Macron l’héritier saura-t-il tuer le père? | Causeur

Macron l’héritier saura-t-il tuer le père?

Hollande et la mitterrandie, c’est fini!

Publié le 09 mai 2017 / Politique

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Emmanuel Macron et François Hollande lors de la cérémonie du 8 mai, Paris, 2017. SIPA. AP22049921_000002

Dimanche dernier, nous avons assisté à la mise au tombeau du système mitterrandien. Même si le Parti socialiste (PS) parvient à survivre à la déconfiture électorale qu’il vient de subir et à surnager à coup d’alliances et de « majorité républicaine » – comme semblaient le suggérer à demi-mot certains représentants socialistes sur le plateau de France 2 -, c’est tout un monde qui a vacillé et s’est écroulé au soir de la dixième élection présidentielle de la Ve République.

Né des cendres de la mitterrandie

Nombreux sont ceux qui ont dénoncé, et à raison, la confiscation du débat démocratique entre les primaires et le premier tour de la présidentielle. Ils ont alors présenté Emmanuel Macron comme l’héritier naturel de François Hollande, voué à poursuivre la politique du président sortant, que son impopularité record empêchait de se représenter pour un deuxième mandat. Le Front national n’a eu de cesse de ressasser cet argument, parfois jusqu’à l’absurde, comme lors du débat de l’entre-deux-tours. Il apparaît pourtant caricatural et erroné de ne voir en Emmanuel Macron qu’une création politico-médiatique issue des rangs d’une majorité gouvernementale malade. Macron a reçu le soutien de plusieurs ténors de la vie politique, de patrons de presse et d’autres « élites » mais on ne peut expliquer uniquement par le complot et la manipulation le ralliement de près de 9 millions d’électeurs au premier tour et de plus de 20 au second.

>> A lire aussi: 1981-2017: De Mitterrand en Hollande, de Charybde en Scylla: socialistes, une brève histoire de l’avenu

Tout comme le Front national, le nouveau président élu est allé à la rencontre d’un ressentiment et d’une attente : le succès d’En Marche ! et de son champion porte le coup de grâce au PS et bouscule la géographie politique des partis de gouvernement. Cette montée en puissance, qui a paru si soudaine, a été rendue possible parce que le PS de 1969, celui du Congrès d’Epinay, du Programme commun et du règne mitterrandien, est parvenu au crépuscule de son existence. L’image de médiocrité, d’affairisme et d’impuissance renvoyée par le quinquennat de François Hollande a achevé de couler cette formation politique âgée de près d’un demi-siècle. Emmanuel Macron et son mouvement ont su exploiter ce naufrage et le fiasco symétrique de la campagne des Républicains. La carrière du parti rénové et recréé par François Mitterrand paraît bien sur le point de s’achever.

Le système Mitterrand, de l’empêchement à la caricature

Autre naufrage, celui du « Front républicain », antidote moral au succès du FN qui est une autre création mitterrandienne. En 1974, quand Jean-Marie Le Pen se présente à l’élection présidentielle, il recueille 0,74% des suffrages. C’est encore pire aux législatives de 1981 : son score ne dépasse pas 0,18% des voix. Les cantonales de 1982, les municipales de 1983 et surtout les européennes de 1984, permettent au FN de faire sa véritable entrée dans le paysage politique. Mais c’est à l’occasion des législatives de 1986, et du passage à la proportionnelle, que le Front national accède à l’Assemblée nationale.

A cette occasion, la stratégie mitterandienne ne s’est pas limitée à minorer la défaite attendue de la gauche en allumant un contre-feu à droite, elle a surtout consisté à créer un Golem, un instrument idéologique capable d’attirer durablement les voix de droite et surtout de neutraliser une partie du débat politique en livrant certains thèmes en pâture au Front national. L’euroscepticisme, le souverainisme, la question migratoire ou la critique des dérives communautaires ont intégré une zone de quarantaine idéologique dans les années 80 et 90, pour être systématiquement associés à l’antisémitisme et à la xénophobie rocambolesque de Jean-Marie Le Pen, dont l’outrance idéologique et les progrès électoraux furent les plus sûrs instruments de la désincarnation de la droite gaulliste, constamment obligée de donner toute les garanties de sa « non-compatibilité » avec les thèses du FN. Mitterrand y gagna une réélection confortable en 1988 avant que Chirac, parvenu enfin à la tête de l’Etat en 1995, ne soit obligé de le partager avec un Premier ministre socialiste en 1997.

