Au secours, les gadgets nous envahissent! | Causeur

Au secours, les gadgets nous envahissent!

… avec notre consentement

Auteur

Othello Urmad

Publié le 05 octobre 2016 / Économie Société

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Afin de mettre au pas notre conscience et d'annihiler toute volonté d'émancipation, notre propre addiction nous guide. Quelques investissements en "newsletter", "display" et autre "street marketing" suffisent à susciter notre intérêt. Notre environnement est saturé.
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kaboompics.com

Facebook, Twitter, Tinder… Autant de marques installées dans notre vie digitalisée, fluidifiant nos rapports sociaux, facilitant notre accès à l’information et adoucissant notre recherche perpétuelle de l’âme-soeur… Derrière cette promesse de lendemains qui chantent, cette révolution communicationnelle engendre des évolutions anthropologiques majeures. Pourtant, aucune analyse de fond n’est partagée hormis, paradoxe de la critique hébergée au sein d’un système, par quelques acteurs présents en son coeur, Jaron Lanier en particulier. D’ailleurs, est-il encore possible de critiquer ces vénérables institutions dont la plus célèbre est fréquentée par plus d’un milliard de nos contemporains chaque jour, des employés de GoodYear en lutte aux ministres de la République ? Notre ère égo-médiatique, conduite par les nouveaux évangélistes de la Silicon Valley, ne consacre-t-elle pas notre civilisation par l’optimisation des flux communicationnels et l’épuration de toute forme de négativité et de contraintes ? Acceptons que notre vieux monde continental se tourne chaque jour davantage vers une vision fluide, marine, américaine en somme, en phase avec la vision libertarienne du monde diffusée par quelques entrepreneurs dopés aux subventions publiques.

L’échange humain, ce reliquat réac

Mais, le réel nous rappelle à l’ordre encore une fois. L’univers applicatif, certes vecteurs d’avancées certaines, apporte son lot de changements anthropologiques radicaux que la sphère politique ne souhaite pas ou n’est pas en capacité d’aborder sérieusement. Passons sur la collecte des données personnelles non monétisées au détriment des utilisateurs, l’exploitation d’algorithmes les enfermant dans des univers mentaux clos et autres problèmes de sécurisation des données. Concentrons-nous plutôt sur le design de l’expérience utilisateur, véritable fléau créant une nouvelle forme d’aliénation déstructurant notre autonomie et notre capacité de réflexion dans le seul but d’offrir notre temps disponible, voire plus si affinité, à des entités commerciales prêtes à faire sécession comme dans les rêves libertariens les plus fous.

Selon une étude datant de 2006, nous consultons notre mobile environ 150 fois chaque jour. Notre téléphone ne servant plus à téléphoner depuis l’apparition des smartphones, nous regardons 150 fois par jour si un ami a “liké” notre dernière photo de famille, “retweeté” notre blague sur Cavani ou accepté notre demande de “dating”. À raison de quelques secondes ou minutes par connexion, nous perdons environ trois heures par jour à perdre du temps plutôt qu’à réfléchir sur des questions existentielles, aider concrètement notre prochain ou nous engager sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord, pour reprendre le slogan de Causeur. D’ailleurs, nous observons que les annonces d’articles postées sur Facebook sont commentées, likées et partagées bien que le taux de clics et de lectures soit comparativement insignifiant. Nous ne réagissons plus qu’au titre et à l’image de présentation, la construction de notre opinion se base désormais sur 150 à 200 caractères et une image d’illustration.

Nous savons maintenant que nous passons notre temps à en perdre. Soufflons un instant, posons notre téléphone mobile et regardons autour de nous comment nos amis intéragissent lors de nos soirées. Observons attentivement ces longues périodes où la quasi-totalité du groupe se fixe sur un mobile, s’invectivant parfois, sans se regarder, car un boute-en-train muet a posté une blague sur un réseau à la mode. L’échange humain, dicté par la pensée et soutenu par le regard, devient un comportement du passé, un reliquat réactionnaire. Et l’intimité ne se porte pas beaucoup mieux, en témoigne l’apparition d’applications nous invitant à soumettre nos envies libidinales à notre conjoint. Même au lit, notre capacité à échanger sans passer par le digital s’essouffle. L’érotisme se meurt, nous n’arriverons bientôt plus à jouir de la présence de l’autre.

