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Faut-il compter noir sur blanc ?

Au Royaume-Uni, les statistiques ethniques sont éthiques

Publié le 15 juin 2011 à 12:00 dans Société

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un couple mixte. Photo : Paco CT (Flickr)

« IC13 » : Blanche, non anglaise, ni irlandaise. Au moins une fois par semaine, j’inscris mon code ethnique sur un document administratif britannique. Sans lui, on ne se soigne pas, on ne se loge pas, on ne se transporte pas, on ne va pas à l’école, on ne vote pas, on ne peut pas travailler. C’est simple, on n’existe pas. On n’est même pas compté dans le dernier recensement décennal de 2011. Et personne ne songerait à s’en offusquer.

Le monde à l’envers pour un Français nourri à l’égalité en droit et allergique par principe au rattachement communautaire. Il manque peut-être aux Anglais un petit détour par Vichy et le fichage des juifs pour comprendre l’allergie française au recensement des citoyens en fonction de leur origine. Terre d’accueil d’aussi longue date que la France mais issu d’une tout autre histoire, le Royaume-Uni a fait le choix opposé. L’État est culturellement multinational, à travers le Commonwealth, et la société multiculturelle. Depuis les années 1960, l’Office national des statistiques recueille des données chiffrées sur les populations originaires de l’ex-Empire, pour mesurer les discriminations subies par chaque communauté, les combattre en connaissance de cause et définir les besoins des collectivités, par exemple en termes de traducteurs ou de travailleurs sociaux. C’est aussi sur la base de ces statistiques que sont établis des quotas destinés à compenser les inégalités dans l’éducation, le marché de l’emploi, les services publics, le logement. En réalité, c’est tout l’équilibre social britannique qui repose sur ces statistiques que les populations concernées demandent et redemandent.

[...]

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  • 17 June 2011 à 17h05

    David dit

    Je ne sais pas qui a raison. Mais je suis sûr par contre que l’allergie française au recensement des citoyens en fonction de leur origine n’a rien à voir avec le fichage des Juifs sous l’occupation.

    • 17 June 2011 à 19h22

      nadia comaneci dit

      Allez savoir. Ce n’était pas la meilleure façon de commencer les recensements ethniques.

  • 16 June 2011 à 16h34

    skardanelli dit

    Chère Nadia, je sais que vous me pardonnerez… La conscience humaine et le sens du sacré sont indissociables, il n’y a aucune raison de penser que l’un précède l’autre sauf à croire que l’on puisse être un peu homme. Le sacré suscite la dévotion et la crainte, il est hors du monde, cela ne veut pas dire qu’il est un fatras de superstitions. Au contraire ce sont ces réseaux complexes d’interdits et d’injonctions qui structurent les sociétés humaines. Sans le sacré, dans l’indifférentiation totale, l’homme n’a que la violence pour raison. La grande erreur des Lumières fut justement de ne considérer le sacré dont les philosophes avait oublié le sens depuis la Grèce antique, comme un fatras de superstitions. Les Lumières avaient la volonté de rejeter les ténèbres du passé, d’éclairer le monde par la raison, mais justement la raison butte sur le sacré. L’Étoile de la Rédemption de Franz Rosenzweig débute par une réflexion sur la mort. L’angoisse de la mort est irréductible, la philosophie ne peut lui donner aucun sens, notre réalité première n’est pas la pensée, comme dans le cogito, mais cette angoisse. L’existence précède la pensée, le reconnaître c’est “jeter le gant à toute l’honorable confrérie des philosophes de l’Ionie jusqu’à Iéna” nous dit Franz Rosenzweig, du fond des tranchées de la première guerre mondiale où il eut la révélation de l’Étoile. La raison des Lumières, en niant le sacré, débouche sur le nihilisme du XXe. Bien sûr, la violence est ancrée en l’homme, elle est même constitutive du sacré selon René Girard, mais ce qu’il y a de spécifique au XXe, c’est le nihilisme. L’entreprise de Nietzsche est de déclarer la mort du Dieu judéo-chrétien et le retour de Dionysos, la folie nazie est sa prophétie auto-réalisatrice, le Goulag est celle de Marx, la première guerre la répétition générale. Simone Weil déclarait “Les évangiles, avant d’être une théologie, c’est-à-dire une science de Dieu, sont une anthropologie, c’est-à-dire une science de l’homme.” rappelait René Girard, dans “Je vois Satan tomber comme l’éclair”. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela rappelle, qu’avant tout, les évangiles mettent en lumière le mécanisme du lynchage de la victime émissaire pour purifier la communauté, le fondement du sacré mythique. Mais à la différence des religions dionysiaques ils révèlent l’innocence de la victime, l’horreur du lynchage. La raison n’est pas tout, le sacré préexiste, le nier, l’oublier, est pire qu’une erreur, c’est un crime à venir.

