Education: déconstruire la réforme de Najat Vallaud-Belkacem | Causeur

Education: déconstruire la réforme de Najat Vallaud-Belkacem

Ce que j’attends du ministre de l’Education nationale

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 02 juin 2017 / Société

Mots-clés : , , ,

Passation de pouvoir entre Jean-Michel Blanquer et Najat Vallaud-Belkacem, mai 2017. SIPA. 00807035_000006

Jean-Michel Blanquer, que j’ai eu l’occasion d’interviewer lorsqu’il a sorti son livre programmatique il y a quelques mois, est dans de bonnes dispositions. Il se nous promet d’éradiquer le pédagogisme, qui « doit désormais relever du monde d’hier » — au grand dam desdits pédagos, qui le vomissent d’emblée, puisque leur candidat était l’ineffable Benoît Apparu. L’ineffable Claude Lelièvre, « historien de l’Education », l’a encore confirmé récemment, voyant en Blanquer « un choix par défaut » : on n’est pas plus aimable. Le nouveau ministre — et qui le restera, c’est écrit dans les étoiles — promet, conformément à une promesse de campagne de Macron, de diviser par deux le nombre d’élèves dans les CP problématiques ; de recréer des « études » pour que les enfants du Primaire puissent y faire leurs devoirs, loin de la foule déchaînée et de la télé de leurs parents ; de réorganiser les programmes d’Histoire de façon à réintroduire un fil chronologique dans des programmes éclatés aujourd’hui façon puzzle — bref, de revenir sans trop le dire à 2008 : Laurence de Cock en crèvera de rage.

Je signerais des deux mains si…

Il parle aussi de concentrer le Bac sur quelques épreuves — peu importe, le Bac ne vaut plus rien, c’est un symbole vide, l’essentiel est de permettre in fine aux universités de sélectionner sur le modèle des BTS ou des prépas — et le ministre serait bien avisé de reconsidérer les décisions de son prédécesseur sur les chaires sup’… Et de donner une large part d’autonomie aux établissements — les plus extrémistes des macroniens voient briller au firmament du ciel pédagogique français des copies conformes aux Charter Schools américaines ou aux Free Schools britanniques. Sans compter qu’il compte poursuivre la politique des internats d’excellence, dont j’avais eu l’occasion jadis de dire plein de bien — ce qui avait incité Mme Vallaud-Belkacem (qui est en grand danger à Villeurbanne, hé hé…) à tout faire pour les ranger dans le lot commun afin qu’ils perdent toute spécificité, partant toute efficacité.

Je signerais volontiers ce programme des deux mains (avec de fortes réserves sur l’autonomie, dont d’ailleurs les responsables du SNPDEN, le principal syndicat des chefs d’établissement, ne veulent guère, ils savent trop comment on allume une guerre scolaire en France jacobine), à condition que la rue de Grenelle apporte quelques précisions — d’où l’intérêt du débat auquel j’ai participé.


L’Heure des Pros du 30/05/2017 par CNEWS

Diviser par deux le nombre d’élèves dans les classes de CP les plus problématiques a l’air d’une bonne idée — sauf qu’elle fut en son temps essayée par Luc Ferry, qui l’a rappelé l’air de rien, en se gardant bien de dire que ce fut un échec. Le quantitatif cédera toujours le pas devant le qualitatif, et il ne sert à rien d’avoir peu d’élèves si c’est pour qu’on leur apprenne à lire / écrire selon les méthodes éprouvées par Roland Goigoux et Evelyne Charmeux et qui ont fabriqué deux générations d’analphabètes. J’attends du ministre qu’il dise qu’il imposera des…

Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Paul Brighelli

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 6 Juin 2017 à 14h06

      reflechisson dit

      ma femme ancienne institutrice qui a débuté en 1965 avait 52 élèves,et tous savaient
      lire au cp.Mon grand père né en 1884 (la préhistoire) me racontait qu a paris
      dans sa classe ils étaient 80 et j ai sa correspondance sans aucune faute.Mes enfants
      sept ans d écart,tous les deux le meme cursus et déjà un monde d écart.La première
      avait bénéficié des classes homogènes,l autre non, la différence était déjà importante,je ne parle meme pas de mes petites filles,catastrophe annonçée, A cela
      plusieurs erreurs à mon sens,plus de discipline, pédagogie délirante, abaissement
      du niveau, difficulté pour l enseignant d avoir des classes multiculturelles

