Exclusion d’un sénateur LR pro-Macron: et la jurisprudence Desgouilles? | Causeur

Exclusion d’un sénateur LR pro-Macron: et la jurisprudence Desgouilles?

Virez-moi du RPR!

Auteur

David Desgouilles

David Desgouilles
Blogueur et romancier.

Publié le 17 mars 2017 / Politique

Mots-clés : , , , , ,

Jacques Chirac et Alain Juppé lors d'un meeting du RPR à Neuilly en 1992. SIPA. 00217608_000002

Dans une campagne électorale normale, dans un monde normal même, des candidats distancés dans les sondages mobiliseraient leur seule énergie et leurs équipes dans le travail de terrain, dans le militantisme. Tout le monde serait sur le pont. Peu importerait en fait qu’on signale çà et là des défections, voire des trahisons. On règlerait ça après, la bataille terminée. Pourtant, à observer les comportements du côté de Benoît Hamon et de François Fillon, il semble que non, il ne faut pas rigoler avec la discipline. Ainsi, du côté du candidat socialiste, qui plafonne à 14%, sanctionner d’exclusion les élus qui parraineraient un autre prétendant à la présidence semble devenu une ardente priorité. Que le parrainage ne signifie aucunement un soutien dans la constitution, peu leur chaut, du côté de Solférino. On ne rigole pas avec les statuts d’un parti, fut-il agonisant. Chez François Fillon, on a aussi la gâchette facile. Sitôt le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne déclarait sa flamme à Emmanuel Macron qu’un communiqué de son parti annonçait sa prochaine exclusion. Entre ses propres affaires judiciaires, ses immenses cadeaux à l’UDI sous la contrainte, et la campagne qu’il doit néanmoins mener, François Fillon a le temps de s’occuper de l’exécution d’un mutin icaunais. On pourrait conclure que ces gesticulations sont grotesques, à l’image de cette campagne électorale mais après tout, pour tous ces hommes d’honneur, la discipline de parti n’est-elle pas la dernière valeur à laquelle se raccrocher ? Ragaillardi par cette hypothèse audacieuse, il faut nous atteler à un examen de conscience. Expier nos fautes. Autant pour l’honneur et la gloire de nos vieux partis de gouvernement que par solidarité avec les parrains PS de Macron et le sénateur de l’Yonne. C’est pourquoi voici la lettre que j’adresse aujourd’hui à Jacques Chirac et Alain Juppé :

David Desgouilles
Adhérent RPR (1988-1998)

A

Jacques Chirac, président

Alain Juppé, secrétaire général

 

Besançon, le 17 mars 2017

 

Monsieur le Président
Monsieur le Secrétaire général,

Chers compagnons,

 

Le 12 juin 1994, alors que je militais au Rassemblement Pour la République qui soutenait officiellement la liste conduite par Dominique Baudis, j’ai glissé dans l’urne une enveloppe contenant un bulletin de la liste conduite par Jean-Pierre Chevènement.

Evidemment, à l’époque, j’avais prétexté auprès d’amis proches et discrets un militantisme récent contre le traité de Maastricht et un refus conséquent de soutenir une liste fédéraliste. Certains cadres de notre vieux rassemblement avaient bien constaté une absence de mobilisation dans la campagne mais ils étaient à mille lieues de soupçonner l’irréparable.

C’est pourquoi, vingt-trois ans après, je demande officiellement la reconstitution des instances disciplinaires du RPR pour procéder à mon exclusion. Cela conduira à annuler de facto ma démission intervenue quatre ans plus tard, laquelle m’avait donné le beau rôle que, manifestement, je ne méritais pas. Cela me permettra aussi de demander qu’on recalcule en travail rémunéré –puisque non plus militant et donc bénévole- les heures passées entre juin 1994 et octobre 1998, en collage d’affiches, distribution de tracts (parfois à la con, notamment à l’hiver 95-96), palabres inutiles en réunions interminables etc…

Evidemment, et si vous me le demandez gentiment, je suis prêt à vous donner lors de l’audience disciplinaire les noms de copains, fort plus nombreux d’ailleurs, ayant voté pour la liste Villiers-Goldsmith lors du même scrutin.

