Ferry ouvre la boite de Pandore: tant mieux !
Et si on nettoyait les écuries d’Augias ?
Publié le 06 juin 2011 à 13:58 dans Société
Mots-clés : Dominique Strauss-Kahn, Luc Ferry

image : StartTheDay
J’avoue, et à mon grand dam, que je suis scandalisé par ce que je comprends de certains propos de mes estimés camarades. Il me souvient d’un magnifique roman de Jérôme Leroy, très sombre et très mélancolique, qui s’appelait Monnaie bleue : il y était question, si je l’ai bien lu, de puissants achevant parfois leurs abjectes parties fines par des sacrifices humains. Je n’ai pas vu alors que l’auteur y excusât au nom de quelque morale latine immorale les actes sordides de ces bonshommes coalisés dans leurs bunkers de dominants jouisseurs. Bien au contraire, tout cet immonde édifice finissait par périr sous les grenades et les pistolets-mitrailleurs des héros chevaleresques qui, amateurs de jolies femmes, leur rendaient le bel hommage, tout pleins de désirs qu’ils étaient, de respecter leur dignité et leur liberté. Et aujourd’hui, je vois le même Leroy invoquer Zamiatine pour pourfendre une justice aveugle qui aurait le suprême mauvais goût de s’attaquer aux vices intimes des puissants. Je me gratte au moins la tête.
J’entends damoiselle Lévy aussi, pour une fois du même côté que Joffrin, contester la légitimité de la traque qui s’organise, au nom du respect de la vie privée.
On a bien compris le petit jeu qui s’est mis en place, certes : un coup à droite, un coup à gauche, et que je te dénonce pour protéger mon petit camarade, et que je te balance, et que je bave, et que je délationne, et que je dis du mal, il en restera toujours quelque chose.
La méthode, celle de la fausse libération des langues, est répugnante et abjecte, en effet. Mais gardons-nous pourtant d’invoquer Vichy et la collaboration, au risque de masquer l’un des véritables enjeux du moment. Les maîtres-censeurs actuels, qui ne sont pas forcément qui l’on croit, et qui ne sont évidemment pas les êtres les plus misérables du royaume de France, ont entrepris depuis la chute de l’un des leurs sous les coups d’une puissance qui leur était extérieure, et supérieure, de crier haro sur le baudet, celui-ci étant de nos jours déguisé sous les traits du petit journaliste. La presse se comporterait unanimement ces derniers temps comme les tabloïds anglais – injure suprême. Ces petits salauds qui savaient tout et n’ont rien dit feraient l’injure aux puissants de répandre des rumeurs sur leur compte – sur leur sacro-sainte vie privée.
Allons donc, la ficelle est par trop grosse pour qu’on croie un instant que le dérèglement démocratique trouve sa source, ou au moins son expression parfaite, ici. D’abord parce que la presse française a bien montré en l’occurrence son absence d’indépendance. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre pourquoi « personne » n’a rien dit sur l’étrange rapport de DSK avec le sexe faible avant son interpellation new-yorkaise : une rapide recherche fera voir au bon citoyen qui les ignorait les liens étroits noués entre la Fondation Jean Jaurès par exemple, qui n’a jamais fait mystère de son soutien à Strauss-Kahn, et certains organes de presse de gauche parmi les plus prestigieux. Cherchez les actionnaires et les propriétaires, voyez où ils pointent intellectuellement, et demandez-vous ensuite si ces journalistes auraient vraiment pu être incités par leurs supérieurs à enquêter sur toutes les rumeurs qui leur parvenaient.
De même, l’entrefilet du Figaro Magazine, journal dont l’indépendance vis-à-vis du pouvoir actuel est notoire et le courage proverbial, cet entrefilet repris par Luc Ferry, ne doit pas faire illusion : la guerre sale est ouverte, et ces organes servent des intérêts plus hauts qu’eux. Il est d’ailleurs plaisant dans cette situation de voir tous ces nobles esprits se lamenter sur le sort de Madame Politkovskaïa.
