«Faire barrage au Front national»: un nihilisme en marche | Causeur

«Faire barrage au Front national»: un nihilisme en marche

L’alpha et l’oméga de la vie politique française

Auteur

Sébastien de Crèvecœur
est chercheur en management des entreprises culturelles.

Publié le 08 mai 2017 / Politique

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Emmanuel Macron. Sipa. Numéro de reportage : AP22049578_000267.

Alors que nous venons d’assister à l’élection sans surprise d’Emmanuel Macron à la tête de l’État, nous avons pu constater pour la énième fois la réussite du sempiternel appel à « faire barrage au Front national parce qu’il ne faut jamais oublier les heures les plus sombres de notre histoire » et à l’injonction d’un devoir de mémoire qui nous interdirait de voter pour un parti qui serait prétendument issu desdites heures. Depuis mon enfance, dans les années 90, j’entends cette rhétorique se déployer tel un mantra, dont l’interrogation même apparaît suspecte. Bien que ma famille appartienne à une droite bon teint – ou peut-être pour cette raison-là –, gaulliste par tradition, elle a toujours regardé avec circonspection ce traitement médiatique. De récents ouvrages, comme Du diable en politique de Pierre-André Taguieff, ont permis de contester cette reductio ad Hitlerum, dont Leo Strauss, à qui on doit l’expression dès le début des années 50, avait parfaitement compris tout le mal que ce sophisme historique allait faire au débat d’idées.

Le relativisme béat des Français

Cet « éternel retour » du même négatif, du Mal, dont Renaud Camus a si brillamment décrit les méfaits dans La Deuxième Carrière d’Adolf Hitler, aboutit à une sorte de nihilisme sociétal et culturel total pour au moins deux raisons : la première, soyons un peu freudien, est que toute « pulsion de vie », d’auto-conservation donc, est abandonnée ; la notion même d’identité apparaissant alors comme une odieuse affirmation d’existence. S’y substitue, en toute logique, la « pulsion de mort ». Traumatisés de guerre, les Occidentaux revivent à l’infini l’expérience traumatique. Cette « compulsion de répétition » conduit les Français, se sentant coupables d’un passé qui ne passe pas, à répéter indéfiniment le même scénario politique de lutte contre un danger fantasmatique prenant racine dans le trauma.

La seconde raison de ce nihilisme sous-jacent nous est donnée par Alain Finkielkraut qui, comme toujours, met le doigt sur l’impensé de notre société. Dans toute son œuvre, il nous invite à réfléchir à ce sophisme de « la pente fatale » esquissé par cette équivalence pour le moins étrange voulant que toute idée de hiérarchie (au sein de la Culture, entre arts dits savants et culture dite populaire par exemple), ou d’asymétrie (entre le citoyen et l’étranger ; entre la culture référentielle d’un territoire donné et toutes celles existant de par le monde qui seraient véhiculées par les immigrés et leurs enfants) conduiraient à une dangereuse hiérarchie des peuples et des individus, aux relents haineux. Ainsi, les Français d’aujourd’hui s’adonneraient au relativisme béat, pour éviter tout risque de ce type : « Le relativisme est la plaie de nos sociétés quand bien même il ne conduirait pas au totalitarisme. Il conduit au nihilisme, qui n’est pas celui du « tout est possible », ni nécessairement du « tout est permis » – on met quand même ici ou là des barrières – mais le nihilisme effrayant du « tout est égal » qui accompagne l’enlaidissement du monde. Le monde s’enlaidit sous nos yeux. Si tout est égal, on ne peut pas répondre à cet enlaidissement. Le postmodernisme vous dira : « oui, tout change mais de toute façon l’Humanité n’est que perpétuelle métamorphose, il n’est pas de crépuscule qui ne soit une aurore ». On cessera d’être moderne au sens d’un temps linéaire qui progresse, mais on aura troqué cette philosophie pour une autre pire encore, la métamorphose continuelle d’une réalité inaccessible à toute critique : « ça change, vive le changement ! » (Alain Finkielkraut, entretien à La Nef, 2005).