Les élections de 2002 ont certes été un coup de tonnerre dans le ciel électoral français, elles n’ont pas pour autant conduit à l’assainissement de la vie et du discours politique. Bien au contraire, le règne de l’idéologie du « Front républicain » et la progression constante du Front national, repris en main par Marine Le Pen, ont réduit pour 15 ans la vie politique à une opposition mortifère entre « progressistes » et « réactionnaires », « fascistes » et « antifascistes », « racistes » et « antiracistes ». L’hyper-simplification de la vie politique de 2002 à 2017, qui a sombré dans la caricature, a accompagné le phénomène de l’ « hyperprésidentialisation ». Brandi par des intellectuels ou des figures politiques et médiatiques dogmatiques ou carriéristes, l’épouvantail du « retour des années sombres » a étouffé toute possibilité de débat serein et constructif et, en conséquence, les échéances électorales successives ont été marquées par la domination du « vote protestataire », auquel répondait l’injonction du « barrage républicain. »

Hollande, la fin d’un cycle

Seule l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 a, en partie, rassemblé un vote de conviction, captant à son profit une partie du vote Front national et démontrant par là-même la volonté de l’électorat français de sortir du règne mortifère du « vote utile ». L’illusion sarkozyste s’étant vite dissipée entre un repas au Fouquet’s et trois effets de manche, le règne du « vote contre » a donné à François Hollande la possibilité d’accomplir son propre rêve mitterrandien en croyant ressusciter l’œuvre du maître à la mesure de sa personne. Malheureusement pour lui, la toise politique ne le désignera ni comme un bon héritier, ni comme un grand président de la Ve, mais tout juste comme un soldeur de compte. En voulant faire du hollandisme une sorte de mitterrandisme renouvelé, François Hollande a incarné la fin d’un cycle, et son échec personnel se confond aujourd’hui avec l’effacement définitif de la figure qu’il a le plus tenté d’imiter.

En dépit de tous les ratés de cette présidentielle 2017, un peu d’air frais semble entrer aujourd’hui dans la vie politique française. Au soir de l’élection d’Emmanuel Macron, les tractations vont déjà bon train et les perdants s’organisent pour tirer profit des échéances capitales représentées par les législatives – ou du moins tenter d’y survivre. Mais presque personne n’a parlé de « Front républicain ». Comme si, pour la première fois depuis bien longtemps, l’écroulement du PS et la lamentable prestation de Marine Le Pen au débat du 3 mai, sanctionnée par le résultat du 7, avaient rendu caduque, nulle et non avenue, cette sorte de prise d’otage électorale représentée par la comédie répétée, d’élection en élection, du vote utile. Le Front national est apparu, à travers sa présidente, pour ce qu’il est : un parti englué dans la démagogie, qui a bâti son succès en se nourrissant de la question européenne et migratoire, que les autres partis lui ont abandonnée pendant si longtemps, avant de brouiller peu à peu son discours et de sombrer dans l’amateurisme, au fur et à mesure qu’il s’est rapproché du pouvoir.

Stop ou encore?

Les élections du 7 mai ont peut-être libéré le pays de cette dichotomie imbécile : le « vote de la haine » contre le « vote utile », le nationalisme et son inévitable corollaire antifasciste, le requin et son poisson-pilote, une double construction fantasmatique qui prive la France de tout débat politique depuis trop d’années en enfermant l’électorat dans le schéma mortifère du vote par la négative. Or, on ne construit strictement rien en ne votant que par la négative. On finit simplement par mourir tout doucement bercé par la satisfaction d’avoir voté et pensé comme il faut.

