“Mixité sociale” à l’école: un dangereux gadget terranovien | Causeur

“Mixité sociale” à l’école: un dangereux gadget terranovien

Sans un cadre républicain solide, c’est une utopie

Auteur

Antoine Desjardins

Antoine Desjardins
professeur de lettres modernes et membre du Comité Orwell

Publié le 31 janvier 2017 / Société

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Najat Vallaud-Belkacem au collège Roland Dorgelès à Paris, octobre 2016. SIPA. 00775666_000025

Un projet de délibération concernant une modification de la sectorisation des collèges sur plusieurs arrondissements (XVIIIe et XIXe) sera soumis au vote lors du Conseil de Paris qui a débuté hier et se finira demain. Il s’agirait de faire correspondre au mieux les capacités d’accueil des établissements avec le potentiel d’élèves résidant dans chaque secteur et de les adapter aux évolutions démographiques. Mais surtout, de « renforcer la mixité sociale ».

« Paris est l’académie où la ségrégation sociale est la plus forte de France », explique Alexandra Cordebard, adjointe au maire chargée des Affaires scolaires. La Ville a donc profité d’une proposition de l’académie concernant des  « secteurs multi-collèges »  pour engager cette nouvelle sectorisation qui vise à renforcer « l’attractivité » de certains collèges. Comme on dit dans ces cas là, la décision ne fait pas l’unanimité, notamment parmi certains parents d’élèves. L’imposition autoritaire de la mixité sociale risque de créer beaucoup d’effets pervers. En tant qu’enseignant et parent, je voudrais donner mon avis.

Qui protégera les bons élèves?

La mixité ne peut se concevoir comme horizon que dans un cadre républicain très fort au sein d’une école réinstituée qui prônerait le travail, le mérite et la transmission et sanctionnerait sans états d’âmes les fauteurs de troubles.

Dans le cadre d’une société veule et individualiste, livrée à la marchandisation, à la perte des valeurs et des repères, à la lâcheté et à l’absence de vertu citoyenne de beaucoup d’adultes d’encadrement et d’autorité ; dans le cadre d’une école livrée à un pédagogisme mortifère et nihiliste qui l’aspire par le bas (toujours plus bas !) la mixité est un gadget sociétal « terranovien » qui produira encore plus de chaos pour le plus grand bonheur des contempteurs de l’Institution scolaire et du secteur marchand qui attend tranquillement sa ruine complète.

Au lieu de se livrer à des magouilles gestionnaires, sous couleur de « mixité sociale » à marches forcées, les pouvoirs publics feraient mieux de restaurer partout l’autorité et l’instruction. Je ne jetterai sûrement pas la pierre aux parents qui n’ont pas envie qu’on tartine uniformément sur plusieurs collèges, la gangrène de la violence et du laxisme et que leurs enfants en fassent les frais.

La République doit commencer par garantir la paix et la sécurité partout avant de promouvoir artificiellement la mixité. Supposons que j’aie une petite fille en classe de sixième, mignonne et fragile, qui lit beaucoup et présente toutes les tares de l’immonde bourgeoisie: finesse, délicatesse, sensibilité, goût pour l’étude. Souffrez que je ne veuille pas que du jour au lendemain elle devienne une proie facile pour des petits caïds à qui des adultes (qui sont des bobos bisounours ou des lâches pratiquant le ponce-pilatisme à temps plein : je pense notamment à des principaux de collèges) laissent le champ libre. Qu’elle puisse faire l’objet de rackets, de pressions, de menaces, côtoyer des dealers me rendrait malade. Qu’elle puisse subir l’incurie d’adultes démissionnaires et sycophantes me hérisserait.

Leur « vivre-ensemble » suppose une République implacable

Il faut rétablir la sanction. Dans une société où un groupe d’élèves de ZEP un peu sauvageons qui violent une éducatrice peuvent se voir infliger en punition quelques heures de Travaux d’intérêt collectif (TIC) et un stage de canoë kayak dans les gorges du Verdon, il est permis de s’interroger sur la capacité du gauchisme éducatif à remettre sur les rails une école juste et exigeante. On voit, et c’est cela qui devrait attirer l’attention des réformateurs « progressistes » de plus en plus d’élèves de lycées professionnels (souvent d’origine modeste) qui réclament à cor et à cris des sanctions… et de pouvoir travailler. Pourquoi ne commence t-on pas par résoudre ce type de problème ? Les pédagogistes à la petite semaine préfèrent toujours venir en aide aux racailles, c’est leur fond de commerce. Ils n’aiment pas les élèves méritants et scolaires des milieux modestes qui veulent étudier.