Observons également notre addiction à l’architecture des applications à travers notre intolérance maladive à l’absence de connexion stable. Combien de fois nous sommes-nous énervés car la 3G caractérielle nous empêchait de poster une photo de notre dernière pinte de bière sur notre page Instagram ou de partager notre présence dans la file d’attente du dernier Star Wars ? De hauts faits qui méritaient pourtant d’être partagés avec le monde entier. Notre volonté de médiatiser les instants les plus insignifiants de notre existence, recherche constante de notre quart d’heure warholien du pauvre, ne doit plus souffrir aucune contrainte technique. Nous connaissons une crise sociale et politique majeure ? Ce n’est rien, la priorité est l’arrivée de la 5G, vecteur indispensable de la diffusion de nos photos naturistes à Paris-Festivus.

Afin de mettre au pas notre conscience et d’annihiler toute volonté d’émancipation , pas besoin de budgets publicitaires massifs ou de programmes militaires imposés de manière autoritaire, notre propre addiction nous guide. Quelques investissements en “newsletter”, “display” et autre “street marketing” suffisent à susciter notre intérêt. Notre environnement est saturé.

Notre conscience est saturée

Un promesse claire, une inscription facilitée par les profils pré-remplis et quelques récompenses sociales pour sécréter de la dopamine nous invitera à revenir régulièrement, perpétuellement. Et notre engagement, authentique servitude volontaire, permet à notre bienfaiteur de connaitre nos sentiments et nos émotions avec précision. Les notifications sont ensuite taillées à notre image. Notre conscience est saturée.

Tout bon psychologue expliquera que nous sommes sous contrôle, que nous sommes dépossédés de notre véritable conscience. Effectivement, il nous l’expliquera… mais nous continuerons à regarder frénétiquement les dernières notifications sans importance que nous recevons. Les architectes œuvrant à la structuration des applications n’ont que cet objectif à l’esprit, nous rendre toujours plus dépendant à notre envie irrépressible de médiatisation du vide. Améliorer sainement notre quotidien grâce aux apports technologiques n’est, au mieux, qu’un objectif secondaire bon à délivrer à des journalistes ayant perdu tout esprit critique. Ne nous leurrons pas sur la valeur de la morale moderne californienne qui ne dépasse pas le messianisme de quincaillerie. L’objectif premier est bien de faire fructifier les investissements de quelques gourous aptes à guider les adeptes.

Nous nous délectons de Walking Dead sur Netflix, société réputée pour produire des programmes en fonction des comportements enregistrés sur le site, et de ses zombies dénués de toute conscience ; mais que sommes-nous devenus ? Les plus intelligents avouent une possible forme de décadence mais pensent naïvement que tout problème est voué à être résolu à court terme par les forces du marché. L’éthique de la Silicon Valley, de ses affidés européens et des agences de renseignement ne nous sera d’aucun secours. Nous allons donc devoir nous réapproprier collectivement cette problématique, si toutefois nous souhaitons protéger notre liberté. En premier lieu, imposons les sociétés du Net à payer chaque utilisateur pour les données personnelles utilisées et assurons-nous de nos droits de propriété (droit de suppression des données). Dans un second temps, enseignons aux plus jeunes à développer leur esprit critique, sur cette question comme sur les autres, avant de vouloir à tout prix glisser des iPads dans leurs cartables. Sachez que les enfants des dirigeants de Google, Yahoo! ou Apple inscrivent leurs enfants dans des écoles où la technologie est absente des salles de classe. Pur hasard ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 7 Octobre 2016 à 19h42

      Orwell dit

      “le seul but d’offrir notre temps disponible, voire plus si affinité, à des entités commerciales” (ça c’est du Patrice Lelay dans le texte) ” À raison de quelques secondes ou minutes par connexion, nous perdons environ trois heures par jour à perdre du temps plutôt qu’à réfléchir sur des questions existentielles’ (oui enfin sauf que se poser des questions existencielles) “Nous ne réagissons plus qu’au titre et à l’image de présentation, la construction de notre opinion se base désormais sur 150 à 200 caractères et une image d’illustration’ (mais le vulgum pecus n’a t’il jamais réagi autrement en parcourant son canard ?).”L’échange humain, dicté par la pensée et soutenu par le regard, devient un comportement du passé, un reliquat réactionnaire” – oui, la technologie a tué le lien social traditionnel. ‘notre existence, recherche constante de notre quart d’heure warholien du pauvre” (oui,la bétise des invités des plateaux tv et de leur public ce studio est là pour en témoigner) ” enseignons aux plus jeunes à développer leur esprit critique, sur cette question comme sur les autres, avant de vouloir à tout prix glisser des iPads dans leurs cartables’ (souhait louable, mais qui vient trop tard, le mal est déjà fait). “Sachez que les enfants des dirigeants de Google, Yahoo! ou Apple inscrivent leurs enfants dans des écoles où la technologie est absente des salles de classe” (oui, et combien de parents d’élèves français le savent-ils ? que faire devant une société consumériste où la publicité et le grégarisme des petits camarades d’école est la raison la plus forte ?)