Ayant désormais encore plus de temps que François Fillon pour convoquer les instances disciplinaires, je ne doute pas, cher Jacques Chirac, cher Alain Juppé, que vous donnerez suite à cette demande légitime d’expier ma faute. Je sais que vous ne plaisantez pas avec la discipline partisane. Après tout, n’avez-vous pas procédé à l’exclusion d’Alain Carignon qui souhaitait un front républicain pour une simple élection cantonale ?

Je me permets enfin de solliciter une dernière requête. Pouvez-vous, lors de la même audience, procéder à l’exclusion de Nicolas Sarkozy et François Fillon, qui ont soutenu en 1995 un autre candidat que celui soutenu par notre rassemblement ? Je ne méconnais pas qu’à l’époque, on pensait encore que l’élection présidentielle n’avait que peu à voir avec les partis, surtout dans le mouvement gaulliste, mais je constate qu’aujourd’hui, ce n’est plus vraiment le cas et, pour tout vous dire, je trouverais ça très chic !

Je vous prie, cher Jacques Chirac, cher Alain Juppé, etc.

Copies à Benoît Hamon et à François Fillon. Visiblement, ils doivent aussi avoir du temps  pour lire.

 

>> Tous les articles de David Desgouilles sont à lire sur son blog Antidote

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 21 Mars 2017 à 14h44

      Calixta dit

      Dans toutes les activités humaines il y a des maillons faibles, il vaut mieux les connaître afin de les éviter. Il n’est pas sûr que les électeurs qui ont votés pour lui, recommencent à la prochaine élection.
      Jean-Baptiste Lemoyne, voit en Emmanuel Macron «le seul candidat d’une alternance crédible».Il incarnerai l’espérance”.
      Qu’elle espérance, pas de programme qui tienne la route, on improvisera bien ! Jamais élu, aucune expérience de terrain …Comme Mme Le Pen ! La porte de la hiérarchie n’était sans doute pas assez ouverte pour lui au sein des républicains, et c’est un homme pressé !
      De quel crédit dispose Macron à par celui qu’il a peut-être à la banque Rothschild.
      L’homme qui dépense l’argent plus vite qu’il ne le gagne. Il a dépensé un SMIC par jour de 2014 à 2016. Le candidat qui se dit « hors système » a largement bénéficié des faveurs du système financier. La frénésie dépensière digne d’un flambeur de salle de jeux. Inquiétant pour un éventuel futur président de la France. Il esquive les débats avec les autres candidats évitant ainsi les questions gênantes.
      N’étant ni à droite, ni à gauche, ne prononçant que des paroles charitablement creuses, pour que chacun puisse y nicher ses pensées, organisant avec soin, très grand soin, des meetings consensuels, il serait le candidat idéal pour rassembler et marier pour le meilleur et pour le pire tous les « antifascistes » que compte la France
      Comment en effet imaginer que le clone de François Hollande, puisse rassembler des français sous sa houlette, eux qui ne veulent plus « voir » le président sortant ? Comment avoir si peu d’estime pour ses concitoyens que de les croire assez inconséquents pour soutenir l’homme qui a inspiré une politique économique de 2014/ 2016, qui ruine la France
      La FRANCE entière souffre des paroles entendues à Alger. Comment des maires ont pu lui accorder leurs parrainages, à ce jeune dandy sans aucun mandat. Eux qui président les commémorations aux monuments aux morts, qu’elle inconsé

      • 21 Mars 2017 à 14h46

        Calixta dit

        Suite , message coupé.
        inconséquence !