    • 5 Juin 2017 à 14h50

      remember1962 dit

      a 25/30 eleves en CP avec la methode syllabique, toute la classe sait lire en fin d’annee.Mon experience Antibes, Berlin,Kourou,Marigot(St Martin), Palo Alto(Californie)1975-1998

      • 5 Juin 2017 à 15h10

        rolberg dit

        Ces élèves apprennent-ils du coup à associer les accents à la langue française 6

      • 5 Juin 2017 à 15h13

        rolberg dit

        Ces élèves apprennent-ils du coup à associer les accents à la langue française ? 

    • 5 Juin 2017 à 12h33

      vieuxchameau dit

      J’espère vivement que les NVB-NKM etc seront pulvérisées et disparaîtront de la vie politique….
      Cela écrit la division des classes me fait rigoler…En effet, je connais des endroits où il y a 5 ou 6 élèves dans une classe et le prof. s’arrange toujours pour en virer quelques uns, conséquence: ce genre de prof finit par donner des cours particuliers ou travaille pour son propre compte pendant ses heures de classe !!!
      Quelque soit le nombre, l’élève qui n’est pas motivé ou qui refuse d’étudier , de fournir les efforts nécessaires pour réussir, sera toujours en situation d’échec et en rejettera toujours la responsabilité sur autrui ou sur la société…..

      • 5 Juin 2017 à 15h10

        i-diogene dit

        … Quand un ou deux élèves ne foutent rien, il faut les recadrer..!

        … Quand toute la classe ne fout rien, il faut recadrer l’ enseignant..!^^

        C’est bien joli de se retrancher derrière un repli identitaire, mais c’est bien souvent l’ enseignant qui est incompétent, voire démissionnaire..

        L’EN devrait mettre en place des structures d’ appuis pour les enseignants, des formations pédagogiques et de management..

        L’ enseignement est le secteur qui présente le plus fort taux de dépressifs de la société: l’ EN jette les nouveaux enseignants dans la bagarre sans formation sérieuse en matière de communication..

        D’où la cata..!^^

        • 5 Juin 2017 à 15h15

          rolberg dit

          Il faut faire assumer aux enseignants et enseignantes l’autorité d’imposer un apprentissage coopératif où même les enfants de haute classe sont tenus d’apprendre en montrant.

        • 5 Juin 2017 à 15h26

          i-diogene dit

          NAN..!

          L’ autoritarisme est contre-productif: rébellion, moqueries, peur, voire terreur ne sont pas de bonne conditions d’ apprentissage..

          Le respect, c’ est comme la confiance: ça se gagne, ça se mérite..!^^

    • 5 Juin 2017 à 11h49

      munstead dit

      Encore cette opposition de Brighelli à la réduction du nombre d’élèves par classe dont tout le monde sait, sans toujours oser le dire, qu’elle est une des conditions de base à un bon enseignement, en particulier dans les collèges difficiles. 

      • 5 Juin 2017 à 12h37

        vieuxchameau dit

        Je suis du terrain et en banlieue difficile. Je peux assurer que la réduction du nombre d’élèves par classe ne change strictement rien…Celui qui refuse le système, qui refuse d’apprendre, se contentera toujours de rejeter sa propre responsabilité dans l’échec sur autrui ou sur la société!!

        • 5 Juin 2017 à 15h21

          i-diogene dit

          Un gamin, c’ est naturellement curieux..

          .. Sauf quand l’ enseignant se retranche derrière un autoritarisme intolérant..

          Pose-toi les bonnes questions..:

          .. Le respect mutuel ne peut pas s’établir dans une relation autoritaire..!

          … Intéresser un auditoire fait appel à des méthodes de communications, surtout quand on n’ a pas la chance d’ être un orateur naturellement..

    • 5 Juin 2017 à 11h45

      munstead dit

      Le candidat des pédagogistes aurait été Benoit Apparu!!! L’article commence mal.

      • 5 Juin 2017 à 15h17

        rolberg dit

        C’est quoi ton pédagogique ? T’es contre. Sais-tu contre quoi tu es ?

      • 5 Juin 2017 à 15h27

        rolberg dit

        C’est quoi ton pédagogisme ? T’es contre. Sais-tu contre quoi tu es ?