Il y a d’un autre côté une presse qui, bien entendu, fait ses choux gras selon l’expression consacrée, de ces rumeurs, bruits de couloir, révélations sordides, suspicions et autres fruits de coups tordus. Mais peut-on décemment reprocher à des journalistes d’enquêter sur les frasques de personnages publics quand la justice ne fait pas son travail – qu’elle s’y refuse par l’effet d’une servitude volontaire, ou qu’elle en soit empêchée ? Répugnante pour un journaliste est l’idée de devoir chercher des informations sur d’éventuelles orgies proto-pédophiles, sur d’étranges grattements de pieds, ou encore sur des viols supposés dans le boudoir ; mais combien plus répugnante l’idée que ces agissements seraient étouffés par une oligarchie dont les membres se tiennent par la barbichette.
Qu’on ne nous raconte pas d’histoires : si nous tous, journalistes, avions eu vent de ces rumeurs, comment la justice et la police eussent-elles pu les ignorer ? Je continue à croire que, malgré le non-remplacement de ses fonctionnaires partis à la retraite, la police demeure l’un des services publics français les plus performants. S’il y a eu rumeurs, toutes les autorités compétentes les connaissaient et il ne peut y avoir que deux termes à l’alternative subséquente : soit, après rapide enquête, on a conclu qu’il n’y avait là que calomnies, et tout le monde est content ; soit, ces affaires ont été délibérément étouffées. Si c’est le cas, le citoyen que je suis en conçoit une double douleur : d’abord pour ce qu’il est gouverné par quelques salopards, au milieu sans doute, veux-je croire, de personnages respectables : ensuite pour ce que la justice prétendument séparée des pouvoirs exécutifs et législatifs leur est en vérité inféodée.
Pour ma part, je ne suis pas persuadé de la pertinence de la séparation complète des vies privées et publiques, parce que je ne crois pas que l’on puisse vivre de telle façon dans son intimité sans que cela ait la moindre incidence sur la valeur des liens sociaux que l’on noue. Mais il semble que je sois assez seul à partager cette critique, aussi veux-je bien de manière pragmatique me plier provisoirement au raisonnement de ce système. Mais alors, dans ce système même, quand il s’agit de personnalités publiques, qui ont en charge l’intérêt général – outre le fait qu’ici on leur reproche des actes qui de toutes les façons, qu’elles soient privées ou publiques, tombent sous le coup de la loi ¬– des personnalités qui vivent par et pour le spectacle, dont la gloire est principalement née de la reconnaissance publique, je ne vois pas ce qu’il y aurait d’injurieux à vouloir connaître leur vertu, dans ses grandes lignes.
Peu me chalent les repoussants détails de leurs médiocres concupiscences – au contraire, j’en conçois une forte envie de vomir. Mais, conscient de la justesse de l’adage qui veut que « la République soit le régime qui réclame le plus de vertu et celui qui y pousse le moins », puisqu’au nom de la liberté il faut s’en accommoder, je continue de préférer Savonarole à Machiavel et si je me réjouirais davantage que les écuries d’Augias soient nettes et reluisantes, je me réjouirais aussi qu’en cas de crasse avérée et généralisée elles soient, par les bons soins d’un Hercule qui n’a pas encore été trouvé, nettoyées à grande eau. Je ne pleurerai pas sur la chute de Salo.
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L'auteur
Jacques de Guillebon est journaliste et essayiste catholique.
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skardanelli dit
Pierre, cette émotion passe dans votre texte, n’en doutez pas, une certaine amertume aussi. On peut dire les choses d’un ton léger et y mettre de la profondeur, c’est ce que vous avez fait. J’aime beaucoup ce que vous avez écrit.
ungars dit
Vous avez vu comme Luc Ferry commence à se faire démolir par le canard Enchaîné, qui sort l’affaire des cours universitaires non effectués, alors qu’il serait payé pour ça ? Vous trouvez pas que c’est une magnifique coïncidence après ses révélations explosives sur un ministre pédophile amateur de partouzes avec de jeunes garçons et ayant bénéficié des plus hautes protections de l’Etat français, sans oublier celles du pays où se sont produits les faits ?
