Erdogan-Poutine : les noces de raison | Causeur

Erdogan-Poutine : les noces de raison

Quand la géographie l’emporte sur l’Histoire

Auteur

Luc Rosenzweig

Luc Rosenzweig
Journaliste.

Publié le 12 septembre 2016 / Monde

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Ennemies depuis des siècles, Russie et Turquie étaient à deux doigts de la guerre ouverte il y a quelques mois. Leur rapprochement surprise juste après le putsch avorté d’Ankara prouve la supériorité de la géographie sur l’histoire.
erdogan poutine syrie russie turquie

@Aleksey Nikolskyi

Dans la nouvelle donne géopolitique qui s’est imposée avec la montée en puissance du djihadisme radical, son expansion territoriale et son agressivité croissante, on observe deux types de comportements chez les dirigeants des puissances majeures de la planète. Une partie d’entre eux, principalement ceux qui sont aux commandes des grandes démocraties occidentales, tentent de répondre à ce défi en ripostant au coup par coup, par des interventions militaires dans des espaces où leurs intérêts leur semblent menacés (Afghanistan, Irak, Mali, Syrie). Ces ripostes sont menées dans le plus grand désordre diplomatique et militaire, sans la moindre vision stratégique commune des objectifs à atteindre, et sous la pression d’opinions publiques versatiles. Lesquelles s’enflamment un jour pour la défense des « droits de l’homme » dans les pays concernés, puis se mettent à douter peu après de la pertinence des actions entreprises lorsqu’il apparaît que le djihadisme ne se laisse pas facilement éradiquer avec la seule supériorité technologique des armées modernes. Ce doute s’accroît d’autant plus que l’usage du « hard power » contre Daesh et ses épigones n’empêche nullement ces derniers de semer la mort et la terreur au cœur des métropoles des pays qui les combattent.

Restaurations nationales

D’autres puissances, menées par des dirigeants moins entravés par les exigences légales et calendaires régissant les démocraties libérales, peuvent, au contraire, tirer avantage du désordre ambiant, profitant de la paralysie de ces démocraties pour pousser leurs pions dans le nouvel ordre mondial en construction. Les perdants du siècle dernier, les héritiers d’empires vaincus et dépecés par l’histoire récente, en l’occurrence la Russie et la Turquie, se sont dotés dans les deux dernières décennies de dirigeants visionnaires, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, qui n’ont jamais fait mystère de leur objectif : effacer, à leur profit et celui de leur nation, les humiliations subies lors des catastrophes que furent, à leurs yeux, la chute de l’Empire ottoman au début du xxe siècle, et celle de l’URSS à la fin de ce même siècle.

[...]

  1. Fin août, on apprenait qu’au Tadjikistan le gouvernement avait fait procéder au rasage forcé des barbes de 13 000 hommes soupçonnés de propager l’islam radical au sein de la population.

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    publié dans le Magazine Causeur n° 97 - Septembre 2016

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    • 14 Septembre 2016 à 6h43

      beornottobe dit

      “Erdogan-Poutine : les noces de raison”
      …….
      en tout cas c’est un “nonosss” (sic) médiatique

    • 13 Septembre 2016 à 18h19

      IMHO dit

      Les noces de raison de deux mabouls, c’est un mariage fait en enfer

      • 13 Septembre 2016 à 21h20

        Pepe de la Luna dit

        Ca c’est du commentaire géopolitique… Il est possible d’assister à vos cours ?

    • 13 Septembre 2016 à 16h15

      beornottobe dit

      ainsi font, font, font, les petits politiciens….
      (plagiat et déformation d’une ronde enfantine)

    • 13 Septembre 2016 à 14h43

      plouc dit

      l’ Arabie Saoudite et le Qatar sont eux les rois de la duperie médiatique , n’ ayant meme pas besoin de montrer ” leurs muscles ” , les autres pays de la région le faisant à leur place et eux n’ ont qu’ à jeter ” de l’ huile sur le feu ” pour envenimer la situation interne des autres pays avec lesquels ils sont en conflit indirectement !!!
      ces 2 états islamiques n’ ont cessé de manipuler les occidentaux dans les conflits religieux en Irak , Syrie , Yemen !!!! jusqu’ à présent l’ islam sunnite est le fer de lance du terrorisme international et le berceau de cet islam sunnite se trouve en Arabie Saoudite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • 13 Septembre 2016 à 14h30

      plouc dit

      et les 2 grands gagnants de tout ça : l’ Arabie Saoudite et le Qatar qui vont meme à se faire passer pour des pays respectables aux yeux de l’ occident !!!!!!

