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Et préserve-nous du mal

Le monde s’est inventé un nouveau grand Satan tout blanc

Publié le 20 mars 2009 à 12:38 dans Société

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Pas de doute. Cet homme-là, c’est Satan ou l’Antéchrist. S’il ouvre la bouche, ce ne sont pas des mots qui sortent de ses lèvres, mais l’odieux son des trompettes du Jugement. Il répand plus de plaies que l’Egypte ne pourra jamais en compter, a un petit faible pour les négationnistes et les violeurs de fillettes (surtout quand ils sont brésiliens) et, comble de l’horreur, prescrit au monde entier de choper le sida en baisant sans capote.

Une chose est sûre : avec le départ de George Bush de la Maison Blanche, la planète médiatique avait perdu son grand méchant loup. Elle vient de s’en fabriquer un à sa mesure : Benoît XVI est désormais l’ennemi mondial numéro un. Qu’il dise un mot ou reste coi, il est devenu le salaud de prédilection de notre temps. Et c’est bien parti pour que cet état ne prenne fin qu’avec son pontificat.

Avouons que, pour le rôle du grand méchant loup, c’est un bon client. Il est allemand, c’est-à-dire très bon pour les machines-outils, cancre pour les relations publiques ; il est catholique, chose détestable dans un monde où existent des religions un peu plus conformes à l’idée de coolitude (droit-de-l’hommisme, écologie, obamisme, etc.) ; il essaie de faire des phrases et de conduire des raisonnements, en un temps où l’auditeur lambda décroche dès le premier mot prononcé.

L’affaire de la capote africaine – sale coup porté aux Anglais – illustre parfaitement ce déphasage entre le Souverain Pontife et la sphère médiatique. L’ensemble de notre presse et de notre personnel politique pousse depuis mercredi des cris d’orfraie et condamne unanimement celui qui prétend que “l’utilisation du préservatif aggrave le problème du sida”. Ce matin, Pierre Bergé invitait sans rire les catholiques à “changer de religion” – sans toutefois leur promettre un abonnement gratuit à Têtu, la philanthropie a ses limites. A midi, sur France Inter, Stéphane Bern, tout en nuances, qualifiait les propos papaux de “génocidaires”. A ce rythme, Josef Ratzinger devrait être déféré ce soir devant le TPI et exécuté demain à l’aube. Il n’est pas même jusqu’à Alain Juppé qui n’ait brandi son pavois de haute moralité parmi tous les boucliers levés, pour dénoncer la fâcheuse manie de ce pape à vouloir rester droit dans ses bottes. Encore un effort participatif, Citoyens, et il se trouvera bien quelqu’un pour accuser Benoît XVI d’être un nouveau Guillaume Dustan et de prôner le barebacking dans les caves du Vatican où demeure encore vivace le souvenir de Rodrigue Borgia, un temps taulier sous le nom d’Alexandre VI.

On a même vu s’exprimer – la chose ne s’était guère produite depuis Jules Ferry et son discours sur l’homme blanc – un racisme bienpensant : les Africains sont des êtres tellement serfs et dénués de raison que, le saviez-vous, ils suivent à la lettre tout ce que dit le pape. Et Daniel Cohn-Bendit, parmi cent autres bonnes âmes, d’accuser Ratzinger de “meurtre prémédité”. Décryptage : le pape dit qu’il ne faut pas mettre de capote ; donc Banania, il nique sans, chope le sida et finit par crever dans sa case. Les nègres, faut leur parler comme à des enfants. C’est plus du tiers-mondisme, c’est Tintin au Congo réinventé.

