme. »

      « la conférence mondiale constate avec une profonde inquiétude la monté des pratiques racistes du sionisme et de l’antisémitisme »

      Sauf que l’antisémitisme est, dans les débats concernés, considéré comme l’oppression des sémites donc des arabes.
      On arrive à un document pré-final qui affirme que les Palestiniens sont les nouveaux sémites et ce sont eux qui sont les plus opprimés par un état qui pratiquerait purification ethnique et génocide. Ce sont eux qui subissent de la part de cet état un “antisémitisme”. Si ce n’est pas un parallèle avec le nazisme je ne sais pas ce qu’il vous faut !

      • 31 Janvier 2016 à 13h02

        Guenièvre dit

        Le processus d’inversion est total et Durban 1 sème les graines des propos qui vont se développer progressivement jusqu’au nouveau Conseil des droits de l’homme en juin 2006.

        « La machine de guerre d’Israël tente depuis plus de cinq décennies — qui ont été pour le peuple palestinien comme une longue Nuit de cristal — d’aboutir à une sorte de solution
        finale. »
        M. Dembri, ambassadeur d’Algérie, Commission des Droits de l’homme, 24 mars 2003

        ” L’Holocauste continue et c’est un holocauste israélien contre le peuple palestinien. »
        Ambassadeur de Palestine Mohammad Abu-Koach, Conseil des Droits de l’homme, 12
        décembre 2006.

        • 31 Janvier 2016 à 13h03

          Guenièvre dit

          Inversion totale à un autre niveau : à cette “Conférence contre le racisme” on voit s’étaler le racisme le plus abject contre les juifs loin de ce que vous appelez une protestation contre des situations d’Apartheid.

          A Durban 1, lors du forum des ONG, partie intégrante de la Conférence,” Fidel Castro a prononcé un discours de plusieurs heures, un grand moment de symbiose ou toute possibilité de critique est évincée, annihilée. A chaque pose respiratoire de l’orateur, des slogans “free free Palestine” fusaient, repris en cœur. Et quand, au bout de trois quatre heures, aux cris de « free Palestine » se sont succédés, « kill kill.. kill more jews » la foule était suffisamment bien constituée, pour ne pas réagir.

          “A l’intérieur du Forum, certaines tables confortaient les slogans anti-juifs, notamment un stand des avocats de la ligue arabe, où l’on pouvait acheter les Protocoles des Sages de Sion pour l’équivalent de 20F, des dessins antisémites placardés”

          “Plus classique, une toile d’araignée sioniste sur le monde. Plus moral, un vieux juif qui bâti Israël sur la traite des femmes. Plus européen, les relations entre juifs et francs-maçons. Le clou aura quand même été un tract montrant une photo de Hitler était commenté ainsi : “Et s’il avait gagné ? Il n’y aurait
          pas eu Israël et il n’y aurait pas eu de sang palestinien versé”. ”
          Tout cela est parfaitement relaté dans le document suivant :

          http://www.icare.to/durbanetapresactes.doc

      • 2 Février 2016 à 20h03

        Michel7520 dit

        @Guenièvre,
        Je ne comprends pas votre insistance. Je vous ai montré pourquoi l’emploi de termes tels que “apartheid”, “épuration ethnique” et “génocide” ne sont en rien des caractérisations du nazisme… donc pas plus dans la bouche d’Arafat que de quiconque.
        Même si l’accusation de “génocide” ne correspond pas à la réalité (pour ma part, je parle de la destruction du peuple palestinien en tant que peuple, soit un ethnocide), les deux autres sont fondées.
        Épuration ethnique :
        En 1947-49 (e de nouveau en 1967, à une moindre échelle)), les territoires conquis par l’État d’Israël ont été vidés d’une grande partie de leur population non-juive. Celle-ci vit dans des camps répartis dans entre trois pays voisins (Liban, Syrie, Jordanie), les territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est (annexée au mépris du droit international), et l’immense ghetto qu’est devenue la bande de Gaza. Ils étaient déjà entre 700.000 et 900.000 en 1949 (avant que Golvan ne puisse les accuser de “se reproduire comme des lapins”).
        Apartheid :
        Il y a en Israël deux catégories de palestiniens : les “présents-absents” qui n’ont strictement aucun droit (tous les habitants arabes de Jérusalem-Est sont dans ce cas), et les citoyens israéliens de “nationalité” non-juive qui n’ont que des droits limités. En premier, ils ne peuvent pas acheter de terres aux juifs, celles-ci étant pour la plupart propriété inaliénable du Fonds National Juif (FNJ), ou Keren Kayemeth LeIsrael (KKL). Ils ne peuvent pas non plus utiliser les terres communales de leurs villages, celles-ci ont été confisquées par le KKL. De nombreuses lois israéliennes, dont l’intitulé ne semble pas discriminatoire, ne sont appliquées qu’aux palestiniens (notamment les lois d’exception héritées du mandat britannique et jamais abolies, les “Defence Emergency Regulations”, qui autorisent les détentions administratives sans procès ni limitation de durée).
        Et il n’y a malheureusement pas que cela qui en fait des “citoyens” israéliens “à part”. L’impossibilité légale des mariages mixtes (vu l’absence de mariage civil) finit de caractériser une forme de séparation qui, bien que pas totalement identique à celle qui a régné en Afrique du Sud, mérite le nom d’apartheid. 

      • 2 Février 2016 à 21h52

        Michel7520 dit

        Ensuite, vous me parlez de l’emploi de termes tels que “Nuit de cristal”, “solution finale”, “holocauste”, du slogan “kill kill…kill more jews”, ainsi que de la vente des « Protocoles des Sages de Sion » et de dessins antisémites. Cependant, il ne s’agit pas uniquement de faits ayant eu lieu durant la Conférence de Durban 1. Au départ, vous m’avez affirmé que le mot «holocauste» avait été employé pendant celle-ci et vous vous êtes appuyée sur «Jeux d’ombres sur la scène de l’ONU». De toutes ces allégations, pouvez-vous me dire exactement lesquelles sont corroborées par ce livre de Jeanne Favret Saada ? … à défaut de l’être par son résumé sur le site https://www.stuvia.com.
        D’autre part, selon ce résumé, « le principal problème posé lors de la conférence est celui du statut d’Israël […car…] la plupart des États du NAM et de l’OCI […exigent…] qu’il soit sanctionné de manière aussi importante que l’avait été l’Afrique du Sud de l’apartheid.» Dans les résolutions dont vous m’avez cité les textes, il n’est nullement question de «sanctions», ni d’«éventuelles futures sanctions» au cas où Israël perdurerait dans sa politique. Malgré le nombre de ces États, malgré la manière dont leurs orateurs auraient monopolisé la parole dans les forums de la Contre-Conférence et empêché l’expression de la moindre critique, dans LES FAITS tout cela n’aura servi à RIEN. Parler d’«inquiétudes» n’engage à rien. L’ONU reste totalement inactive, paralysée par les membres permanents du Conseil de Sécurité, seuls détenteurs d’un droit de véto. Israël continue de bénéficier d’une impunité totale. De quoi vous plaignez-vous donc ?
        Bref, la seule chose qui vous choque, c’est ce que vous nommez « l’inversion ». Or cette inversion a débuté dès que Théodor Herzl a rêvé d’un Juif nouveau, paysan et guerrier mais surtout occidentalisé, dans un État juif à bâtir – en Ouganda ou en Palestine, peu importe – sans tenir le moindre compte des intérêts des populations locales.
        Je sais bien que la phrase « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » n’a été qu’un slogan et que les dirigeants sionistes n’ont jamais perdu de vue l’existence de la population arabe en Palestine. Mais ce n’était que pour débattre du meilleur moyen de la neutraliser ou de s’en débarrasser ! 

