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En droite ligne

La gauche a du mal avec l’idée même d’héritage

Publié le 06 décembre 2012 à 18:00 dans Politique

Mots-clés : , ,

droite gauche conservatisme

Il est difficile de définir la droite pour quatre raisons. Une raison psychologique, car les hommes de droite préfèrent souvent renoncer à ce terme, se contentant de donner des armes à la gauche en s’orientant négativement par rapport à elle. Une raison politique, car la démocratie serait obligatoirement à gauche alors que la monarchie serait naturellement à droite. Une raison éthique, ensuite, parce que la droite serait étrangère au Bien qu’incarnerait nécessairement la gauche. Une raison logique, enfin, parce que ceux qui se réclament de la droite ou de la gauche échangent parfois leurs valeurs. Car la droite et la gauche opèrent une division symbolique du monde qui ne date pas de l’Assemblée nationale de 1789.

[...]

*Photo : TheRevSteve.

  1. Walter Benjamin, « Sur le concept d’histoire », Œuvres III, Paris, Gallimard, 2000, p. 440.
  2. Friedrich Nietzsche, La Généalogie de la morale, IIe dissertation, § 12.
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  • 12 Décembre 2012 à 11h25

    MONCHERETBEAUPAYS dit

    Au contraire, je constate que dans les faits, les gens de gôche sont les plus attirés par le “fric” qu’ils prétendent détester…Et c’est logique, car c’est une horrible jalousie infantile qui dirige en sous-main leur pensée…l’argent fait le bonheur, voilà dans le fond la devise de la gôche…l’argent et la malhonneteté intellectuelle faudrait-il ajouter…

    • 11 Mars 2013 à 13h12

      pascal.solal@cegetel.net dit

      Des jugements moralistes et partisans n’ont rien à faire dans un débat.
      Ce qui est certain, c’est qu’il y a l’idéologie d’un côté, et l’individu de l’autre, avec ses pulsions, son caractère, son histoire; et nous sommes tous tiraillés entre les deux, qu’on soit de droite ou de gauche. 

  • 7 Décembre 2012 à 10h10

    xray dit

    Sans avoir – et de loin – l’érudition de l’auteur, je conteste son propos (par ailleurs fort intéressant) quand il affirme:
    “La gauche, pour sa part, repose sur un principe anarchique qui la met toujours mal à l’aise avec l’autorité.” C’est le mot ” toujours” que je réfute, tant il est vrai – et l’auteur l’écrit d’ailleurs un peu plus loin – que la gauche adore le pouvoir fort, pour peu qu’il soit de gauche. En effet, l’une des composantes essentielle, fondamentale, de la pensée de gauche est à mes yeux la frénésie de régenter, réglementer, pour imposer l’implantation du Bien, dont elles est évidemment et ontologiquement seule dépositaire, dans les esprits et la société. C’est d’ailleurs tout à fait logique: dès lors que l’on est persuadé que la norme que l’on va édicter est bénéfique, au sens le plus fort du terme, on a le devoir impérieux de la mettre en place, par la force s’il le faut , puisque l’adversaire est, forcément, dans ce combat, non pas quelqu’un qui a une conception différente et respectable, mais un nuisible ou un méchant ou les deux à la fois.

    • 7 Décembre 2012 à 13h43

      JeanBart dit

      Je vois ce que vous voulez dire ; n’est-ce pas plutôt la violence qui fascine la gauche , plutot que l’autorité ? Elle adore la violence légitime que peut incarner le pouvoir démocratique. Le problème est le glissement facile vers l’oppression.
      C’est d’ailleurs pourquoi elle accouche sans cesse, comme vous le rappeler, de règlementations, d’interdictions, etc.
      Quand on a de l’autorité, on a pas besoin de se référerer sans cesse à un règlement. Violence (dictature de la majorité) opposée à l’autorité (force de conviction), voila une nuance intéressante !

    • 11 Mars 2013 à 13h13

      pascal.solal@cegetel.net dit

      Un pouvoir n’est jamais de gauche. Le pouvoir est ontologiquement de droite.

  • 6 Décembre 2012 à 21h30

    GHMD dit

    J’ai trouvé très bon cet article. Le sujet est rarement abordé, alors qu’il est fondamental. Dans mon livre, publié fin 2008, il y a un chapitre intitulé “vivre et mourir avec le temps”, qui comporte trois parties “L’inconscience du temps comme phénomène culturel”, “L’égalité réelle, alibi de la société de l’immédiat” et enfin, “Réinscrire la vie et la mort dans le temps”. C’est dire si je suis, personnellement, sensible à l’approche de Jean-François Mattéi, que je trouve juste.