      • 13 Septembre 2016 à 21h20

        Pepe de la Luna dit

        Sauf que l’Occident a de moins en moins d’importance.

    • 13 Septembre 2016 à 4h54

      IMHO dit

      “dirigeants visionnaires”, et quoi encore !
      Deux douraks, oui, qui ont mis leur peuple sur les rails de la mort, ceux qui mènent dans la vallée du même nom .
      Pas d’investissements, pas de progrès, pas de liberté et pas de sécurité, des gangsters et des fous au pouvoir, on va où avec ça ?
      Dans le mur !

    • 13 Septembre 2016 à 0h50

      saintex dit

      C’est vrai, un lien par post. Le précédent va disparaître.
      Alors, pour Maître l’Ours qui pense que l’islam c’est la désolation, voici un premier lien.

    • 12 Septembre 2016 à 21h59

      Pepe de la Luna dit

      Intéressant mais, comme toujours, vous manquez le point central : depuis 1945, l’Occident sous direction US est l’allié de fait de l’islamisme et du djihadisme.
      Conflit israélo-palestinien mis à part, l’Occident a toujours soutenu les pays musulmans contre les pays non-musulmans, et les régimes musulmans religieux contre les régimes musulmans laïcs ou modérés : pétromonarchies wahhabites du Golfe vs courant nassérien, dictature islamiste pakistanaise vs Inde pro-soviétique, mujahidines afghans vs URSS, Bosniaques puis Kosovars vs Serbes, Tchétchènes vs Russes, attaques contre les laïcs Saddam et Bachar, soutiens aux djihadistes syriens, création indirecte de l’EI (reconnue par l’ex-chef du renseignement militaire américain Michael Flynn)…

    • 12 Septembre 2016 à 20h12

      volut dit

      Le coup des 13000 barbus du Tadjikistan rases de force, tout de meme.. j’adore !

    • 12 Septembre 2016 à 19h21

      beornottobe dit

      sans savoir de quoi il retourne vraiment les Gauchistes vont voter OK !!!!!! les mêmes à Droite aussi…. c’est un comble et un exemple de la “maturité politique française!”……

      il y a encore Beaucoup “beaucoup” de travail de logique !……

    • 12 Septembre 2016 à 19h13

      Orwell dit

      Le monde a toujours connu des bouleversements dans son Histoire, que nous le voulions ou non, et ces bouleversements ont toujours été soumis à la loi du plus fort. Pour l’heure, ces bouleversements se font à nos dépens. Au même moment où Hubert Védrine souligne justement l’inanité des interventions militaires décousues des nations de l’Union Européenne et des États-Unis, et invite à envisager la diplomatie sous un angle plus réaliste, Poutine et Erdogan n’ont pas attendu pour la mettre en pratique. La Russie et la Turquie sont devenus pour nous des puissances incontournables avec lesquelles nous serons bien obligés de compter. La réalpolitik s’installe, et les idéalistes naïfs que nous sommes risquons bien de devenir les dindons de la farce. Pourtant, je ne placerai pas ces 2 dirigeants sur le même plan. Je préfère un Poutine à un Erdogan exerçant sur nous un chantage éhonté sous forme de menace d’ouvrir les vannes migratoires. Je préfère un nouveau tsar à mon sens uniquement soucieux de défendre les intérêts de son pays qu’un suppôt déclaré de l’islamisme et que l’Union Européenne est prête à accueillir les bras ouverts. La Russie, quel que soit ses défauts, fait partie de “l’Europe de l’Atlantique à l’Oural”, et partage les mêmes valeurs chrétiennes que nous. En revanche, je n’ai aucune affinité avec un nouvel empire ottoman dont un diplomate a eu l’arrogance dans “C dans l’air” de déclarer : “Nous n’avons rien à faire avec le christianisme”. Vous ne voulez rien avoir à faire avec notre religion mais vous exigez de profiter de nos richesses ? Et nous devrions dérouler le tapis rouge pour ces gens là ?