Sincèrement, vous pensez quoi d’un Etat capable de telles protections ? Et de ce journal ? Vous y croyez réellement, à la liberté de la presse, avec ce journal qui a eu dans le passé des réactions très étonnantes vis-à-vis de certaines personnalités opportunément suicidées ?
Pierre Jolibert dit
Hélas, la démonstration n’est pas de mon fait, et j’aurais préféré ne pas la faire. Je trouve d’ailleurs que mon ton est bien léger, c’est le reflet de ce qu’a été cet événement. Je n’ai même pas trouvé comment en parler directement aux élèves. Le seul moment où je l’ai ressenti, c’est en m’asseyant à côté de l’ordinateur sur lequel je fais l’appel, au fond de la salle, parce qu’elle aurait dû être assise tout à côté, elle était seule à une table. Allez bonne nuit.
skardanelli dit
Pierre Jolibert, démonstration exemplaire. La violence du désir mimétique est le mal même. Les interdits nous protègent, Satan nous dit de les transgresser.
”Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.”
L'Ours dit
Pierre Jolibert,
une tranche de vie qui en dit long sur le quotidien ignoré des profs et de la vie comme elle est.
Pierre Jolibert dit
À part ça, pour les écuries, j’ai trouvé un Nettoyeur :
http://www.youtube.com/watch?v=G_sBOsh-vyI
Pierre Jolibert dit
Gil Mihaely met superbement en valeur, plus loin, une contradiction qui affecte la société française, et en particulier sa gauche : puritanisme pour le Fric, libertarianismage pour le Cul.
Du point de vue de l’école et de l’enseignement, voici ce qui se passe, où l’on voit que l’on en revient toujours à la fondamentale querelle entre jésuites et jansénistes.
Que doit-on dire et montrer aux jeunes gens ?
Les jansénistes, ou assimilés : le désir c’est le mal, et le mal c’est le désir. Pas d’images, pas d’imitation, pas de spectacle, pas de compétition. Il faut en permanence rappeler à l’homme sa nature coupable et pécheresse, et le discipliner par les moyens les plus sévères. Et la porte est étroite.
Les jésuites : mais non, l’homme doit s’élever par les moyens divers voire détournés que la nature, l’art et l’expérience lui proposent, et l’on doit savamment et dialectiquement ordonner images, sons, spectacles, imitation et émulation, afin que l’effet en soit bénéfique.
Voici ce qui s’est passé dans le collège où je m’efforce d’officier (49 % de familles en dessous d’un seuil de pauvreté dont j’ignore la formule), à la veille des vacances de Printemps, pour le dire laïquement. Classe de troisième, très dure à prendre en main depuis le début de l’année, nombreux incidents, etc. On y trouve A., jeune fille présente en France depuis deux ans environ, venue d’un pays fameux pour sa forêt équatoriale et ses carnavals. Elle tombe amoureuse de B., aboutit à une histoire avec lui qui dure quelques jours, ceci en octobre. Mais ses sentiments n’ont pas diminué. Qualité du travail en classe : néant. Elle joue beaucoup sur une ignorance exagérée de la langue, et depuis deux ans, l’équipe mène un combat de tous les jours pour obtenir d’elle qu’elle vienne en classe dans une tenue qui s’y prête. Nous y étions arrivés. Mais au mois d’avril, B. vit un début d’amour pour sa condisciple C. Je dois préciser, pour présenter les personnages, que B. porte à longueur d’année un blouson de football aux couleurs de l’État héritier de la Lusitanie antique (sans doute pour appuyer l’idée de l’intégration réussie des migrants d’ascendance européenne), tourne toute l’année à 3/20 dans ma matière (moi qui aimerait tant sortir du reproche de constante macabre) et souhaite être acteur, ce qu’il a commencé à concrétiser en jouant un rôle important dans un long métrage sorti l’été dernier, pour lequel il avait été choisi en vertu de son visage à fortes joues et malgré son refus d’apprendre son texte correctement. Pareillement, quand on demandait à A. ce qu’elle désirait faire plus tard, elle répondait : actrice.
Lundi : dispute très violente entre A. et C. dans les toilettes des filles (A. tente même de frapper la tête de C. contre les lavabos, si j’ai bien compris).
