Alain Finkielkraut sur Christine Angot: “Comment a-t-on pu tomber si bas?” | Causeur

Alain Finkielkraut sur Christine Angot: “Comment a-t-on pu tomber si bas?”

L’esprit de l’escalier en vidéo

Auteur

Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut
est philosophe et écrivain.

Publié le 27 mars 2017 / Politique

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Alain Finkielkraut réagit à l’Émission… par causeur

Pour Alain Finkielkraut, la prestation de la romancière Christine Angot dans « L’Emission politique » est à marquer d’une pierre… noire. Jeudi 23 mars, on a vu « le divertissement lui-même déchoir et s’avilir jusqu’à ressusciter les jeux du cirque » car Angot ne souhaitait pas interpeller François Fillon mais « le mettre à mort ». D’après l’académicien, « elle lisait, le visage convulsé par la haine, un texte d’invectives », fonçant « fonce tête baissée sans le moindre égard pour tout ce qu’elle supprime et brise ». Triste conception du métier d’écrivain !

>> A lire aussi: Affaire Fillon: Canard qui s’en dédit: quand un journaliste de l’hebdo satirique se dément lui-même

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    • 1 Avril 2017 à 16h31

      Childebrand dit

      L’imprécatrice de service est plus connue pour sa vulgarité que pour son talent littéraire. Elle témoigna, une fois de plus, de ses aptitudes intellectuelles. Elle n’a pu surprendre ceux qui la connaissent. Ces émissions reflètent le niveau intellectuel de ceux qui les organisent et les animent. Tantôt nous sommes dans un tribunal nord-coréen, tantôt dans une bauge.
      Pour ma part, je suis plutôt intéressé par l’impôt auquel on me soumettra, par ce que l’on en fera, par la lutte contre le terrorisme, par le redressement économique de la France, par le relèvement de l’instruction des enfants et par la politique internationale envisagée.
      Incapables d’interroger sur ces questions, nombre de journalistes nous trainent à leur niveau et ne savent nous parler que de costumes, de chasses présidentielles, etc. En entendant madame Angot, je songe à ce général franquiste, José Millan-Astray, qui avait hurlé face à Miguel de Unamuno “Mort à l’intelligence”, ou plutôt “A mort l’intellectualité traîtresse”. Je songe aussi au personnage de la pièce de théâtre du nazi Hanns Johst (“Schlageter”) “Quand j’entends parler de culture… je relâche la sécurité de mon browning” (acte 1, scène 1)