    • 12 Septembre 2016 à 19h03

      GigiLamourauzoo dit

      pourvu qu ils se reproduisent pas

    • 12 Septembre 2016 à 16h55

      beornottobe dit

      l’enfant est devenu grand (Turquie) ET IL TUE le père (USA)……
      tout est dans la tradition semble-t-il

    • 12 Septembre 2016 à 16h17

      alain delon dit

      Le seul empire qui tienne sur la photo, c’est le style de la table basse

      • 13 Septembre 2016 à 9h32

        IMHO dit

        Ah ah ah ! Vous manquiez, vraiment !

    • 12 Septembre 2016 à 13h48

      antecum dit

      héoui…il ne manque plus que les chinois…si les grandes nations qui ont des c…s’unissent, nous autres européens de l’Ouest qui ne savons que compatir et donner des leçons d’humanité à la terre entière du haut de notre faiblesse, avons qqs soucis à nous faire

    • 12 Septembre 2016 à 12h52

      beornottobe dit

      Pol i’ tique !…… et mois aussi !

      • 12 Septembre 2016 à 12h53

        beornottobe dit

        mille excuses :bien lire : MOI AUSSI !…..

    • 12 Septembre 2016 à 12h19

      Pierre Waline dit

      Tiens! Justement les deux modèles de notre camarade Viktor Orbán! Qui se ressemble s’assemble… (Les Turcs et les Russes justement ceux qui ont occupé son pays, mais bon, c’est du passé…)

      • 12 Septembre 2016 à 18h16

        steed59 dit

        euh il y a eu aussi l’autriche pendant quelques siècles quand même ….

        • 12 Septembre 2016 à 18h33

          Schlemihl dit

          Steed , la Hongrie faisait plutôt partie de l’ Empire Romain ….. enfin le Saint Empire romain , qui n’avais jamais disparu , mais n’ avait plus d’ empereur en Occident . Enfin le Grand Charles vint …….

          Détail piquant : les Hongrois vivaient alors en Ukraine orientale , oui , là ou on se bigorne aujourd’ hui . Kharkiv Lougansk et Dnipropetrovsk devaient s’appeler en 800 Nagyvagohid Kunbela Kabarorszag .
           

        • 12 Septembre 2016 à 18h41

          Saul dit

          hum plutôt de l’empire d’Autriche, avec l’union personnelle sous la souveraineté des Habsbourg. Le royaume de Hongrie n’a jamais relevé du Saint Empire.

        • 12 Septembre 2016 à 19h21

          Schlemihl dit

          D’accord Saul , de l’ Empire d’ Autriche . J’avoue , en ce temps là le Saint Empire Romain c’ était devenu une blague .

          Tout de même la Hongrie romaine jusque en 1918 c’est farce .

          Une question : y a t il une rue Clémenceau à Budapest ? Si il y a une chose que les Hongrois n’ ont pas digérée , c’est le Traité de Trianon ! 

        • 12 Septembre 2016 à 22h34

          Saul dit

          Exact, l’ont toujours en travers ce Trianon. Parait qu’en Autriche, ils nous en veulent autant d’après de miennes connaissances.

        • 12 Septembre 2016 à 22h54

          steed59 dit

          ce que je veux dire c’est que la hongrie d’aujourd’hui entretient de bonnes relations avec l’autriche malgré le passé d’occupation – il y a eu quand même quelques révoltes anti-habsbourg dans l’histoire de la hongrie impériale – donc je ne vois pas pourquoi elle n’en aurait pas avec la Russie et la Turquie au prétexte de l’histoire. Encore une fois ce waline ramène sa fraise sur un hors-sujet total dont le but obsessionnel est de dire du mal de Orban. je crois qu’il est atteint du même mal que les gauchistes français qui faisaient une obsession sur sarkozy avant 2012

        • 12 Septembre 2016 à 23h09

          Saul dit

          Peut être que justement parce que la Hongrie a toujours gardé une certaine place sous les Habsbourg, que les relations avec eux n’étaient pas aussi tranchées sur un plan de dominant/dominé: le pays restait distinct du Saint empire, conservait ses frontières historiques, avait un ennemi commun (les Ottomans) et a joui tout de même d’une certaine autonomie au point que sur la fin celle ci était tellement large qu’elle lui donnait un statut d’égalité avec l’Autriche.