Extrait du film Entre les murs de François Bégaudeau

Le « vivre-ensemble » (slogan au mieux niaiseux) suppose d’abord une République implacable, qui sanctionne toutes les voies de fait, tous les rapports de force au lieu de verser dans la culture de l’excuse sociale et de s’accommoder du Far-West dans les établissements. Le fascisme, c’est la loi du plus fort. On ne rend service à ceux qui sont des caïds, aux fauteurs de troubles, qu’en leur opposant le principe d’une loi inflexible, valable pour tous et qui ne souffre pas d’exception.

Pas d’excuse. Le travail à l’école, c’est sacré. La mixité, horizon utopique et qui comme toutes les utopies peut emporter des désastres, n’est concevable que dans une école où toute démagogie serait éradiquée. Ce n’est pas demain la veille.

Je crois que je préfère récupérer ma fille entière et faire de la peine aux utopistes des beaux quartiers qui font subir aux autres ce qu’eux mêmes ne voudraient en aucune façon pour leurs enfants probablement planqués dans du privé hors de prix.

Fourrier de la privatisation, le laxisme généralisé et le renoncement à instruire du gauchisme utopique aura de toute façon préparé une « ségrégation » bien pire que toutes celles qu’on nous enjoint de faire cesser : les pauvres et les classes moyennes seront dans le public parqués à moindre coût et les nantis iront dans des « high-schools » feutrées où l’entre soi aura de beaux jours devant lui. Pendant qu’on apprendra aux uns à « vivre ensemble » à coups d’EPI (enseignement pratique interdisciplinaire, la fumisterie à la mode) les autres feront du latin, des mathématiques et étudieront les grands textes.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 6 Février 2017 à 9h11

      Pol&Mic dit

      ça n’a peut-être pas de rapport (quoique)……
      mais c’est un peu fort quand même : alors que la Gauche fustige le “pas d’amalgame”, alors qu’elle (la Gauche) le fait en permanence !!!!!!

    • 5 Février 2017 à 9h04

      Pol&Mic dit

      le “modernisme” …. (à la………..!)
      est BEAUCOUP plus compliqué que NOTRE tradition……(qui vaut bien celle des autres)

    • 5 Février 2017 à 4h47

      Pyrrhon dit

      Si la scolarisation est obligatoire, pour la raison initiale que les classes pauvres et non instruites n’en voyaient pas la nécessité, la responsabilité est toujours celle de la famille. C’est pourquoi les parents soucieux d’une bonne instruction votent avec leur chéquier. Ce qui, pour certains, est un lourd sacrifice.
      Pour le moment, l’Éducation Nationale est soumise à ses pédagogues, ses idéologues, ses politiques. Qui font de la résistance à tout changement réel. 

    • 5 Février 2017 à 3h44

      Livio del Quenale dit

      lavez vos lunette niaiseuses de nigaud
      c’est la politique “Coolgate”, on vous entube et en plus
      vous marchez sur le tube vous n’arriverez pas a remettre dans le tube cette haine mentholée. 
       

    • 4 Février 2017 à 23h59

      Chriff dit

      Votre réquisitoire n’apporte aucune solution. 
      Quant aux “racailles” posez-vous la question de savoir ce qui les a rendus comme ca? 
      Votre texte fait appell aux mêmes arguments du siècle dernier contre la mixité sociale avec les fils de paysans, les “bouseux”. Notamment quand vous écrivez: “L’imposition autoritaire de la mixité sociale risque de créer beaucoup d’effets pervers.” 
      Par contre, bravo pour le choix de la photo qui illustre votre article. On y voit dans une classe au milieu d’élèves Najet V. Belkacem, notre belle, jeune, maghrébine et première femme ministre de l’Education Nationale de toute l’histoire de France.
      Elle fait honneur à toutes ces luttes féministes. 