    • 16 June 2011 à 18h21

      saintex dit

      Sur qu’avec une si belle démonstration, elle vous pardonnera, quoique qu’elle ne soit pas bouc émissaire.
      J’admire un raisonnement étayé et contruit.
      Et je tique sur les éléments greffés.
      Je ne crois pas que, lorsque la seconde guerre mondiale a été définie comme le résultat de la folie nazie (elle l’est, mis seulement partiellement), on puisse dire que la première en était la répétition.
      Je ne crois pas non plus, sans remettre en cause l’analyse de Girard, que les Evangiles soient, AVANT TOUT, la mise en lumière du mécanisme du lynchage.
      Merci pour cette belle thèse.

      • 17 June 2011 à 0h09

        skardanelli dit

        Elle ne dit pas avant tout, elle dit avant d’être une théologie. En fait, il s’agit ici d’une antropologie de la religion et non pas d’une lecture mystique des Évangiles, c’est ce qui est intéressant d’ailleurs et que vous disiez d’une autre façon, il existe un christianisme athée. Pour ce qui est de la dernière guerre, je trouve la description du monde d’avant guerre de Christian de la Mazière dans le Chagrin et la Pitié passionnante.

      • 17 June 2011 à 0h54

        nadia comaneci dit

        Christian de la Mazière… Intéressant, avec une forte odeur de souffre.

      • 17 June 2011 à 1h00

        skardanelli dit

        Ah ! Nadia, justement, justement. Prenez le temps de revoir le Chagrin et la Pitié, mon coeur va à Buckmaster, mais ce que raconte De la Mazière ne peut être conjuré par des considérations olfactive…

      • 17 June 2011 à 1h14

        nadia comaneci dit

        Nuit et brouillard, chagrin et pitié, vous touchez à mes fondamentaux là. De la Mazière n’est certainement pas le pire, loin de là, forme d’honneur et d’orgueil, et même une humanité de la défaite, mais pas dans mon camp. Et ce n’est pas moi qui les ai définis !

      • 17 June 2011 à 1h16

        skardanelli dit

        Saintex, en relisant après Nadia, je vois ce que vous voulez dire par avant tout. Vous avez raison, je vais trop loin, c’est tout de même le coeur des synoptiques : la Passion.

      • 17 June 2011 à 1h18

        skardanelli dit

        Nadia, pas dans le mien non plus !

      • 17 June 2011 à 1h34

        nadia comaneci dit

        Noapte dulce prieten meu.

  • 16 June 2011 à 15h08

    Saul dit

    SPQR,
    “C’est Moussaoui qui est intercédé pour que le commando se jette sur le WTC plutôt que sur la tour Montparnasse?”

    on peut voir ça comme ça :-)
    toujours est il que Moussaoui s’était engagé dans une entreprise contre un pays étranger, et pas contre le notre justement

  • 16 June 2011 à 14h36

    SPQR dit

    @saintex,
    je voulais abonder dans votre sens… enfin il me semble. Mais mon goût pour la lettre ironique aura certainement trahi l’esprit!!
    Je voulais dire que bien des guerres (exemple de manifestations de la violence) ont eu pour cause unique un certain usage de la raison… que ce soit avant (mon exemple antique), pendant ou après les Lumières (voire même en leur nom!). Mais d’accord aussi pour ne pas trop charger cette barque là non plus!

    • 16 June 2011 à 14h44

      saintex dit

      Les intonations manquent quelquefois.