“Plus jamais ça” et culte de l’Autre

Emmanuel Macron semble être l’homme de toutes ces convergences nihilistes. Il personnifie, jusqu’à la caricature, les deux raisons susmentionnées. Que l’on songe à son déplacement, sans raison commémorative particulière, à Oradour-sur-Glane, puis à sa visite au Mémorial de la Shoah, tentant de manière particulièrement cynique de créer dans l’esprit des citoyens une analogie subliminale entre les temporalités. À son discours, littéralement délirant, où, tout à une expression typiquement sophistique, il franchit allègrement le pas de la référence subliminale, en laissant entendre clairement que voter pour Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle reviendrait à choisir une Troisième Guerre mondiale (sic). À ses déclarations estimant qu’« il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France, elle est diverse, elle est multiple » ou que « l’art français, je ne l’ai jamais vu ».

Vers lui confluent donc ces deux fleuves qui semblent emporter l’Occident, et la France tout particulièrement : d’une part, ce « plus jamais ça » usé jusqu’à la corde, utilisant les morts comme une formule publicitaire qui ferait mouche à tous les coups ; et d’autre part, ce sentiment très diffus, allant de l’ensemble de la classe politique aux habitants des grands centres urbains, en passant par les universitaires, les « intellectuels », et les médias, que l’identité – des Français – ne serait que le produit de l’altérité. Bien évidemment, on notera tout de suite la contradiction logique d’un tel présupposé : pour qu’il puisse y avoir le soi, quand bien même celui-ci se nourrirait d’apports étrangers, encore faut-il que lesdits apports prennent racine dans quelque chose leur préexistant, sinon ne resterait-il que l’altérité perpétuelle. Cette « logique » part aussi du principe que ces autres (fantasmés, idéalisés, momifiés aussi à travers cette figure totale : l’Autre) ont un soi propre, mais celui-ci est, par contre, interdit aux Français. Pourquoi ? Nul ne le sait.

Le candidat de la désincarnation

Le débat présidentiel du second tour a largement démontré qu’Emmanuel Macron était le candidat de la désincarnation, indissociable du nihilisme : caricature de la technocratie, nulle vision systémique n’a émané de lui. Homme de dossiers, gestionnaire, certainement efficace (il a illustré lors de ce débat sa capacité à être précis sur nombre de problématiques économiques sans fiches sur lesquelles s’appuyer, et les commentaires ne le voyant que comme un pantin, une marionnette, de François Hollande, de la finance internationale, font erreur : il est le produit d’un système donné qu’il représente admirablement en toute conscience), il est apparu incapable d’élargir le petit bout de la lorgnette par lequel il perçoit la France, pensant que diriger une nation ne se résume qu’à une longue addition de technicalités, ces mesures mises bout à bout formant un tout. Toutefois, les sondages post-débat, les réactions sur les désormais incontournables réseaux sociaux, ont suggéré l’impression dominante d’une victoire d’Emmanuel Macron sur Marine Le Pen, vue comme étant moins précise, trop agressive – c’est-à-dire pas assez policée, pas assez communicante – ce qui l’aurait rendue moins « présidentiable » (selon les éléments de langage du temps présent). Face à l’essentiel, lorsque ce dernier renvoie au tragique, celui de la disparition civilisationnelle à laquelle nous assistons, il faut être capable de s’en distraire. En effet, l’Homo œconomicus (ou prétendu tel), obsédé par la pensée calculante, est aussi un Homo festivus murayen : celui-ci s’amuse de tout et exige que les candidats à la présidence de la République jouent au bon jeu (en l’espèce revêtir le masque donnant du sérieux à ce qui ne l’est pas pour éviter de traiter ce qui l’est véritablement). Marine Le Pen, par son comportement, a commis l’erreur de se tromper de jeu…

