On peut réformer l’Ecole en 3 mois | Causeur

On peut réformer l’Ecole en 3 mois

Mais aucun candidat ne le fera

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 21 avril 2017 / Société

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Fini de rire. Il faut se décider.

Et je me suis personnellement décidé en fonction des politiques éducatives envisagées par les différents candidats.

« Mais vous êtes donc aveugle aux questions économiques ? Au chômage de masse ? À la dissolution de la nation dans l’européanisation, la mondialisation, le Marché divinisé ? »
« Et les questions de sécurité, alors ? L’immigration sauvage ? Et… »

J’adore la valse des milliards que nous promettent la plupart des candidats. Ils iront les pêcher où, leurs milliards ? Depuis 1973, depuis que Pompidou — un autre ex-employé de la banque Rothschild — a accepté que la France ne puisse faire fonctionner sa planche à billets et s’auto-financer, depuis que nous sommes pieds et poings liés devant les diktats des banques privées, nous n’avons d’argent que si les grands financiers internationaux le décident. « Il suffira d’emprunter ! Nous sommes solvables, à long terme ! »

L’école, sous un certain angle, ça ne coûte rien de la réformer

Pas du tout. Si vous voulez savoir ce qui nous pend au nez, jetez un œil sur ce que Wolfgang Schaüble a fait à la Grèce — le piège dont les mâchoires se referment, ces jours-ci. Ces salopards veulent une Europe à deux vitesses — et nous ne serons pas en tête. Tout comme ils ont fait une école à deux vitesses. L’Ecole du Protocole de Lisbonne avait pour fonction de réduire la nation. Les programmes des européanistes ont pour fonction de l’éliminer.

L’argent, le nerf de la guerre… Ben oui : Hollande a trébuché là-dessus dès son entrée en fonction. C’est pour ça — et uniquement pour ça — que les socialistes se sont lancés dans des réformes sociétales sans impact financier. Parce qu’ils ne pouvaient pas se lancer dans quoi que ce soit d’autre. Le « mariage pour tous », les « rythmes scolaires », la réforme du collège, la loi Travail… Du vent — avec de petites économies en perspective.

Et un bénéfice électoral conforme aux plans de Terra Nova. Faire plaisir aux bobos gays du Marais. Accabler le prolétariat — parce qu’il y a toujours un prolétariat, et même de plus en plus. Faire semblant de s’occuper des pauvres, et des pauvres en esprit — et les accabler dans les faits. Et avec ça ils comptent sur le vote immigré !

Aucun candidat ne pourra opérer d’autres réformes que celles qui ne coûteront rien, ou pas grand-chose.

Par exemple, l’école. L’école, sous un certain angle, ça ne coûte rien de la réformer. Autant en profiter.

Revenir, au moins dans un premier temps, aux programmes de 2008 serait indolore. Les manuels existent, il en est même de bons.

Décider de…

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    • 22 Avril 2017 à 18h49

      birdie92 dit

      Au lieu de vouloir revenir en arrière ou de vouloir ne rien changer je suggère de lire l’excellent ouvrage de Idriss Aberkane Rober Laffond 2016
      ” Libérez votre cerveau, traité de neurosagesse pour changer l’école et la société” De réputation internationale, il conseille plusieurs gouvernements sur leur système éducatif… sauf en France semble t il !
      Ma propre épouse a été prof de physique chimie en terminale et moi même en MBA nous adhérons a sa philosophie ” il ne faut pas forcer le cerveau à ressembler à notre école, il faut forcer notre école a ressembler à notre cerveau” Son tableau Vie Notée et Vraie Vie, remet en cause tout notre passé pour ouvrir la voie de l’avenir face au nouveau monde qui nous attend ,qui en fait est déjà en route