  • 16 June 2011 à 13h01

    saintex dit

    Nadia Comaneci.
    Il me semble que votre approche des religions est un peu à l’emporte-pièce.
    Les hommes précèdent les religions – indicutable.
    L’église ne peut être séparé de l’homme – idem.
    Etant à l’image de leur créateur elles sont donc connes, belliqueuses, intolérantes ou géniales
    Il y a un premier hyatus. Qui est à l’image de son créateur, l’église ou la religion.
    Si c’est l’église, c’est une assemblée d’homme avec les mêmes caractéristiques que toute assemblée d’hommes différents. C’est alors de nouveau indicutable.
    Si vous parlez de la religion, il y a un deuxième hyatus. Il provient aussi d’une confusion entre l’homme signifiant, “les hommes” et l”homme signifiant la personne.
    Je réitère mon propos sur l’Evangile. Celui ou ceux (une poignée) qui ont inventé cette religion n’ont pas laissé comme testament la connerie, le bellicisme et l’intolérance. Il n’y a pas le défaut intrinsèque que vous exprimez.
    Au contraire, l’Evangile est un message de raison qui a largement inspiré les lumières et l’ensemble des humanismes qui sont apparus depuis 2000 ans.
    Il est difficile de ne pas lui reconnaître ce rôle.
    Du reste, l’Islam a représenté un progrès social chez les bédouins du VIIème siècle. Mais son ancrage matérial dans un contexte très limité rend aujourd’hui caduque nombre de ses aspects.
    En allant plus loin, l’Evangile étant constitué d’une série de paraboles, il est aisé de le comprendre en son ensemble comme étant lui-même une vaste parabole. Dans cette optique, Dieu n’est pas une entité différenciée, mais une conscience collective et universelle. C’est très proche du bouddhisme. Bien sur, mon propos a déjà été déclaré hérésie. Ceci parce que l’Eglise (justement) a pensé qu’il était plus simple de faire passer le message de paix et d’amour par les mêmes canaux que ceux de l’Ancien Testament, Dieu barbu affreux, sale et méchant qui foudroie à tour de bras. Mais déjà un peu moins que Jupiter, il faut en convenir.
    Ce dernier point amène à votre dernière remarque, nous avons tout ce qu’il faut entre les oreilles pour nous en sortir nous même.
    D’une part, je ne crois pas qu’il soit bon de sortir d’une conscience collective positive.
    D’autre part, si vous refusez ce qualificatif au rayonnement de l’Evangile, restez-vous sure de votre propos ? C’est à dire, si nous en sommes capables, pourquoi ne le faisons nous pas.

    • 16 June 2011 à 18h29

      nadia comaneci dit

      J’ajoute un troisième étage à mon propos.
      Les religions ne sont pas dissociables des églises. Sinon, on les appellerait “philosophie” et nous ne serions pas ici à en discuter. Le beau message de l’évangile est de fait perverti avant même d’avoir été mis en application.

      • 16 June 2011 à 18h34

        rackam dit

        nadia,
        ton troisième étage corrobore la notion de péché originel. Je ne doute pas que tel était ton propos. 

      • 16 June 2011 à 18h48

        saintex dit

        Les religions sont bien sur dissociables des églises. C’est même une évidence. Vous connaissez l’église musulmane ? l’église judaïque, les églises animistes ? l’église shintoïste ?…
        La loi d’avant l’Evangile était celle du Talion ou de l’Ancien Testament, violence à tous les étages.
        Le message de l’Evangile est celui du pardon et de l’ouverture à l’autre. Croyez-vous vraiement que nous en soyons toujours au Talion et à la lapidation de la femme adultère.
        Il me semble qu’il y a plus de confusions de concepts et du sens des mots que de désaccords. Tant que les lois européenne ne lapident pas, elle gardent leur héritage chrétien.
        Ce ne devrait pas être un problème de le reconnaître. Car cela ne remet nullement en question les méfaits de telle ou telle église, ni l’acceptation de l’étranger.

      • 17 June 2011 à 0h00

        nadia comaneci dit

        Saintex, je n’accable pas les églises (je les entends au sens très large, pas nécessairement un clergé avec bedeau, encensoir et trancept ), elles ont eu leur utilité quand nous étions tous seuls et tous nus dans nos cavernes, mangeant à pleines mains la vermine qui nous dévorait, avec pour seule perspective une mort avant 30 ans édentés et galeux. Une place au Valhalla valait alors son pesant de vie. Le placebo sacré a fait ses preuves, indéniablement.
        Nous ne comprenons pas nécessairement mieux que sapiens sapiens ce que nous faisons dans le coin, mais les perspectives sont un peu plus réjouissantes. Du coup la raison se taille une place au soleil.
        Si l’évangile ne corroborait pas l’existence d’un “être suprême” et un certain nombre de contes pour enfants à dormir debout, il me conviendrait tout à fait.
        Salutari rackam, tant que tu en es le prophète (de la notion), les risques d’anathème sont limités.