Un réel engouement pour Macron

On doit cependant admettre que la victoire d’Emmanuel Macron a aussi été le fruit d’un vrai engouement pour celui-ci, bien que résultant principalement de la diabolisation susmentionnée du Front national (le taux d’abstention, le nombre de bulletins blancs et nuls, ont atteint des records sous la Ve République, dépassant les précédents de 1969, atténuant largement la volonté des soutiens du nouveau président de la République d’en faire un plébiscite pour son programme), et d’une campagne de premier tour où la justice et tout l’appareil d’État ont été utilisés contre un candidat, François Fillon, avec la complicité du « quatrième pouvoir » devenu une sorte d’hyper-pouvoir utilisant à dessein le ras-le-bol général des Français contre la corruption supposée ou avérée de la classe politique (la confusion entre le droit et la morale ayant été à son comble). On ne peut cependant passer sous silence le fait qu’il arriva en tête au premier tour, séduisant presque un électeur sur quatre.

Il faut s’arrêter sur cette réalité. Le paradoxe peut paraître insoluble et on pourrait être tenté de rétorquer : « Comment pouvez-vous affirmer dans le même temps qu’Emmanuel Macron n’incarnerait rien tout en soulevant cette adhésion populaire ? » Cela nécessite, pour ce faire, de recourir au concept d’utopie. Emmanuel Macron se situe à la croisée de deux chemins idéels : la technocratie, dont il est académiquement issu avec l’ENA, qu’il revendique aussi sur le plan idéologique par un soutien quasi aveugle à l’Union européenne (on ne peut manquer à ce titre d’être ébaubi par le fait qu’il se rende à son premier discours officiel en tant que Président, à la Cour carrée du Louvre, au son de l’Ode à la joie, hymne européen, et non de La Marseillaise, hymne national) ; et un certain social-libéralisme mondialisé (allant souvent de pair avec ladite technocratie, notamment celle des grandes organisations internationales).

Le paradoxe du Louvre

L’idéal est ici de s’émanciper du cadre national, considéré comme trop étriqué. L’émergence d’une technologie effaçant de plus en plus les contraintes matérielles et géographiques, de nouveaux media, de l’institutionnalisation des migrations, de la transformation afférente des mentalités, explique ce que l’on pourrait appeler le goût de la désincarnation, séduisant la jeunesse des grands centres urbains français rêvant de lointain et celle ayant déjà décidé d’émigrer au loin (les résultats électoraux de ce candidat à Londres et en Amérique du Nord en sont la preuve indéniable). Emmanuel Macron est de partout et de nulle part. Son discours de victoire devant le Louvre (marchant sur les traces de François Mitterrand allant au Panthéon en 1981 dans une volonté de reconnexion subliminale avec la gauche française) a parfaitement reflété cela : patchwork de propos vagues renvoyant à des concepts universalistes, il a réussi le tour de force de désincarner la France elle-même, n’ayant plus pour elle que de vieux et illustres bâtiments devant l’un desquels il prononçait un discours faisant appel à des sentiments, à des émotions, valables en tout point du globe, tout en affichant une politique-spectacle à l’américaine (hymne national chanté la main sur le cœur, comme les présidents américains ; famille à ses côtés à l’américaine ; mise en scène faisant penser à celle des discours de ceux-là) à laquelle Nicolas Sarkozy nous avait déjà habitués. Quoi de plus normal ? Lorsqu’on veut n’être de nulle part, et que l’on n’est pas américain, c’est précisément aux États-Unis que l’on renvoie.