    • 7 Octobre 2016 à 9h50

      keg dit

      Au secours ma bos fait des siennes. Et moi là dedans, que fais-je? Nada…. C’est mon smart qui phone pour moi et me guide. Saint Smart priez pour votre successeur;

      http://wp.me/p4Im0Q-1jv

    • 6 Octobre 2016 à 19h00

      kelenborn dit

      Completement hors sujet mais … c’est pour combler le vide!!

      LE POINT

      Policiers tués sur le périph parisien : retour en prison pour le passager
      EXCLUSIF. Mehdi B., qui avait échappé à un renvoi devant les assises pour le meurtre de deux policiers, a fauché fin août une jeune femme à Paris…
      PAR MARC LEPLONGEON
      Mehdi le récidiviste n’a pas de chance!! Le journaliste s’appelait Leplongeon et il a replongé!!
      Dur Dur!!L’aurait mieux fait de rester sur Facebook !!!
      Ben vous voyez qu’il y a un rapport!!
      MK

    • 6 Octobre 2016 à 18h09

      Augustin Labiche dit

      Cher Monsieur Urmad,

      Madame Labiche, ma tendre épouse, à qui je faisais lire votre article me disait : “Augustin ce petit Othello semble vouloir conjurer la machination de l’étant par la morale, ne trouvez-vous pas ça cocasse ?” Je ne suis pas, comme elle, versé dans la différence ontologique, mais il me semble bien que le libéralisme que l’on maudit pour un oui, pour un non, vient de drôlement loin. C’est une vague de fond qui trouve sa source dans les fondements mêmes de notre civilisation, et comme ça, vous imaginez que l’on va la contenir avec des châteaux de sable ? Que l’on va en venir à bout à coup de sermons voire d’encycliques comme Paul, qui ose tout, n’hésite pas à faire ?
      Et puis, le tweet creux est-il plus condamnable  que les réflexions anisées du café du commerce ? Je n’arrive pas à me faire à l’idée que la suppression de la technologie supprimera du même coup la bêtise.
       
      Veuillez agréer Monsieur mon dévalement angoissé.
      Augustin Labiche.  

      • 6 Octobre 2016 à 18h25

        Augustin Labiche dit

        Comme François, nom d’unchien.

      • 6 Octobre 2016 à 18h27

        Othello Urmad dit

        Je ne parle pas de supprimer la technologie mais de réfléchir au travail des UX Designers qui ne cherchent qu’à maximiser l’addiction, nous faire revenir frénétiquement sur une appli sans apporter de réelle plus-value (stockage des données, revenus publicitaires…).

        C’est une réflexion sur l’architecture des applications, non sur la technologie au sens large.

        • 6 Octobre 2016 à 18h47

          Augustin Labiche dit

          Cher Monsieur,
          La question n’est-elle pas d’abord celle de l’addiction ? Pourquoi est-on dépendant de ces choses ?
          Par ailleurs lorsque vous dites : “Les plus intelligents avouent une possible forme de décadence mais pensent naïvement que tout problème est voué à être résolu à court terme par les forces du marché.” N’y a-t-il pas un soupçon de moraline ? Pensez-vous sincèrement qu’une loi règlera le problème de cette addiction et qu’au fond tout ceci est un problème de dérégulation folle ? 
          Peut-être serait-il justement mieux de réfléchir à la technologie et à la pensée cybernétique…

          Mécaniquement vôtre.
          Augustin Labiche. 

        • 6 Octobre 2016 à 18h52

          Lector dit

          “La question n’est-elle pas d’abord celle de l’addiction ? Pourquoi est-on dépendant de ces choses ?”

          Parce qu’elles répondent et entretiennent la pulsion.