Au fait, outrecuidante question, qu’a-t-il dit mardi dernier, le pape, dans l’avion qui le menait à Yaoundé ? Il répondait à la question d’un journaliste sur la position des catholiques face au sida. Benoît XVI a expliqué dans un premier temps que l’Eglise est présente au jour le jour aux côtés des malades : plus de 25 % des séropositifs dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques (hôpitaux, dispensaires, communautés). Puis il a enchaîné sur la phrase qui prétendument tue : “Je dirais qu’on ne peut pas résoudre le problème du sida avec l’argent, même s’il est nécessaire. On ne peut pas résoudre le problème du sida avec la distribution de préservatifs ; au contraire elle aggrave le problème. La solution est double : d’abord, une humanisation de la sexualité, un renouveau spirituel, humain, intérieur, qui permet ainsi de se comporter différemment avec les autres. Et deuxièmement, une amitié, une disponibilité pour les personnes qui souffrent.” Dans la version publiée sur le site du Vatican, les propos ont un brin changé : “l’argent” est remplacé par “des slogans publicitaires” et “elle aggrave le problème” par “le risque est d’augmenter le problème”.

Nulle part, le pape ne dit qu’il ne faut pas utiliser de capotes. Nulle part, il n’en condamne l’usage. Il dit simplement qu’on ne peut pas se contenter de cette solution et qu’en distribuant à l’Afrique des préservatifs on se donne certainement bonne conscience, mais on ne règle rien du tout. Et quand on ne règle pas un problème, on l’aggrave… Le continent africain, ce n’est pas le Marais. Il ne suffit pas de négocier un prix de gros à la société Durex pour faire de la distribution gratuite, de demander à Line Renaud de tourner un spot télé ni d’arborer une fois l’an un petit ruban rouge à sa boutonnière. Si d’ailleurs la question du préservatif pouvait tout régler, il serait criminel que la communauté internationale ne se mobilise pas pour envoyer au quasi milliard d’Africains de quoi se protéger… L’enjeu est bien d’une toute autre nature.

Le premier problème, c’est l’ampleur du désastre : en 2007, 22 millions de personnes étaient infectées sur le continent africain selon Onusida. C’est la première cause de mortalité et la maladie y est, plus que partout ailleurs, un facteur de mort sociale. Lutter contre l’exclusion et la stigmatisation des malades (en leur offrant “une amitié, une disponibilité”) n’est pas une pontificale lubie : il s’agit de changer les mentalités, de faire admettre que le sida n’est pas la maladie de l’autre, mais un véritable risque qui pèse sur tous. On n’a jamais vu dans l’histoire aucune épidémie reculer grâce à la stigmatisation et à l’exclusion. En ce sens, l’appel que lance le pape à la fraternité envers les malades n’est pas une billevesée ni une niaiserie de catéchisme : c’est une étape prophylactique essentielle.

L’autre grande question, c’est la prévention et l’information des populations. Au Nigeria, au Congo, au Cameroun, les équipes locales ne se contentent pas de distribuer des capotes, elles en expliquent l’usage (qui n’est pas multiple), tentent de lutter contre les préjugés (elle ne rend pas stérile), encouragent le dépistage et promeuvent aussi abstinence et fidélité… N’en déplaise aux bonnes âmes pour lesquelles le noir est doté d’un appétit sexuel à la mesure de son appareil génital, les valeurs morales trouvent un écho souvent favorable chez les chrétiens comme chez les musulmans du continent africain. Pourquoi s’en passerait-on ? On sait en Europe que les prophylaxies efficaces sont celles qui savent s’adapter à chacun des publics qu’elles visent. Or, en Afrique, le mot d’ordre devrait être : fous ta capote et tais-toi ? La prévention n’est pas une chose simple : elle implique de former des équipes locales, d’ouvrir des centres de dépistage, mais surtout de prendre en compte la réalité de l’Afrique contemporaine, bref de ne pas se dédouaner en utilisant le mot “préservatif” comme grigri, mais de mener des actions de fond.

Le troisième problème – et de loin, le plus important –, c’est l’accès aux soins. Autant le dire tout de suite : si vous êtes africain et contractez la maladie, votre chance d’être soigné est proche de zéro. Les antirétroviraux sont excessivement chers et, contrairement à l’Inde, l’Afrique ne dispose d’aucun laboratoire pharmaceutique capable de les produire sous leur forme générique. Elle les importe donc, quand on le lui permet.