    • 30 Janvier 2016 à 18h53

      Augustin Labiche dit

      Monsieur Michel7520,

      Vous citez Monsieur Finkielkraut, pour ensuite l’accuser de tronquer les propos de Hannah Arendt afin de déformer ce qu’elle voulait signifier. C’est un bien mauvais procès que vous faites à quelqu’un que tout le monde aime effectivement ici ou presque.
      Mais je m’aperçois que vous n’avez peut-être pas compris ce qui était dit.

      Vous citez tout d’abord ce passage :

      « Faire du sionisme un racisme, c’est dire que les sionistes ne font pas partie de la communauté humaine puisqu’ils ne la reconnaissent pas.[..] On ne transige pas, on ne négocie pas, on ne passe aucun compromis avec un peuple raciste : on le démasque et on mène contre lui une lutte à mort. »

      Puis celui-ci de Hannah Arendt cité par Monsieur Finkielkraut.

      « Puisque vous avez soutenu et exécuté une politique qui consistait à refuser de partager la terre avec le peuple juif et les peuples d’un certain nombre d’autres nations – comme si vous et vos supérieurs aviez le droit de décider qui doit et ne doit pas habiter le monde – nous estimons qu’on ne peut attendre de personne, c’est-à-dire d’aucun membre de l’espèce humaine, qu’il veuille partager la terre avec vous. »

      Le dernier « vous » ce rapporte à « comme si vous et vos supérieurs aviez le droit de décider qui doit et ne doit pas habiter le monde »  et il est assez clair qu’elle veut dire que l’espèce humaine ne veut partager la terre avec d’autres personnes.

      Qu’elle s’adresse ensuite à Eichmann pour lui dire :
      « C’est pour cette raison, et pour cette raison seule que VOUS devez être PENDU. »

      Ne change rien à la signification de la première partie, c’est-à-dire que l’on ne transige pas avec les racistes et par extension avec les sionistes.

      Vous n’avez pas compris qu’il y avait un vous s’adressant aux nazis (vous et vos supérieurs) et un vous s’adressant à l’homme seul.

      Il se trouve que l’immense majorité des Israéliens (et même des Juifs) sont sionistes, ce que démontre brillamment Monsieur Finkielkraut (et à la limite le passage de Hannah Arendt est superflu), c’est que faire du sionisme un racisme, c’est désigner les Juifs à la vindicte, car il n’y a de doutes pour personne que les Juifs sont sionistes dans leur grande majorité. C’est finalement redonner une respectabilité à l’antisémitisme. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte qu’en France même cette rhétorique haineuse a poussé des fanatiques au passage à l’acte.

      Votre procédé est lamentable, car vous voulez discréditer le propos de Monsieur Finkielkraut qui est autosuffisant pour une citation que vous estimez à tort tronquée.
      Les Allemands sont redevenus fréquentables après qu’ils ont renoncé au nazisme, les Juifs redeviendront-ils fréquentables après qu’ils auront abjuré le sionisme ? Il y a quelque chose de honteux à assimiler les sionistes à des nazis. Le sionisme est un mouvement de libération national, s’il était raciste, il n’y aurait pas d’Arabes à la Knesset. Les Arabes eux sont réellement antisémites, se déclarer Juif dans la grande majorité des pays arabes c’est mettre sa vie en danger, réellement, c’est prendre un véritable risque. Le sionisme ne cherche pas à exterminer les Arabes, beaucoup de mouvements musulmans si, à commencer par le Hamas.

      Ce qui m’amène à la guerre de six jours. Si l’état-major israélien était depuis longtemps prêt à la confrontation, de la même manière qu’il est toujours prêt, si il était optimiste, la population israélienne et la diaspora étaient elles le plus souvent terrorisées. Vous devriez, avec votre sens du pinaillage, étudier les déclarations des dirigeants arabes, les indécentes exhortations d’Oum Kalthoum, pour vous rendre compte qu’il y avait lieu d’avoir peur et que l’état-major de Tsahal n’avait rien à faire pour terroriser la population. Pour des millions de gens, ce fut effectivement la divine surprise de la victoire.

      • 30 Janvier 2016 à 18h59

        Augustin Labiche dit

        Le dernier « vous » ce rapporte à « comme si vous et vos supérieurs aviez le droit de décider qui doit et ne doit pas habiter le monde » et il est assez clair qu’elle veut dire que l’espèce humaine ne veut partager la terre avec des racistes.

        • 31 Janvier 2016 à 2h04

          Michel7520 dit

          Eh bien NON Monsieur Augustin Labiche, ce n’est pas clair du tout, c’est une hypothèse tirée par le cheveux, une sorte de “pinaillage”.
          Car «vous et vos supérieurs» veut dire : “VOUS, l’accusé Adolf EICHMANN, dignitaire NAZI, HAUT RESPONSABLE de la Shoah, et vos supérieurs dans la hiérarchie NAZIE”.
          L’espèce humaine ne veut pas partager la Terre avec les hauts dirigeants du régime nazi à cause de l’énormité de leurs crimes.

          Si jamais il était question ici de “racistes” (et non de nazis), combien d’individus dans “l’espèce humaine” seraient en droit de condamner à mort tous les racistes, c’est-à-dire – sauf à être naïf – la plus grosse partie de l’humanité ?

          A quoi et à qui sert votre acrobatie intellectuelle ? Contre qui l’exercez-vous ?

          A ces questions j’ai trouvé les réponses !
          Vous protégez Alain FINKIELKRAUT et sa soi-disant honnêteté intellectuelle, en ME DÉNIGRANT par des accusations sans aucun fondement. Je l’ai prouvé ci-dessous.   

        • 31 Janvier 2016 à 2h28

          Michel7520 dit

          (suite)
          En terminant par l’indication “ci-dessous”, je désigne ma réponse (datée du 31 Janvier 2016 à 1h31) au long développement d’Augustin Labiche. 