      • 17 June 2011 à 10h29

        saintex dit

        Nadia.
        J’ai un peu de mal à penser que le juste emploi des mots n’est pas un préalable nécessaire à l’établissement d’un dscours clair pour une pensée structurée. Mais bast…
        Ce qui défnit l’humain, c’est l’angoisse métaphysique. Je ne crois pas que les plombages dentaires, une espérance de vie allongée et l’invention du vermifuge remettent cela en cause.
        Certes, une vie moins contraignante laisse plus de temps pour la réflexion. Mais la réflexion majeure reste la même.
        Il y a bien sur, de nombreux débats sur le matériel. Nous sommes peut-être à une période où l’idée que le bonheur est dans l’avoir est moultement matraquée. Cela ne la rend ni réaliste, ni réelle.
        Quand à l’Evangile qui corrobore être suprême et contes pour enfants, je conteste totalement et avoue ne pas avoir assez de courage, d’espace et de connaissance de l’environnement ici pour développer ma pensée. Je trouve quand même ce propos inutilement irrévérencieux, sans fondement explicité et a-priori. Si Teilhard de Chardin fait des comptines pour enfants, nous ne pouvons que nous taire.

  • 16 June 2011 à 0h09

    skardanelli dit

    Nadia, c’est un autre débat mais vous y entrez allègrement, alors je me permets quelques mots. Les hommes précèdent peut-être les religions, mais le sacré certainement pas, c’est d’ailleurs surement ce qui caractérise l’homme. Ce qui est obscur dans les religions, c’est ce qu’elles cachent, ce qu’elles contiennent, ce qu’elles empêchent de nous submerger : notre violence qui n’est plus contenue par l’instinct. Ce que nous avons entre les oreilles ne nous permet certainement pas de maîtriser cette violence, c’est bien plutôt la morale et le sacré. Cela n’a rien à voir avec la façon dont nous définissons la transcendance, pour les bouddhistes c’est la voie du milieu, l’impermanence, l’éveil et le vide. Vous croyez échapper à ce sacré parce que vous ne croyez pas à un bonhomme omnipotent avec une barbe blanche. Vous croyez finalement en l’homme Dieu. Vous n’avez peut-être pas tord après tout, là où vous avez tord, je pense, c’est de laisser entendre que tout ceci est réductible à la raison.

    • 16 June 2011 à 0h28

      nadia comaneci dit

      Les lumières qui ont conduit à la Révolution ont (re)mis la raison au centre. C’est elle qui nous permet de maîtriser la violence, quand les religions l’exacerbent. Mais je ne nie pas pour autant notre besoin de sacré, de miraculeux et d’irrationnel qui est au moins aussi humain que… tout le reste. Nous sommes des fatras de contradictions, mais l’homme n’est pas dieu. Il doit tout à lui même et rien à l’immanence.
      Nous voilà bien loin des stats ethniques chères aux Brits… Qui n’ont pas séparé la religion de l’Etat !

      • 16 June 2011 à 0h35

        skardanelli dit

        Et pour cause ! Notre raison des Lumières a impulsé les grands carnages totalitaires. Je dois dormir, mais vous
        ne vous en tirerez pas à si bon compte. God save the Queen ! 

      • 16 June 2011 à 0h40

        SPQR dit

        Nadia,
        [La raison] “C’est elle qui nous permet de maîtriser la violence, quand les religions l’exacerbent.”
        En disant cela vous pensez à la première ou à la seconde guerre mondiale? Ou peut-être aux guerres napoléoniennes, celle du Péloponnèse, celle de 70, ou encore la guerre de trente ou cent ans… Toutes menées au nom de la religion et desquelles le pragmatisme et la raison restaient désespérément éloignés.
        hum…

      • 16 June 2011 à 14h15

        saintex dit

        SPQR, pourriez-vous reformuler, je ne suis pas sur de comprendre votre propos. Merci.