On peut aussi supposer que le déchaînement du terrorisme islamiste contribue à décrocher du ciel les vieilles lunes politiques et à faire « bouger les lignes », comme on dit. Il faut espérer en tout cas qu’Emmanuel Macron sache saisir, derrière l’atmosphère particulière de fin de règne idéologique qui l’a porté au pouvoir, la profonde attente politique qui s’est manifestée dans les urnes et dont il a su profiter. S’il se contente de reconduire pendant cinq années une politique dopée à la moraline, masquant la dérégulation économique et la soumission à l’austérité merkelienne sous le masque flétri du politiquement correct, l’issue des prochaines élections pourrait d’ores et déjà être aussi prévisible que l’était le résultat de cette présidentielle après la campagne d’entre-deux-tours. La composition du prochain gouvernement donnera certainement le ton. Les élections législatives qui se profilent semblent en tout cas, et pour la première fois depuis longtemps, offrir un jeu ouvert. C’est déjà beaucoup. Espérons qu’elles permettent d’enterrer pour de bon les derniers restes de l’héritage mitterrandien et de débarrasser la vie politique française de ce poison qui l’étouffe : celui de l’éternel passé recomposé. Mais au préalable et pour s’en extraire définitivement, il faut bien, sans hésitation, parvenir à tuer le père.

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    • 10 Mai 2017 à 11h54

      Villars71 dit

      Sans Hollande, pas de Macron. Hollande a dans la dernière partie de son mandat avec la loi El Kohmry joué la carte de l’adaptation de la France aux contraintes de la mondialisation, ce qui a soulevé le peuple conservateur de gauche et de droite. Macron affiche lui clairement qu’il va jouer cette carte. “Puisque ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs”. Pas d’ambiguité donc et c’est bien.

      • 10 Mai 2017 à 12h34

        Habemousse dit

        « Hollande a dans la dernière partie de son mandat avec la loi El Kohmry joué la carte de l’adaptation de la France aux contraintes de la mondialisation, »

         Vous pensez vraiment que les records de chômage de masse, l’effondrement de l’enseignement, celui de l’industrie, le taux d’imposition exorbitant par français, a aidé la France à s’adapter à la mondialisation, malgré les « conservateurs » de gauche et de droite ?

         Les conservateurs veulent avant tout conserver leur emploi.

         Il était crédité, il y a cinq six mois, d’environ dix pour cent d’opinions favorables Quant à jouer une carte, il a joué celle du mauvais perdant, car vous semblez également oublier que ce sont les français qui n’ont pas voulu qu’il se représente, pas lui !

         Je sais que les électeurs n’ont pas une bonne mémoire mais tout de même.  

    • 10 Mai 2017 à 10h52

      Habemousse dit

      A propos de hollande, j’invite celles et ceux qui ne le connaissent pas, à écouter Tanguy Pastoureau dans sa chronique :

      “François Hollande, le crépuscule d’un Dieu”, sur Youtube. 

      … qui aide à mieux comprendre qui on vient d’élire.

    • 9 Mai 2017 à 23h13

      Robinson dit

      La Bobhollandie est aussi bientôt finie.

    • 9 Mai 2017 à 22h25

      Fioretto dit

      Bibi,
      Malheureusement ça ne s’est pas passé comme ça. La conf a été annulée, mais Cruella a demandé à des gens sur place de bloquer la salle et empêcher la fermeture des portes. La conf a bien eu lieu, j’en ai entendu quelques extraits dans une radio gauchiste. En revanche sa visite alla maison des associations a été annulée (là comme ils risquaient l’annulation des financements les “résistants” ont disparus) elle a du se réplier sur la maison de la grève un truc gauchiste. Si tu va voir sur sa page FB elle se vante d’avoir gagné contre la Licra et les sionistes. Personne pour tirer l’alarme sur place ou la chauter ? L’ambassadrice isralienne avait été chautée à Rennes même.

    • 9 Mai 2017 à 18h23

      Scarabas dit

      Excellente analyse. Macron a déjà tué un homme qui n’est en rien son père, mais tout au plus son facilitateur, qui lui a mis le pied à l’étrier un peu par hasard. Le hasard joue d’ailleurs dans l’histoire un rôle exorbitant, et nous allons avoir un président jeune et dynamique grâce à une série d’événements et de turpitudes rocambolesques. A la laideur, la veulerie et l’immobilisme d’un président vont succéder la beauté, le courage et le dynamisme d’un nouveau président. Et dire qu’on aurait pu avoir Juppé ! Bossuet dirait que la providence veille sur la France…

    • 9 Mai 2017 à 16h47

      Pol&Mic dit

      aaaahhhhh! la “façon” de s’exprimer (inventée par les socialistes) n’ a pas fini d’entrer en concurrence avec la Novlangue!…..