Mardi : premières mesures de punition, réunion le soir pour mettre au point les choses avec A. Quand elle rentre chez elle, elle allume son ordinateur pour prendre les nouvelles sur cette saloperie de Facebook, et y trouve environ 200 messages d’insultes allant jusqu’au “on te fera la peau à ton retour”. Elle gagne la voie ferrée qui se trouve près de chez elle et attend le premier train qui passe.
Mercredi et jeudi : cellule d’assistance psychologique pour ceux qui le désirent ; une bonne partie des élèves y vont sincèrement, mais ne trouvent pas toujours porte ouverte, car y sont allés aussi certains autres qui voulaient sécher. Une fille est revenue en classe, paraît-il, en disant rentrer de la “cellule de dégrisement”. J’avoue que ça m’a fait rire. Le jeudi à 10 h, cérémonie dans la cour avec discours de quelques élèves. B. et une petite bande ont ri pendant, paraît-il. Cela ne m’étonne pas. B. rit tout le temps, y compris pendant les cours sur la Deuxième guerre mondiale ou la guerre d’Algérie, y compris aux moments où il y a un silence impressionnant.
Tout ceci coïncide avec la Semaine sainte (oui, on est en zone C), mais les funérailles n’ont eu lieu que pendant les vacances qui suivent, car la mère, dont je dois préciser qu’elle a déjà perdu sa fille aînée, par suicide également, quinze jours plus tôt, n’a pas trouvé la force de s’occuper de tout, enfin je ne sais pas trop, je n’ai pas tout compris, en tout cas, les tronçons du corps, enfin bref.
J’ai des accès violents de puritanisme, et tout cela n’a rien arrangé. Le puritanisme est très égalitaire : le désir c’est le mal, quelle qu’en soit la forme. Ce sont les jésuites qui finassent sur les divers degrés du tolérable.
En voulant nettoyer les écuries d’Augias du mal, M. de Guillebon prend le risque de la métaphore empruntée à la mythologie païenne. Il prend le risque de maintenir l’herculophilie. D’un point de vue puritain, s’il est évidemment plus grave de violer que de simplement désirer, il n’en reste pas moins impossible de tolérer l’herculophilie, comme il est immoral de parler de Cul à tout bout de champ, ce que je crois bien avoir fait ici même, y compris pendant la fatale semaine.
L'Ours dit
hathorique,
ce que vous m’apprenez sur le jeune acteur va pleinement dans le sens de la réponse que je fais à SPQR sur le fil “DSK fait honte à ses cheveux blancs”.
L'Ours dit
merci l’oiseau bleu.
En fait il doit y avoir un bug avec “chrome” puisque ça marche avec “explorer”
l’oiseau bleu dit
@ l’Ours et hathorique
sur ce lien ça marche encore
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1451
Lady dit
Meilleur lien ici:
http://www.youtube.com/watch?v=zfLds_lFpGM
Lady dit
Sur la domination masculine et le sexisme, un chef d’œuvre italien:
http://www.dailymotion.com/video/x2w2mz_les-nouveaux-monstres_shortfilms
Marie dit
@Jerome Leroy
Selon FO le salaire d’une femme de chambre est de 1600 euros net…
http://www.accor.com/fr/recrutement-et-carrieres/pourquoi-choisir-accor/remuneration-globale-et-avantages.html
L'Ours dit
Hatorique,
décidément, nous partageons les mêmes goûts.
Je suis fan absolu de Comencini dont j’adore aussi entre autres, “l’argent de la vieille” et le merveilleux “Les aventures de Pinocchio”.
De toute façon, jusqu’aux années 80, mais surtout avant, le cinéma italien nous a offert de nombreux chefs d’oeuvre.
hathorique dit
Oui Ours, le cinéma italien a été grand, mais il n’existe pratiquement plus depuis que Berlusconi “l’a tuer”".
Ces temps derniers devant les polémiques déchainées par Ferry, je repensais au film crépusculaire de Visconti “Mort à Venise” avec un jeune Tadzio éphèbe solaire et surtout surtout la somptueuse Silvana Mangano et surtout surtout la musique de Mahler.