    • 4 Février 2017 à 18h52

      zelectron dit

      La nouvelle alliance des carpes et des lapins ?

    • 4 Février 2017 à 18h31

      Bento dit

      Bravo! et Merci!
      Bento, prof de lettres à la retraite

    • 2 Février 2017 à 3h36

      chlomo dit

      ok avec ça !

      bien rappeler aussi que les familles étrangères elles-mêmes font le déménagement de ces quartiers pour pouvoir scolariser leurs filles aussi et vivre en paix …

      les problèmes ? bin , l’état , nos administrations !

      tout est dit par ce monsieur

      qu’on dise où Lang ou Hollande ont scolarisé leurs gosses et
      l’explosion des Yéshivées dans certaines villes qui refusent du monde ???

    • 1 Février 2017 à 23h47

      Eric Dufour dit

      ““Mixité sociale” à l’école: un dangereux gadget terranovien Sans un cadre républicain solide, c’est une utopie”

      Mais cela ne date pas de Terranova — qui ne fait que reprendre le flambeau — mais du milieu des années 70 avec le “Collège unique” !!!! Et ce n’est pas qu’une question de “mixité sociale” — sauf à présupposer que les enfants issus de milieux défavoriser sont cons — désolé, il n’y pas d’autre mot — par nature.

      En fait, “l’écroulement républicain” a été concommitant au développement du “Collège unique”, au droit à tous aux “études secondaires”, au développement du mépris pour les filières “manuelles” !
       

      • 1 Février 2017 à 23h51

        Eric Dufour dit

        Toutefois, je partage en tout les idées développées dans l’article et en particulier le dernier paragraphe.
         

    • 1 Février 2017 à 19h55

      IMHO dit

      Dans toute cette diatribe on ne trouve aucune description de la modification de la sectorisation des collèges sur plusieurs arrondissements de la carte scolaire . On est donc obligé de faire confiance au libertin polymorphe quant au bien-fondé de sa fureur .

    • 1 Février 2017 à 18h42

      ylx dit

      Dans les articles qui fustigent les méfaits de l”EdNat je lis partout des commentaires comme celui-ci : “L’école privée est le dernier refuge de l’enfance en danger contre un état devenu fou.”
      Mais ce n’est pas si simple tellement la demande est forte. Les dossiers doivent être déposés parfois 18 mois avant la rentrée. Ces établissements croulent tellement sous les demandes qu’ils peuvent pratiquer une discrète sélection afin de prendre les meilleurs …et comme me le disait le CPE de Buffon, ” ce sont ses élèves qui font le niveau de leur établissement.” Dans l’Ouest de la France le privé catholique est solidement implanté, mais il ne peut pas recruter au-delà d’un certain quota par rapport aux effectifs du public. Dans ma grosse commune, il existe une autre obligation telle que le collège privé ne peut pas accepter plus d’élèves que le collège public et comme par hasard le nombre d’élèves du collège privé égale celui du public à une unité près.Il ne pourrait pas recruter plus d’élèves.
      Les classes CHAM du public ont une particularité intéressante.Elles échappent à la sectorisation car elles sont sensées recruter des élèves ayant une formation artistique, contrôlé par un examen oral.
      Mon petit-fils qui n’avait jamais vu une note de musique de sa vie a été sélectionné du fait de son bon dossier scolaire. Pour cette raison les collèges CHAM ont un niveau extraordinairement élevé ! Ces élèves, outre leur programme ont un aprés-midi de solfège, pratiquent un instrument, participent à la chorale. Dans ces collèges on constate que peu d’enfants sont originaire d’outre-Méditerranée!
      Il est donc faux de penser que le privé peut être la roue de secours du public. J’ajoute que contrairement à ce qui se dit les coûts d’inscription dans le privé ne pas du exorbitants, compte tenu du service rendu (il existe tout un système de péréquation).

      • 1 Février 2017 à 22h36

        Flo dit

        Du côté de chez moi, la sélection pour les classes CHAM est faite par le Conservatoire sur des enfants qui y sont inscrits.  Bref, ça se prépare quelques années à l’avance.  