    • 9 Mai 2017 à 16h40

      Ouche dit

      Merci de votre analyse percutante qui nous sort des commentaires des journaux habituels. Merci Causeur d’exister!

    • 9 Mai 2017 à 15h38

      rolberg dit

      Macron tuera Hollande. Le spectacle ne tardera pas.

    • 9 Mai 2017 à 15h21

      àboutdepatience dit

      Bonjour C Cause 11h 11
      C’était quoi les réactions intéressantes sur l’affaire ? (Quelle affaire? FF ?)

      • 9 Mai 2017 à 17h10

        C. Canse dit

        Àboutdepatience

        Bonjour. Oui, lors de l’annonce du déclenchement de l’affaire Fillon, notre président fit montre d’abord d’un calme olympien puis émit un sourire de connivence (que j’interprétai comme tel), il ne me sembla pas être surpris (encore mon impression, pour rester honnête).
         

        • 9 Mai 2017 à 17h51

          àboutdepatience dit

          Merci C Cause
          De même qu’on n’est pas franchement surpris de l’affection paternelle et protectrice du papa Hollande envers son fifils aux cérémonies du 8 mai

      • 9 Mai 2017 à 14h52

        steed59 dit

        visiblement certains ne se sont pas aperçu que la campagne était finie.

        • 9 Mai 2017 à 15h13

          Bibi dit

          C’est le raisonnement FNiste qui est curieux.

        • 9 Mai 2017 à 15h21

          steed59 dit

          ce n’est pas à eux que je pensais

        • 9 Mai 2017 à 15h29

          Bibi dit

          Et maintenant que j’ai attiré votre attention?

        • 9 Mai 2017 à 15h36

          àboutdepatience dit

          Ce que je trouve pour ma part curieux c’est que le FN ne réagisse pas systématiquement aux accusations de nazisme ressorties comme un toc à chaque élection comme si les eizantsgroupen étaient prêts à fondre sur la France. Y en a marre des points godwin. Un peu autre chose permettrait d’y voir plus clair.

        • 9 Mai 2017 à 15h49

          i-diogene dit

          Aboutd’nerfs,

          C’ est en masquant le fond que le FN a prospéré avec les déçus des politiques menées depuis ces vingt dernières années..

          On ne compte plus les intox, mensonges et traficotages divers de sa propagande électorale..

          .. Ce parti pourri s’effondrera comme un château de carte, si Macron peut mener sa politique avec succès..!^^

      • 9 Mai 2017 à 15h42

        i-diogene dit

        Le FN égal à lui-même: masquer le réel au profit d’une vitrine idéologique factice bon enfant..

        .. On attend les autodafés avec impatience..! Grrr..

    • 9 Mai 2017 à 14h49

      i-diogene dit

      Vent de panique au PS et au LR..:

      - ils en sont réduit à menacer leurs élus qui seraient tentés de rejoindre Macron..: Ptdr..

      - c’ est particulièrement démocratique comme démarche..!^^

      - Ce qui démontre bien que le renouvellement du parlement et du Sénat est nécessaire..

      - Les gamellards au chômage à Pôle Emploi..!^^

    • 9 Mai 2017 à 14h29

      pidefra dit

      Qu’on le veuille ou non Emmanuel Macron est un surdoué. Ça ne suffit pas pour être président de la République, mais plutôt que de voir des complots politiques partout,peut-on envisager qu’un homme à moment donné se sente porté par une force qui le pousse à tenter l’impossible ? Alors, donnons lui une chance de faire quelque chose de neuf, et pour cela il doit bien évidemment se démarquer de ses prédécesseurs, ce qu’il a commencé à faire. C’est aussi pour cela qu’il a été élu Dimanche.

      • 9 Mai 2017 à 14h54

        Guenièvre dit

        La “force qui a poussé Emmanuel” c’est le coup de Gracques…

        • 9 Mai 2017 à 15h10

          i-diogene dit

          Guenièvre,

          Evidement, si tu considères les choses sous cet angle de vue, je comprend ton défaitisme chronique..