    • 3 Juin 2017 à 23h11

      Pierre Jolibert dit

      En Histoire, les programmes de 2008, de l’avis des spécialistes, n’étaient pas mauvais.
      Putain, je le dis depuis 2008 et l’ai dit dès les ébauches.
      Qu’est-ce qu’ils ont pas pris, pourtant.

      • 4 Juin 2017 à 9h35

        expz dit

        Oui,c’est exact. Le plus étonnant fut les évaluations nationales ,essentielles pour vérifier le niveau réel.1er problème , l’enregistrement des résultats était consternant (obligeant les enseignants à faire une pénible saisie de chiffres: l’utilisation de stylos optiques semblait plus judicieux).2e problème:ces évaluations furent alors , au fur et à mesure, complètement dévoyées…
        En me souvenant… Et en prenant comme exemple la résolution de 6 opérations: La première de évas avait comme grille:
        1:toutes opés sont réussies
        9:1 opé fausse, les autres justes.
        0:2 opé fausses ou non résolues.
        Par saisie , on obtenait alors le score global.
        Puis les année suivantes, on introduit une nouvelle grille en rajoutant:
        5:2 opé fausse , le reste juste
        Puis:
        6:3 opé fausses…etc…Sans oublier d’ailleurs le côté répétitif et sans surprise des épreuves d’une année à l’autre.
        Et ces résultats supplémentaires étaient , évidemment , pris en compte positivement dans le score final (on appelle cela: relever le niveau…).

        • 4 Juin 2017 à 14h02

          Pierre Jolibert dit

          J’avais oublié car n’avais que très vaguement perçu cette histoire d’évaluations.
          J’ai apprécié dans cet article de M. Brighelli l’effort de nuances dans l’appréciation des différentes époques : des mérites relatifs de 2008 et de ceux des années 1950 : Né en 1953, je n’ai jamais eu de devoirs à faire à la maison (des leçons, oui), en raison d’une circulaire parue dans ces années-là. L’idée pédagogique était certes d’empêcher les parents lettrés d’aider leur progéniture (on se souciait déjà d’égalitarisme par le bas), mais l’effet réel fut de nous amener à travailler en étude, de 5 à 6 le soir.
          Il y avait déjà des idées pédagogiques.

    • 3 Juin 2017 à 18h30

      Nolens dit

      Ôter la nationalité française à Belkacem et la renvoyer en Algérie ou ailleurs (mais voilée) serait pas mal.

      • 3 Juin 2017 à 18h33

        desi dit

        vachement malin, vraiment, super intervention.
        vous vous croyez sur fdesouche ici ?? ou minute ??

        • 4 Juin 2017 à 5h48

          Nolens dit

          En quoi c’est gênant (visiblement ça l’est pour vous) de manifester, même de façon outrancière comme je l’ai fait, un ras-le-bol de ces musulmans venus pour détruire ce que nos ancêtres ont construit durant des millénaires.
          Je ne suis jamais allé sur fdesouche ou minute, mais je gage que ce sont des sites au moins aussi respectables que Mediapart.
          Ce qu’ont fait les pédagogistes et leurs complices, actifs ou passifs, à l’école de la république est criminel, c’est l’avenir de nos enfants qu’ils condamnent.

        • 4 Juin 2017 à 13h14

          Pierre Jolibert dit

          L’outrance gagne à la vraisemblance (mention de l’Algérie).
          Elle gagne encore plus à un vrai patronyme pour l’assumer.

    • 3 Juin 2017 à 15h16

      Robinson dit

      Ce nouveau ministre est certes beaucoup moins joli, mais il semble tellement plus sérieux et compétent.

      • 3 Juin 2017 à 16h39

        Lecteur 92 dit

        @Robinson
        Espérons et attendons car entre les intentions, les déclaration et les faits, il y a parfois une grande différence.
        Chat échaudé craint l’eau. Je n’ai plus beaucoup de confiance dans les déclarations de nos hommes politiques et souvent les actes vont dans le mauvais sens.

        • 3 Juin 2017 à 18h54

          gnu dit

          Craint l’eau … froide
          J’espère que vous n’êtes pas un oiseau de mauvais augure.
          Et au lieu d’attendre comme des moutons, soyons positifs et agissons chacun à notre niveau.