        • 1 Février 2017 à 23h36

          ylx dit

          Bonsoir Flo,
          Oui faire CHAM ça demande beaucoup de boulot avant l’entrée en 6ème et …après. Mais le jeu peut en valoir la chandelle. Par ailleurs les exigences requises pour l’éducation musicale sont aux antipodes de l’idéologie pédagolitaire dominante.

        • 2 Février 2017 à 2h28

          Monge dit

          Désolé de vous ennuyer mais ça c’était avant, quand on croyait qu’apprendre la guitare etait difficile Etna demandait du travail. 
          Nous étions bien stupides et les “nouveaux” conservatoires parlent de compétences, virent les profs un peu exigeant qui croient qu’un do dièse reste un do dièse, même en socialie. Regardez les réformes en cours, conduites par des mairies ( eg. : il me semble Chalon-sur-Saône) avides d’économie et de modernité. Vous verrez que les Chams sont menacées. Mais il restera toujours le bon vieux cours particulier !!

        • 2 Février 2017 à 3h41

          chlomo dit

          l’apprentissage de la musique est un sacerdoce …
          on ne peut pas fonctionner avec des gosses qui foutent la merde et qui en ont rien à cirer de la musique qui plus est occidentale …

        • 2 Février 2017 à 11h22

          Flo dit

          Bonjour ylx,oui le jeu en vaut clairement la chandelle. 

        • 2 Février 2017 à 11h24

          Flo dit

          Monge, c’est vrai aussi que les Conservatoires se plient aussi à la doxa. Il nen reste pas moins que les classes CHAM sont encore un abri.  Pour combien de temps ? 

      • 2 Février 2017 à 2h20

        Monge dit

        Un refuge est un abri, mais sa taille est forcément limitée ! Mais c’est un abri et c’est bien ce qui explique la tension sur ces établissements qui ne sont pas meilleurs (dans l’ensemble) que ceux du public. Simplement on peut sélectionner à l’entrée sur le bulletin et donc ne conserver que des élèves et des familles “motivés”.
        Si l’on souhaite que cette tension disparaisse il suffit de rendre la ressource moins rare! Par exemple de supprimer le collège unique,  d’accepter la sélection à la fac, un tri à l’entrée du lycée. En très peu de temps le privé retrouvera le rôle qu’il avait de recours des élèves en difficulté.
        C’est ce que vous démontrez avec les Chams qui ont été dévoyées. Leur succès vient en grande partie de leur desectorisation et de leur niveau (déjà faire de la musique est une preuve d’exigence)  : on peut fuir le quartier et les racailles. Mais si la gauche reste je vous fiche mon billet que leurs jours sont comptés, comme les classes bilangues et autre sections d’allemand! 
        Il faudra alors trouver d’autres refuges et cette fuite perpétuelle en avant des parents avec la peur de rester sur le carreau est la grande ignominie des ministres successifs même si belkacem tient le pompon. Je serais curieux de savoir où vont ses enfants ! Mitterand lui n’avait pas perdu de temps, il avait CONVOQUÉ le proviseur d’Henri IV pour lui annoncer que Mazarine, élevée dans la discrétion mais pas dans la misère, serait désormais son élève, et fi des dossiers et autres formalités.
        C’est indigne et scélérat de devoir ruser, tricher voire payer (donc 2 fois!) pour simplement que son enfant puisse écouter en cours et ne se fasse pas frapper à la récréation, sans parler d’autres formes de perversions.
        Accepter ceci sans broncher c’est être soit très indifférent à ses enfants, soit très cynique, les gosses des autres RAF (mais il arrive que l’on soit le “gosse des autres”!), soit très “aveugle ” pour reprendre la litote d’un autre article sur les sdf ! 