        ’Méditer sur cette réflexion de Léon Blum dans son dernier livre. ‘’À l’échelle humaine’’ « C’est d’ailleurs par cette impuissance congénitale à fonder des partis réguliers et sérieux que s’expliquent également l’aspect antipathique et souvent offensant des batailles parlementaires en France, la persistance des compétitions personnelles, l’âpreté impatiente et souvent déloyale dans la poursuite du pouvoir. La lutte politique n’est pas un sport ; cependant, comme toutes les autres formes de lutte, elle se dégrade, elle devient repoussante pour les spectateurs, si elle n’est pas astreinte à un certain nombre de règles et si ces règles n’imposent pas un minimum de correction et de loyauté. »

    • 20 Mars 2017 à 11h37

      Spartacus dit

      En temps de guerre il y a des tribunaux militaires, et les traîtres sont passés par les armes, et ce sans attendre la fin des hostilités. Il y va de la victoire.

      • 21 Mars 2017 à 14h53

        Calixta dit

        Parce que nous sommes en guerre, entre Français ?

        Et quand les Français font la révolution , ça fait 2 millions de morts.

    • 19 Mars 2017 à 11h36

      keg dit

      Ach so, la discipline des armées, est devenue la discipline désarmée…. Chacun fait ce qu’il veut… au nom sacré de la démocratie ripoublicaine. tous pour moi et moi pour moi… Tel est le slogan des putatifs….
      Valls s’y est dérobé
      Ailleurs aussi…..

      http://wp.me/p4Im0Q-1Bb

    • 18 Mars 2017 à 9h08

      bernard48 dit

      suite
      Acte 10 : novembre 2016, un dossier est constitué à l’Elysée sur la base des fiches de salaire et déclarations de revenus des époux Fillon transmis par Pierre Heilbronn et suivi par Boris Vallaud, le mari de Najat Vallaud Belkacem.

      Acte 11 : 15 décembre 2016, Thomas Cazenave, ex Directeur de Cabinet d’Emmanuel Macron est nommé Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée. Il remet le dossier à Jouyet.

      Acte 12 : François Hollande transmet le dossier à Gaspard Gantzer, de la même promotion Senghor à l’ENA qu’Emmanuel Macron, en lui recommendant d’en faire « bon usage »

      Acte 13 : 09 janvier 2016, le dossier est transmis simultanément par Gaspard Gantzer à Michel Gaillard, directeur de la Rédaction du Canard Enchaîné et à Eliane Houlette par Ariane Amson.

      Acte 14 : 25 janvier 2017, soit le même jour où « l’enquête du Canard enchainé » est publiée, une enquête préliminaire est ouverte par le parquet national financier pour des chefs de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.

      Acte 15 : Le 5 février 2017, les copies des PV d’audition des époux Fillon sont récupérés auprès du PNF par Ariane Amson et transmis par Gantzer aux journalistes du Monde, Davet et Lhomme.

      Acte 16 : 15 février 2017, Jean-Louis Nadal transmet au PNF un signalement concernant un soupçon de déclaration incomplète de François Fillon à la HATVP.

      Acte 16 : 24 février le PNF ouvre une information judiciaire devant le risque de prescription encouru par le vote de la loi du 16 février 2017.

      Acte 17 : 25 février 2017, Jean Michel Hayat, président du TGI désigne Serge Tournaire, le magistrat qui a mis en examen Nicolas Sarkozy, malgré l’avis contraire de van Ruynbeck dans l’affaire Bygmalion, comme premier juge d’instruction.

      Acte 18 : 28 février 2017, le juge Tournaire signifie à Fillon une convocation pour le 15 mars 2017 en vue d’audition, c’est à dire vraisemblablement pour un placement en garde à vue et une mise en examen.

      • 18 Mars 2017 à 13h26

        Habemousse dit

        Comme l’a dit un des rédacteurs de Causeur, Maître Régis de Castelnau je crois, il s’agit ni plus ni moins d’un coup d’état, sous couvert de traquer le vilain tricheur de droite ; d’ailleurs les intervenants d’hier soir, dans l’émission de « C dans l’air » discutaient naturellement d’Emmanuel Macron comme du nouveau président, comme si les jeux, déjà pipés, étaient faits.