      • 30 Janvier 2016 à 19h02

        Augustin Labiche dit

        se rapporte, décidément…

      • 31 Janvier 2016 à 1h31

        Michel7520 dit

        @Augustin Labiche,

        1°) Vous m’écrivez : «vous n’avez peut-être (sic) pas compris ce qui était dit.»
        Hélas, vous n’avez lu ni «Eichmann à Jérusalem» en entier, ni son Épilogue, et pas même regardé les deux dernières pages de celui-ci. En vous basant sur les 11 lignes que j’ai citées, vous avez élaboré une hypothèse qui, au vu des 50 lignes qui précèdent, se révèle abracadabrantesque.
        En effet, j’ai bien précisé qu’à la fin de cet Épilogue, Hannah ARENDT a rédigé une “adresse fictive” à l’accusé Adolf Eichman. Celle-ci fait 60 lignes (dans mon édition “folio histoire”), 60 lignes dans lesquelles le mot “vous” désigne Eichmann et lui seul. Elle est d’ailleurs introduite par l’auteur d’une manière on ne peut plus claire :
        «Et s’il est vrai qu’il faut “non seulement que justice soit faite mais que cela apparraisse”, alors la justice de ce qui a été fait à Jérusalem aurait éclaté aux yeux de tous si seulement les juges avaient osé S’ADRESSER À L’ACCUSÉ à peu près en CES TERMES:» (les majuscules sont de moi)
        puis l’”adresse” débute ainsi, avec un “vous” qui ne se démentira pas, désignant uniquement L’ACCUSÉ Eichmann, et ne pouvant en aucun cas être “un vous s’adressant aux nazis” comme on peut le constater sans peine :
        «Vous avez admis que le crime commis contre le peuple juif pendant la guerre était le plus grand crime de l’histoire et vous avez reconnu le rôle que vous y avez joué.»
        Est-ce que, par miracle, “les nazis” auraient “admis” l’ampleur du crime et, surtout, “reconnu leur rôle” dans l’exécution de celui-ci, au procès de Nuremberg ou plus tard ? Ils ont plaidé non-coupables au procès et, ensuite, les condamnés à la prison à vie n’ont jamais admis leur responsabilité.
        Bref, l’expression «vous et vos supérieurs» signifie tout simplement «VOUS, Adolf EICHMANN, et vos supérieurs dans la hiérarchie nazie». L’apparente “finesse” de votre hypothèse s’écroule devant la réalité du texte (que vous n’avez même pas fait l’effort de consulter!).    

        2°) Vous m’écrivez : «Votre procédé est lamentable, car vous voulez discréditer le propos de Monsieur Finkielkraut qui est autosuffisant pour une citation que vous estimez à tort tronquée.»

        Tant que j’ai pu considérer votre interprétation erronée comme une hypothèse non vérifiée, je suis resté courtois. A partir du moment où vous en faites une “vérité” et que vous en tirez un motif d’accusations infondées, je vous retourne le propos :
        C’est VOTRE PROCÉDÉ pour ME DISCRÉDITER qui est LAMENTABLE! On n’accuse personne sans avoir contrôlé ses sources. Alain FINKIELKRAUT, qui est  certainement plus intelligent et cultivé que vous, n’ignore certainement pas que, dans toute la fin de l’Épilogue, le “vous” désigne exclusivement Eicmann. En omettant de reproduire les tout derniers mots du livre d’Hannah ARENDT, l’aboutissement de son Epilogue  la dernière phrase de l’”adresse ficive” d’ARENDT, il savait parfaitement ce qu’il faisait : il TRONQUAIT LA CITATION d’un grand auteur, d’une manière purement et simplement malhonnête! C’est de l’ESCROQUERIE INTELLECTUELLE !!!
        Et si VOUS, Augustin Labiche, connaissiez en réalité très bien l’Épilogue en question, si VOUS avez écrit tout cela uniquement pour ME NUIRE et protéger Alain FINKIELKRAUT, comme je le pense, alors vous êtes PIRE qu’un complice d’escroc, vous êtes la lie de l’humanité !!!

        3°) Quant à la suite de vos propos, il n’y aura pas de 3ème paragraphe sur l’assimilation “sionisme = nazisme” que je récuse (pour des raisons que vous, en bon sioniste manipulateur, n’admettriez certainement pas). Ni de 4ème sur le sentiment de panique au printemps 1967 chez les israéliens (et les sionistes dans le monde entier), que les hauts dirigeants d’Israël laissent croire qu’ils sont en danger… dans un des pays les plus militarisés et les mieux armés au monde, et le seul du Proche-Orient à détenir l’arme nucléaire (actuellement plus de 200 bombes opérationnelles, à partir du sol, d’avions et de sous-marins)… grâce à la France !

        JE VOUS AI DÉMASQUÉ !
        VOUS ÊTES TOTALEMENT DISQUALIFIÉ !!! 

    • 30 Janvier 2016 à 1h38

      Michel7520 dit

      @Fioretto,
      L’article de Michèle Tribalat dont vous m’avez fourni l’adresse, où celle-ci critique la méthodologie de l’enquête “Trajectoires et Origines” menée par l’INED, n’est accessible qu’aux abonnés de “Figaro-premium” (un abonnement payant). J’ai un compte sur le site du “Figaro”, mais cela ne suffit pas. Je n’ai donc aucun “avis” à vous communiquer sur la valeur de cette critique…
      … à moins que vous – ou un autre – ne fassiez un copié-collé de l’article sur ce fil (au besoin en plusieurs posts successifs d’au plus 5000 caractères chacun), ou en quelque autre emplacement qui me serait accessible.

    • 29 Janvier 2016 à 23h01

      Michel7520 dit

      ERRATUM.
      Au tout début de mon texte ci-dessous (du 29 Janvier 2016 à 17h11), avant «juste voir…», ajouter le passage suivant :
      «En publiant ici un article centré sur des citations d’Alain KINKIELKRAUT (et non sur Rony Brauman ou sur l’État d’Israël et les Palestiniens ; voir ci-dessous, le 29 Janvier 2016 à 8h14), je souhaite…»

      • 30 Janvier 2016 à 2h55

        Michel7520 dit

        Une malencontreuse erreur de frappe s’est produite dans l’ERRATUM ci-dessus (3ème ligne avant la fin): lire bien-sûr “Alain FINKIELKRAUT” (en lieu et place de “Alain KINKIELKRAUT”).

    • 29 Janvier 2016 à 17h11

      Michel7520 dit

      Juste voir les réactions des familiers du site de “Causeur”. Tester s’ils sont capables de formuler des objections sourcées et argumentées, bref convaincantes. Et si oui, prendre celles-ci en compte.
      Par exemple, qualifier mon texte de “diatribe” n’est qu’une réaction épidermique et sans valeur à mes yeux. Je n’en tiendrai pas compte.
      Jusqu’ici, il n’y a eu aucune objection convaincante dont je puisse ou doive tenir compte. Toutes se sont résumées à des affirmations non sourcées, donc peu crédibles (comme celles de Guenièvre auxquelles j’ai répondu ci-dessous), des diatribes (des vraies, sans aucune argumentation mais avec attaques personnelles, procès d’intention en série, injures à répétition, etc.) ou de pseudo-argumentations (je vais en donner un exemple). 

      • 29 Janvier 2016 à 17h17

        Michel7520 dit

        EXEMPLE D’OBJECTION SANS VALEUR :

        @Hannibal-lecteur a dit (le 24 Janvier 2016 à 7h48) :
        «Michel7520, êtes-vous débile? Vous dites : ”elle [Hannah Arendt] ne condamnait pas un ‘raciste’ mais un nazi”. Le nazi étant l’acmé du raciste, en condamnant le nazi elle condamne le raciste qu’il est, et, plus, selon le contexte que vous citez vous-même, c’est d’abord le racisme qu’elle condamne chez le nazi. Vos raisonnements sont pourris.»
        Michel7520 lui a répondu (le 28 Janvier 2016 à 9h20) :
        «Je pense que vous valez mieux que ce sophisme (pourri?). Mais si, effectivement, vous êtes à ce point stupide, je peux vous aider à voir l’absurdité de votre “raisonnement” en l’explicitant : “Puisqu’elle condamne à la pendaison l’un des plus hauts responsable de l’extermination de plusieurs millions de juifs, ‘a fortiori’ elle condamne à mort le premier venu qui n’aime pas les juifs”.» 