      • 5 Juin 2017 à 15h22

        rolberg dit

        Les élus, surtout les ministres, envoient leurs enfants à l’école privée. L’école publique, c’est pour les autres, pour la frange minable de leurs électeurs. 

    • 3 Juin 2017 à 13h00

      mutiny dit

      Les méthodes les plus égalitaires, les plus accessibles, sont les plus simples. La méthode syllabique pour lire, les méthodes classiques pour additionner, soustraire diviser. Quelle importance que ce soit archaïque? Commençons par des programmes qui soient lisibles et compréhensibles par les enseignants: un mot pour dire ballon et non 3 : “élément ludique rebondissant” me semble t’il.
      Le 1er respect de nos enfants c’est de croire qu’ils sont, à quelques rares exceptions, capables d’apprendre, peu importe leur origine.
      Et oui, on fabrique les inégalités, autour de moi, les grand-mères compensent l’inefficacité des méthodes en apprenant à lire “à l’ancienne” à leurs petits enfants.. Les plus défavorisés, à qui on dispense un enseignement ludique et moderne et qui ne peuvent être soutenus à la maison, sont laissés pour compte…
      Respectons les enfants “défavorisés” en pensant qu’ils ont la même capacité d’apprendre que les autres. Améliorons leur confort matériel, certes, via des études encadrées par exemple, mais ayons aussi de l’exigence vis à vis d’eux, c’est les aider et les respecter..

      • 5 Juin 2017 à 15h25

        rolberg dit

        Le postulat traditionnel des syllabistes : Tous les enfants sont préprogrammés à apprendre à lire par la syllabe, même ceux qui la mange.

    • 3 Juin 2017 à 9h59

      Lecteur 92 dit

      @JPB
      Assez d’accord avec vous, mais si l’on devait supprimer dans l’EN toutes les ânerie que l’on y a mise depuis 68, je pense qu’il faudrait 3 quinquennats réservés à cela.

      • 3 Juin 2017 à 15h20

        gnu dit

        Non il n’est pas question de temps pour réformer, mais de volonté.

        • 3 Juin 2017 à 15h31

          durru dit

          Il faut changer de générations. Vous avez une solution miracle, peut-être?

        • 3 Juin 2017 à 19h20

          gnu dit

          Il faut des réformateurs et des bâtisseurs qui n’hésitent pas à provoquer des électrochocs et se fichent des réactions archaïques des dinosaures en place, tous systèmes confondus.
          En informatique on utilise la refonte totale, bien plus efficace que la maintenance au coup par coup qui dénature de plus en plus le système initial.
          Est-ce que Macron a mis 3 quinquennats pour fonder un parti et arriver au pouvoir ?
          Est-ce que l’état islamique a mis 15 ans pour devenir ce qu’il est (attention je ne cautionne surtout pas) ?
          Avec de la volonté on peut abattre des montagnes, avec la médiocrité de nos petits comptables au pouvoir (Vallaud-Belkacem évidemment compris) on en est à notre situation actuelle.

    • 3 Juin 2017 à 5h07

      todike dit

      Après avoir écouté l’émission, et à propos de l’apprentissage “par coeur” des fables, voici une anecdote qui justifie votre position : j’ai appris le russe au temps du rideau de fer. Les élèves se partageaient en deux groupes : ceux qui avaient appris le russe sur les genoux de leur grand-père (et c’était le russe de cour, très chic) et les enfants de communistes. Cet apprentissage était fondé sur l’apprentissage par coeur, non seulement de poèmes, mais aussi de prose. Lors d’un voyage en Yougouslavie, perdue dans la ville, j’ai demandé mon chemin en russe, en utilisé pour cela des bribes de textes appris. Et mon interlocuteur, qui avait appris les mêmes textes que moi, m’a renseignée en utilisant d’autres bribes, entre autres des passages du “Don paisible” : cela donnait quelque chose comme “longez l’onde amère le temps d’un songe” pour dire “suivez le quai pensdant 5 minutes”…

      • 3 Juin 2017 à 5h09

        todike dit

        oups ! Yougoslavie ! en utilisant ! pendant ! je suis sûre que vous apprenez à vos élèves à se relire…

    • 3 Juin 2017 à 4h33

      todike dit

      Je saisis l’occasion de rendre hommage à l’excellent professeur d’histoire de ma fille au lycée Condorcet, qui a commencé son année par un tonitruant : “je suis trop vieux pour être inspecté. Donc JE parle et VOUS grattez”…

      En revanche, les CPES ont disparu au lycée Henri IV lors du départ de M. Corre.