      • 16 June 2011 à 14h24

        saintex dit

        Skardanelli.
        Je pense que, comme Nadia, vous jugez les origines sur leurs suites. Je ne crois pas que Diderot ait poussé à la guerre, ni même Marx.
        Au départ, un ou quelques hommes, une ou quelques idées.
        A l’arrivée des groupes d’hommes, qu’il ne faudrait pas appeler “l’homme”, justifient leur inconduite au nom de ces hommes ou de ces idées. La conclusion est ici, éradiquons l’idée et le souvenir de ces hommes.
        On peut me le présenter comme on veut mais quand il est écrit, “aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, il n’est pas écrit Saint Barthélémy, Santa Hermanda”.
        Quand il est écrit, “cultivons notre jardin”, il n’est pas écrit Verdun, Stalingrad ou Eylau.
        Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, le simple fait d’émettre une pensée peut être criminel.

  • 15 June 2011 à 19h02

    Saul dit

    très bon article, Agnès
    j’adore vos petits éclairages sur la société british
    entièrement d’accord avec Maquis_Art

    @ L’Ours
    “peut laisser entendre que l’universalisme à la Française, pour lequel je suis sans ambages, aurait empêché les attentats”

    sans vouloir entrer dans le débat sur la dangerosité ou non du dogme musulman, force est de constater qu’en France, aucun Français musulman n’a commis d’attentats contre notre pays, contrairement à la perfide Alb..GB, où les auteurs des attentats de Londres étaient de nationalité albionesque.
    je pense que notre modèle assimilationniste n’y est pas pour rien
    (à tous : non Khaled Kelkal n’était pas Français mais de nationalité algérienne)

    • 15 June 2011 à 22h35

      SPQR dit

      @saul,

      C’est Moussaoui qui est intercédé pour que le commando se jette sur le WTC plutôt que sur la tour Montparnasse?

      je dis donc merci le modèle assimilationniste!

      Blague à part, j’y crois un peu mais il serrait bien imprudent de se croire à l’abri de la menace et de l’indigestion: http://www.youtube.com/watch?v=MlfcF1I5e_g

    • 15 June 2011 à 22h41

      eclair dit

      QUand dans les programmes d’histoire on gomme l’histoire pour ne gardez que les aspects négatifs esclavage, traité négrière collabo, vichy.
      Ne vous attendez pas que les générations grandissant en france ai un amour pour la france cela serait plutôt de la culture de la haine en puissance qui est en train de se faire et on en commence à en voir les effets.

  • 15 June 2011 à 17h32

    jmt dit

    IC thirteen, dit A.W, juste sous la photo des pintes (!).

    Moi, ce que j’ IC, c’est qu’ I feel thirsty.

    Bon, excusez-moi, je sors.

    ps : article brillant, Madame A.W. + une mention spéciale pour Vichy.   

  • 15 June 2011 à 16h54

    L'Ours dit

    Maquis-art,

     je conviens de la justesse de vos remarques – bien que je reviendrais sur l’une d’entre elles – mais il n’en demeure pas moins que mon intervention est précédée d’un passage de l’article dont la jonction de deux éléments me paraît très sujette à caution. Cette jonction peut laisser entendre que l’universalisme à la Française, pour lequel je suis sans ambages, aurait empêché les attentats, et par là même, qu’il peut exister une autre cause que l’islam lui-même à la survenue d’attentats. On en connaît tous beaucoup : Le colonialisme, l’exploitation, la morgue judéo-chrétienne, le manque de respect, l’humiliation, la spoliation, Israel, l’Amérique, la culture occidentale impure, etc.

    D’autre part la phrase que vous reprenez : « En réalité, l’universalisme français, même s’il comporte une part de dénégation, n’est pas forcément plus injuste que ce pragmatisme bon teint.» utilise un forme négative un peu jésuitique. Je ne vois pas ce que l’universalisme à la Française aurait d’injuste!

    Je dis cela sans animosité car j’aime beaucoup le style parfait d’Agnes Wickfield. Mais depuis quelques temps, je lis nombre d’articles différents où un bémol est toujours mis sur l’aspect musulman d’un fait, comme si le printemps arabe avait changé cette religion et ses conséquences. Je sais être un contempteur invétéré de l’islam que je considère tirer l’humain vers le bas mais je m’étais abstenu d’intervenir depuis longtemps. Or là, j’en ai un peu assez, j’ai l’impression qu’on banalise ce qui ne doit l’être en aucun cas!