      • 29 Janvier 2016 à 17h53

        isa dit

        Votre passionnante ” perspective” vous a donné le droit de… Gagner. la queue du Mickey, keke.

        Monsieur Fienkelkraut va certainement se pencher, toutes affaires cessantes, sur votre fabuleuse démonstration absolument indiscutable.
        Si, si, y m’la promis. 

        • 29 Janvier 2016 à 18h26

          Michel7520 dit

          @Isa,
          J’y crois très fort !
          Car j’ai eu l’occasion de remettre en mains propres à Alain FINKIELKRAUT le texte que je reproduis ici. Celui-ci m’a alors promis d’y répondre … mais il n’en a jamais été capable.
          Pas plus que vous avec votre ironie, et plusieurs autres qui s’y sont frottés… et piqués (voir ci-dessous mon exemple d’objection-boomerang).
          J’attends toujours un contradicteur sérieux et compétent.  

      • 29 Janvier 2016 à 18h19

        Michel7520 dit

        EXEMPLE D’OBJECTION-BOOMERANG
        @Hannibal-lecteur a dit (le 23 Janvier 2016 à 14h41) :
        «Ce zozo n’a qu’un but en fait : dézinguer Finkie et s’il faut aller chercher la petite virgule qui, selon lui, y participe, il y va.»
        Michel7520 a répondu (le 29 Janvier 2016 à 7h38) :
        «@Hannibal-lecteur montre ici tout l’art rhétorique qui lui permet de mêler le vrai et le faux si intimement qu’aucun de ses amis ne saurait les démêler. Exactement ce que son copain @Alpin caractérise ainsi : «l’imprécision et la confusion obtenue par une accumulation de fausses précisions, où le vrai n’est jamais qu’un moment, qu’une trace dans le mensonge qui se veut déconcertant ; bref, du petit totalitaire de grande époque».
        Sa phrase (avec le vrai en majuscules) : «CE zozo n’A qu’UN BUT : dézinguer FINKIELKRAUT ET S’IL FAUT aller CHERCHER la petite virgule QUI, selon lui, Y PARTICIPE, IL y va.»
        Version entièrement vraie : : «CE critique A UN BUT : prouver la malhonnêteté intellectuelle d’Alain FINKIELKRAUT dans le livre “La Discorde…” relatant ses débats avec Rony Brauman, ET S’IL FAUT pour cela CHERCHER dans ce livre les passages les plus probants QUI Y PARTICIPEnt et les citer, IL le fait.»
        Bref, pour défende celui qu’il appelle familièrement “Finnkie” face à mes critiques, Hannibal-lecteur a dû montrer sa propre malhonnêteté intellectuelle.
        Qui se ressemble s’assemble.» 

      • 29 Janvier 2016 à 22h11

        Michel7520 dit

        EXEMPLE DE RÉACTION CALOMNIEUSE, par @golvan
        Golvan a dit (le 22 Janvier 2016 à 19h35) :
        «@ mich7520. Rassurez -vous, des pédants islamophiles il y en a eu déjà des brouettes sur Causeur, et vous n’impressionnez personne.»
        Michel7520 lui a répondu (le 24 Janvier 2016 à 6h35) :
        «@golvan. C’est amusant et c’est alarmant.
        Je critique tout ce que je considère comme une attitude raciste “pro-musulmans” et me fais souvent traiter d’ ”islamophobe” … par exemple parce que je mets en cause l’honnêteté intellectuelle de Tariq Ramadan sur un site musulman qui le porte aux nues… et c’est le qualificatif d’ “islamophile” que vous me collez instantanément … parce que je mets en cause l’honnêteté intellectuelle d’Alain FINKIELKRAUT sur ce blog dont il est l’idole.
        Décidément, ces deux camps qui se croient “opposés”, racistes anti- et pro-musulmans, se ressemblent comme deux gouttes d’eau ! Avec vos comportements aussi dogmatiques et obtus les uns que les autres, c’est vers une guerre civile que vous tous entraînez notre France … bien que, dans ce camp-ci, l’on prétende la respecter et la défendre !!!
        Si cela arrive, @golvan, votre camp en portera sa juste part de responsabilité : la moitié.  

      • 29 Janvier 2016 à 22h34

        Michel7520 dit

        AUTRE EXEMPLE D’OBJECTION-BOOMERANG, par Hannibal-lecteur
        Hannibal-lecteur a dit (le 24 Janvier 2016 à 8h00) :
        «Mihel7520, vos posts sont pleins de condescendance pour les abrutis qui ne sont pas de votre avis, c’est-à-dire, en fait, tout le monde sauf vous… C’est de l’injure, injure soft peut-être, mais injure.»
        Michel7520 lui a répondu 28 Janvier 2016 à 10h43) :
        «Quand serez-vous assez lucide, en rédigeant vos critiques à l’égard de vos contradicteurs, pour vous apercevoir qu’elles ont un évident effet boomerang ?
        En effet elles «sont pleines de condescendance pour les abrutis qui ne sont pas de votre avis, c’est-à-dire, en fait, tout le monde sauf vous…» et votre tout petit groupe de copains. De plus, «c’est de l’injure, injure [que vous considérez comme] soft peut-être, mais injure.»   

      • 29 Janvier 2016 à 22h52

        Michel7520 dit

        ERRATUM. Au tout début de mon texte ci-dessus, avant «juste voir…», ajouter le passage suivant :
        «En publiant ici (voir ci-dessous, le 29 Janvier 2016 à 8h14) un article centré sur Alain KINKIELKRAUT (et non sur l’État d’Israël et les Palestiniens), je souhaite…»

      • 30 Janvier 2016 à 0h04

        Michel7520 dit

        EXEMPLE D’OBJECTION-DIATRIBE, par @Alpin
        @Alpin a dit en 54 lignes et par deux fois (le 23 janvier à 15h54, puis de nouveau à 16h09, ailleurs sur le fil) :
        «… incertain… dogmatique… tentative d’inculpation… la hainee… l’envie… passions tristes… arbitraire idéologique… pilonnage rhétorique… impuissance haineuse… tentatives d’intimidation… terrorisme “intellectuel“… sophiste… petit procureur stalinien… spécieux… amalgame… stalinien… captieux… hypocrite… idéologue médiocre… diatribe [sic]… fanatique… obsessionnel… idée fixe… fanatique… même pas dans la pensée… malhonnêteté intellectuelle… en dessous du niveau des problèmes “abordés”… imprécision… confusion… fausses précisions… mensonge… Du petit totalitaire de grande époque. »
        Michel7520 lui a répondu (le 23 janvier à 18h15) :
        «Tout ce baratin accumulé, en plus de n’être accompagné d’aucun argument, a un côté répétitif très vite lassant. Même si certains de vos petits copains semblent apprécier ce “style”… ou plutôt cette absence de style.
        Je n’ai apprécié que les dernières lignes, où vous faites – enfin ! – l’amorce d’un début d’autocritique : ‘‘L’imprécision et la confusion obtenue par une accumulation de fausses précisions, ou le vrai n’est jamais qu’un moment, qu’une trace dans le mensonge qui se veut déconcertant. Du petit totalitaire’’… dans une époque où fleurissent de petits inconditionnels (fanatiques ?) du grand FINKIELKRAUT.» 