Hier justement, les douanes néerlandaises ont saisi à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam une cargaison entière d’antirétroviraux à destination du Nigéria, au prétexte que le laboratoire indien les produisant porterait atteinte aux intérêts des laboratoires pharmaceutiques propriétaires du brevet… Business is business. Mais qui s’en soucie, qui va pousser de grands cris, qui va jouer de petits couplets indignés ? Qui va accuser nos amis bataves de se comporter comme des meurtriers en puissance ? Qui va dire fuck une bonne fois pour toutes à ces gens qui préfèrent défendre le droit des brevets que la vie humaine ? Circulez, y a rien à voir. C’est plus vendeur, coco, d’accabler le grand Satan du Vatican que de rentrer dans les détails. D’ailleurs, mardi, à peine était-il descendu de son avion que Benoît XVI a prononcé un discours à Yaoundé : il réclamait la gratuité des soins pour les personnes atteintes du sida, c’est-à-dire l’accès des malades aux antirétroviraux. Ça n’a pas fait une ligne dans les journaux. Pourtant, ça n’aurait arraché la gueule d’aucun de mes honorables confrères si prompts à l’indignation de relayer cette info : un pape qui fait sien l’un des plus anciens combats d’Act up (“Des molécules pour qu’on s’encule”), ça n’est pas tous les jours que ça arrive… Le pape est punk : c’est pas un beau titre, ça ?

Ah non, j’oubliais. La question, on vous l’a dit et répété, c’est la capote ! C’est qu’elle n’est plus, dans nos sociétés occidentales, un simple moyen de prophylaxie. Elle est une religion : les barebackers qui refusent le préservatif dans leurs rapports sexuels sont appelés relaps en français. Ce mot est directement tiré du vocabulaire religieux de la pire espèce, celui de l’Inquisition : est relaps qui est retombé dans l’hérésie après l’avoir abjurée. On ne fait pas grief au relaps de sa sexualité effrénée, on lui reproche simplement d’avoir déserté la clientèle de Durex ou Mannix. Puisque la seule question qui vaille est la capote, le jour viendra où, dans des affaires de viol en réunion, le port du préservatif jouera comme une circonstance atténuante. Pourrait-on s’interroger, ne serait-ce qu’un moment, sur cette société où la règle consiste à tout consommer, même les corps ?

Bien entendu que non. Chacun est invité à adopter la pornonomie comme seule moralité. Et le temps viendra où un pape agira, depuis le balcon de Saint-Pierre, comme le premier prof de sciences nat’ venu. Il sortira un vague godemiché et déroulera un bout de plastique tout le long du fac-similé turgescent. Il aura, faute d’habitude, l’air un peu emprunté. Mais il s’y fera. Et il conviera peut-être, dans un lumineux élan, le monde entier à un orgasme multiple, participatif et protégé. Le monde entier, sauf l’Afrique, car elle aura crevé, elle, après avoir eu le droit de tout consommer, sexe et capotes, indignations et beaux discours. Elle aura eu le droit de tout consommer, sauf les trithérapies. Désolé, homme noir, toi pas avoir assez argent.

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  • 26 March 2009 à 17h09

    serge a. dit

    @Mathieu
    “On peut se demander si son discours est motivé par le fléau du SIDA lui-même ou plutôt sur une énième tentative de retour à l’ordre moral qui, après les soubresauts d’un vingtième siècle qui a connu son année 68, a pris du plomb dans l’aile.”
    Très bonne remarque ; ce qui me parait d’ailleurs au minimum le plus stupide c’est de se ranger derrière les partisans du retour à l’ordre moral sous prétexte de rejet de la “doxa”.
    La doxa en l’occurence prend la place de “l’art juif décadent” dont les nazis dénonçaient l’influence.

  • 26 March 2009 à 17h07

    Mathieu dit

    DH, il semble que vous m’ayez lu de travers. Il faut désacraliser le préservatif car c’est, pour l’instant, le seul moyen, certes insuffisant, certes absolument pas idéal, face à la dangerosité du sida. Mais, jusqu’à preuve du contraire, il est plutôt efficace, et en aucun cas il n’est remplaçable par une idée absurde : que tous s’abstiennent ou que tous vivent une sexualité contrôlée par les dogmes de l’église – sexe chaste, sexe inodore, sexe réservé à l’institution du mariage.