          … Sauf que Macron ne veut pas réformer le PS, mais réformer la France, cette usine-à-gaz aux institutions obsolètes à force de bricolages dus à une alternance mortifère de Gauche /Droite..

          Le pari de Macron, c’ est d’obtenir une majorité parlementaire sans bidouillages d’ appareils en arrière boutique..

          C’est le peuple qui décidera..!^^

        • 9 Mai 2017 à 17h29

          gigda dit

          la mise en scène de sa “culture”:
          https://www.youtube.com/watch?v=hln_DilQ8k4

      • 9 Mai 2017 à 15h29

        àboutdepatience dit

        Il n’est pas sot mais surdoué …
        Il y en a beaucoup des comme ça dans les ministères. Lui a su jouer de son apparence et n’est pas étouffé par les scrupules. Il a surtout de la chance et des soutiens puissants. Le tout s’est amalgame au cirque anti Fillon puis anti FN. Mais son mérite s’arrête là.

        • 9 Mai 2017 à 16h16

          atahualpa dit

          le talent et l’ambition ne suffisent pas toujours. 
          Des soutiens puissants, certes … mais cela ne suffit pas encore …
          Alors il faut frapper plus fort.  
          Macron ne doit sa victoire qu’à la “mise à mort” programmé du candidat Fillon, victorieux aux Primaires de la droite et honni du pouvoir en place. Sans cela, cet énarque ex-banquier tout brillant soit-il  n’ayant connu brièvement que l’Elysée, ne serait jamais accédé au second tour! Il serait resté à la troisième place qu’il n’aurait jamais dû quitter.
          Donc cette supposée victoire n’en n’est pas une .  C’est une mascarade, un affront pour la démocratie et la justice . Jamais les Français n’auront été autant dupés comme pendant cette campagne présidentielle et l’élection de dimanche qui a suivi avec le cirque des célébrations.
           

        • 9 Mai 2017 à 16h28

          i-diogene dit

          atahualpa,

          Cause toujours..!^^

          Si Fillon n’ avait pas déconné, il y aurait eu un duel Fillon/Macron..

          Or le programme de Fillon, modifié plusieurs fois depuis la parution de celui de Macron, était un repoussoir total en faveur du capital..

          Macron, c’ est l’inverse: favoriser l’ activité au détriment de la rente..

          Le débat aurait été d’un niveau supérieur, mais Macron aurait quand-même gagné..!^^

      • 9 Mai 2017 à 15h44

        petilu dit

        Micron 1.73m rectifié 1.77m, un surdoué? MDR.

        • 9 Mai 2017 à 15h45

          Flo dit

          1.73m avec des talonnettes. Ce n’est pas possible autrement.

      • 9 Mai 2017 à 23h54

        saintex dit

        Dans le principe, tout à fait d’accord. Mais pour ce qu’il veut faire, plus du tout d’accord.

    • 9 Mai 2017 à 14h05

      Fioretto dit

      Pour l’instant il se contente de crucifier Valls. Quelle équipe d’arrogants. Méchants. Machiavéliques

      • 9 Mai 2017 à 14h08

        steed59 dit

        c’est surtout mal joué tactiquement. Rallier Valls serait un vrai apport pour lui, alors qu’un guignol comme Estrosi tout le monde s’en fout. L’Imposteur refait les mêmes erreurs que Chirac après 95, tant mieux.

        • 9 Mai 2017 à 14h31

          Flo dit

          Si j’étais Macron, je ne prendrais ni Valls ni Estrosi.
          Estrosi, inutile d’expliquer pourquoi. Et Valls, il me semble que c’est clair aussi. Il a été un mauvais premier ministre, il a trahi son président et son parti devant la France entière et uniquement par ambition personnelle.

        • 9 Mai 2017 à 17h42

          Patrick dit

          Merci Bibi pour l’info. Elle vaut son pesant d’or.
          Enfin une bonne nouvelle dans ce monde de brutes. Mais les médias mainstream ne se bousculent pas pour relayer l’info !

        • 9 Mai 2017 à 18h26

          Flo dit

          àbout,

          oui, il y a Guaino. Souhaitons qu’il y en ait beaucoup d’autres qui se rassemblent qui puissent donner un espoir d’opposition digne de ce nom.