      • 30 Janvier 2016 à 3h17

        Michel7520 dit

        AUTRE EXEMPLE D’OBJECTION-BOOMERANG, par @Golvan
        Golvan a dit, au début d’une diatribe de 35 lignes (le 23 janvier 2013 à 11h00) :
        «Je reprends ce fil ce matin en lisant la réaction outrée de ce brave Mich75 et ses enculages massifs de mouche façon sexe des anges censés lui donner raison parce qu’une phrase de madame Arendt n’a pas été reproduite à l’identique, et parce que j’ai signalé que les “Palestiniens” semblent se reproduire comme des lapins.»
        Michel7520 lui a répondu (le 24 janvier à 6h58) :
        «Je laisse de côté 33 de vos lignes, pour me centrer sur la ressemblance entre vos procédés rhétoriques et ceux d’Alain FINKIELKRAUT dans l’un des tous premiers passages de votre commentaire, formé de 13 mots seulement : «une phrase de madame Arendt n’a pas été reproduite à l’identique».
        Avec vos 10 premiers mots, vous faites semblant de reconnaître ce que je désigne comme une malhonnêteté intellectuelle : Alain FINKIELKRAUT a tronqué une citation d’Hannah ARENDT («une phrase de madame Arendt n’a pas été reproduite…»). En réalité :
        1°) L’auteur de cette “non-reproduction” n’est pas mentionné. Alain FINKIELKRAUT est en quelque sorte mis hors de cause … d’avance ! Vous faites comme si cela pouvait être n’importe qui … et surtout pas celui qui proclamait le 20 juin 2006 : «Le réarrangement de la texture factuelle de la réalité constitue une violence totalitaire.»
        2°) Vous êtes déjà en train de minimiser la portée de cette suppression : «une phrase» (entendre : «seulement une phrase, une phrase quelconque, sans intérêt particulier»)… «de madame Arendt» (entendre : «une personne quelconque, à laquelle on aurait tort d’accorder de l’importance»).
        Or, la phrase que FINKIELKRAUT n’a pas reproduite, c’est la dernière d’un paragraphe dont il a cité les 10 lignes précédentes. C’est aussi la dernière de l’“Epilogue” d’Hannah ARENDT dans lequel, après avoir relaté le procès d’Adolf Eichmann, elle s’adresse fictivement à lui. Plus encore, c’est la DERNIÈRE DU LIVRE “Eichmann à Jérusalem”, tel qu’il fut publié la première fois. Car c’est seulement dans une édition ultérieure que l’auteur a ajouté un “Post-Scriptum” (suite aux polémiques que l’ouvrage a suscitées).
        Peut-on croire un seul instant à un acte sans importance quand FINKIELKRAUT cite longuement la fin de ce livre mondialement connu, mais omet de reproduire sa toute dernière phrase ? En fait, il s’agit d’une phrase essentielle, en ce qu’elle précise la signification du passage cité … mais dans un sens contraire à celle que FINKIELKRAUT a voulu lui donner (voir la troiième partie de mon article).
        3°) En ajoutant, à la fin de votre phrase, les mots «à l’identique», vous falsifiez la réalité en niant que la dernière phrase du livre d’Hannah ARENDT ait été purement et simplement omise.

        Vous qui défendez Alain FINKIELKRAUT, vous avez raison sur un point : vous vous ressemblez beaucoup, tous les deux, vos procédés respectifs montrent la même absence d’honnêteté intellectuelle.
        Et je vous ai démasqués l’un comme l’autre.  

    • 29 Janvier 2016 à 8h58

      steed59 dit

      @ MICHEL7520

      quel est le but de votre diatribe ?

      • 29 Janvier 2016 à 19h36

        Michel7520 dit

        @steed59
        Je souhaite juste voir les réactions des familiers du site de “Causeur” devant ma démonstration de la malhonnêteté intellectuelle d’Alain FINKIELKRAUT. Tester s’ils sont capables de formuler des objections sourcées et argumentées, bref convaincantes. Et si oui, prendre celles-ci en compte.
        Jusqu’ici, il n’y a eu aucune objection convaincante, dont je puisse ou doive tenir compte. Toutes se sont résumées à des affirmations non sourcées, donc peu crédibles (comme celle de @Guenièvre, voir plus haut), des diatribes (comme celle de @Golvan, attaques personnelles, procès d’intention en série, injures et calomnies à répétition, etc.) ou des pseudo-argumentations (comme celle de @Hannibal-lecteur). Voir ci-dessus des exemples de ces pseudo-objections avec mes réponses.
         

        • 29 Janvier 2016 à 19h42

          Michel7520 dit

          @steed59 (suite)
          Par exemple, qualifier mon texte de “diatribe” n’est qu’une réaction épidermique et sans valeur à mes yeux. Je n’en tiendrai pas compte.

      • 31 Janvier 2016 à 8h25

        durru dit

        Bien le bonjour, Steed.
        Il essaie de faire du Plougardel, en mieux.

        • 2 Février 2016 à 19h04

          Michel7520 dit

          Ah, @durru, voilà un point de vue vraiment bien sourcé et argumenté !!!
          J’imagine sans peine le traitement que ce “Plougardel” a subi sur ce site, de votre part comme de celle de Steed et de vos amis… injures et calomnies à répétition, comme celles dont Alpin, entre autres, m’a gratifié.
          Cependant, puisque je fais “mieux” que lui, les rares objections que vous avez pu lui adresser ne suffisent pas pour annihiler mes arguments. Il va falloir faire un effort.
          D’autant que d’autres s’y sont frottés… et piqués !

    • 29 Janvier 2016 à 8h14

      Michel7520 dit

      Dans ce texte, je me référerai à deux ouvrages :

       - « La Discorde : Israël-Palestine, les Juifs, la France . Conversations avec Elisabeth Lévy », de Rony BRAUMAN et Alain FINKIELKRAUT, dans l’édition Flammarion, 2008, collection « Champs-Essais » n°787, 375 pages. [Première édition en 2006, aux « Mille et une nuits », département de la Librairie Arthème Fayard]
       
       - « Eichmann à Jérusalem : Essai sur la banalité du mal », de Hannah ARENDT, première édition aux Etats-Unis e, 1963 ; première traduction française en 1966 ; cité ici dans l’édition Gallimard, 2005, collection Folio-histoire, 522 pages (traduction de 2002)
      ——————————————- 

      PREMIERE PARTIE

      Dans « La Discorde… » (pp.148-149), Rony BRAUMAN complète de la manière suivante ses raisons d’affirmer que la survie d’Israël n’était pas en jeu en 1967, malgré la «dramatisation» du danger encouru, instrumentalisée par l’État-major de Tsahal.

      Il cite d’abord  le refus initial du Premier ministre Levi ESHKOL d’entamer une guerre « inutile », puis les déclarations de grands généraux israéliens lors du 5ème anniversaire de la victoire, en 1972 :
       - Haïm BAR LEV, chef d’État-major : « Nous n’étions pas menacés de génocide à la veille de la guerre des Six Jours et nous n’avons jamais pensé à une telle possibilité » ;
       - Ezer WEIZMANN, commandant de l’armée de l’air en 1967 : « Seize ans durant [donc dès 1951, deux ans seulement après la fin de la guerre de 1947-49], nous avons planifié ce qui s’est passé durant ces quatre-vingt minutes initiales [*]. Nous vivions avec ce plan, dormions avec lui, mangions avec lui ».