    C’est un contrôle de la sexualité et non pas une humanisation de la sexualité que le Pape voudrait ; et il a bien raison, l’enjeu est celui du pouvoir. Les libertins du premier XVIIe siècle (attention, pas nos partouzeurs contemporains, que je respecte d’ailleurs, ce qui ne semble pas être le cas de Franklin) l’ont bien dit, bien montré : face à l’Eglise, face au pouvoir royal, nous devons impérativement louer le corps et les sens avant qu’ils ne nous prennent tout. Théophile de Viau s’est fait emprisonner, puis la société a évolué vers l’absolutisme et le totalitarisme que nous connaissons, et dont certains (parmi les vieux cathos, comme par hasard) semblent encore avoir la nostalgie.

    Vous avez raison, d’autres temps, d’autres mœurs. Alors reconnaissez qu’il est heureux aujourd’hui d’être libre de faire ce que l’on veut de son corps sans être taxé de barbare ou d’animal. Qu’il est heureux que nous soyons sorti de la vieille machine judéo-chrétienne moralisante et impérialiste. Qu’enfin, on puisse en homme répondre au fléau du sida, et non pas selon je ne sais quelle doctrine qui se présenterait comme plus sage parce qu’inspirée de Dieu : le bout de plastique est peut-être un peu burlesque dans ce tableau moderne mais il est, jusqu’à preuve du contraire, le seul efficace.

  • 26 March 2009 à 16h53

    pierre dit

    Franklin je sais distinguer l’eglise du message du Christ – c’est peut etre cela le probleme d’ailleurs – qu’une institution humaine s’arroge le droit de se faire le porte parole de Dieu ne peut qu’aboutir a de telle aberrations dans lesquelles l’amour devient de la haine et l’espérance un desespoir mortifère

  • 26 March 2009 à 16h50

    pierre dit

    mon Cher Franklin vous sombrez dans l’injure et l’attaque personnelle – soyez rassuré sur ma virilité bien que je doute que celle-ci vous importe
    mais revenons au sujet et essayez de me donner vos arguments sur l’exemple que je vous ai cité deux fois sans avoir de reaction de votre part – seriez vous tout a coup a court d’idées?
    que doit faire un couple marié, catholique, fidèle et serodiscordant : renoncer a la sexualité (ou du moins la limiter eternellement aux caresses) ou user de cet instrument du démon qu’est le preservatif?

  • 26 March 2009 à 16h45

    Franklin D. dit

    A Pierre,
    Vous, je peux comprendre votre colère et votre révolte quant à la religion, ou votre rejet, mais il semble que la société actuelle n’a pas besoin du Pape pour être homophobe dans les faits.

  • 26 March 2009 à 16h44

    guillaumin dit

    puting merci monsieur miclo, ainsi il existe en france des gens qui pensent.

  • 26 March 2009 à 16h43

    Franklin D. dit

    Que voulez-vous, Lisa, c’est une manière pour eux de compenser leur virilité défaillante, de manière peu virile il est vrai contrairement à leurs affirmations, ils finissent toujours, avez-vous noté, par sombrer dans la pire vulgarité. Leurs attaques sont finalement assez absconnes, merci Basile de Koch du mot…

  • 26 March 2009 à 16h36

    JEP dit

    Désolé, Odilon, je n’en ai plus en stock. Votre sens de l’humour en exigerait pourtant davantage.

  • 26 March 2009 à 16h32

    Odilon dit

    Je suis mort de rire, JEP. Vous en avez d’autres comme ça? Mais où allez-vous les chercher? Non, vraiment, vous êtes impayable.

  • 26 March 2009 à 16h28

    JEP dit

    Même si ça ne détendra probablement l’atmosphère, un interlude humoristique – à prendre au deuxième ou au troisième degré selon les convictions de chacun – ne pourra pas nous faire de mal :

    A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste : “Il fait beau aujourd’hui !” Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.

    Quelques réactions :
    Le maire de Bordeaux : “Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d’autisme total. Cela ruine définitivement, s’il en était encore besoin, le dogme de l¹infaillibilité pontificale !”