Je me souviens d’une interview lue il y a quelques années dans Libé de ce jeune acteur devenu un homme fané, qui racontait comment Dirck Bogarde et Visconti durant le tournage l’emmenait dans des soirées très particulières alors qu’il n’était qu’un jeune adolescent et combien cela avait perturbé sa vie.
Florence dit
Cher Jérôme,
je pense que le syndicat des femmes de chambre a bien eu raison d’organiser cette manifestation. Ces femmes ont bien le droit de manifester pour faire reconnaître leur dignité.
say yes dit
Une remarque toutefois: je ne sais si cela a un sens de préférer la pensée d’un Savonarole à celle d’un Machiavel ou vice versa quand le premier prétend incarner une conception morale du pouvoir, empreinte de pensée magique et d’intuitions, et que le second fait comprendre à l’Europe puis au monde que l’art a aussi une utilité d’un point de vue scientifique et que la science est indispensable au pouvoir (cf. L’Art de la guerre), donc à la vertu. En fait, Machiavel symbolise la conscience moderne de l’Europe: la politique. En continuité avec l’Europe du Moyen Âge, bien-sûr… Avec lui, on retrouve Thucydide, il a renouvelé la pensée réaliste.
Machiavel ne croyait pas la république possible dans le contexte de son vivant: il ne faut pas oublier sa conception cyclique de l’histoire, un peu comme chez l’historien Polybe: démocratie républicaine – corruption, anarchie (- monarchie – tyrannie – aristocratie) – oligarchie – démocratie républicaine. Il suffirait de mettre monarchie, tyrannie et aristocratie entre parenthèse pour la pertinence de ce raisonnement saute au yeux!
En fait, Machiavel fut le premier politologue. Or j’estime que les scientifiques sont eux aussi certainement des prophètes en puissance. C’est même un prophète qui aurait énoncé cette idée le premier.
L'Ours dit
Du coup, vous m’avez tous donné envie de voir l’émission – d’autant que j’adore Sibony – mais sur le site de France 3, la vidéo ne veut pas se lancer…
hathorique dit
Bonjour Ours,
j’ai essayé hier ou avant hier, pour revoir et surtout réécouter les propos de Mtre Lévy qui m’avait choquée à la première écoute, car je voulais être sure de ce que je pensais avoir compris, mais sans succès
Je crois que FR. 3 l’a supprimée de son site, si cela s’avère exact cela équivaudrait donc à une forme de censure et si oui pourquoi et dans quel but je serais intéressée à savoir ce qu’en pense Taddéi.
d’autant qu’il y avait comme invitée la fille de Luigi Comencini, ce metteur en scène qui a réalisé l’un des plus beaux films sur l’enfance ”l’Incompris ”
Mtre Levy s’y est montré insupportable de morgue méprisante envers elle
Marie dit
@Jérome Leroy
“elles oublieront de réclamer des augmentations de salaire et de meilleurs conditions de travail.”
Ce n’est pas ce que j’ai entendu le syndicat réclame un système pour que les femmes de chambre ne soient plus en butte à ce genre de problème et il l’aura , les US ne sont pas la France au niveau syndical!
Florence dit
D’accord avec vous Marie, je ne vois pas en quoi manifester contre les abus de clients empêcherait de réclamer des augmentations de salaires et des meilleures conditions de travail.
On peut tout à fait exiger l’un ET l’autre.
Du reste, si certains clients se tenaient mieux, ce serait une sacrée avancée dans les conditions de travail des femmes de chambre.
Jérôme Leroy dit
Florence, Marie: en quoi est-ce contradictoire? Au contraire. Mal payer les gens dans une société fondée sur le pognon, c’est les mépriser. Des femmes de chambres, pour ces gens-là (et pas forcément DSK), c’est le petit personnel, donc on fait ce qu’on veut avec. Quand on paye sa suite 3000 dollars la nuit avec des filles qui n’ont même pas le smic horaire pour la nettoyer, si vous ne voyez pas où est le bug, je n’y peux rien. Alors pour les consoler, le patron les amène avec les syndicats maisons en car pour hurler “shame on you” devant le tribunal. Et le lendemain, ça recommence comme avant.