      Alain FINKIELKRAUT n’a rien trouvé à objecter, ni sur la valeur de ces sources, ni sur la conclusion que Rony BRAUMAN en tirait : « Cette guerre a été voulue, elle était dans la logique de 1948 ». [**]
      Alain FINKIELKRAUT a pourtant continué à parler de « la divine surprise de la victoire ».
      - – - – - – - – - – - – - – - — – - – - – -  
      Notes :
      [*] Sans qu’Israël fasse la moindre déclaration préalable, ses pilotes ont détruit totalement les aviations ennemies restées au sol et ainsi emporté la victoire en moins d’une heure et demie ; cela rappelle Pearl Harbor … le cynisme en plus ! En effet, en l’absence d’un traité de paix entre lui et ses voisins arabes (traité qu’Israël avait refusé catégoriquement après la guerre de 1947-49), cet État a « considéré » qu’il n’avait jamais cessé d’être en guerre contre eux … durant 18 ans (!!!) … et que cela l’autorisait à les attaquer en juin 1967 sans déclarer ni « la guerre », ni la réouverture des hostilités, ni même la fin du cessez-le-feu. Une telle argutie juridique, lecture ô combien vétilleuse des lois de la guerre, étonne (détonne) de la part d’un État qui, par ailleurs, ne respecte aucune des Conventions de Genève (qu’il a pourtant signées !) protégeant les droits des populations dans les zones conquises ou occupées. Israël les dénonce même comme « obsolètes » … y compris durant la période qui a suivi immédiatement leur signature.

      [**] Les militaires de tous les pays appellent cela « terminer le boulot ».
      Comme ceux des États-Unis qui, en envahissant l’Irak sous l’autorité de Bush fils, sans motif géostratégique impérieux ni réflexion sur l’après-conquête, ont « terminé le boulot » de la première Guerre du Golfe lancée par Bush père, où ils avaient dû s’arrêter à quarante kilomètres de Bagdad avant de rebrousser chemin.  

      • 29 Janvier 2016 à 8h29

        isa dit

        Vous êtes gentil, on ne vous a pas attendu pour traiter ces sujets.

        N’oubliez pas de fermer la porte en sortant. 

      • 29 Janvier 2016 à 8h39

        Michel7520 dit

        DEUXIEME PARTIE

        Dès 1975, dans le cadre de l’accord secret «Secment», Israël a transmis son savoir-faire nucléaire à son allié, l’Afrique du Sud alors sous le régime de l’apartheid, dont il formait déjà la police pour la lutte contre l’ANC de Nelson MANDELA (elle-même très liée à l’OLP de Yasser ARAFAT), et dont il facilitait le commerce des diamants pour contourner le boycott occidental.
        Ce programme nucléaire ne fut abandonné et détruit par le Président Frédérik DE KLERK qu’en vue de la passation de pouvoir à Nelson MANDELA, qui eut lieu en 1994.
        Tout cela est facile à vérifier, point par point. 

        Ceci suffit à expliquer pourquoi, lors de la «Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance» qui a eu lieu à Durban (Afrique du Sud) du 31 août au 4 septembre 2001, nombreux furent les militants sud-africains et d’ONG qui, se souvenant de la lutte contre l’apartheid, ont manifesté contre son ancien allié, Israël, et ont qualifié le sionisme de «forme de racisme [ou] d’apartheid» et Israël d’État raciste.
        Pour expliquer ce phénomène, n’en déplaise à Alain FINKIELKRAUT, il n’est pas nécessaire de faire appel à un «antisionisme radical» qui n’existait pas encore à pareille échelle à cette époque.

        Il faut noter à ce sujet qu’à ma connaissance il n’y eut pas (ou très peu) de parallèles formulés entre sionisme et «nazisme», contrairement à ce que prétend Alain FINKIELKRAUT dans « La Discorde… ».

        En particulier, je suis convaincu que les termes “purification ethnique”, “génocide” et surtout “holocauste”, non seulement n’ont pas été employés dans les slogans des participants à la Contre-conférence, militants ou ONG, mais ne figuraient pas dans aucun “Projet de résolution finale” présenté par des pays arabes ou l’OCI (“Organisation de la Conférence Islamique”, devenue “Organisation de la Coopération Islamique”). Voir un de mes post précédents (adressé à @Guenièvre).

        • 29 Janvier 2016 à 8h54

          Michel7520 dit

          TROISIEME PARTIE

          Chez Alain FINKIELKRAUT, «racisme» et «nazisme» semblent deux dénominations synonymes, «haut dirigeant» et «peuple» semblent deux niveaux équivalents.

          Ainsi, en s’appuyant abusivement sur un propos TRONQUÉ d’Hannah ARENDT à propos d’un haut dirigeant nazi, il en déduit : «Faire du sionisme un racisme, c’est dire que les sionistes ne font pas partie de la communauté humaine puisqu’ils ne la reconnaissent pas.[..] On ne transige pas, on ne négocie pas, on ne passe aucun compromis avec un peuple raciste : on le démasque et on mène contre lui une lutte à mort.» («La Discorde…», pp. 200-201). En effet, Hannah Arendt avait écrit à la fin de son Epilogue à «Eichmann à Jérusalem : Rapport sur la banalité du mal» (1963), une ‘‘adresse’’ fictive à l’ancien haut dirigeant nazi Adolf Eichmann (condamné à mort définitivement le 29 mai 1962 par la Cour suprême d’Israël statuant en appel, et exécuté par pendaison deux jours après, le jeudi 31 mai) :
          «Puisque vous avez soutenu et exécuté une politique qui consistait à refuser de partager la terre avec le peuple juif et les peuples d’un certain nombre d’autres nations – comme si vous et vos supérieurs aviez le droit de décider qui doit et ne doit pas habiter le monde – nous estimons qu’on ne peut attendre de personne, c’est-à-dire d’aucun membre de l’espèce humaine, qu’il veuille partager la terre avec vous. C’est pour cette raison, et pour cette raison seule, que VOUS devez être PENDU.»

          La dernière phrase, supprimée dans la citation d’Alain FINKIELKRAUT («La Discorde…», p. 201), montre clairement que Hannah ARENDT ne condamnait pas à mort le peuple allemand tout entier, bien que celui-ci ait largement partagé l’idéologie nazie de ses hauts dirigeants, mais uniquement un des principaux organisateurs du génocide des juifs d’Europe et de l’ouest de l’Asie. Elle ne condamnait pas un «raciste» mais un dignitaire nazi.
          Il en va de même du peuple israélien : même désigné comme «peuple raciste», il ne porte pas une responsabilité aussi grave que ses hauts dirigeants, qui l’ont sans cesse trompé sur la prétendue vulnérabilité de leur État (voir ma première partie). Et même ceux-ci, organisateurs de l’ethnocide du peuple palestinien, n’encourraient plus aujourd’hui la peine de mort, contrairement au génocidaire nazi Eichmann, car la Cour internationale de La Haye ne peut prononcer une telle sentence.