        • 2 Février 2017 à 4h04

          chlomo dit

          @ Monge ,
          mais vous avez furieusement raison Monsieur et pour une fois , vive le privé comme les écoles confessionnnelles . l’ Ecole Normale de musique de Paris ( privée ) a été créée par de grands “maitres” (Alfred Cortot , Pablo Casals et Thibault )qui voulaient enseigner en toute indépendance de l’administration bureaucratique teintée d’idéologie de l’ époque (que dire aujourd’hui ) quitte à se démerder sans subventions de la ville de Paris et de l’ Etat .
          Pierre Petit en a été le gardien du Temple et cette (trés) grande Ecole a reçu et formé de grands musiciens du monde entier grâce à sa pertinence pédagogique , son ouverture et sa qualité …
          elle rayonne encore ! comme la Schola Cantorum

          jamais la musique n’ été aussi mal représentée et enseignée que depuis la gauche est aux affaires ( Boulez/Lang et consorts aux chiottes )

          oui , 1000 fois oui quand vous dites “en gros ” : un bon professeur en particulier peut valoir souvent un premier de conservatoire avec diplôme ( la pertinence du savoir n’ a rien à voir avec ça ) … je vous le confirme et puis il y a YouTube : juge de paix pour s’en rendre compte où la musique est jouée , honorée , quels instruments sont à l’honneur , c’est sans appel !
          Il n’y a pas que les fondamentaux de la langue française et les maths qui ont pris une gifle mais aussi la transmission et la reconnaissance des arts savants comme de l’ artisanat .
          les socialos sont des salopes intégrales , des pourris : il n’y a qu’a voir de quel côté , ils ratissent pour exister et se faire élire

          vous oubliez quand même l’importance “énorme ” des nouveaux moyens de communication dans la formation musicale : elles sont redoutablement efficaces même si internet ne remplace le professeur avec ou sans CA ou DE

        • 2 Février 2017 à 11h20

          Flo dit

          On est bien d’accord Monge, et on est bien obligé aussi de trouver des abris pour nos enfants. 

    • 1 Février 2017 à 17h32

      castor27 dit

      Au ministère on se fout des “bons élèves”, seul compte le nivellement par le bas. Au final, tous des nuls pour la plupart mais qui auront le BAC et qui pourront ensuite postuler dans l’EN avec une moyenne de 5 au concours d’entrée.

    • 1 Février 2017 à 13h26

      Ganzo dit

      Et si les gens, tous les gens, n’en voulaient de leur “mixité sociale”. Et si les slogans à la con les faisaien skhier ?

    • 1 Février 2017 à 13h15

      persee dit

       Dans les écoles du quartier Nord de Marseille, j’en ai une sous ma fenêtre , pas l’ombre d’un gallo-romain à l’horizon , dans le centre ville 6ème  ”bourge”  pas un non plus ,  . Le principal d’un collège du 6ème tant convoité , a passé sa carrière à inscrire des gamins qui  n’y avaient pas  droit , et de se justifier-”  quand je refusais, les parents passaient au-dessus par  l’inspection académique  et le résultat , j’avais les mômes de toute façon .  Le niveau, et l’ambiance mieux vaut ne pas en parler ! Donc , ce système , la mixité , c’est …..respirer l’éducation au niveau du trottoir , un imposture pour tous ! L’E.N est en faillite . 

    • 1 Février 2017 à 12h24

      Pol&Mic dit

      est-ce que c’est à l’école de s’adapter aux élèves ?….
      ou Aux élèves de s’adapter à l’école.?
      …….
      gare à votre réponse, les Gauchistes! (réfléchissez bien avant de répondre !)

      • 1 Février 2017 à 19h27

        Mouah dit

        S’il n’y avait que les gauchistes…

      • 2 Février 2017 à 4h07

        chlomo dit

        ma réponse :c’est à l’ élève de se conformer en tout point à la vie de l’ établissement sinon : dehors !

    • 1 Février 2017 à 11h51

      zelectron dit

      pour être “soft” disons que les carpes et les lapins ne sont pas fait pour vivre ensemble !

    • 1 Février 2017 à 11h45

      accenteur dit

      Les générations antérieures avaient cru à la mixité sociale par souci d’égalité des chances. On doit reconnaitre que cet idéal de promotion et d’intégration a permis à de nombreux petits Français d’avoir plus de diplômes et un meilleur emploi que leurs aînés.
      Puis quelque chose n’a plus fonctionné. Cet idéal qui avait réussi s’est transformé en cauchemar.
      Cette immigration massive de Musulmans qui n’hésitent plus, vu leur nombre, à refuser l’intégration qu’on leur propose, et donc l’école pour choisir les écoles coraniques coupées de nos valeurs et notre enseignement, nous donne l’impression d’avoir été dupés.

