Et le vieil homme réveilla le chat…
Quelques échos de la présidentielle polonaise
Publié le 09 juillet 2010 à 14:00 dans Monde
Mots-clés : Bronislaw Komorowski, Jaroslaw Kaczynski, Pologne

Bronislaw Komorowski.
J’aurais aimé rédiger un texte sérieux et bien documenté sur la présidentielle polonaise. Un texte qui aurait donné aux Français une idée plus précise de celui avec qui leur Président sera amené à échanger poignées de mains et secrets d’Etat, notamment au deuxième semestre 2011, quand la Pologne présidera l’Union européenne.
J’aurais aimé partager avec les Français quelques informations sur ce que chacun des deux candidats à la présidence de la République polonaise, Jaroslaw Kaczynski et Bronislaw Komorowski, proposait à mes compatriotes en matière de politique budgétaire, d’économie, d’affaires internationales, de sécurité sociale, de santé ou encore, pourquoi pas, de culture et de médias.
Malheureusement, la campagne présidentielle en Pologne n’a donné lieu à aucun débat sérieux entre les deux candidats en lice. Moi-même et les trente millions de Polonais censés élire le Président de leur pays le 4 juillet 2010, avons assisté à des échanges plus loufoques les uns que les autres entre Kaczynski et Komorowski. Difficile de ne pas reconnaître que Kaczynski a eu une longueur d’avance sur Komorowski la compétition tacite qui consistait à faire rire les électeurs. Inoubliable sa déclaration selon laquelle, en tant que président, il achèverait le retrait des troupes polonaises d’Afghanistan avant même celui des Américains. Comme si les Polonais avaient une raison particulière d’y rester sans les Américains.
Mais soyons honnêtes. Ces deux derniers mois, ce n’est pas que par le rire que l’on a tenté de nous séduire. Nous, les électeurs, avons également appris de qui et de quoi nous devions avoir peur. Kaczynski s’est acharné à nous convaincre qu’il fallait avoir peur de Komorowski et du Premier ministre Donald Tusk. Komorowski n’a pas arrêté de répéter qu’il fallait avoir peur de Kaczynski et de son parti, Droit et Justice.
Reste que je serais incapable de dire aux Français, à ceux d’entre eux du moins qui n’ont pas complètement perdu tout intérêt pour les affaires européennes, ce qu’était la position de chacun des candidats par rapport à la division de l’Union entre les pays de la zone Euro et les autres, ni comment ils envisageaient la coopération entre les pays-membres face à la perte progressive d’influence de la Commission européenne, ni surtout ce que le nouveau Président polonais serait prêt à faire pour soutenir son gouvernement dans la bataille en faveur du maintien du Fonds de cohésion dont la sauvegarde reste vitale pour le futur développement de la Pologne. Je suis ainsi contrainte de conclure ce paragraphe en me bornant à dire que Bronislaw Komorowski est supposé représenter une formation politique décidément pro-européenne, alors que Jaroslaw Kaczynski aurait pu nous réserver de belles surprises en la matière. C’est en effet son jumeau Lech, récemment disparu dans un accident d’avion, qui toujours s’est occupé des questions européennes.
“Kaczynski aime les chats mais il n’est le père de rien ni de personne”
Faute d’un texte sérieux, je me contenterai alors de raconter l’histoire du vieil homme qui a réveillé le chat… Il ne s’agit pas de n’importe quel vieil homme, bien évidemment, pas plus que de n’importe quel chat. Le vieil homme porte un nom et un passé chargés d’actes de bravoure et de courage hors du commun. Il s’appelle Wladyslaw Bartoszewski et a 88 ans. Pendant la seconde Guerre mondiale, il a été envoyé par les nazis à Auschwitz. Libéré grâce à l’action de la Croix-Rouge polonaise, il s’est engagé dans la Commission d’Aide aux Juifs et a participé activement aux préparatifs de l’insurrection du ghetto de Varsovie. C’est pour ces faits que lui a été décerné le titre de “Juste parmi les Nations”, une distinction qu’il a mérité tout au long de sa vie, notamment en présidant le Conseil international du Musée d’Auschwitz et en conseillant l’actuel Premier ministre polonais pour le dialogue judéo-polonais.
