Où sont les femmes? | Causeur

Où sont les femmes?

Pas dans les cafés de Sevran en Seine-Saint-Denis

Auteur

Paulina Dalmayer

Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l'édition.

Publié le 06 janvier 2017 / Société

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Un mois après le reportage de France 2 sur les femmes indésirables dans un bar de Sevran, retour dans un département de moins en moins women-friendly...

Rassemblement "laïque" contre la tenue d'une "conférence contre l'islamophobie et la xénophobie" à Saint-Denis, dimanche 18 décembre 2016.

Des ignames, des bananes noircies, des sacs de riz de 12 kg et une gamme de cosmétiques de marques inconnues s’empilent dans la vitrine du Centre exotique et esthétique, place Gaston-Bussière à Sevran. Le froid durcit le linge suspendu aux fenêtres ici et là. Les gens alignés devant une agence de l’assurance maladie respirent le même air semi-opaque que les Parisiens aujourd’hui touchés par un pic de pollution exceptionnel. Et c’est à peu près tout ce que la population de cette commune de la Seine-Saint-Denis partage avec les habitants de la capitale, pourtant toute proche.

En réalité, Sevran ressemble davantage à un hameau perdu d’outre-Méditerranée qu’à une ville française. La tante algérienne de Lydia Guirous, l’auteur d’Allah est grand, la République aussi, aurait pu y prononcer la phrase qu’elle a dite en arrivant à Roubaix : « Je n’ai pas fait deux heures d’avion pour me retrouver à Bab el-Oued ! » Car malgré ses quelques commerces encore ouverts, un bureau de poste, un petit marché, des bancs en béton où s’asseoir face aux arbres nus et les tours implantées à proximité immédiate de la gare du RER, Sevran peine à convaincre de son appartenance à un territoire sous la gouvernance de la République, tout autant que de son adhésion à l’Occident.

Si l’omniprésence du trafic de drogue, dont la localité a fait sa grande spécialité, freine la vie sociale, une franche hostilité à l’égard des femmes qui auraient la malheureuse idée d’y vivre « à l’européenne » la rattache carrément à un modèle salafiste de société, bâti, entre autres, sur le refus catégorique de la mixité des sexes. En conséquence, on ne croise pas de couples à Sevran. Pas beaucoup de femmes sans fichu sur la tête non plus, comme cette vieille dame blanche qui a dû rater son train…

L’attitude de Clémentine Autain ne relève pas seulement de l’aveuglement idéologique mais d’un effarant manque d’imagination.

Nadia Remadna, fondatrice de La brigade des mères, une association du cru qui milite en faveur de l’application du principe de la laïcité, en a apporté la preuve. Munie d’une caméra cachée, cette mère de quatre enfants a osé faire irruption dans un café occupé par des hommes pour s’entendre dire par le patron : « T’es dans le 9-3 ici, t’es pas à Paris ! Ici, c’est une mentalité différente, c’est comme au bled ! » Pas d’expresso, donc, mais un rappel à l’ordre à l’adresse de celles qui imagineraient que l’espace public appartient aux deux sexes. Mais le scandale ne s’arrête pas là. Diffusé dans le journal de 20 heures sur France 2, le reportage a suscité une vague d’indignation. Et ce qui a indigné les hérauts invétérés du « vivre ensemble », ce n’est pas le bannissement des femmes, c’est qu’on ose le montrer. Élue du Front de gauche, Clémentine Autain s’est ainsi précipitée au bar PMU du reportage où elle a commandé un petit noir au comptoir afin d’annoncer triomphalement sur son compte Twitter : « Je consomme et demande au CSA de visionner intégralité bande caméra cachée France 2. Stop stigmatisation banlieue. »


Société : quand les femmes sont indésirables dans les lieux publics

Ce que la petite tête blonde de la très féministe conseillère municipale de la ville de Sevran ne parvient décidément pas à concevoir, c’est la différence de traitement qui s’applique sur son territoire selon qu’on a affaire à une « sœur » musulmane ou à une « mécréante ». Ce que ses grands yeux bleus refusent de voir, c’est la fréquentation exclusivement masculine des cafés. Le Balto, un bar-tabac du centre où je réussis moi aussi à consommer à une heure de grande affluence, observe une minute de profonde stupeur lorsque je franchis son seuil. Il n’en faut pas davantage pour comprendre que l’établissement, tenu par un couple de Chinois, n’a pas l’habitude de recevoir les femmes. En outre, aurait-on l’idée de faire passer de pareils tests aux bistrots parisiens ? À quand la création du label « Women Friendly » dont on gratifierait certains bars des cités, de même que certains autres de la capitale autorisent la présence des chiens ? L’attitude de Clémentine Autain ne relève pas seulement de l’aveuglement idéologique mais d’un effarant manque d’imagination et même de la non-assistance à personnes en danger.