        La France assiste impassible, à un des plus grands scandales de son histoire et peu semblent s’en émouvoir. 

        • 18 Mars 2017 à 17h02

          bernard48 dit

          impassible, surement un peu,
          mais quand j’entends “les français pensent que”
          les électeurs ceci ou cela,
          bien que vivant dans la France profonde (l’ardèche)
          je ne connais que très peu de Français qui s’intéressent à tout ce cinema
          des petits flash info et basta
          on risque d’avoir de vrai surprise le jour J

        • 18 Mars 2017 à 17h38

          C. Canse dit

          Un complot ?
          Mais non, une succession de purs hasards ; à commencer par le premier, se pencher, par hasard, sur le cas d’un député parmi plusieurs centaines d’autres ; comme par hasard le député désigné est le gagnant des primaires de droite.
          Le tirage au sort a désigné F. Fillon. Pas de chance.
          Quant à apporter la preuve du contraire d’ici le premier tour des élections, ce ne serait pas une mince affaire sauf si un autre hasard faisait bien les choses. :-)
          Il est rare que la chance passe deux fois. :-) 

        • 20 Mars 2017 à 14h03

          rolberg dit

          Les politiques ont mis des décennies à conditionner le peuple à la duperie. Ça a fini par marcher. 

      • 20 Mars 2017 à 11h57

        munstead dit

        Vous ne savez des choses! Plus que tous les journalistes d’investigation réunis. ET puis tous ces noms, ça fait plus vrai. Au fait où sont les actes 1 à 9? Et le commentaire sur Tournaire est imparable.

    • 18 Mars 2017 à 8h55

      bernard48 dit

      Bonjour,
      je reçois ces informations mais n’est pas les moyens de vérifier,
      quelqu’un pourrait il m’aider

      Chronologie d’un piège, ou le résultat d’un complot politico-judiciaire
      Ces informations interpellent tout de même !

      FYI

      Une affaire d’Etat comme on en a encore jamais connue…

      Acte 1 : 19 décembre 2013, Jean-Louis Nadal, ancien conseiller au cabinet de Robert Badinter, ex-inspecteur général des services judiciaires sous Elisabeth Guigou, qui a requis l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République, qui en 2012 soutient le candidat François Hollande, est nommé par ce même François Hollande à la tête de la haute Autorité pour la transparence de la Vie Publique.

      Acte 2 : le 1er février 2014 – Création du parquet national financier par Christiane Taubira

      Acte 3 : Eliane Houlette est proposée par Christiane Taubira le 14 janvier 2014 comme procureur du parquet national financier

      Acte 4 : le 31 janvier 2014 Ariane Amson est nommée substitut du procureur du PNF

      Acte 5 : 04 juillet 2014, Jean Michel Hayat, membre du syndicat de la magistrature, conseiller au cabinet de Ségolène Royal de 1997 à 2000, … et également mari d’Adeline Hazan, présidente du syndicat de la magistrature de 1986 à 1989, ex-eurodéputée et ancienne maire PS de Reims, est nommé président du TGI de Paris
      Acte 6 : 09 septembre 2014, Jean Michel Hayat crée la 32e chambre correctionnelle dédiée aux affaires traitées par le PNF.

      Acte 7 : 01 septembre 2015, Peimane Ghaleh-Marzban, un très proche de François Hollande est nommé président de la 32ème chambre correctionnelle du TGI de Paris.

      Acte 8 : 10 septembre 2015, Jean Louis Nadal est chargé de signaler les cas suspects à la 32ème chambre du TGI de Paris.

      Acte 9 : 13 juin 2016, Jean-Pierre Jouyet embauche comme conseillère pour la justice à l’Élysée Ariane Amson qui quitte le PNF. Elle est la compagne de Pierre Heilbronn, qui lui devient directeur adjoint de cabinet de Michel Sapin.