          Ainsi s’effondre l’argument essentiel d’Alain FINKIELKRAUT, la « pointe de la pyramide inversée » sur laquelle il fait reposer toute sa thèse, selon laquelle l’antiracisme contemporain, et l’antisionisme tout particulièrement, sont les nouvelles «monstruosités» de l’Occident, «une forme subtile d’antisémitisme démocratique», «une idée chrétienne devenue folle [et même] sacrilège», associée à «l’inébranlable douceur et l’extrême sérénité des fanatiques» (cf. «La Discorde…», pp. 166-168, 172, 183-184, 194-202, 218-220, etc.).

          En résumé Alain FINKIELKRAUT, poussé dans ses ultimes retranchements par les arguments de Rony BRAUMAN, ne trouve pour défendre “mordicus” sa position qu’un seul moyen, TRONQUER une citation d’Hannah ARENDT pour lui faire dire ce que précisément elle ne dit pas.
          C’est de l’ESCROQUERIE INTELLECTUELLE.  

        • 29 Janvier 2016 à 8h54

          isa dit

          Quel rapport  avec la choucroute???

        • 29 Janvier 2016 à 9h05

          Michel7520 dit

          Précision sur la signification du mot “ethnocide” (très différente de celle du mot “génocide”) :

          « La destruction d’un peuple, c’est celle de ses infrastructures économiques et de services, de ses structures sociales, de sa culture, de ses ressources vitales et de ses biens. Toutes choses dont les Palestiniens ont été progressivement mais systématiquement privés par le Yichouv, puis l’état d’Israël, puis les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem Est, puis le blocus de Gaza et les bombardements de plus en plus destructeurs.

          A la fin des fins, c’est la suppression de tout espoir de justice, voire même d’une paix injuste, d’une existence non comme victimes mais en tant que peuple. Bref, ce dont jouit le peuple israélien au détriment des Palestiniens, auxquels il dénie tout droit d’y accéder. C’est, par la violence organisée et “civilisée” d’un État, acculer des gens atomisés et déstructurés à réagir par une brutalité et une sauvagerie désespérées ou à se mettre à genoux et implorer…

          Voilà ce qu’est l’”ethnocide du peuple palestinien. C’est un sort qu’aucun juif, a fortiori aucun sioniste, n’accepterait jamais pour lui-même.  

        • 29 Janvier 2016 à 9h14

          isa dit

          Les Juifs ont privé les pestiniens de leurs structures administratives?
          Je pense que ce sera la meilleure de la journée.
          Merci pour cet éclat de rire matinal!!!! 

        • 29 Janvier 2016 à 10h08

          Michel7520 dit

          @Isa,
          Cela commence bien mal. Êtes vous toujours d’une telle mauvaise foi ? Où donc avez-vous vu que j’aie mentionné des “structures administratives” ?

           

      • 29 Janvier 2016 à 8h43

        Michel7520 dit

        Merci, Isa, mais je ne pense pas que vous les ayez traités dans la même perspective que moi. Vous verrez les parties 2 et 3.

        • 29 Janvier 2016 à 8h57

          isa dit

          Vous appelez ça une perspective, vous?

           

        • 29 Janvier 2016 à 10h03

          Michel7520 dit

          Bien-sûr ! Celle d’une démontrastion de la malhonnêteté intellectuelle d’Alain FINKIELKRAUT, contraire à l’image que celui-ci s’efforce de donner. C’est lui qui proclamit le 20 juin 2006 : «Le réarrangement de la texture factuelle de la réalité constitue une violence totalitaire». 

      • 29 Janvier 2016 à 17h41

        Michel7520 dit

        RÉSUMÉ DE LA TROISIÈME PARTIE DE MA DÉMONSTRATION :
        Alain FINKIELKRAUT a-t-il tronqué une citation d’Hannah ARENDT ? Oui, et c’est très facile à vérifier. Est-ce qu’en la tronquant ainsi, il a transformé la condamnation à mort (par pendaison) prononcée par ARENDT contre un individu, Adof EICHMANN, et les autres hauts responsables de la Shoah, en une condamnation de tout un peuple ? A l’évidence, oui. S’en sert-il pour assimiler l’antisionisme à une «lutte à mort» contre le peuple israélien ? C’est hélas l’exacte vérité.
        Tout cela ayant été mis au jour, que reste-t-il de sa brillante argumentation ? Rien, RIEN DU TOUT.

        A moins que quelqu’un n’ait une objection à formuler ? Dans ce cas, je l’attends avec impatience.  

    • 29 Janvier 2016 à 7h57

      Michel7520 dit

      @Guenièvre,

       A votre post du 23 Janvier 2016 à 11h30, commençant par : «Ainsi seul le mot “holocauste” vous pose problème ? » (actuellement en page 7 des commentaires), j’ai répondu le 28 Janvier 2016 à 17h44, après avoir procédé à quelques recherches. Vous trouverez ci-dessous le texte de cette réponse.
       ————————————

      Oui, seul le mot “holocauste” me pose problème car il désigne sans équivoque la Shoah tandis que, sans lui, même l’emploi de tous les autres à la fois [c’est-à-dire ceux de votre liste : “purification ethnique”, “apartheid”, “génocide” et “crimes racistes”] ne suffit pas pour la caractériser (voir mon post précédent, le 22 Janvier 2016 à 21h04).
      Or, vous ne m’avez donné ni référence ni aucun autre moyen me permettant de vérifier lesquels de ces mots étaient réellement présents dans le projet arabe de résolution finale lors de la Conférence de Durban. Comme si c’était secondaire. Mais si vous ne savez pas où trouver des renseignements, d’où tirez-vous donc votre certitude que tous ceux que vous m’avez cités y étaient employés ?

      Vous-même ne parlez plus de «texte présenté par les pays arabes», mais de quelque chose de nettement moins précis : les nombreux témoignages sur le «déchaînement de haine où la “déraison du langage” a atteint des sommets insoupçonnés, comme l’a écrit Jeanne Favret Saada dans…».
      Je me suis donc renseigné sur l’ouvrage de Jeanne Favret Saada, «Jeux d’ombres sur la scène de l’ONU», dont j’ai pu mme procurer un compte-rendu en ligne… et là, surprise ! Si celui-ci permet d’affirmer que, durant la Conférence, a été certainement employée l’expression «état raciste» et très probablement le mot «apartheid», il ne mentionne aucun des autres mots de votre liste et surtout pas «holocauste» :
      «Le principal problème posé lors de la conférence est celui du statut d’Israël. En effet, la plupart des États du NAM et de l’OCI le considèrent comme un État raciste (envers les palestiniens notamment) et exigent, en préalable à toute décision lors de la conférence, qu’il soit sanctionné de manière aussi importante que l’avait été l’Afrique du Sud de l’apartheid.» (C.-R. en vente surhttps://www.stuvia.com).

       Je suis à présent convaincu que vous ne détenez aucune preuve de l’emploi de tous ces mots dans un texte officiel des pays arabes. Je me demande si vous n’avez pas sciemment inventé tout cela, afin d’en propager la rumeur. Je doute fort que le mot «holocauste» ait été prononcé lors des «déchaînements de haine» relatés par Jeanne Favret Saada. —————

       P.S. : Dans le post qui suit immédiatement le vôtre (le 23 Janvier 2016 à 14h41), @Hannibal-lecteur montre tout l’art rhétorique qui lui permet de mêler le vrai et le faux si intimement qu’aucun de ses amis ne saurait les démêler. Exactement ce que son copain Alpin caractérise ainsi : «l’imprécision et la confusion obtenue par une accumulation de fausses précisions, où le vrai n’est jamais qu’un moment, qu’une trace dans le mensonge qui se veut déconcertant ; bref, du petit totalitaire de grande époque».