     Peut-être n’était-ce pas le bon article pour réagir, je vous l’accorde, car il ne contenait qu’une goutte d’eau, mais il a fallu que ce soit cette goutte d’eau. J’espère que notre représentante chez les rosbifs ne m’en tiendra pas rigueur ! 

  • 15 June 2011 à 16h42

    SPQR dit

    Article très intéressant…
    J’avais anticipé la parution électronique de ce texte en en parlant hier soir sur le fil du livre sur MLP. Je suis farouchement hostile aux statistiques ethniques c’est entendu et le modèle communautariste horripile au plus haut point mais si la montée des problèmes, disons identitaires pour faire court, est bel et bien visible cis- et trans-manche, dans un cadre communautariste ou universalisme, il faudrait peut-être se demander si cette distinction est opérante… Je crois plutôt que nos politiques ons tous les foies d’envoyer le canon à eau dans la rue Myrrha ou de coffrer l’autre enragé pro-charia britannique pour apologie de la violence contre la couronne (ou un truc du genre qui je suis sûr existe en GB malgré la liberté d’expression!). Les effets liés au modèle pro- a-communautariste sont marginaux à mon avis.

    • 15 June 2011 à 19h24

      nadia comaneci dit

      Sûrement mon cher Ours, tu rejoins le Maquisart pour la qualité des appréciations toujours mesurées. Quand c’est présenté intelligemment, tout peut et doit être discuté. Nous divergeons certes sur la caractère intrinsèquement nocif de l’islam car pour moi toutes les religions sans exception sont susceptibles de se transformer en rouleau compresseur de l’intelligence humaine. Le catholicisme a dû mettre de l’eau dans son vin de messe, mais il ne vaut pas mieux par nature.
      Quant au printemps arabe… force est de constater que jusqu’à présent démocratie et islam ne faisaient pas vraiment bon ménage, c’est le moins qu’on puisse dire. Or ces révolutions spontanées, si elles ne garantissent en rien un arrimage définitif aux lumières, ont mis une bonne petite claque aux idées toutes faites, aux miennes aussi d’ailleurs. Et c’est tant mieux.
      Mais l’islam n’est que marginal dans cette article qui s’intéresse plus généralement à l’union malsaine du communautarisme et de l’ethnicité. Force est de constater que l’universalisme à la française nous a évité pour le moment ce terrorisme là (les attentats de Paris en 86 étaient liés à la situation politique algérienne et ressortaient d’une autre typologie que le soi-disant choc des civilisations).

      • 15 June 2011 à 20h44

        saintex dit

        Un avis au passage sur un point précis.
        Outre son contenu sprituel, l’Islam interfère sur la vie matérielle. Par exemple, il faut épouser sa belle-soeur en cas de mort du frère (sans certitude ça doit exister dans le Judaïsme tant cela ressemble à Onan). Le jihad est du même ordre. Il n’y a rien de tel dans l’Evangile ou le Bouddhisme.
        Par ailleurs, la loi du talion, qui prévalait il y a deux mille ans, a été abolie par une douzaine d’allumés qui ont cru en une autre voie meilleure possible.
        Je crois donc juste de préciser que ce n’est pas sa nature initiale, l’Evangile, qui a fait du catholicisme un rouleau compresseur quand il l’a été. Il y a une confusion féquente entre une vision spirtituelle, un message, une église et des hommes.
        L’homme n’a nul besoin de religion pour devenir con ou faire la guerre. D’ailleurs, Proudhon a défini la guerre comme le seul droit imprescriptible de l’homme et il n’était guère religieux.
        Ceci dit, je suis bien d’accord avec vous sur le fait que l’Islam n’est pas au coeur de ce débat.

      • 15 June 2011 à 23h27

        nadia comaneci dit

        SaintEx, les hommes précèdent les religions et non le contraire. L’église ne peut être séparée de l’homme. Etant à l’image de leur créateur, elles sont donc comme lui connes (parfois), belliqueuses, intolérantes ou géniales. Il n’y a aucune raison à ce que l’Islam echappe au principe. Tout cela est un ramassis d’obscurantismes et de superstitions traversé de fulgurances.
        Maintenant, j’ai toujours le plus grand mal à comprendre comment on peut décider de s’en remettre sciemment à une entité supérieure inventée alors que nous avons entre les oreilles tout ce qu’il faut pour nous en sortir tout seul. Mais ceci est un autre débat !

