Facs anglaises : pas assez de blancs sur les bancs ? | Causeur

Facs anglaises : pas assez de blancs sur les bancs ?

Auteur

Manuel Moreau

Manuel Moreau
est journaliste et syndicaliste.

Publié le 08 janvier 2013 à 12:00 / Brèves Monde

Mots-clés : , , ,

Amis de la discrimination positive, attachez vos ceintures, ou plutôt servez-vous en pour préserver la chasteté de vos yeux et vos oreilles : l’histoire qui suit est a déconseiller fortement aux bonnes âmes sensibles

En fait d’histoire, c’est tout bêtement d’une interview qu’il s’agit. Celle donnée par David Willetts le ministre britannique de la Science et des Universités à nos confrères de The Independent.

Pour être un militant aguerri du Parti conservateur, Willets n’en est pas moins aussi à gauche que Peillon, voire plus que lui : sa priorité n’est pas la énième réforme des rythmes scolaires, mais l’insupportable discrimination dont sont victimes certaines minorités ethniques, de plus en plus sous-représentées dans les facultés de Sa Majesté.

En conséquence de quoi, statistiques à la main, il a posément déclaré à The Independent qu’il allait falloir d’urgence faire quelque chose pour que les jeunes garçons blancs issus des classes populaires ne soient plus exclus de fait des études supérieures, où il sont massivement sous-représentés vis-à-vis des jeunes filles pauvres, mais surtout vis-à-vis des étudiants issus des minorités ethniques « reconnues ».

Alors bien sûr du Mrap à l’UEJF en passant par Charlie Hebdo on pourra crier en chœur « Richard Descoings, reviens, ils sont devenus fous ! » Mais rassurez vous, amis angélistes : ces politiciens de droite qui retournent contre la gauche ses propres billevesées, ça n’arrive qu’en Angleterre…

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    Inscrivez-vous à la Newsletter

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 8 Janvier 2013 à 13h32

      bea33 dit

      C’est vrai que maintenant il va falloir adapter l’histoire de Coluche “le blouson noir”.

    • 8 Janvier 2013 à 12h35

      L'Ours dit

      Reste à savoir s’il s’agit bien des “bancs de l’université” ou seulement des chambres étudiants. Si je m’en réfère à la cité U d’Ex en Provence, les chambres sont pleines de jeunes surtout issus d’Afrique, qui trouvent ce prétexte pour venir en France chercher du travail et s’installer.  Ils ne mettent jamais les pieds en amphi et nombre de vrais étudiants ont du mal à trouver une piaule.