Cioran prophète

C’est donc en quelque sorte à ce citoyen du monde utopique, particulièrement en vogue en France en raison d’une mauvaise compréhension de l’universalisme kantien qui fut au centre des Lumières et de la Révolution de 1789, qu’Emmanuel Macron s’est adressé. Ce citoyen dont les signes d’appartenance sont de plus en plus ceux des grandes marques à la mode, celles, ce n’est pas un hasard, en lien avec la Technique (Apple, Facebook, Google, etc.). Par définition l’incarnation est faite de chair. Or, la technologie n’en contient pas. Nous revenons ici au paradoxe : désincarnation et engouement populaire. La relation entre êtres humains se fonde dès lors sur le tout-commerce, seul à même de relier des êtres désincarnés. On pense alors ici à ce passage de Cioran dans le remarquable Histoire et Utopie :
« Quelle malédiction a frappé l’Occident pour qu’au terme de son essor il ne produise que ces hommes d’affaires, ces épiciers, ces combinards aux regards nuls et aux sourires atrophiés, que l’on rencontre partout, en Italie comme en France, en Angleterre de même qu’en Allemagne ? Est-ce à ces dégénérés que devait aboutir une civilisation aussi délicate, aussi complexe ? Peut-être fallait-il en passer par là, par l’abjection, pour pouvoir imaginer un autre genre d’hommes. » Dont acte, a-t-on envie d’écrire…

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 13 Mai 2017 à 13h08

      netrick dit

      A mon avis le “Barrage au Front National” a été créé par Mitterand avec sa combine de Carpentras. Une combine inventée par un dignitaire de la Francisque, il fallait le faire !

    • 13 Mai 2017 à 12h43

      meylanville dit

      Aucun barrage n’a jamais résisté à la montée inéluctable des eaux . Se lamenter de la montée du FN sans jamais tenir compte des aspirations de ses électeurs est très grave, et ne peut que mener à un clash . La première des choses étant de faire un tout petit effort pour comprendre ces électeurs, indépendamment du parti qui les attire .

      Je n’ai jamais voté FN, mais je suis abasourdi par le mépris qu’il suscite de la part de ceux qui s’auto-congratulent et se décernent des prix de bonne conduite soi-disant républicaine . Un jour ou l’autre nous paierons ce mépris .

      Je pense que peu d’électeurs ont voté pour Marine Le Pen elle-même, mais pour les idées qu’elle véhicule, maladroitement d’ailleurs . L’ignorer est dangereux et prépare des lendemains violents .

      C’est pour cela que j’ai préféré voter blanc, me moquant totalement que mon vote soit pris en compte ou non .

    • 10 Mai 2017 à 23h52

      aregundis dit

      Monsieur, vous abusez d’un vocabulaire difficile. Vous pouviez dire plus simplement (si je traduis substantiellement votre propos), qu’Emmanuel Macron est un imposteur élu par des « Français béats ». Autant dire des crétins. C’est charmant, d’autant que j’ai voté pour lui, faute de mieux. Mais pas pour ses transes chamaniques et ses enflures à l’endroit de Marine Le Pen, l’Algérie…
      Quel nihilisme ? User d’un langage savant ne dispense pas de consulter un dico, cher Monsieur. André Glucksmann (Dostoïevski à Manhattan. Laffont 2002), voulu le voir dans la tragédie du 11 Septembre qu’il rapproche d’autres tragédies dont l’histoire est pleine. Avec cette incise inattendue : « Est [nihiliste] écrit-il, celui qui croit faire partie d’une élite fermée, dominante, voire dirigeante […] et pas moins celui qui se félicite d’être exclu du cercle étroit des démoralisateurs publics, responsables de la décadence générale ».
      Pas mal… sauf que je vois pas plus ne nihilisme là-dedans – si les mots en ont encore un sens – qu’il y en a dans votre argumentation quelque peu échevelée contre un homme qui ne vous a rien fait. Voyez comment il s’accroche, l’autre trotskiste, furibard et mauvais perdant. Et là, ni vous ni personne n’y trouve rien à redire, sauf de rares esprits encore lucides. J’ai 81 ans et la mémoire longue. On pense ce qu’on veut du FN, au moins il n’appelle pas à désobéir aux lois, ni n’incite au soulèvement général. Quant à son programme politique, c’est une autre affaire.
      Il faut voir les gens à l’œuvre. S’il fallait juger les uns et les autres sur leurs déclarations ou leur supposée genèse politique, alors j’affirme que c’est toute une gauche d’écriture qui serait à précipiter en enfer !