    • 6 Octobre 2016 à 17h38

      kelenborn dit

      J’ai mis des plombes à déchiffrer ce galimatias abscons, ce clafoutis nombrilique commis par quelqu’un qui doit s’écouter se branler!
      S’il existait un prix pour récompenser celui qui est capable d’écrire un maximum pour ne rien dire, c’est à ce bonhomme qu’il devrait aller!!
      Chapeau!! Même ce con de Caron devrait être démoralisé car même si les animaux réussissaient à apprendre à écrire à l’école de Brighelli, il resterait établi que seuls les humains ont cette capacité à dépenser une énergie folle pour commettre un acte gratuit, que dis-je, pour “déziper” à ce point ce qui confine au néant. La réflexion de ce type tient du big bang : un point de départ minuscule pour produire un discours aussi sidéral que… sidérant!
      Que les esprits chagrins comme Singe, trop soucieux de ce que Causeur lui rende la monnaie de sa pièce se consolent!
      -D’une part il y a toujours suffisamment de crétins pour nous expliquer qu’ils ont compris ce que les autres ne peuvent comprendre! On va bientôt voir débarquer…. vous remplissez vous mêmes…
      Et puis, le seul passage compréhensible est pour notre Roy des cons: Othello en personne (ils auraient pu envoyer Don Quichiotte mais il était occupé en engueuler Sancho) vient lui déclarer que tel “It” le monstre de Stephen King, le capitalisme vient de renaître dans la Silicon Valley!! qu’il courre combattre la bête immonde, si possible en embarquant Juppé!!! L’Aube Nouvelle l’attend!
      MK

    • 6 Octobre 2016 à 17h31

      Hannibal-lecteur dit

      Hé, Dugenou, euh, Othello, si t’aimes pas ça, n’en dégoûte pas les autres … c’est la première réponse qui saute à l’œil.
      La deuxième c’est : tu te branches partout et tu te plains d’être branché?  

      • 6 Octobre 2016 à 17h49

        Othello Urmad dit

        Je m’interroge sur la volonté de créer des applications addictives, vouées à être revendues à un prix d’or en échange de données personnelles, et non réellement saines et utiles.

        Je ne cherche pas à dégoûter qui que ce soit, j’invite juste à réfléchir sur le travail des UX Designer.

        Et oui, je suis conscient de mes contradictions…

        • 6 Octobre 2016 à 18h28

          kelenborn dit

          Oohhh Il n’est jamais trop tard pour se taire!!!

        • 6 Octobre 2016 à 18h29

          Hannibal-lecteur dit

          Othello, voyons, ne jouez pas au naïf! Et pardonnez ma première apostrophe que sa spontanéïté a faite excessive.
          Votre interrogation est inepte : tout ce qui peut être vendu trouvera  ququ’un pour essayer de le vendre, c’est normal, banal, sans intérêt, que ce soit des données perso insanes et inutiles, cinquante nuances de noir par un débile comme Sauvage, cinquante nuances de gris par un pornographe subtil, cinquante Marylin Monroe coloriées par un filou comme Warhol : il suffit de trouver acheteur. Pourquoi pas des applications addictives, s’il vous plaît ?
           

        • 6 Octobre 2016 à 18h36

          Lector dit

          “Je ne cherche pas à dégoûter qui que ce soit, j’invite juste à réfléchir sur le travail des UX Designer.”

          En fait vous êtes un geek.

        • 6 Octobre 2016 à 18h39

          Othello Urmad dit

          Je me suis mal exprimé. Je perçois bien évidemment l’intérêt financier mais je me demande où cela va nous mener.

          L’addiction d’aujourd’hui sera décuplée dans les années à venir. Je pense que c’est un problème qui mérite réflexion.

        • 6 Octobre 2016 à 18h41

          Othello Urmad dit

          Effectivement Lector, je m’interroge sur un univers que je connais bien.

        • 6 Octobre 2016 à 18h44

          Lector dit

          erreur O.U., nul n’est besoin d’en être complice ou adepte pour pouvoir en faire la critique.

        • 6 Octobre 2016 à 18h50

          kelenborn dit

          Hannibal

          “cinquante Marylin Monroe coloriées par un filou comme Warhol”
          Merde !!! j’ai pensé que c’était colorié par Warboi… L’album à colorier que fournit Causeur c’est des pigeons et des dindons non??
          Au passage y en a qui ont vraiment raté l’occasion de leur vie en n’ayant pas eu google ou twitter!!! Crozemarie par exemple: un petit besogneux de l’escroquerie!!Ah s’il avait lu cet article, sa vie en aurait été changée!!!