Lors de la dernière campagne présidentielle, le vieil homme a accepté de chapeauter le Comité honoraire de soutien à Bronislaw Komorowski. Il s’était déclaré prêt à défendre jusqu’à son dernier souffle la candidature de celui-ci, afin d’éviter à la Pologne de “descendre au rang de la Grèce, de la Bulgarie et de la Roumanie en termes de stabilité, de confiance et de possibilités”. Si l’engagement du vieil homme s’était arrêté là, je n’aurais pas eu d’histoire à raconter. Mais le vieil homme est un homme de parole, un homme honnête. Il a non seulement tenté de défendre jusqu’au dernier souffle la candidature de Komorowski mais, en même temps, il a tout fait pour décrédibiliser celle de Kaczynski. Il faut croire que c’est précisément dans ce but qu’il a prononcé les propos qui lui ont valu des menaces de mort d’une part, et la protection d’une garde rapprochée de l’autre. Qu’a-t-il dit ? Eh bien, il nous a avertis que si nous voulions que la Pologne suscite autant d’intérêt dans le monde que le Rwanda ou le Burundi, nous n’avions qu’à voter pour Kaczynski, “quelqu’un qui n’a d’expérience que dans l’élevage des animaux de compagnie mais qui n’est le père de rien ni de personne”.
Le décryptage de l’allusion s’impose. Bronislaw Komorowski est le père accompli de cinq enfants, un époux fidèle et dévoué. Jaroslaw Kaczynski, contrairement à son frère décédé, est un vieux garçon connu pour sa passion pour les chats, dont le dernier, Alik, a même été source d’inspiration pour un slogan électoral : “Ton chat voterait pour Jaroslaw !”.
Wladyslaw Bartoszewski a pris des précautions oratoires : “Je ne suis qu’un vieil homme sclérosé, qui a beaucoup d’humour et qui n’appartient à aucun parti politique”. Elles ont été vaines. “Tes jours sont comptés !”, “Tu vas crever comme un chien !”, “Crève, sale juif !”, “Hitler t’a rien appris, mais nous on va te donner une leçon !”, “Tu en as trop dit, confident des juifs, traître à la Pologne !”, tels ont été, entre autres gracieusetés les propos contenus dans la centaine de lettres anonymes adressées à la Chancellerie du Premier ministre, dont Bartoszewski est le secrétaire d’Etat. Anonymes, mais signées “un vrai Polonais”.
Le pays des “vrais Polonais”
La morale de l’histoire et une information sérieuse destinée à tous les Français qui persistent à s’intéresser à la politique européenne :
Peu importe qui a gagné les élections présidentielles en Pologne et peu importe avec qui le Président français échangera une poignée de main lors d’un prochain sommet européen. Peu importe car la Pologne restera encore longtemps le pays des “vrais Polonais”. En dépit d’une mobilisation formidable de milliers de personnes témoignant de leur solidarité avec Wladyslaw Bartoszewski, en dépit de la défaite de son candidat, le camp de la droite radicale polonaise ne s’amollira pas. Jaroslaw Kaczynski sera sommé de rester le dépositaire de la mémoire de son frère défunt, le gardien du patriotisme chauvin et le guide éternel de la droite traditionaliste. Un rôle qui ne lui déplait pas forcément… Ses sympathisants continueront de s’identifier comme martyrs de la fidélité à Dieu, à l’Honneur et à la Patrie. Ils continueront à décrire la Pologne comme un pays encerclé par des ennemis visibles et invisibles, déstabilisé par les traîtres, bradé et déshonoré. Ils seront renforcés dans cette vision par l’attitude de la majorité de l’Episcopat polonais et de l’Eglise catholique.
Pourquoi alors puis-je quand même me réjouir de la victoire de Komorowski ? Pour trois raisons très simples.
D’abord, parce que la victoire de Komorowski signifie l’échec de Kaczynski. Et plus précisément parce qu’elle sanctionne l’idéologie et l’expression, insupportablement violentes, d’un national-catholicisme évoquant l’époque du “renouveau moral” de l’entre-deux-guerres.
Ensuite, parce qu’elle donne le pouvoir à quelqu’un qui, certes, n’améliorera pas le fonctionnement de la démocratie polonaise, mais qui à coup sûr ne la détruira pas. C’est déjà ça et ce n’est pas rien.
Enfin parce que si Komorowski n’a pas la carrure d’un grand homme d’Etat, il se situe dans la moyenne européenne. Il s’agit donc dans une certaine mesure de la victoire d’un style, pour ne pas dire d’une esthétique. Adam Michnik, le rédacteur en chef du quotidien à grand tirage, Gazeta Wyborcza, a exprimé cela en des termes qui diront tout aux Français : “Ces élections ont une dimension symbolique. Au niveau des déclarations, il y a eu peu de différences entre les deux candidats. En revanche, il y a une différence énorme entre eux au niveau de la pratique, la même qu’entre les partisans de de Gaulle et ceux de Le Pen.”.