      Exemple (avec le vrai en majuscules) : «CE zozo n’A qu’UN BUT : dézinguer FINKIELKRAUT ET S’IL FAUT aller CHERCHER la petite virgule QUI, selon lui, Y PARTICIPE, IL y va.»
      Version entièrement vraie : : «CE critique A UN BUT : prouver la malhonnêteté intellectuelle d’Alain FINKIELKRAUT dans le livre “La Discorde…” relatant ses débats avec Rony Rrauman, ET S’IL FAUT pour cela CHERCHER dans ce livre les passages les plus probants QUI Y PARTICIPEnt et les citer, IL le fait.»

      Bref, pour défende celui qu’il appelle familièrement “Finkie” face à mes critiques, @Hannibal-lecteur a dû montrer sa propre malhonnêteté intellectuelle. Qui se ressemble s’assemble.  

      • 29 Janvier 2016 à 8h26

        isa dit

        Et vous, vous trolllez.
        Toutes les remarques de Guenievre sont toujours sourcees, vous tombez bien mal.
        Quant à défendre l’ignoble confrence dieudonnesque, faut aller voir ailleurs si nous y sommes 

      • 29 Janvier 2016 à 10h28

        Michel7520 dit

        @Isa,

        Oh, mais justement Guenièvre n’a pas du tout sourcé ces propos-là, malgré ma demande expresse.  
        Mon but n’est nullement de “défendre” la Conférence de Durban, vous faites d’emblée une erreur, juste de prouver une chose à propos de l’idole de ce fil : quand Alain KINKIELKRAUT est acculé par les arguments de son interlocuteur (ici Rony Brauman), il ment, ou au minimum “extrapole” des faits réels en suppositions non fondées, pour maintenir “mordicus” ses thèses. 

    • 28 Janvier 2016 à 13h23

      Des Esseintes dit

      “N’oublions pas quand même, et tout le monde sera sans doute d’accord ici, qu’une écrasante majorité des musulmans adhèrent aux valeurs françaises et se fondent parfaitement dans la société française. » Voila vous avez tout à fait raison , Monsieur, le moment clé de cette émission indigne n ce n’est ni l’agression de A.F par cette dame , ni la lecture des faits historiques revue et corrigée par par DCB Non le scandale il est dans ce :”tout le monde sera d’accord ici pour…” Merci de l”avoir souligné Emmanuel

    • 26 Janvier 2016 à 11h30

      Lapraline dit

      Nous sommes un certain nombre de responsables encore vivants de 68 et nous connaissons le rationalisme(?), le bon sens(?), le cartésianisme(?) de Monsieur Dany Conh-Bendit qui lançait alors des pavés sur les forces publiques avec ses troupes en prétendant que « les frontières n’existaient pas et qu’il les franchissait quand il voulait ».
      L’ennui, c’est que ce monsieur a si bien joué des coudes qu’outre sa députation européenne et sa belle position chez les Verts, il est aujourd’hui inspecteur général de l’Éducation Nationale. Cela seul suffit à expliquer pourquoi notre école est si mal placée par le Pisa, et, partant, pourquoi nous pédalons dans la choucroute politiquement, ne sachant plus qui est qui.
      Il est en effet difficile de qualifier l’un ou l’autre des protagonistes lorsque tout s’explique aussi facilement que veut bien le dire ce monsieur. La politique est un combat et non une absolution ou une culpabilisation ! 

      • 26 Janvier 2016 à 18h29

        Félix dit

        Il me semble également que son frère était proviseur d’un lycée, à Saint Nazaire, où la discipline était laissée à l’appréciation des…élèves. On pouvait aller et venir comme bon nous semblait.  C’était merveilleux, l’absentéisme y régnait, les leçons n’étaient pas apprises, les devoirs n’étaient pas faits. Et pour finir, les cours n’étaient plus assurés.

        Il avait contrarié la célèbre parole de Lénine : “la confiance n’exclut pas les contrôles”.  

      • 28 Janvier 2016 à 17h53

        saintex dit

        Etes-vous sur de ne pas confondre avec Alain Geismar, autre leader de 68 et qui occupe effectivement cette fonction ?

      • 29 Janvier 2016 à 11h14

        Michel7520 dit

        @Lapraline,

        Vous confondez Daniel Cohn-Bendit avec son ancien camarade en 1968 Alain Geismar qui, lui, est effectivement devenu inspecteur général de l’Éducation nationale en 1990.

        Si vous n’avez pas fait volontairement un amalgame, vous avez dû tirer des conclusions trop hâtives de votre recherche par mots-clés. Celle-ci a pu vous fournir, par exemple, une référence au blog “Profencampagne” dans lequel figure la phrase suivante :
        «Alain Geismar, compagnon de combat de Daniel Cohn-Bendit ne deviendra-t-il pas… Inspecteur Général de l’Education Nationale?» (“Collège 2016 – Conseils pour éviter la catastrophe qui vient…”, 29 juillet 2015, 13ème §, lignes 5-6, http://www.profencampagne.com/2015/07/college-2016-conseils-pour-eviter-la-catastrophe-qui-vient.html).
        Votre recherche a pu donner exactement ça:
        «… Daniel Cohn-Bendit ne deviendra-t-il pas… Inspecteur Général de l’Education Nationale?»  

        Par contre, il est exact que son frère Gabriel a fait toute sa carrière dans l’enseignement, jusqu’à devenir proviseur d’un lycée. Mais @Felix caricature le fonctionnement de cet établisement. Le élèves étaient responsable de l’élaboration du règlement intérieur ou de sa modification, puis surveillants et profs veillaient au respect des règles adoptées et à l’application des sanctions prévues en cas de manquement. N’est-ce pas précisément cela qu’on appelle les «contrôles» ?
        Par conséquent, une certaine liberté de mouvement (avec des limites précises) ne signifiait nullement que «la discipline était laissée à l’appréciation des élèves.»
        Tout le reste de sa description est de la même eau… 

    • 26 Janvier 2016 à 0h38

      Elfax751 dit

      Merci M. Crudo.Je sentais bien que Pujadas et ses complices étaient encore plus faux-culs que d’habitude mais sans être en mesure de les confondre.
      Avez-vous pensé à demander l’avis du CSA sur cette manip caractérisée?
      Ou suggéré à un élu responsable d’interroger ces messieurs?
      Le débat, l’”expression”, les courants de “pensée” (dont on se réjouit avec M. Bennasar):d’accord. Mais la manipulation?

      • 28 Janvier 2016 à 13h26

        Des Esseintes dit

        N’oublions pas quand même, et tout le monde sera sans doute d’accord ici, qu’une écrasante majorité des musulmans adhèrent aux valeurs françaises et se fondent parfaitement dans la société française. » voila la phrase où le faux-cul excelle!

        • 30 Janvier 2016 à 23h36

          Michel7520 dit

          “Faux-cul” ? Pour répondre à ce qualificatif, certes habituel sur le site de Causeur, mais pas moins déplacé et calomniateur pour autant, j’hésite entre :
          «Vous en êtes un autre, cher Monsieur des Esseintes!”
          et :
          «Vous êtes un vrai c…, des Esseintes !»