        • 12 Septembre 2016 à 23h15

          steed59 dit

          faux, jusqu’à l’établissement de la double monarchie (1867) la hongrie n’avait aucune existence légale au sein de l’empire et l’allemand y était langue officielle

        • 12 Septembre 2016 à 23h30

          Saul dit

          tu te trompes, le royaume de Hongrie avait au contraire une existence tout ce qu’il y a d’officielle dans les possessions habsbourgeoises. Il y eut en effet des tentatives de centralisation, mais ça n’a jamais abouti jusqu’à la germanisation, à tel point que les lois hongroises restaient malgré tout en vigueur (je ne sais plus quel fils de Marie Thérèse avait reconnu leur légalité)

        • 12 Septembre 2016 à 23h33

          Saul dit

          (foutu valideur !)

          Bref autonome dans une certaine mesure même si la partie autrichienne avait le dessus. Le compromis de 1867 ne fait pas renaître le royaume de Hongrie mais lui donne une égalité totale avec l’Autriche au sein de la monarchie habsbourgeoise.

        • 12 Septembre 2016 à 23h35

          steed59 dit

          ce n’est pas parce que la hongrie avait des lois “hongroises” qu’elle avait une existence légale. Pour info la France a eu une législation “régionale” – les us et coutumes – sans que les provinces, même les pays d’Etat, aient une quelconque autonomie

        • 12 Septembre 2016 à 23h58

          Saul dit

          Mais elle avait une existence légale. Si tu veux comme le royaume d’Ecosse avec le royaume d’Angleterre ou les Etats “bourguignons” dits Pays Bas espagnols. Tous les Habsbourg ont porté le titre de “roi de Hongrie” quand ce pays est passé sous leur coupe.
          (Les pays d’Etat jouissaient d’une réelle autonomie mais dans certains domaines : leur propre parlement (les arrêts du Parlement de Paris ne s’appliquaient pas dans ces territoires), l’impôt (les états faisaient un “don gratuit” au roi et non pas payaient des impôts. Bon, la somme du don était fixée par la cour c’est vrai ;-)) etc. Autonomie bien emmerdante puisque la constante de la politique royale a été de diminuer petit à petit le nombre de pays d’Etat en abrogeant leurs parlements pour les rattacher à celui de Paris. De mémoire, 15 pays d’Etat au départ, seulement 3 à la Révolution. La République n’a rien inventé avec son jacobinisme centralisateur, ce n’est aussi qu’une continuité version boostée de la politique royale)

        • 13 Septembre 2016 à 0h02

          Saul dit

          (différence sur les Pays d’Etat : ceux ci restaient malgré tout partie intégrante du royaume de France. Alors que le royaume de Hongrie était “seulement” en union personnelle avec les états héréditaires)

        • 13 Septembre 2016 à 0h06

          Saul dit

          Je prends un autre exemple, dont on fait un contre sens horripilant, l’Aquitaine : elle n’a JAMAIS été anglaise contrairement au cliché, tout comme les autres possessions (Anjou, Maine etc). Les rois d’Angleterre n’auraient d’ailleurs jamais admis que l’on dise cela. C’était des terres tout ce qu’il y a de plus officiellement françaises, seulement il se trouve que leur seigneur était aussi roi d’Angleterre

        • 13 Septembre 2016 à 0h06

          steed59 dit

          re-tout faux avec l’Ecosse celle-ci a été dissoute dans le Royaume-Uni par l’acte d’Union de 1707 et son parlement transféré d’Edinbourg à Londres avec. Ce parlement – qui est dans la culture britannique la marque suprême de la souveraineté – n’a ressuscité qu’en 1997. Le/la roi/reine porte le titre de roi/reine d’Ecosse mais c’est purement honorifique, comme l’était le titre de roi/reine de Hongrie sous les habsbourg. 