      • 1 Février 2017 à 15h11

        Hannibal-lecteur dit

        Accenteur, je ne crois pas que les ” générations antérieures ” aient œuvré pour la mixité sociale, non, au contraire, elles voulaient l’excellence : et c’est ainsi que s’opérait, de fait, cette mixité qui accueille l’excellent quand il se révèle, quelle que soit l’origine …et parfois ce n’était pas facile mais ça se faisait.
        Le mélange actuellement recherché – c’est un mélange, pas une mixité – a l’effet contraire: il nivelle par le bas, n’accueille personne en rejetant tout le monde.

        • 1 Février 2017 à 18h21

          François dit

          La mixité sociale n’est pas antinomique avec l’excellence. Le mélange n’est pas une mixité, je suis d’accord avec vous. Cela tient en effet à cette fameuse perte des re-pères ; à l’individualisme de nos sociétés donnant repli sur soi au nom du principe de précaution et du risque zéro. Du maternalisme en fait.
          J’ai rencontré mon meilleur ami à 14 ans, cela fait 49 ans. Fils d’ouvrier, petit caïd de sa banlieue et moi “de famille”. Le scoutisme nous a réuni. Nous avions un point commun ; des pères qui étaient des hommes, se respectaient en faisaient de même pour les autres, sans préjugés de classe sociale, et faisaient leur devoir.Eduquer leurs enfants, certes en fonction de leurs moyens. Patrick venait chez nous, y compris en vacances,et a découvert un autre monde. 1/2 siècle plus tard, il a fait une très belle carrière (mieux que la mienne)
          C’est ça le “vivre ensemble” Ça commence dans les familles et c’est d’abord et avant tout une question d’état d’esprit et de respect de l’autre. L’école ne peut rien si les familles n’adhèrent pas à une forme d’éthique. Si l’article est intéressant, je note que l’auteur considère qu’il faut favoriser un certain élitisme en protégeant les privilégiés quitte à séparer le “bon grain de l’ivraie”
          Mais qui est le bon grain ?

        • 2 Février 2017 à 4h09

          chlomo dit

          vrai : la barre était mise trop haute .
          parfois , il fallait un coup de pouce .
          la validation des résultats n’ étaient pas sans marge d’ erreur

        • 2 Février 2017 à 7h13

          Hannibal-lecteur dit

          Chlomo, OK.
          François 1/ l’excellence CRÉE la mixité.
          2/ le bon grain n’a besoin de personne pour se séparer de l’ivraie.
          3/ maternalisme? Inutile: égoïsme suffit. Ce maternalisme est votre ressenti. Pas question de le nier ni le mettre en doute …pour vous : mais ce qui s’applique à vous ne s’applique pas à autrui. 

        • 2 Février 2017 à 11h39

          François dit

          Non Hannibal, le maternalisme n’est pas mon ressenti, c’est (entre autres) celui d’un très grand sociologue plus connu sous le nom de Pape François, qui a deux reprises a rappelé récemment au conseil de l’Europe puis aux JMG que c’était le problème de l’Occident. Il est bien placé d’ailleurs, le maternalisme est une conséquence de la promotion effrénée de la Vierge à l’enfant.
          Rumsfeld disait : “L’Europe est une vieille femme peureuse”
          La crainte de certains (souvent justifiée de mettre leurs mômes dans des collèges trop connotés est que “leur bon grain” devienne de l’ivraie… et de fait, plusieurs de mes amis ont retiré leur môme du public pour les placer dans le privé.
          Le maternalisme est un état d’esprit, en effet de l’ordre du gynocentrisme.

    • 1 Février 2017 à 9h45

      Hypatie dit

      100 pour100 d’accord, sauf que vous avez oublié le grec (ancien,naturellement )dans ce que “les autres” étudieront .
      Merci pour cet article .
      Hypatie