Et une pizza pour deux, une !
Publié le 08 août 2011 à 8:55 dans Brèves
Mots-clés : Aujourd'hui/Le Parisien, pizza
C’était la Une d’un récent numéro d’Aujourd’hui/Le Parisien arrivé avec un rien de retard en Grèce : « Comment gérer les fins de mois difficiles. » Dans un premier temps, on se dit que ce n’est pas mal que le dernier grand quotidien populaire français ne se comporte pas comme n’importe quel tabloïd de Murdoch et reste attentif aux vrais problèmes de ses lecteurs, davantage préoccupés, par exemple, par les 20% de hausse du prix du gaz en un an que par les histoires de fesses des people. En plus, ça rappelle à quelques mois des élections de 2012 que se faire élire avec des phrases comme : « Je serai le président du pouvoir d’achat » relevait tout de même du mensonge caractérisé.
Hélas, nous n’avions pas encore ouvert les pages intérieures : l’ensemble se résumait à des conseils pratiques tout à fait exaltants comme « prendre une pizza pour deux au restaurant » ou « profiter des périodes de promo. ». Finalement, il est là, le problème, dans cette soumission, cette intériorisation fataliste de contraintes dont on veut nous faire croire qu’elles sont la conséquence d’un phénomène naturel. Or une crise n’est ni un tsunami ni un tremblement de terre. Elle est le fruit d’une certaine vision de l’économie dont des hommes sont responsables et devraient avoir à rendre compte.
En attendant, si tu touches à ma moitié de pizza, t’es mort !
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L'auteur
Jérôme Leroy est écrivain et journaliste. Dernière parution, Le Bloc (Gallimard)
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skardanelli dit
Mais enfin, Jêrome Leroy ! Où avez-vous la tête ? C’est une arepa pour deux dans la patrie del commandante Chavez !
skardanelli dit
Et il y en a pour tous les goûts !
skardanelli dit
Bon ! Je sais les deux autres sont colombiennes voici la vraie arepa venezolana.
pirate dit
on dirait les clips zaïroi, version latino… les pépètte qui danse, le chanteur qui se trémousse, la vidéo approximative
skardanelli dit
Il faut dire que l’on ne ferait pas mieux avec des clips sur la moule.
Mangouste1 dit
Vous avez vu des clips sur la moule? Osez le féminisme a encore frappé…
skardanelli dit
Une arepa est de ce point de vue la traduction la plus proche ! Ce sont en fait des clips grivois…
pirate dit
oui ska j’avais cru comprendre
livia dit
@ Saul
Lol (comme disent nos amis; en tous cas les miens et re-LOL!
livia dit
Je m’insurge auprès des AUTAURITES COMPETENTES ils y a un rtas de commentaires qui restent dans la machine !
Ou alors je ne sais pas me servir du truc !
Saul dit
c’est le pizzaïolo fou
ce sadique fait tout pour que la pâte accroche dans le four ;-)
saintex dit
Sérieusement M. Leroy, faut développer en laissant tomber la pizza (du bon côté).
Parce que tout de même, c’est du lourd ce que vous dîtes, du qui devrait faire intervenir M. Kaplan pour dire qu’il faut remercier la main invisible qui se donne la peine de découper la pizza pour le bonheur des peuples, du qui peut renvoyer MM. Sarkozy et Hollande dos à dos (du reste, leur sexualité ne nous regarde pas).
Gwalchaved dit
“la main invisible qui se donne la peine de découper la pizza pour le bonheur des peuples”. Bravo ! Quelle image ! J’en ris encore.
Saul dit
je m’associe à Gwalchaved, superbe image que vous faites là Saintex
livia dit
@ Saul
Ce que je reproche à J.L.c’est de ne jamais comprendre l’exaspération de tous ceux qui n’ont pas arreté de partager leur pizza et qui commencent à gueuler car en plus on les accuse de fascisme quand ils ralent pour un tas de raisons valables
Maintenant que j’interprete à cote de la plaque les propos de JL :.c’est possible ;-)
Saul dit
euh franchement, non seulement il ne parle pas de ça dans ce billet, mais je trouve qu’au contraire, il ne participe pas à ces mises en accusation et lancers d’anathèmes. Qu’il en mette plein la tronche au FN, Riposte laïque etc oui, mais ce n’est pas vraiment contre les gens qui vont voter pour eux ou être sensible à ces idées.
je crois même ne l’avoir jamais lu mépriser l’electeur FN, je dirais même au contraire l’avoir lu disant qu’au moins celui ci ne se complaisait pas dans une attitude nihiliste, et que malgré son mauvais choix, il croyait encore en la chose politique.
il semble bien plus nuancé que ça.
livia dit
Saul
Vous le défendez superbement, quand je ne serai plus en colère j’y réfléchirai.
livia dit
RE ps @ J.L.
Un peu gonflé le J.L. , nous les pas très riches on a fait que cela : partager notre pizza (malgré nous et notre accord, c’est vrai aussi, et depuis longtemps) changez donc vos lunettes de vue mon cher.
Saul dit
Livia,
je crains que vous vous mépreniez.