        • 13 Septembre 2016 à 0h10

          steed59 dit

          l’adjectif “anglais” n’avait pas la même signification qu’aujourd’hui. Etre anglais à l’époque signifiait être sujet du Roi d’Angleterre, même si l’on parlait un parfait anglo-normand. Etre anglais aujourd’hui relève d’une définition plus “nationale”

        • 13 Septembre 2016 à 0h22

          Saul dit

          Sauf que les Aquitains n’étaient pas sujets du roi d’Angleterre mais du duc d’Aquitaine (et au dessus du roi de France). Juridiquement, le roi d’Angleterre et le duc d’Aquitaine étaient deux personnes différentes et crois moi vu comme ils étaient ultra procéduriers à cette époque, tu ne verras aucun document officiel disant que les Aquitains étaient sujets du roi d’Angleterre.
          Pour l’Ecosse c’est vrai mais je pensais plus au 17ème siècle sous les Stuart (bien que le transfert du parlement n’entraîne pas une dissolution du royaume d’Ecosse, celui ci continue à avoir existence légale)
          Sur la Hongrie, je maintiens, plusieurs de leurs instances ont été maintenues (diète etc)

        • 13 Septembre 2016 à 0h30

          Saul dit

          au temps pour moi, si c’est exact pour l’Ecosse à partir de 1707 (je ne sais pas pourquoi je vois la naissance officielle du RU de Grande Bretagne et d’Irlande un siècle plus tard)

        • 13 Septembre 2016 à 1h11

          steed59 dit

          à propos de Trianon c’est vrai que quand on voit comment la hongrie a été traitée, le diktat de Versailles fait aux allemands reste gentillet. Mais bon fallait bien contenter nos alliés en tout genre de l’époque : serbes, roumanie, tchécoslovaquie ….

        • 13 Septembre 2016 à 8h29

          Pierre Waline dit

          Il est vrai qu’après avoir „libéré” ou plutôt „occupé” Buda en 1686 (Eugène de Savoie!) des Turcs, les Autrichiens prirent allègrement la place, profitant de l’occasion pour régner sur la Hongrie, dont la capitale fut transférée à Pozsony (alias Presbourg, aujourd’hui Bratislava). Mais, ne l’oublions pas, avec le consentement tacite d’un partie de la haute noblesse (vote du Parlement) qui tenait ses quartiers d’hiver à Vienne. Mais, bien sûr en aucun cas du peuple hongrois (presque tout autant opprimé).
          Pierre W. l’affreux orbánophobe…(qui plus est poutinophobe et erdoganophobe, oh, le vilain!)

          Trianon, une c… rie, certes. Mais, n’oublions tout de même pas que la Grande Hongrie était peuplée à 52% de minorités. L’erreur de la part des dirigeants hongrois de l’époque fut de ne pas avoir tenté de fédérer leur royaume au lieu de s’opposer de front à leurs minorités (qui eussent probablement admis l’idée d’un royaume fédéré moyennant une reconnaissance de leurs droits). Ce qui n’empêche que Trianon fut un diktat lamentablement bâclé et eut des conséquences désastreuses (dont l’engagement de la Hongrie au côté de l’Axe lors de la Seconde guerre).

    • 12 Septembre 2016 à 11h26

      Pyrrhon dit

      D’accord sur la prévalence de la géographie (elle détermine les grandes lignes de l’histoire possible), mais pas sur les flatteries déversées sur les deux tyrans, faux-jetons professionnels.
      Les kurdes et quelques autres minorités vont en baver pendant quelques décennies . Pas de quoi pavoiser!

    • 12 Septembre 2016 à 11h20

      Schlemihl dit

      Venger l’ humiliation que fut la chute de l’ URSS…..

      En politique on ne se venge pas . Parler d’ humiliation est reconnaître que l’ idéologie internationale de l’ URSS était un mensonge . La chute de l’ URSS pouvait être différée mais non évitée et chaque jour de socialisme réel aggravait la situation des peuples pris dans ce piège , y compris la Russie qui avait tous les ennuis d’ un pays colonisateur sans en avoir aucun avantage . Enfin le régime de M Poutine a mis fin au règne de certains gangsters pour en mettre d’autres à la place . Quand Cosa Nostra chasse la N’ dranghetta , le monde n’en est pas meilleur .

      L’alliance de MM Erdogan et Poutine , ces deux grandes figures morales de notre époque , aura peut être de bons résultats . qui vivra verrat ( je voulais dire verra ) .