Erik von Bestein
Trahir un jour, trahir toujours
Publié le 09 janvier 2009 à 22:32 dans Politique
Mots-clés : Dessin, Éric Besson

Erik von Bestein fut l’un des adversaires les plus acharnés d’Otto von Bismarck, jusqu’à l’accession de ce dernier au pouvoir en 1862. Cet ingénieur russe, dont l’œuvre inspirera durablement le mouvement bolchevique, se rallia à l’Allemagne plus de quarante ans avant la Révolution d’Octobre. En 1870, il dirigea l’aile droite (gauche vue du côté français) de l’armée prussienne à Sedan et obtint la reddition des fameux cavaliers auvergnats. Cela lui valut le titre de général en chef, un gros cigare qu’il ne cessa de fumer jusqu’à sa mort et des épaulettes qu’il affectionnait particulièrement. Ses mémorialistes gardent, d’ailleurs, de lui la seule phrase intelligible qu’il prononça jamais : “La vérité de la troisième voie, c’est dans les épaulettes. Et c’est bien dommage de n’avoir que deux épaules. Sinon j’aurais bien remis ça.”
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L'auteur
Raúl Cazals est critique d'art.
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ludovic Lefebvre dit
Patrick n’a pas tort, votre Eric Von Bessonstein tire sur le Paul- Lou Sullitzer avant qu’il ne devienne légumineux suite à un A.V.C ou sur le Bruno Crémer une fois devenu Maigret, à moins que le tableau ne fut entreposé en un lieu humide sitôt fini et que l’huile ne se soit étendue déformant l’intention de la main l’ayant façonné.
Je vais vous refiler un tuyau : pour faire du faux en France, il faut être subventionné, on vous dit même alors que l’original est le faux, que la qualité n’est pas importante. Avez-vous déjà songé à faire du homard gonflable à Versailles ou du cinéma avec Barma ?
J’ai un ami qui va devenir ministre de l’immigration et de l’identité française à la place d’un autre, trop blond, un passeur en quelque sorte. Voulez-vous que je lui cause de vous moyennant un pourcentage sur vos oeuvres ?
expat dit
Merci Ramon ! je n’avais pas trouvé, comme d’hab…
ramon mercader dit
j’ai du mal à reconnaitre eric besson(ou riquet c’est bon?) dans cet imposant ,consirable,et pour tout dire magnifique galonné.
on magnifie l’original,qui sans vouloir polémiquer,a un petit look foutriquet au naturel.
Raúl Cazals dit
Patrick, vous ne faisiez pas les mijaurées quand vous me l’avez refilée, cette vieille croûte dont personne ne voulait !
Patrick dit
Il est beau ! Il a un air matois qui tient plus du paysan que du traîneur de sabre, mais après tout, l’auteur connaît ses sources mieux que moi. Un détail, cependant, maître : les épaulettes évoquent plus volontiers une paire de balayettes O Cedar que l’ornement d’un uniforme.
Par ailleurs, un esprit chagrin fera remarquer l’usure du tissus qui recouvre le siège, fort mal venu dans le mobilier d’un homme considérable.
Bref, maître, et sauf votre respect, dans quelle boutique d’un improbable brocanteur, trafiquant d’antiquités issues des quartiers sensibles, avez-vous déniché ce portrait d’un personnage boudiné, que menace le mauvais cholestérol ?