        • 10 Mai 2017 à 0h03

          saintex dit

          on reconnaît les juifs à leur capacité à se fondre dans la blanchéité […], leur zèle à devenir les dhimmis de la république.
          Mon dieu, mais c’est autorisé de publier des choses pareilles en France !!!

      • 9 Mai 2017 à 14h57

        i-diogene dit

        Foiretto,

        Y’a aucune méchanceté:

        - le renouvellement des parlementaires corrompus par du sang neuf, la transparence des élus, l’ élimination des lobbyistes, le casier judiciaire vierge, c’ est le cheval de bataille de Macron..

        - doit-on s’en plaindre..?

        • 9 Mai 2017 à 14h58

          Guenièvre dit

          ” l’ élimination des lobbyistes”

          C’est de l’humour j’espère …

        • 9 Mai 2017 à 15h06

          Flo dit

          A priori, je ne m’en plaindrais pas. En revanche, pour en faire quoi ? Là est la question.
          Si c’est les Etats-Unis d’Europe, je ne le souhaite pas et je crois que cela ne marchera pas. Du reste, on n’est en fait plutôt dans une URSS d’Europe, mastodonte monstrueux perclus de bureaucratie et qui a peur des peuples tout en les méprisant.

          Quel dommage que personne pour l’instant ne porte le projet d’une autre Europe, une Europe qui respecte ses peuples et qui travaille sur des projets bien concrets. Une Europe souple, humaine et qui fait confiance à ses peuples.

        • 9 Mai 2017 à 15h07

          Flo dit

          Bonjour Guenièvre !

          L’élimination des lobbyistes ? Oui, moi aussi je ris :-D

        • 9 Mai 2017 à 15h09

          àboutdepatience dit

          Renouvellement transparence virginité
          Que voilà de la pureté
          Voire de la purification

        • 9 Mai 2017 à 15h16

          Guenièvre dit

          Bonjour Flo ! ;-)

        • 9 Mai 2017 à 15h21

          i-diogene dit

          Mauvaises langues..!^^

          Macron a prévu de faire passer une loi, sur la moralisation de la vie politique:

          - casier judiciaire vierge (c’ est pas dommage),
          - transparence des élus: pas de double emploi, si conflit d’intérêts avec la charge du mandat,

          On peut toujours gloser, mais l’ intention est bien là..

          Qu’est-ce que ça coûte d’essayer..? C’est tout bénéf..!^^

        • 9 Mai 2017 à 15h46

          rolberg dit

          Sa victoire, c’est de maintenant pouvoir étouffer toute tracasserie judiciaire, soutenu par Hollande qui sait…

        • 9 Mai 2017 à 15h47

          petilu dit

          Le syndrome de diogène qui n’a toujours rien compris aux règles juridiques. Pathétique.

        • 9 Mai 2017 à 16h00

          i-diogene dit

          Le syndrome de Peticul,

          Que connais-tu du système juridique..?

          Les intox du FN..?

          Il faut bien avouer que si cette loi passe, MLP qui sera condamnée par le tribunal correctionnel de Paris, pour escroquerie en bande organisée, ne pourra jamais plus se présenter à la moindre élection..

          Reconversion conseillée: Elle ira vendre des poissons à la criée sur le marché de Cancale..!^^

        • 9 Mai 2017 à 16h30

          àboutdepatience dit

          Flo 15h 05
          Quelqu’un parle ce langage
          C’est Henri Gaino
          Il passait en seconde partie de LSEQ chez Calvi hier

        • 9 Mai 2017 à 22h21

          Fioretto dit

          Il fallait leur dire tout de suite idiogène et pas lui faire croire qu’il allait etre investi

    • 9 Mai 2017 à 13h23

      Jymito dit

      Tuer le père après avoir épousé la mère, c’est Oedipe à l’envers.

      • 9 Mai 2017 à 18h22

        Flo dit

        Et quand va-t-il se crever les yeux et partir en exil ?

        • 9 Mai 2017 à 23h22

          Guenièvre dit

          En tous cas à défaut des pieds il a bien les chevilles enflées …

        • 10 Mai 2017 à 0h09

          saintex dit

          Ah ! Ben il était déjà habillé, le voilà chaussé.