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L'auteur
Paulina Dalmayer est journaliste et travaille dans l'édition.
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Meunniez-Tudor dit
effectivement, le ton etait dur, je m’en excuse, mais l’usage des cliches me met hors de moi.
A bientot
MT
nadia comaneci dit
Une crise de mauvaise humeur Meunniez ? Il est très bien cet article, et plutôt mesuré. Dans une sens ou dans l’autre, j’ai lu bien pire.
Ne prenez pas pour vous mes diatribes anti-polonaises (j’avoue et assume mon irrationnalité absolue dès qu’il y a de la Pologne au menu. C’est plus fort que moi, je n’y peux rien. Tous les camps d’extermination, tous, en Pologne), j’ai même des amis parmi vos compatriotes. Eux-mêmes (forcément ce sont mes amis et donc des gens très bien) reconnaissent l’antisémitisme latent de la société polonaise actuelle et ses crispations cathos-réac. Mais il y a de l’espoir. C’est l’essentiel.
Saul dit
ah merde je viens de vérifier et non, me suis planté..apparemment ce sont les historiens qui ont qualifié le régime franquiste de “national-catholique” au lendemain de la seconde guerre, et non Franco lui meme.
Saul dit
concernant le national-catholicisme, il y en a un qui s’ en revendiquait et qualifiait son régime de ce terme : Franco
Meunniez-Tudor dit
C’est bien la première fois depuis quelques semaines que je suis kontent de ne pas avoir accès au Net – ça m’évitera de m’enliser dans une polémique stérile.
@ Mme Paulina Dalmayer : sachant que vous n’étes pas limitée par les 1500 signes , on aurait droit à s’attendre à autre chose qu’un « machin » qui, dans son simplisme et sa vacuité rappelle les idioties de Libé, du Monde Diplodocus ainsi que les « pages les plus sombres » du Monde.
On peut dire beaucoup de mal des deux jumeuax, moi-même je suis bien content que Jaroslaw s’est fait doucement moucher, mais le qualifier de « national-catho »… Elle est dans les orties, mémé, jusqu’au cou.
@ Nadia : nul n’est à l’abri d’une attaque de paresse intellectuelle, tovarichtchka. Mais de là à s’en vanter et en faire étalage sur plusieurs messages …
Ce que vous avez écrit est de même acabit que « les Français – tous collabos », « « les Juifs – tous communistes ou usuriers », « les Noirs – tous des fainéants ». Excusez du peu…
A une prochaine, un jour …
Bonne après-midi tout le monde.
Vincent dit
Bonjour,
“D’abord, parce que la victoire de Komorowski signifie l’échec de Kaczynski. Et plus précisément parce qu’elle sanctionne l’idéologie et l’expression, insupportablement violentes, d’un national-catholicisme évoquant l’époque du “renouveau moral” de l’entre-deux-guerres.”
1) Je suis curieux de connaître pourquoi l’auteur utilise ce terme de national-catolicisme.
J’ai vu ce terme être utilisé par Caroline Fourest, par la presse d’extrème gauche ou bien des communiqués du SCALP, mais je ne sais pas si ça correspond à autre chose qu’à un fantasme contemporain de la bien pensance.
Il me semble que ce terme a été inventé par la presse de gauche catholique (tendance La Vie) durant la guerre d’Algérie pour décrédibiliser les catholiques qui souhaitaient que la France garde le département Algérien.
Déjà à l’époque les journalistes catholiques honnêtes on montré leur désaprobation pour ce terme construit à l’imitation de “national-socialisme”, créé pour insulter.
Il se trouve que malgré les recherches que j’ai pu faire, je n’ai pas trouvé même un seul abruti ne se soit jamais réclamé du “national-catholicisme”.
Pourquoi ce terme est-il toujours utilisé ? Y a-t-il une définition ? Ou bien est-ce un moyen aisé de désigner, tout en insultant, toute personne attaché à sa nation et de confesson catholique ?
2) évoquant l’époque du “renouveau moral” de l’entre-deux-guerres
Les “années folles” étaient donc des années de “renouveau moral”. :D
Dōseikon dit
Porc : « les soldats japonais se sont comportés de façon pire qu’abjecte : anticolonialiste, notamment à l’encontre des Hollandais. »
Heu, je ne suis pas certain que ce soit les Hollandais qui aient eu le plus à souffrir des Japonais (euphémisme… demandez aux Chinois, entre autres).