    Le titulaire de la chaire d’astronomie au Collège de France : “En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu”il fait beau aujourd’hui”, le pape témoigne du mépris bien connu de l’Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de “beau” ? Sur quelles expérimentations indiscutables s’appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n’ont pas réussi à se mettre d’accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s’allumer des bûchers pour tous ceux qui n¹admettent pas sans réserve ce nouveau décret ?”

    L’Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : “Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sécheresse ? Cet acquiescement au “temps qu’il fait” montre clairement la complicité de l’Église avec ces phénomènes destructeurs de l’humanité, il ne peut qu’encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu’ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican.”

    Le Conseil Représentatif des Associations Noires : “Le pape semble oublier que pendant qu’il fait soleil à Rome, toute une partie de la planète est plongée dans l’obscurité. C’est là un signe intolérable de mépris pour la moitié noire de l’humanité!”

    L¹Association féministe Les Louves : “Pourquoi “il” fait beau et pas “elle” ? Le pape, une fois de plus s¹en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c¹est affligeant !”

    La Ligue des Droits de l’Homme : “Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l’horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l’état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le “beau”, tel qu’il devrait être perçu par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice.”

    A Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d’atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu’il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu’à présent.

  • 26 March 2009 à 16h28

    Thomas C. dit

    Après Descartes qui avait prouvé l’existence de Dieu et Nietzsche qui claironnait sa mort, en voici un autre qui nous interprète avec autant “d’impartialité” que ses prédecesseurs les propos du Pape….et décidemment : philosophie et religion ne sont définitivement pas fait pour s’entendre…

  • 26 March 2009 à 16h11

    Fiat lux dit

    Le problème de Franklin D, et qui devient blessant pour certaines personnes, c’est que ce monsieur s’énerve sur un sujet; la sexualité, sur lequel il a l’air d’avoir des idées abstraites. Effectivement, Odilon, je croyais que le discours du catholique, voire celui du pape même maladroitement formulé, était un discours d’amour, voire intelligemment politique ce que nous a bien expliqué monsieur Miclo. Mais Franklin D sent surtout l’agressivité et la frustration comme si le fait de n’avoir pas perdu un pucelage commençait à lui peser la cinquantaine venue. C’est bien de vouloir se garder pur, mais il faudrait ne pas en vouloir aux autres d’aimer l’amour

  • 26 March 2009 à 16h11

    Arthemis dit

    Voir un dessin marrant ici : http://tesson.info/illustration/preservatif-illustration.html

    Excellent article. Refus de Dieu, donc de la morale et idolâtrie de la technologie. “Nous nous soumettons à toutes les tentations et préservez nous du mal”. Un mal pour un Mal. On refuse l’idée de Bien donc de Mal, on s’avilit dans une sexualité désenchantée et de surcroit on répand le mal. Qui fait l’ange fait la bête. Funeste parodie.

  • 26 March 2009 à 16h08

    Hélène dit

    Un mot sur la chasteté des couples dont l’un est séropo et l’autre pas. C’est vrai, l’Eglise le demande. Elle ne l’exige pas mais le prône comme un idéal. Pourquoi? au nom de la vie, tout simplement. La capote n’est pas fiable à 100%, cela, personne ne le nie. Eh bien au nom de l’amour, au nom du respect que l’on doit à son partenaire, on ne doit idéalement pas lui faire prendre ce 5% et quelques de risque, quand bien même serait-il d’accord. Ensuite, c’est un choix, en pleine conscience, des couples concernés. Comme d’habitude, l’Eglise nous fournit des lignes de conduite. Ni l’excommunication, ni l’enfer ne guettent ceux qui agissent différement.

    Mais quelle souffrance d’avoir contaminé l’autre – a fortiori si on l’aime plus que tout. C’est une abstinence nécessaire, pour l’autre. Malgré lui, peut-être. On a vu d’autres sacrifices autrement plus grands dans l’amour, fût-il humain et athée. Ou non?

  • 26 March 2009 à 16h02

    Lisa dit

    Pour Franklin D,

    Dites-donc, qu’est-ce qu’on prend les cathos !
    vous croyez que PIERRE et ODILON iraient développer leurs arguments aux leaders du groupe Kenyan qui ne sont pas trop pro-capotes eux non-plus?