      • 11 Mai 2017 à 10h16

        Laocoon1 dit

        aregundis.
        En lisant ce texte, je ressentais exactement la même impression que vous.
        Vocabulaire prétentieux destiné à épater certains lecteurs! Exercice inutile,quant on veux être compris, apprécié par le plus grand nombre il convient d’être clair et simple.
        Vous critiquez les symboles, mais nous évoluons dans une forêt de symboles…

      • 13 Mai 2017 à 12h17

        castor27 dit

        Bonjour Monsieur,
        Vous dites “C’est charmant, d’autant que j’ai voté pour lui, faute de mieux” mais vous pouviez très bien vous abstenir, voire voter blanc. Quant au “Il faut voir les gens à l’œuvre” certes, mais depuis 2012, ce monsieur à été en permanence à l’œuvre, et ce pendant presque 5 ans, on a eu le temps d’apprécier ses capacités de liquidateur, mais ce sont sans doute déjà de vieux souvenirs pour vous : Alsthom, l’Aéroport de Toulouse. les abattoirs DAB, ou il a pris les femmes qui y travaillaient pour des sous développées, etc. De même vous écrivez “Des français béats” eh bien oui, surtout quand on entend leurs réponses sur son programme. Vous dites “des crétins”, je ne suis pas loin de la penser, en fonction de ce que j’écris avant.
        Bonne journée, bien à vous.

    • 10 Mai 2017 à 22h54

      Alex Z dit

      On n’a plus besoin de diaboliser la FN. Il suffit d’inviter la présidente à un débat avec n’importe quel candidat en face, et elle se charge elle-même de passer de 41% à 35% des voix en 2 heures.

      • 13 Mai 2017 à 12h18

        castor27 dit

        Bonjour,
        C’est assez juste, rien à ajouter hélas.

    • 10 Mai 2017 à 11h44

      FHJ dit

      Merci ! Malgré les insultes et la bêtise de certains dans ce “forum”, ne lâchez rien ! Cordialement. FHJ

    • 10 Mai 2017 à 11h05

      Villars71 dit

      E. Macron est un mondialiste sans complexes: “Puisque ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs”. Sarcelles présentée comme la France qu’il aime, la négation affichée d’une culture Française, les vertus du métissage et le refus de l’héritage etc… l’illustrent bien et je crois qu’il est sincère. Il reste que nous sommes engagés dans un processus d’ouverture irrémédiable, et que cela nécessite des ajustements drastiques si nous voulons rester dans la course, et là je crois qu’il est le meilleur pour les faire accepter. Mais cela va chauffer…

    • 10 Mai 2017 à 9h03

      Niulinca dit

      Emmanuel Macron s’accroche depuis ses 16 ans a la main de Brigitte ce sont mes racines qui me font tenir debout : là est la différence 

    • 10 Mai 2017 à 8h54

      philpat dit

      2/3 des français ont voté macron!
      même finkielkraut a voté pour un islamophile…. pour faire barrage!

      • 10 Mai 2017 à 11h01

        Laocoon1 dit

        Même Jean D’Ormesson à appelé à voter E. Macron, de quoi allez vous l’accuser ?