    • 3 Juin 2017 à 2h42

      Michel Bourvon dit

      Vues les réactions je comprends bien que je tombe au milieu d’un débat d’initiés, dont je ne suis pas.

      Je suis le père de deux enfants, très différents. Pas en âge (ils ont 11 et 13 ans) mais en tempérament. Ils sont dans le même collège, reçoivent les mêmes enseignements, souvent des mêmes profs (bons ou mauvais, là n’est pas le propos, mais ils sont globalement bien vus par la communauté des parents). Pourtant, bien qu’ayant les mêmes profs et les mêmes enseignements, ils y réagissent très différemment.

      Je suis frappé qu’un tel article, qui se veut une “Ré-éducation”, ne parle jamais d’empathie, et ça me consterne.

      Je suis aussi très frappé que toutes les 5 lignes, l’auteur ressente le besoin “d’allumer quelqu’un”. Bon, attendons qu’il ait fini de parler de lui-même avant de se faire une idée de son opinion. En tant que parent, j’en ai rien à foutre des outils pédagogiques que “subiront” mes gosses. L’important est qu’il s’épanouisse.

      D’où mon recours à l’empathie, dont ce texte est bien dépourvu.

      • 3 Juin 2017 à 14h58

        C. Canse dit

        Michel Bourvon

        Vos enfants vont à l’école pour s’instruire, apprendre, essayer, essayer encore non pour “réagir”. Les parents, vous donc, restent aux portes de l’école, ils n’ont rien à y faire puisqu’ instruits, en principe, donc ils sont invités à communier ailleurs.
        L’école, quel qu’en soit le niveau, est le lieu réservé aux enseignants et aux élèves (écoliers, collégiens, lycéens, étudiants).
        Les enseignants ne sont pas des psychiatres, ils sont là pour dispenser un savoir et s’assurer que les élèves intègrent ce savoir le tout emballé dans un substrat de séduction car le prof est auteur, acteur et metteur en scène de son cours ; les profs n’ont pas vocation à vendre de l’empathie, ils sont humains et savants, c’est déjà pas mal. 
        Il est surprenant, en revanche, qu’aucun enseignant ne subisse de test de personnalité afin de s’assurer de l’inexistence de sadisme et autre perversion dont le jeune auditoire pourrait être victime ainsi la question de l’empathie n’aurait plus lieu d’être. Qu’on ne me dise pas que c’est impossible car pendant des années, c’était une épreuve éliminatoire au concours d’inspecteur de police. 

      • 4 Juin 2017 à 2h39

        Simbabbad dit

        “L’important est qu’il s’épanouisse.”
        Non. Cela n’a rien à voir avec l’école.

        • 5 Juin 2017 à 15h29

          rolberg dit

          Foutaise. C’est à l’école qu’il faut apprendre à apprendre ensemble. Autrement, on élit des messies qu’on rejette quand on les connaît mieux.

      • 5 Juin 2017 à 15h34

        rolberg dit

        Merci ! Les opposants au pédagogisme, qui ne savent pas à quoi ils s’opposent, rêvent d’une école où tous les enfants sont identiques, tous préprogrammés à apprendre comme l’école leur enseigne. Ca peu la droite à plein nez 1

    • 2 Juin 2017 à 22h36

      gnu dit

      Bien sûr que réduire le nombre d’élèves par classe est fondamental.
      Mon fils avait un comportement lamentable en lycée, classe de 40 élèves, il foutait le b… et les profs le détestaient. En pension dans une classe à 18, il s’est réveillé et mis à travailler, les profs l’ont apprécié et il a eu d’excellents résultats.

      • 3 Juin 2017 à 4h48

        durru dit

        C’est que l’éducation reçue à la maison n’était pas la bonne.
        Le nom de l’institution est trompeur: l’éducation doit se passer à la maison, l’école est faite pour instruire.
        Cette déresponsabilisation généralisée actuellement en place a fini de convaincre les parents que leur seule responsabilité est de mettre au monde des enfants, l’Etat se chargeant du reste. Quelle connerie!