  • 26 March 2009 à 15h57

    Odilon dit

    Doucement, Franklin, n’oubliez pas que Dieu est Amour.

    À propos, puisque votre pape est expert en latex, est-ce qu’il peut me dire quels pneus je dois mettre sur ma moto?

  • 26 March 2009 à 15h45

    pierre dit

    A franklin
    mon cher Franlin vous avez exprimé une sympathique remarque à l’égard de ma contribution que je ne resiste pas au plisir de citer :
    “Je discerne là une forme d’homosexualité sous-jacente mal assumée, vous devriez consulter et vous libérer ou en parler rue Keller…”
    sachez que je suis effectivement homosexuel, PACSE, assumé et heureux de ce je suis.
    mais pour vous sans doute un gay ne peut prétendre parler de l’universel – car ce probleme de l’usage de la capote depasse bien sûr la question de l’orientation sexuelle – ou s’alarmer de ce que cette philosophie mortifère impose aux couples qui pourtant ont tout pour en respecter les canons (hetero, marié, fidèle mais aïe ! serodiscordants!!)
    ah et un dernier detail, je suis seropo et vous avez raison la capote ce n’est pas marrant ! je devrai peut etre ecouter Mme Boutin et aller forniquer sans, en contaminant par exemple en premier mon partenaire qui lui, est négatif.
    vos contorsions intellectuelles pour nous faire croire que vous defendez une “humanisation de la sexualité” ne changeront rien à une évidence : c’est vous qui etes le zelateur d’une doctrine mortifère, inhumaine et irresponsable.
    j’ai un tres bon psy, il pourrait vous aider !!

  • 26 March 2009 à 15h30

    Helena dit

    A Odilon :
    Désolé, mais les scientifiques donnent raison à Benoit XVI, renseignez vous sur Edward Green, Directeur de recherches à Harvard sur ce sujet.

  • 26 March 2009 à 15h29

    Franklin D. dit

    Vous avez vraiment un discours minable Odilon. C’est d’un minable toutes ses sorties, tous ces arguments tellement éculés et sentant le caleçon malpropre en somme, c’est tellement petit.
    Tartuffe maintenant ! Faudrait changer de disque non franchement les enfants ! Les Tartuffes ce sont ces bourgeois friqués, maintenant dénués de tout complexe quant à leur amoralité profonde, qui baisent à qui mieux mieux, trompant allègrement leur femme, rentrant la queue entre les jambes ensuite au bercail, ce sont ces couples libérés partouzeurs (j’ai rien contre c’est leur problème) qui s’aperçoivent passés 50 berges quand les chairs retombent, qu’ils n’ont rien à se dire. Les Tartuffes ce sont ces bourgeois qui pleurnichotent quand on leur parle des prostituées et des tentes Quechua mais ne font rien pour qu’il y ait un tout petit peu plus de redistribution et finissent par appeler la police pour dégager des SDF d’un Canal.

  • 26 March 2009 à 15h28

    Marion dit

    A Odilon :
    A ceci près aussi que le préservatif n’est même pas un moyen fiable de se protéger du sida :
    Vu sur le site de Durex : “Des essais cliniques ont montré que l’usage correct et permanent de préservatifs en latex donne un taux d’efficacité contraceptive allant jusqu’à 98%.
    D’autres études cliniques confirment que les préservatifs en latex haut de gamme, utilisés correctement et systématiquement, constituent une barrière très efficace contre la contamination par le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles, ainsi que les grossesses non désirées.”
    DONC : Le virus du Sida est 450 fois plus petit qu’un spermatozoide. On devine facilement que le preservatif est une protection très douteuse contre le Sida. Par ailleurs, si le préservatif échoue dans son rôle contraceptif dans 2% des cas, c’est qu’il est encore moins fiable qu’on ne le pense puisque la fertilité de la femme n’est pas permanente… Avec un “partenaire à risqueé”, a fortiori par exemple dans un pays d’afrique très contaminé ou dans un milieu homosexuel, ça donne à réfléchir !
    Vous monteriez dans un avion si on vous disait que vous avez entre 2 et mettons 4% de chance de ne pas en sortir vivant ?