Le journalisme n’est plus ce qu’il était. Hier Le Point, Le Nouvel Obs, Le Monde, et ce matin La Voix du Nord reprennent en boucle des infos collectées sur place visiblement par un seul journaliste car toutes identiques, faisant état de l’irruption dans la manifestation de dimanche contre le mariage entre personnes de même sexe de femmes du mouvement féministe ukrainien Femen « habillées en nonnes « .

On savait que l’Eglise catholique avait évolué avec Vatican II, mais on ignorait qu’un styliste avait redessiné les tenues des religieuses en ne gardant que le voile et une petite culotte noire, le reste du costume étant celui d’Eve, avec en prime, dessinées à même la peau, des professions de foi type : « in gay we trust » ou « fuck God ». On ignorait aussi que les « féministes », habituellement hostiles a ce que leur corps serve de publicité s’étaient converties à son utilisation à des fins de propagande politique, ou plutôt violemment antireligieuse .
Donc ces pauvres jeunes femmes « habillées en bonnes soeurs » qui, d’après Caroline Fourest qui les accompagnait, faisaient « une contre manifestation pacifique et drôle », se sont fait sauvagement agresser par des manifestants qui ne pouvaient être que des tortionnaires puisque défilant a l’appel de Civitas, « proche des catholiques intégristes ».

En Russie, lorsque les Pussy riots se sont dénudées dans une église, elles ont encouru un châtiment bien plus sévère : la prison .
Je conseillerai volontiers aux Femen, visiblement candidates au martyre, d’exercer leur activité internationale de lutte contre les vêtements en général, et l’obscurantisme religieux en particulier, en Arabie Saoudite, en Iran ou même simplement en Algérie ou en Egypte.
Là-bas, pour un voile sur un corps dénudé où sera peinturluré « fuck » suivi du nom du Prophète, le châtiment risque de dépasser la bastonnade ou la prison. Et elles auront enfin un sort à la mesure de leur combat.

Lire la suite