JL ne reproche pas du tout que les pas très riches partagent leur pizza (ce serait quand même très étonnant, en tant qu’homme de gauche, il serait plutôt pour cette valeur de partage, puisqu’elle inclut la solidarité).
mon interpretation est plutôt qu’il reproche à ce journal de ne pas pas parler de la cause de cette obligation de partage, mais de pousser le lecteur à s’y résigner et l’accepter.
bref que ce journal insidieusement pousse à considérer la situation de regression actuelle comme normale, plutôt que poser la question, pourquoi il y a cette situation, est ce normal, qui en est responsable etc
livia dit
PS:
” La reconnaissance du ventre,” c’est une phrase qui vient de me revenir entendue dans mon enfance sans doute et qui n’a plus de sens, je ne peux m’y résoudre : désolée et encore désolée ( comme ils disent les américains dans les séries ) -;)
livia dit
@ Saul
Par errreur ma réponse est sur Oslo…
Saul dit
pas de rancoeur, ce billet souligne comment on distille le poison de la résignation
livia dit
@J.L.
Chaque fois que je vous lis, je me demande : c ‘est quoi son problème ? de quelle injustice ses ascendendants on-t-ils été victimes ? (les miens aussi et comment ! )
Des études si réussies grace à notre beau Pays, un talent évident pour l’écriture et une telle fermeture à une réalité qu’il refuse de voir, je ne comprends pas.
Contribuer à l’éducation de tous pour nourrir de telles reancoeures est-ce bien raisonnable ? ;-)
pirate dit
Vous voulez mon avis que vous ne me demandez pas, quand je vous lit je me pose exactement la même question.
agatha dit
“elle est le fruit d’une certaine vision de l’économie dont les hommes sont responsables”
Quels hommes? Où?
Est-ce que ce sont des élus, dans quels pays? Est-ce que ce sont des particuliers genre mafieux, des entreprises inaccessibles?
Suffit-il de faire le “bon choix” dans un seul pays pour que l’économie mondialisée se porte mieux?
Est-ce que l’économie française est indépendante de l’économie américaine?
Je suis désolée : je n’ai que des questions.
saintex dit
Ah ben oui Agatha, c’est ce que je me disais en vous lisant. Pertinentes questions certes, mais peut-être trop nombreuses.
Déjà que M. Leroy ne nous l’a pas fait simple sur ce coup-là, on va avoir du mal à s’en sortir.
Tiens, pour le fun, je vais répondre à sa place dans l’ordre d’arrivée.
- En occident (élargi)
- pas seulement
- tous les pays définis au 1
- tout le monde, bourreaux et victimes
- faut essayer pour le savoir
- actuellement non
Zut, je n’ai que des réponses. Quelqu’un pour la conclusion ?
agatha dit
Donc, il faut se contenter de “faut essayer”.
Bon, je vais encore, moi, essayer de réfléchir avant de voter la prochaine fois.
isa dit
Et Fernand Raynaud, il ne le disait pas déjà qu’il valait mieux être riche et en bonne santé que malade et sans le sou?
saintex dit
Etant donné que, dans le prix d’une pizza la plus grosse part revient aux charges fixes, et non aux ingrédients, si tout le monde prend une pizza pour deux, le prix de la pizza va augmenter.
Il y a déjà eu un fort mouvement social pour cette cause en Italie.
Mais pardon M. Leroy, là n’est pas votre propos. Ceci dit, faut pas abuser de la pizza, ni croire à l’inverse et d’après ce que vous dîtes, que l’orgie de pizza est un droit inaliénable du genre humain.
Tout ça me rappelle Lavilliers.
“Le pauvre saura prendre, au lieu de mériter”.
J’aime bien, ça.
isa dit
Bravo, Saintex et c’est une fille de restaurateur qui vous l’écrit.
C’est le loyer de l’établissement que l’on se met sous la dent, à table, surtout pour unepizza (je ne sais pas si le prix de revient en ingrédients revient à un euro).
saintex dit
Isa,
J’ai vu un contrôleuse des impôts redresser un ami tenant un restaurant populaire dans le vingtième.
Elle a dit que, ses parents ayant tenu un établissement identique, elle était consciente que respecter strictement le code des impôts menait inévitablement à la faillite.
Mais comme elle était payé pour redresser, elle a comptabilisé les serviettes en papier, les chats, les ventes et proposé une somme qu’elle savait réaliste… quoiqu’ayant interdit mon ami de vacances cette année là.
Mais le restaurant a continué et c’est heureux tant nous avons pu y refaire le monde avec le sourire et le raki.
saintex dit
mais non pas les chats, les achats.
isa dit
Mdr!
Je ne comprenais rien à ce que venaient faire des chats ici.
il est où ce resto? Arménien?
J’éviterai de parler du black sur Internet , mais…
saintex dit
Houla, attention à l’ordre des mots, vous venez de vous mettre la communauté arménienne à dos. Tout le monde sait que ce sont les Chinois qui servent du chat !
Le resto était grec mais d’un Turc d’Antioche. Il est devenu n’importe quoi d’un compatriote.
isa dit
Signez Jonazs!
saintex dit
Jo,as ne suçait pas des glaces à l’eau, mais des cachalots.
Jrockfalyn dit
Je me marre comme une baleine.
Jipai dit
Rien de nouveau sous le soleil.
« On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent.
Nous il fallait faire attention
Quand on avait payé
Le prix d’une location
Il ne nous restait pas grand-chose.
Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
Les palaces, les restaurants
On n’faisait que passer d’vant
Et on regardait les bateaux……. »
Impat1 dit
Cela s’est vu aussi en France. Quand le prix des croissants a été bloqué (sous Barre) leur taille a nettement diminué. Plus tard elle est redevenue normale à la libération (des prix).
caouas dit
Et si les pizzaioli se mettaient à eux mêmes diviser les quantités d’ingrédients par deux pour faire face à la crise ou je ne sais quoi …
Ca s’est vu : En Egypte récemment … le pain restait au même pris mais son poids fondait comme neige au soleil !