« Hitler, Churchill et Roosevelt ont été alliés de Staline. Pas Hiro Hito. »
L’URSS et le Japon ont signé en avril 1941 un pacte de neutralité ; rompu par Staline le 8 août 45 (qui attaqua le Mandchoukouo alors occupé par le Japon).
Hiro Hito aurait, jusqu’au dernier moment, sollicité l’entremise de Staline pour négocier la reddition du Japon avec les USA.
Porc dit
Pendant la seconde guerre mondiale, les soldats japonais se sont comportés de façon pire qu’abjecte : anticolonialiste, notamment à l’encontre des Hollandais. Mais, aux jeux olympiques du bain de sang, ils n’ont pas accès au podium. On observera que Hitler, Churchill et Roosevelt ont été alliés de Staline. Pas Hiro Hito.
Alpin dit
@Zizanie,
La guerre , la plupart du temps,avec son éventuelle nécessité quelquefois,est
presque toujours marquée par de grandes violences (les bombardements de zone
durant la 2° guerre mondiale) les armements modernes employés à leur maximum
produisant de terribles dégats.
Mais les différences des sociétés et des régimes,comme le poids plus ou moins grands des idéologies ET leurs natures spécifiques produisent des comportements
nettement différenciés.
La seconde guerre mondiale fut:
-1) Une guerre industrielle ,ou la puissance productive puis scientifique au final,
joua un rôle décisif.
-2)Une guerre totale, comme la 1ère guerre mondiale tendait déjà à le devenir, ET
comme les théoriciens allemands ,puis nazis le théorisèrent ,puis la désirèrent.
(Voir notamment l’ouvrage récemment reparu en France de Ludendorff:
“la guerre totale”).
Par ces caractères initiaux et le poids de l’idéologie donné par les nazis à l’affrontement ,la dynamique de montée aux extrêmes inhérente à tous les grands conflits ,a pris le caractère de cruauté et de férocité que nous lui connaissons.
Alpin dit
@Zizanie,
Bonjour,
Vous m’excuserez ,mais la manière d’amalgamer les différentes armées ,efface les
traitements particuliers et les manières de combattre différentes .
Pour le cas du front occidental ,je vous renvoie pour expérimentation aux ouvrages
récents d’Olivier Wievorka et d’Antony Beevor sur le débarquement et les combats de
Normandie.
On y voit bien,la combativité très forte des troupes allemandes de recrutement
national,dominées par un nationalisme,une motivation (comme une férocité disciplinaire,aussi) plus grande que les troupes anglo-saxonnes.
De même ,le traitement ignoble et d’une extrême cruauté des soldats soviétiques prisonniers par l’armée allemande,dès 1941 dans la ligne du “kommissar befehl” de Hitler ,aboutit à des pertes humaines massives du côté russe ,le III° Reich considérant
que ceux-ci n’ayant pas signé la convention de Genève n’étaient pas protégés par
celle-ci.
La guerre à l’Est ,qualifiée par Hitler de “ma guerre”,fut d’emblée d’une férocité sans
nom.
Dans cette violence particulière ,d’origine largement idéologique,les Waffen SS se distinguèrent par leur férocité et leur faible capacité à respecter les conventions de
Genève.
Ainsi en Normandie la 12 ° Waffen SS “Hitler Jugend” ,traita les prisonniers canadiens
avec la même violence,en commettant un bon nombre de massacres ,et ceci d’emblée
dès le début du mois de Juin1944.
Zizanie dit
Alpin :
Oh ! Loin de moi l’idée d’en faire des saints ! Loin de là… Il est juste question d’éviter l’amalgame à fin d’expliquer pourquoi tout le monde n’a pas de noirs souvenirs de ces troupes.
Et, en fait, toutes les armées, à peu près, ont commis des saletés plus ou moins graves.
Déjà, côté teuton, la Heer qui ne se serait pas abaissée aux massacres n’est qu’une légende. Elle a été tissé pour que les allemands de l’Ouest ait quelque chose d’honorable à quoi s’accrocher, à fin de les ménager pour mieux les garder dans le giron du “monde libre”.
Les japonais, pas besoin de faire un dessin. Idem pour l’URSS.
