Les mille masques d’Emmanuel Hollande | Causeur

Les mille masques d’Emmanuel Hollande

Le bel et la bête

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 03 avril 2017 / Politique

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Emmanuel Macron, mars 2017. SIPA. 00799991_000037

« On avait fait, l’hiver précédent, plusieurs masques de cire de personnes de la cour, au naturel, qui les portaient sous d’autres masques, en sorte qu’en se démasquant on y était trompé en prenant le second masque pour le visage, et c’en était un véritable, tout différent, dessous ; on s’amusa fort à cette badinerie. » (Duc de Saint-Simon, Mémoires, , année 1704).

Le bel Emmanuel regarda le miroir, qui réfléchit un court instant et choisit de lui renvoyer son image. Il était jeune, il était beau, il souriait avec désinvolture, il avait le verbe facile d’un télévangéliste américain.
Lentement, sans trop savoir ce qu’il faisait, Emmanuel porta la main à son menton, fouilla avec les ongles et arracha délicatement sa première peau.

La marionnette laissait enfin apparaître le manipulateur…

Le miroir refléta ce qu’on lui proposait — l’image légèrement brouillée de Manuel Valls. La conscience d’Emmanuel, qui subsistait sous le masque, grimaça quelque peu — et le jeune homme se débarrassa prestement de l’apparence de l’ancien premier ministre…

… ce fut pour retrouver, successivement, le crâne chauve de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de Hollande, qui devint le crâne déplumé de Bernard Poignant, puis la bouche sans lèvres de Gérard Collomb, le maire PS de Lyon, puis le visage parcheminé de Bertrand Delanoë, puis les yeux fendus et la mèche en bataille de François Bayrou, puis…

Masque après masque, le jeune candidat n’en finissait plus d’arracher les multiples apparences qui lui avaient donné, au départ, une certaine densité. Peu à peu, ses traits s’affinaient, — bientôt il ne resterait qu’une ombre. Jacques Attali lui prêta un instant sa barbe mal taillée, Robert Hue son collier poivre et sel, Erik Orsenna sa moustache mélancolique, Pierre Bergé ses rides d’octogénaire — et toujours le PS tout entier défilait dans le miroir, chaque image laissant la place à une image toujours plus dérisoire. Pour certains, le masque n’était lui-même que le prête-nom d’un autre masque, dissimulé sus la dissimulation — ainsi Patrick Drahi feignait-il de s’appeler Bernard Mourad… « Ciel, pensa Emmanuel, être François de Rugy — non, non ! Non, pas Douste-Blazy ! »

Quand enfin apparut le visage poupon de François H***, il sut que son calvaire d’écorché prenait fin. La marionnette laissait enfin apparaître le manipulateur…

… puis le manipulateur du manipulateur — et Emmanuel se désola quand même de porter les traits, un court instant, de Jean-Pierre Jouyet…

Mais le masque de Jouyet s’arracha à son tour. Dessous…

Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Paul Brighelli

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    • 6 Avril 2017 à 18h12

      lili23 dit

      Trump en donnant l’intégralité de son salaire mais en exergue la dualité qui existe du fait d’être fonctionnaire capitaliste  genre de pique assiette de d’un état pro patronnat 

    • 6 Avril 2017 à 17h50

      lili23 dit

      Shasha Grey à écrit une nouveau roman «  la chambre de Janus » 
      Janus est le dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes1. Il est bifrons (« à deux têtes ») et représenté (voir illustration) avec une face tournée vers le passé, l’autre sur l’avenir. Il est fêté le 1er janvier. Son mois, Januarius (« janvier »), marque le commencement de l’année dans le calendrier romain2.

    • 5 Avril 2017 à 20h52

      lili23 dit

      «  télévangéliste américain » Angoissez jpb  Vous n’irez pas en enfer parce que vous ne payez pas votre redevance ; gardez la foi 

    • 4 Avril 2017 à 0h40

      Saul dit

      Aïe aïe aïe, ça sent le roussi…c’est du vide, du vent
      La baudruche commencerait elle à se dégonfler ?
      Cette campagne est passionnante :-) 

    • 3 Avril 2017 à 22h19

      Tolstoy dit

      Si Macron devient président cela signifiera tout simplement que la France méritait encore pire que Hollande ! Si nos médias nous informaient, ils diraient combien la côte du gandin de Bergé  paraît être, à l’étranger, une preuve de plus du masochisme français.

    • 3 Avril 2017 à 20h51

      Guenièvre dit

    • 3 Avril 2017 à 20h48

      Guenièvre dit

      • 3 Avril 2017 à 22h21

        i-diogene dit

        Mouaif..!

        .. En même temps, c’est Camille Langlade qui l’ affirme…!^^

        • 6 Avril 2017 à 13h35

          saintex dit

          Et c’est Diogène Camomille-Laglande qui relativise.