Ensemble, tout devient possible
Publié le 18 août 2008 à 5:00 dans Brèves
Avec un taux de chômage à 2,3 %, le président peut être très satisfait de la politique économique de son gouvernement. De tels résultats annoncent une rentrée sociale beaucoup plus calme que prévue. Quant à l’opposition, on ne voit pas très bien comment ses arguments pourraient continuer à avoir prise, face à des succès qui assurent au président une popularité inégalée. Pascal Couchepin, le président de la Confédération helvétique, est un homme heureux.
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L'auteur
François Miclo est rédacteur en chef de Causeur magazine.
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Aoutien dit
Bravo à cette humoristique dénonciation des pratiques médiatiques contemporaines et de leur impact dans l’opinion.
D’abord, on fournit une info sur la Suisse, objective et évidemment innocente (l’info…).
Bien sur, on ne mentionne pas les autres infos économiques dont on dispose sur la crise aux US, l’inflation préoccupante en Allemagne, la récession avérée en Espagne, etc. Il ne s’agit que d’une info sur la Suisse, on vous dit.
Surtout on ne s’autorise pas le moindre commentaire dans l’article sur les ‘éventuelles’ spécificités de la Suisse (pas d’Euro, pas de BCE, et de multiples autres).
Il suffit de servir l’article sous une forme faisant immanquablement, mais implicitement, penser à la comparaison avec la France, pour obtenir une polémique de quelques jours sur la politique économique de Sarkozy, qui n’a rien à voir avec l’article ( qui en est cependant le pretexte immédiat).
Et même dans le Salon où nous sommes, cela suffit pour donner lieu à débat.
Belle démonstration, disais-je.
Pascal dit
Même avec 0% de chômage,une opposition trouvera toujours des raisons de s’opposer.
Ludovic-Lefebvre dit
Formidable, je me suis laissé avoir, la colère montant jusque la dernière ligne. Félicitations.
Rotil dit
Parait qu’il y a eu une réunion interministérielle aujourd’hui pour évoquer les risques de récession ?
Tout va très bien, Madame la Marquise…
David dit
Cher Ratgemini,
Comme vous y allez, le peloton de tête en matière économique et culturelle.
Si j’ai des doutes sur l’avenir du premier, je suis sûr en ce qui concerne le second.
La culture en France est bien loin de trouver en Michel Polnareff Tokio Hôtel et Carla Bruni (La chanteuse)…les fers de lance qui nous placeront au panthéon des Grandes nations culturelles.
Chacun son Business, comme vous dites…
Ratgemini dit
J’apprécie beaucoup votre humour (du moins j’ai cru qu’il s’agissait d’un billet humoristique) : en fait notre patience a depuis longtemps dépassé les limites du tolérable : de qui se moque-t-on ? Après plus d’un an de présidence le “staff ministériel” pôle économique (comme on aime à dire dans ces milieux prétentieux) pense établir un diagnostic de la situation en France. Sachant que la plupart de ces ministres étaient actifs sous le président Chirac, que devons-nous penser de l’emploi du temps de ces hauts fonctionnaires durant ces dernières années ? Nous continuons à flatter des pays qui nous traînent vers le bas (comme les États-Unis par exemple) et à manifester un mépris condescendant envers la Chine et sa prétendue arriération dans ses méthodes administratives. Nous le disons, nous le répétons, M. Sarkozy, c’est la croissance que nous attendons et non des postures en politique extérieure. Nous voulons des résultats. Au même titre que n’importe quel actionnaire (nous payons des impôts) nous attendons des bénéfices. Persistez vous à penser que le président peut être très satisfait de la politique économique de son gouvernement ? Même les plus enthousiastes, comme je pense l’être, finissent par perdre patience. Choisissons des partenaires efficaces. S’il y a un modèle à suivre c’est celui des nouveaux pays émergents auxquels nous pourrions apporter notre expérience en échange de ce dynamisme que je leur envie tant. Quant à M. le Président Sarkozy, nous ne l’avons pas élu pour aider les américains à déstocker leurs vieilles recettes pourries. Les Français l’on mandaté pour remettre la France dans le peloton de tête en matière économique et culturelle. Sachons choisir nos partenaires dans le business.