      • 20 Mars 2017 à 12h00

        munstead dit

        Donc, si je vous suis bien, maintenant que j’ai retrouvé les actes 1 à 9, le complot remonterait à 2013. Mazette!

        • 21 Mars 2017 à 8h12

          durru dit

          “à toutes fins utiles” est pourtant une expression courante.

    • 18 Mars 2017 à 8h37

      Lecteur 92 dit

      @D Desgouilles
      D’abord, félicitations pour cette démission, c’est une décision d’homme (Je sais qu’aujourd’hui, ce terme est banni), un geste qui devient de plus en plus rare.
      D’abord, JP Chevènement était un excellent candidat. S’il avait été élu, je pense que les choses eut été meilleures! Mais on a les politiciens que l’on mérite.
      Le débat Bayrou/Chevènement préfigurait ce que l’on voit aujourd’hui et que je clame sur tous les toits, la vraie configuration est Démocrates (Girondins, décentralisateurs, européens et intérêt individuel) versus Républicains (Jacobins, centralisateurs,souverainistes et intérêt général).
      Droite/Gauche est un relicat du sénat romain.

    • 17 Mars 2017 à 20h12

      gerard jourdain dit

      bof…..
      si on parlait des programmes?

    • 17 Mars 2017 à 18h57

      A mon humble avis dit

      Je ne vois pas pourquoi un parti ne pourrait pas exclure un militant. L’adhésion inclut une discipline et un engagement, et s’en écarter sensiblement mérite sanction.
      Un militant soutenant officiellement un candidat -a fortiori à la Présidentielle- qui n’est pas celui choisi par le parti, devrait en premier lieu rendre sa carte, par honnêteté d’une part envers ceux qu’il contredit, et d’autre part envers ceux qu’il rejoint. S’il ne le fait pas de lui-même, il doit être exclu.
      Si ce militant est un élu, il doit aussi démissionner de son mandat, puisque ses électeurs peuvent se sentir trahis par son revirement, et il ne peut plus les représenter. Il y a déjà trop d’hypocrisies et de retournements de veste dans le monde politique, pour tolérer de tels comportements. On ne peut pas accepter qu’un militant reçoive le soutien de son parti pour être élu, et que celui-ci lui tourne opportunément le dos quand il sent le vent tourner, pour servir ses intérêts personnels et ceux d’un adversaire du parti auquel il doit son mandat et les avantages qui y sont liés.
      Je suis pour la guillotine, et des réactions inadmissibles dans le cadre de l’affaire Fillon auraient dû remplir quelques charrettes.

      • 18 Mars 2017 à 10h19

        durru dit

        “Si ce militant est un élu, il doit aussi démissionner de son mandat, puisque ses électeurs peuvent se sentir trahis par son revirement, et il ne peut plus les représenter.”
        En l’occurrence, c’est bien plus clair. Il s’agit d’un sénateur, élu par des élus, très probablement des LR pour la plupart. Il est arrivé à ce strapontin avec l’aide du parti, même pas question d’électeurs directement dans son cas précis.
        J’ai connu DD un peu plus réveillé.

    • 17 Mars 2017 à 18h52

      floréal50 dit

      De la mousse, de la mousse comme si on en manquait dans cette campagne délirante…Moi, je suis épuisé par l’inconsistance des médias qui croient tenir et se refiler, en l’affaire Fillon, toutes les mailles à détricoter un Président.
      Les sondages ne signifiant plus rien dans un contexte où la confusion s’ajoute à la confusion, les commentateurs se fatiguant soit à conjurer un sort funeste pour la République, soit à évaluer le degré de transparence des candidats, la campagne ne peut plus avoir que comme seul débouché la SURPRISE D’UNE ELECTION qui se fera sur base des deux grands débats tout prochains.
      Et là, c’est vraiment la bouteille à encre.

    • 17 Mars 2017 à 17h36

      jean_pierre dit

      Vous avez raison, Monsieur Desgouilles, de dire que ces affaires de trahison sont sans grande importance. C’est pourquoi du reste votre article me paraît bien futile à son tour.