        • 6 Octobre 2016 à 18h57

          Lector dit

          enfin “complice ou adepte” disais-je, ou encore la victime…
          Le champ d’investigation n’est pas celui de la réflexion. Le corpus n’est pas l’esprit. Le territoire n’est pas la carte. Etc.

      • 6 Octobre 2016 à 18h44

        kelenborn dit

        Ah ça me revient!!! je pensais à William, pas la poire bien sûr mais en fait l’Othello c’est, au même titre que le Noah un cépage interdit (même si on en cultive encore vers la Touraine) car cela rend fou!!! Bon faut en boire une barrique par mois et atteindre 80 ans pour que ça marche!!! C’est moins rapide que le shit!!
        Mais ..n’en parlez pas à Will!!!
        MK

    • 6 Octobre 2016 à 16h56

      meylanville dit

      Ce ne sont pas les appareils connectés qui sont dangereux, mais ce qu’en font les gens . Je suis particulièrement ringard, ayant toujours refusé les Twitter, Facebook, Linkedin et autres réseaux dits sociaux . Je refuse même de mettre quoi que ce soit dans les clouds, ceux ci étant régulièrement piratés .
      Ma montre donne l’heure, et rien de plus . Rien pour mesurer mon nombre de pas, ma tension artérielle, ou ma consommation de calories .
      Et malgré cela, je suis en bonne santé . C’est à n’y rien comprendre .

    • 6 Octobre 2016 à 10h00

      dacey dit

      Merci de ne pas mettre tout le monde dans le même sac. Personellement, mon mobile est généralement fermé et dans un tiroir. Je ne l’utilise que lorsque je voyage ou me rends à un rendez-vous (juste pour prévenir en cas de retard ou demander le code de la porte). Je n’ai pas de tablette, mais un ordinateur pour travailler et communiquer. Pas de Facebook, pas de Twitter. Bref, la vraie vie, quoi, et un grand mépris pour les cyber-débile qui consulte 150 fois leur mobile par jour !

    • 5 Octobre 2016 à 21h42

      Singe dit

      Heureusement que quelques internautes perdent leur temps sur le net à lire l’auteur de ce machin …

    • 5 Octobre 2016 à 18h34

      Sancho Pensum dit

      “nous perdons environ trois heures par jour à perdre du temps plutôt qu’à réfléchir sur des questions existentielles”
      Et, c’est heureusement moins grave, je viens de perdre 5 min de mon précieux temps à lire un article inintéressant.

    • 5 Octobre 2016 à 18h18

      alain delon dit

      “L’érotisme se meurt, nous n’arriverons bientôt plus à jouir de la présence de l’autre”

      Pas de “nous” inclusif quand vous partagez vos déboires sexuels

      • 6 Octobre 2016 à 17h56

        Othello Urmad dit

        Ne vous inquiétez pas pour moi mais ne pensez-vous pas que la “tinderisation” de la drague perturbera quelque peu l’érotisme ?

        • 6 Octobre 2016 à 18h32

          kelenborn dit

          Pour l’instant c’est… la pindérisation… du cirque qui lui a donné son nom!!! C’est vrai qu’un clown, pour l’érotisme!!! même avec des cuissardes!!
          MK

    • 5 Octobre 2016 à 18h06

      GigiLamourauzoo dit

      Avec MON consentement,à l’hotel d’amour.

    • 5 Octobre 2016 à 17h39

      i-diogene dit

      -”Au secours, les gadgets nous envahissent!”..:

      https://www.youtube.com/watch?v=drMjsfuFLNY

    • 5 Octobre 2016 à 17h22

      Renaud42 dit

      Les cadres de la Silicon Valley n’inscrivent pas leurs enfants dans des écoles où les technologies sont “absentes” mais là où elles sont proscrites.
      Ils sont bien placés pour connaitre les ravages des nouvelles technologies sur le QI, la créativité, l’indépendance d’esprit, etc.
      Pendant ce temps en France c’est tablettes pour tous à l’école.

    • 5 Octobre 2016 à 17h11

      Flo dit

      Par ailleurs, je trouve que Causeur est très addictif.