        • 3 Juin 2017 à 9h55

          Lecteur 92 dit

          @Durru
          Assez d’accord, il faudrait que l’on revienne à l’Instruction Publique car l’éducation, c’est les parents, l’instruction c’est l’état.
          Quand c’est l’état qui fait l’éducation, ce plus une démocratie.

        • 3 Juin 2017 à 9h57

          Lecteur 92 dit

          Lire : suite ce n’est plus une Démocratie au lieu de ce plus

        • 3 Juin 2017 à 12h27

          gnu dit

          @durru, vous racontez n’importe quoi, je pense que vous votre éducation est à revoir.
          Evidemment que l’éducation doit se passer à la maison, je ne vous parle pas de ça ! je vous parle juste de l’importance du nombre d’élèves par classe.
          Ma fille, avec la même éducation, n’a jamais eu le moindre problème à l’école, ok ? mon fils avec un an de plus , pas de pb de comportement non plus, ok ?
          Quant à votre déresponsabilité généralisée, parlez pour vous au lieu de radoter, bon nombre de parents que je connais s’occupent très bien de leurs enfants : vous êtes un hermite reclu dans sa grotte et connecté au monde avec une simple connexion internet ?

        • 3 Juin 2017 à 15h30

          durru dit

          Gnu, vu les interventions que vous faites par ici (voir un peu plus bas sur ce même fil, pour ne pas aller plus loin), la notion d’éducation en famille vous est totalement étrangère.
          Quand je parle de déresponsabilisation, je radote, certes, et vous en êtes un exemple vivant.
          Vous pouvez très bien avoir des professeurs qui arrivent sans problème à faire cours correctement avec 35 élèves et d’autres qui n’arrivent pas avec 15. Allez savoir pourquoi…
          Par ailleurs, vu le nombre de fois que je vous ai lu reprendre tel ou tel intervenant quant à l’usage du français, vous devriez arrêter, vous n’avez simplement pas le niveau pour ça, mon vieux.

      • 3 Juin 2017 à 19h17

        Guenièvre dit

        Le nombre d’élèves par classe n’est pas si déterminant qu’on le croit. J’ai connu des classes de 30 élèves sans problème et des classes de 14 élèves épouvantables…Tout est question d’alchimie. Il suffit parfois d’un ou deux enfants difficiles pour perturber l’ensemble. Bref il n’y a pas de règle.

    • 2 Juin 2017 à 18h29

      Bacara dit

      Bien sûr qu’il faut une France jacobine.

      • 2 Juin 2017 à 22h46

        Miss-sourire dit

        Ah? Bon…!

      • 3 Juin 2017 à 4h53

        durru dit

        Une France jacobine dans une UE jacobine dans un monde jacobin. Avec moi à la tête. Ca me va très bien. Autre chose?

    • 2 Juin 2017 à 16h51

      Scarabas dit

      Vive Brighelli, la liste des rois de France, le calcul mental et la dictée quotidienne !

      • 2 Juin 2017 à 19h21

        C. Canse dit

        Et analyse grammaticale, logique, conjugaisons et géographie, biologie et lecture à voix haute, opérations et problèmes. Interdiction des calculettes, tablettes et téléphones portables.
        Fin du collège unique. Vive la méritocratie. 

        • 2 Juin 2017 à 19h23

          C. Canse dit

          Et poésie hebdomadaire, et musique et sport.

        • 2 Juin 2017 à 22h32

          gnu dit

          Sans oublier l’enseignement civique et moral à dose intensive.

        • 3 Juin 2017 à 4h55

          durru dit

          Gnu, “l’enseignement civique et moral” c’est le devoir des familles. Ca doit se passer à la maison, pas à l’école. On envoie les enfants à l’école pour apprendre à lire, écrire et compter, pas pour savoir dire bonjour. Si vous n’êtes pas capable de le leur enseigner, pas la peine d’en faire, des enfants.

        • 3 Juin 2017 à 18h28

          Nolens dit

          Déjà changer Ministère de l’Education Nationale en Ministère de l’Enseignement (et éventuellement de la Recherche) serait une bonne chose.
          Quant à l’enseignement civique et moral, inutile vu l’incivisme notoire et immoral de la classe politique.

      • 4 Juin 2017 à 7h20

        IMHO dit

        La liste des rois de France ? sérieux ?