    • 10 Mai 2017 à 6h52

      Ambrosius dit

      Précisément ce que j’écrivais plus bas:  http://www.msn.com/fr-fr/actualite/elections-fact-checking/quatre-chiffres-qui-montrent-que-lélection-demmanuel-macron-nest-pas-si-écrasante/ar-BBARmDN?li=BBoJIji&ocid=mailsignout

    • 10 Mai 2017 à 3h18

      Livio del Quenale dit

      Je crois que ceux des français qui ont voté, l’ont fait sous hypnose voire hystérie collective, les groupies de la macronite bourrés vont se réveiller dans qq mois avec la gueule de bois dans le lit d’un/une  inconnue :
      -”excusez moi m’sieur-dam’ j’espère ne pas avoir abusé”
      - “he non couillon! c’est de toi que l’on a abusé! va te laver les cervelles “mougeon” !
      – 

    • 9 Mai 2017 à 23h21

      marrosie dit

      -”…ces autres (fantasmés, idéalisés, momifiés aussi à travers cette figure totale : l’Autre) ont un soi propre, mais celui-ci est, par contre, interdit aux Français.”
      Ce qui me fait penser à l’émission “Rendez-vous en terre inconnue” où l’on célèbre à tour de bras chez certains peuples (Aborigènes,Quechuas, Maasaï)ce qui apparaîtrait fascisant en France: la culture, les ancêtres, le passé, tout juste si on ne nous parle pas de la pureté de la race de ces populations.
      -A force d’écouter répétées des âneries, certains finissent par y adhérer.J’ai demandé à un interlocuteur qui m’annonçait (comme certains politiques et médias)UNE GUERRE CIVILE si MLP était élue de me préciser qui décideraient de prendre les armes et contre qui. Ahuri par ma question et après avoir longuement réfléchi,il m’a déclaré: les banlieues mettraient le feu. Nous vivons donc sous la dictature et dans la peur des banlieues
      - Autre mantra “La France a toujours été terre d’immigration”. Depuis les invasions franques au sème siècle,il n’y a pas eu d’immigration massive jusqu’à la fin du 19èmè en gros pendant 1600 ans!!!

    • 9 Mai 2017 à 22h05

      Ambrosius dit

      Le Maquereau ou Macron-escroc ou Macroc ne représente que 43,5% des Français; donc un président mal élu malgré toutes les magouilles de Hollandouille, de la prétendue justice, l’inénarrable PNF aux ordres, des médias corrompus et malgé le socialisme rampant de la société française. En effet avec 66% des suffrages en sa faveur sur 74,7% du corps électoral et 8,8% de votes blancs exclus du décompte, cela représente seulement 43,5% du corps électoral. Voici le décompte: 74,7% moins les 8.8% de votes blancs injustement non pris en compte = 65,9% du corps électoral et 66% de 65,9% = 43,494%!!! CQFD! Macroc = escroc voleur des suffrages du peuple. Il faut le faire savoir urbi et orbi.

    • 9 Mai 2017 à 22h00

      jcm dit

      Des Pascal, des Descartes, des Michelet, n’étaient surement pas des hommes souriants emplis d’expressivité. On oublie le parallèle de Cioran entre des personnalités apparemment peu expressives ou peu vivantes et le mal de l’Occident.

      Pour le reste, le nihilisme assez patent décrit avec justesse , est le reflet du masochisme chrétien qui nous a formé, et le signe du recul de l’enseignement de la philosophie dans nos lycées, ainsi que la difficulté de cette discipline.
      Au delà des marques traumatisantes de l’Histoire du XXème siècle, on pourrait trouver dans notre propre religion cette inclinaison au nihilisme, de même que l’islam a dans sa constitution même les ferments du totalitarisme qui se révèle aujourd’hui, et pas seulement aujourd’hui en réalité.

    • 9 Mai 2017 à 21h45

      thierrydeneux59@gmail.com dit

      je trouve S de Crevecoeur bien sévère pour E Macron (l’homme de toutes les convergences nihilistes…) et surtout bien trop indulgent pour M Le Pen qui, selon moi, n’a pas été à la hauteur du poste qu’elle briguait lors du débat télévisé de mercredi dernier : elle a, toute seule, détruit l’image plus sereine qu’elle avait réussi à donner d’elle même et de son parti.

    • 9 Mai 2017 à 21h07

      Martini Henry dit

      Excellent article. Tout y est dit de façon magistrale.