      • 6 Octobre 2016 à 18h32

        Hannibal-lecteur dit

        :-))))))))))))))

    • 5 Octobre 2016 à 17h09

      Flo dit

      Désolée mais le monde de dépendants de Facebook, Twitter ou Instagram n’est pas le mien. C’est vrai qu’il existe des accros mais sont-ils majoritaires ? J’en doute. Y compris chez les jeunes si j’en juge par mes enfants et leurs amis. Ils en ont même qui ne regardent parfois pas leur téléphone de la journée, ce qui est peu commode quand on veut une réponse rapide :-D

      • 6 Octobre 2016 à 17h44

        Othello Urmad dit

        Il en existe énormément, comme le prouve mes diverses fréquentations. Et cette addiction sera certainement beaucoup plus forte à l’avenir.

        • 6 Octobre 2016 à 18h36

          kelenborn dit

          Aaahhh un tweet ça va, trois tweets bonjour les dégats et … adieu les ébats!!!
          A quand le port obligatoire du préservatif pour tweetter et à quand le tweettometre ???
          Pour l’instant c’est plutôt un thermomètre qui serait utile!!!
          MK

        • 6 Octobre 2016 à 18h37

          Hannibal-lecteur dit

          Othello, …et pourquoi pas ? Et si ça n’était pas un mal. Si tous ces “addicted” laissent l’espace pour vivre aux autres, comme c’est le cas, plongés qu’ils sont dans leur addiction, c’est tant mieux, ça fait moins de concurrence dans la recherche des coins à morilles…

        • 6 Octobre 2016 à 18h42

          Lector dit

          ou plutôt “adieu les débats !”

        • 6 Octobre 2016 à 19h02

          Lector dit

          ah Hannibal ! Vous verrez, lorsqu’une application par satellite renseignera les bons coins à morilles, si la forêt périgourdine ne prendra pas des allures de métro parisien.

        • 6 Octobre 2016 à 20h57

          Hannibal-lecteur dit

          Mdalors, Lector, j’avais pas envisagé celle-là. Voilà qui va donner raison à Othello…

        • 6 Octobre 2016 à 21h07

          Lector dit

          on a parfaitement raison de s’interroger sur l’envahissement dans le quotidien de toutes ses orthèses numériques mais comme dit l’auguste Labiche plus haut c’est aussi affaire de culture cybernétique ; entre autres choses.

      • 6 Octobre 2016 à 18h44

        Othello Urmad dit

        Hannibal-lecteur, vous avez entièrement raison. J’espère que vous me convierez à votre table !

    • 5 Octobre 2016 à 16h53

      Lector dit

      “(…) En premier lieu, imposons les sociétés du Net à payer chaque utilisateur pour les données personnelles utilisées.”

      Traduction : ne soyons pas esclaves de la technologie numérique sinon chichement rémunérés. Yipee !
      Et vive la surveillance générale !

      L’esprit critique viendra après (sic). Selon ce joli programme on attend plus que l’application “esprit critique” pour smart phone. Alors, il est pas beau le virtuel ?! Non mais allô quoi !

      Bande d’otakus de sous-sol en plein air ! Vous n’êtes pas encore obligés d’acheter des smart phones et i-pad.

    • 5 Octobre 2016 à 16h14

      Wil dit

      Article qui mélange tout.
      Je suis d’accord sur le fait que cette connerie de mobile est suicidaire pour les rapports humains.
      Pfff,Tous ces idiots ayant la tronche collée du matin au soir sur l’écran de leur mobile à tapoter des banalités et qui sont tout fiers de soi disant “communiquer avec le monde” alors qu’ils sont incapables de lever le pif pour faire un sourire à la personne en face d’eux assise dans un transport en commun et pour le cas où ça arrive accidentellement,ils le prennent quasiment pour une agression.Alors échanger un mot…
      Oui,Mesdames,je parle de vous.
      Ceci étant dit,internet peut également faire de n’importe qui surement pas le plus intelligent des êtres humains,l’intelligence ne s’apprenant pas mais le plus grand savant que l’humanité ait connu.
      Il permet par exemple de prendre des cours sur les sujets les plus pointus dans les plus grandes universités du monde.
      https://fr.coursera.org/

      • 6 Octobre 2016 à 17h41

        Othello Urmad dit

        Vous devriez noter que je ne jette pas tout… Je ne parle que de l’architecture des applications, non d’Internet en tant que tel.

        L’éducation universitaire mise en libre service est évidemment une bonne chose.

        • 6 Octobre 2016 à 18h42

          Hannibal-lecteur dit

          Othello, juste un exemple : il est dans son appli vachement addictive, …et il n’erre pas à la recherche d’un site islamique pour aller faire le djihâd ? C’est tout bon.