Côté alliés… Le RU et la France étaient des empires coloniaux. Les USA étaient ségrégationnistes et ont pratiqué une campagne anti-japonaise raciste (il suffit d’aller voir la propagande d’époque contre les “macaques”). Ces derniers ont goûté à “la bombe” car jaunes mais, avant cela, ont eu des quartiers résidentiels (en bois) arrosés au napalm. Je passe sur les bombardements sur des cibles clairement civiles en France comme en Allemagne qui n’avaient rien à envier à la bataille d’Angleterre (d’ailleurs, ces derniers nous ont infligé bien moins de dégâts que nos libérateurs).
La guerre n’est pas toujours la pire des solutions, parfois elle peut être préférable à la paix (nous aurions dû faire respecter le Traité de Versailles par exemple), mais elle reste sale et est rarement manichéenne dans sa répartition des rôles.
nadia comaneci dit
Je suis désolée Addis, je n’ai pas le souvenir d’avoir voulu “liguer” les Causeurs contre vous, les causeurs pensent et font bien ce qu’ils veulent !
Quant à aude Formes, voilà plusieurs interventions de sa part où je remarque, non pas sa causticité, mais sa méchanceté gratuite à l’encontre de nombreux commentateurs, sans même chercher à débattre sur le sujet. Troll ou pas, je ne sais pas, mais l’attitude est surprenante.
Saul dit
Porc,
“Hitler fut, paraît-il, le seul homme qui ait inspiré à Staline une amitié sincère. La rupture du pacte germano-soviétique, non seulement le surprit, mais encore l’atteignit affectivement.”
euh non ça c’ estplus que du mythe…Staline savait pertinemment que lui et hitler serait en guerre un jour ou l’ autre..
il fut effectivement surpris, non pas par sentiment d’ avoir été “trahi” , mais tout simplement parce qu’ il pensait que l’ attaque nazie n’ aurait pas lieu avant qu’ hitler n’ ait vaincu la GB
Addis,
“mais il me semble qu’ils ont dû gérer les appétits soviétiques. Qu’ils n’aient pas trouvé d’autre solution que le régime nazi pour les contrer est certes dommageable, mais avaient-ils d’autres solutions ? ”
c’ est assez bien résumé…ils ont appliqué le principe “l ‘ ennemi de mon ennemi est mon ami “..
ne pas oublier que ces états baltes avaient été absorbés par l’ URSS en 39 et 40, ce qui explique leur alliance avec l’ Allemagne…mais ne justifie absolument pas leur complicité dans la Shoah par balles..
à comparer avec l’ attitude de la Finlande, qui elle meme avait été victime de l’ URSS dans la “guerre d’ hiver” de 39/450, mais qui ne se sont pas compromis de cette manière
Sophie dit
Tiens, à propos de troll, on n’a plus vu A.J.
Il a réintégré La Riboisière?
Sophie dit
@ Fatback, 10:55
Possible, mais ce n’est certainement pas un nouvel avatar de notre écossais bengali.
Style, forme, sujets, etc….
Alpin dit
@Zizanie,
A compléter quand même par le fait que les SS (Totenkopf) ou Waffen SS étaient ainsi que l’a souligné une étude récemment parue TOUS des “soldats politiques”.
Ex : la “leibstandarte”,1ière division Waffen SS (issue du régiment SS des gardes du corps de Hitler ) s’est “distinguée” dès 1940 par des crimes de guerre dont par exemple le massacre d’une
centaine de prisonniers anglais qui s’étaient rendus au lieu dit du “Paradis” dans le Pas de calais (véridique),
ainsi que des exécutions sommaires de tirailleurs sénégalais prisonniers ,aussi,plus tard.
Et ce n’était qu’un début!
Porc dit
“même si les conséquences sont similaires, le nazisme était pire, bien pire, dans l’esprit” . Dans l’esprit de qui ? Hitler fut, paraît-il, le seul homme qui ait inspiré à Staline une amitié sincère. La rupture du pacte germano-soviétique, non seulement le surprit, mais encore l’atteignit affectivement.
Alpin dit
@Zizanie,
Bonjour,
profondément d’accord avec votre 10h51!
PS: Tout cela me rappelle les explications de proches et d’amis originaires du judaïsme
polonais,patients à expliquer à leur famille et amis non-juifs, l’implicite de l’Est.
Alpin dit
@Aude Formes,
Cela nous arrive à tous quand nous entendons:”les hommes sont comme ci”,d’être exaspérés;
remplacez “hommes ” par juifs,noirs…et voyez !
Impat1 dit
De toute manière, même si les conséquences sont similaires, le nazisme était pire, bien pire, dans l’esprit.