  • 15 June 2011 à 15h19

    Maquis_Art dit

    L’Ours, s’il vous plaît…

    “Donc s’il y a des problèmes avec les musulmans, chez les « perfides », c’est à cause du rappel à l’identité, et chez les froggies, serait-ce par qu’il est proscrit de parler d’identité?”

    Contre-sens total. Le sujet n’est pas l’Islam. Et l’exemple que vous citez ne tend en rien à absoudre l’Islam de son rôle idéologique dans les attaques terroristes de 2005. Et ce, au grand dam de Patrick qui en profite pour nous gratifier de jeux de mots et d’insinuations foireuses tout juste bons à réveiller l’ire de Bouteldja.

    On a une superbe démonstration d’A.Wickfield de l’inanité, de fait, des statistiques ethniques en Grande-Bretagne qui ne permettent pas de juguler les discriminations visées.

    “En réalité, l’universalisme français, même s’il comporte une part de dénégation, n’est pas forcément plus injuste que ce pragmatisme bon teint.”

    Cette phrase se suffit à elle-même. L’universalisme français (que je pense profondément républicain) contre la fausse transparence libérale anglo-saxonne autochtone qui, si elle n’a pas ni créé Abou Hamza ni pondu les conneries qu’il profère, lui a ouvert ses squares et lui a conféré le “freedom of speach”.

     

    • 15 June 2011 à 16h21

      nadia comaneci dit

      Et vous avez parfaitement raison cher Maquisart (que je salue au passage pour vos commentaires toujours pleins de bon sens et de finesse). Les stats ethniques participent au même titre que la discrimination positive qu’elles nourissent du communautarisme britannique. Et le communautarisme n’a jamais lutté contre les inégalités ou pire le “sentiment” d’inégalité. Bien au contraire, il l’entretient.

  • 15 June 2011 à 14h23

    L'Ours dit

    “… mais permettent réellement de lutter contre les inégalités ? Ont-elles empêché les attentats de Londres en juillet 2005 ?

    Pourquoi, il y a un rapport?

    Donc  s’il y a des problèmes avec les musulmans, chez les “perfides”, c’est à cause du rappel à l’identité, et chez les froggies, serait-ce par qu’il est proscrit de parler d’identité?

    Et s’il y avait un problème avec l’islam tout court?
    No! Forbiden! 

    • 15 June 2011 à 14h38

      Patrick dit

      Et s’il y avait un problème avec l’islam tout court?

      Vous avez encore des doutes ?

      • 15 June 2011 à 14h44

        Alpheratz51 dit

        Le seul et vrai problème avec les religions, c’est qu’elles existent.

      • 15 June 2011 à 14h52

        Patrick dit

        @ Alpheratz51
        Ce qui pose problème de nos jours en France, c’est UNE religion, pas LES religions.

  • 15 June 2011 à 12h32

    skardanelli dit

    “There are three kinds of lies: lies, damned lies, and statistics.” Mark Twain (et pas Disraeli)

  • 15 June 2011 à 12h30

    saintex dit

    Le Crédit Agricole se vantait d’être, “le bon sens près de chez vous”. Et bien, je vais demander l’asile politique à la banque du lapin blanc, pas à celui d’Alice.
    Parce que s’il est vrai que,
    si M. Thuram peut être pénible voire abusif, il ne tient pas ses propos par hasard, que le procès fait à M. Zemmour est bien l’exemple type du mauvais procès.
    Il est tout aussi vrai que je préfère cette situation dans laquelle la mauvaise foi et la grande gueule ont toutes les chances de l’emporter, à celle dans laquelle l’ouverture devient interdite de fait.
    Je suis 100% d’accord avec Mme Wieckfield à ceci près que qu’elle semble dire que nous sommes à l’abri du Meilleur Des Mondes. Pas sur.

  • 15 June 2011 à 12h24

    Patrick dit

    En solfège, une blanche vaut deux noires…
    LOL