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    publié dans le Magazine Causeur n° 101 - Janvier 2017

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    • 8 Janvier 2017 à 16h19

      lili23 dit

      ça me rappelle un article de jpb Regardons de plus prêt m. jpb prof de l’éducation nationale fervant détracteur du pouvoir en place et critique acerbe de l’éducation nationale qui pour lui ne produit que des cancres ; qui ne seront bon plus tard qu’a zoner, se pose des questions d’actualité ou affiliées aux grands thèmes de l’actualité -sorte de développement- quoi. cet intellectuel français correcteur de copie de quelques anales se réclamant de la laïcité à la voltaire dans les moindres recoins de france après s’être torturé l’esprit pendant de longues semaines pendant les dissertations qu’il donne a faire en classe à ses élèves et finissant par se dire que cela allait coller avec le titre de son dernier ouvrage nous livre en guise d’augmentation à ses idées brèves et concises qu’il développa dans le titre ce dernier nous livre un reportage de france 2 comme supplément de preuve (reportage qu’il aura surement regardez sur internet ou avec une des télés de l’éducation nationale puisque il ne paie pas de redevance ou s’il l’a paie qu’il n’a pas de télé) -nous commençons à entrevoir le niveau et l’intérêt de la concision de ses arguments-après s’être plaint pendant une heure en buvant ses cafés dans la salles des professeurs du manque de citations latines m jpb en fin de journée c’est à dire en début d’après-midi pour nous m. aura une respiration profonde pouvant s’apparenter à un état d’âme pour « le Manuel »en postant son article sur le réseau. lol

      • 8 Janvier 2017 à 16h25

        lili23 dit

        manque de citations latines dans les copies de ses élèves 

    • 8 Janvier 2017 à 14h31

      lili23 dit

      Une mère de quatre enfants qui votera pour son fion au prochaine élection

    • 8 Janvier 2017 à 14h28

      lili23 dit

      Pour moi il faudrait que les associations des alcooliques anonymes se réunissent dans les bras de Sevran Mdr

    • 8 Janvier 2017 à 14h20

      lili23 dit

      les salons littéraires étaient en vogue à une époque, maintenant les femmes ne rêve plus que de se réunir  dans les bistrots de second zone dont elle n’aurait jamais adressé la parole au gérant , A moins que tout ça c’est de la pub pour la recette « grand mère »  de la brasserie du coin
      Les nouveaux clash de la régions parvienne Mdr 

    • 8 Janvier 2017 à 14h06

      lili23 dit

      125000 divorce par an 340 divorce par  jours en jour en france

    • 7 Janvier 2017 à 23h29

      Cracker causeur dit

      La gauche est entièrement responsable de l’islamisation de la société, l’immigration massive est leur ultime cheval de bataille.
      Sans ça, ils ne sont plus rien, ayant depuis longtemps abandonné les ouvriers.

      Ne soyons donc pas surpris de leur absolue mauvaise foi, la gauche c’est le radeau de la méduse !

    • 7 Janvier 2017 à 19h37

      l’appel de chtulhu dit

      Une véritable honte ! Honte à toute cette classe politique de merde qui a laisser faire et prospérer ce mode de vie complètement archaïque basé sur l’intimidation d’une religion conquérante , sanguinaire , totalement décérébré . J’espère qu’à l’avenir nous ferons payer à toutes ses ordures de politiques devant des tribunaux révolutionnaire de salut public l’état déplorable de nos villes et nos campagnes . Et ceci n’est qu’une facette car observez le nombre de charcuteries qui n’existent plus dans les villes remplacées par des boucheries halal , la multiplication de commerces tenus par des arabes (boulangerie , coiffeur , bureau de tabac , ect) .

      • 7 Janvier 2017 à 20h20

        Schlemihl dit

        Ph’ nglwi mglwah nafht Cthulhu Rlyeh …… Est – IL ressorti de sa prison sous marine ? ou est – il lâché en permanence ? Je n’ en sais rien , mais il me semble qu’ en France , c’ est la loi qui doit régner et non le culte de Cthulhu ni la Charia ni autre chose .