Ecosse, Catalogne, Corse, Pays basque : même combat! | Causeur

Ecosse, Catalogne, Corse, Pays basque : même combat!

Les frontières, une idée neuve en Europe?

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 24 septembre 2014 / Politique

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europe ecosse catalogne

Les Écossais ont donc majoritairement voté No au référendum sur l’indépendance : le contraire aurait été surprenant, vu le matraquage opéré non seulement par les Anglais, soudain inquiets de perdre le contrôle de la poule aux œufs d’or, mais globalement par le monde entier, soucieux de ne pas encourager un si vilain exemple. Pour l’Europe, particulièrement, malgré le pseudo-exemple allemand, qui serait à la source des recompositions de régions voulues par François Hollande, le type qui n’a jamais fait de géographie, et qui semble croire que le Bordelais lorgne sur le Limousin, l’Auvergne sur Rhône-Alpes et la Corse — ben la Corse, on n’y touche pas, on sait trop bien ce qui arrive aux bâtiments publics quand on les contrarie. Et puis pour l’économie mondialisée, ces histoires de région, cela sonne un peu archaïque. Dans l’optique des Nouveaux Maîtres — Alibaba et Goldman-Sachs réunis —, le planisphère s’article autour de la Chine industrielle (production) en une très vaste périphérie regroupant le reste du monde (consommateurs). Bref, l’Empire du Milieu mérite à nouveau son nom.

« À titre personnel, oui, je suis heureuse, parce qu’on n’aime jamais voir les nations qui constituent l’Europe se déliter… », a dit Najat Vallaud-Belkacem sur les ondes de France-Info, en ouverture de son interview du 19 septembre. Ma foi, elle a presque touché du doigt l’essentiel de cette élection ratée — mais une occasion manquée ne peut manquer d’amener une nouvelle occasion plus réussie — en Catalogne par exemple. L’essentiel, c’est que les Etats sont morts, dans le Grand Projet Mondialisé. Le pur jacobin que je suis s’en émeut, mais il constate : « l’Etat, c’est moi », disait Louis XIV — et l’Etat, désormais, c’est Hollande. On mesure la déperdition de sens. Le soleil s’est couché.

Dans un livre qui vient de paraître (La France périphérique — Comment on a sacrifié les classes populaires, Flammarion), le géographe Christophe Guilluy montre fort bien que la France est désormais une galaxie de malaises additionnés tournant autour des « villes mondialisées » que sont Paris et deux ou trois autres centres urbains. Ce qui, explique-t-il, entraîne des réactions, frictions, émeutes et vote FN dans des endroits fort éloignés des bastions historiques du lepénisme. Les cartes de la désindustrialisation et de la montée des extrêmes se superposent exactement. Et après les Bonnets rouges, précise-t-il, on peut s’attendre à d’autres jacqueries — au moment même où je lisais son analyse, les Bretons incendiaient le Centre des impôts de Morlaix. Et la Bretagne, pourtant, est fort éloignée de Hénin-Beaumont ou de Vitrolles. Mais voilà : ce sont désormais les périphéries qui flambent.
Eh bien, je vois la tentation indépendantiste de l’Ecosse, de la Catalogne ou du Pays basque comme des réactions périphériques au viol permanent opéré par la mondialisation. Ce ne sont pas des réactions contre les Etats — il n’y a plus d’Etat —, mais contre les abolisseurs de frontières, les importateurs de saloperies à deux balles, les financiers transnationaux, contre ceux qui trouvent que le McDo est meilleur que le haggis ou le figatelli, contre les appétits qui pompent du pétrole pour assouvir la City, ou qui exploitent Barcelone pour faire vivre Madrid.

En fait, soutenir les régions, aujourd’hui, a un sens exactement à l’opposé de ce qu’il a pu avoir en 1940-1944 — il faut être bête comme Askolovitch pour croire qu’exalter le vrai camembert normand est une manœuvre pétainiste. Soutenir les régions, c’est combattre l’uniformisation voulue par les oligarques du gouvernement mondial, et, plus près de nous, les valets de l’ultra-libéralisme qui ont fait de l’Europe le champ de manœuvres de leurs intérêts — les leurs, pas les nôtres.

*Image: wikicommons.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 25 Septembre 2014 à 2h36

      Ataraxis dit

      C’est du grand n’importe quoi cet article ! Un pur Jacobin nous faisant le coup du régionalisme rempart contre la mondialisation ! tout à fait volkish le ton. Brighelli: peut mieux faire, pour une fois !

    • 24 Septembre 2014 à 19h12

      GRAINDE SEL dit

      se montrer… mais ne mécontenter personne,en faire le moins possible dans la “réforme”; et surtout “durer” le plus longtemps possible, pour qu’à la fin les socialistes puissent dire : un (e) Ministre exemplaire qui a réussi là où tous les autres avaient échoué;.. etc etc….
      elle est pas belle la vie ?…….. 

    • 24 Septembre 2014 à 17h03

      Saul dit

      Bon, on est à peu près tous d’accord pour dire que pour une fois Brighelli s’est planté.
      On notera que nous les anti-européens sommes plus cohérents : nous voulons sortir de l’UE et par conséquent retrouver notre indépendance.
      En fait c’est nous les véritables indépendantistes :-)))) 

      • 24 Septembre 2014 à 17h08

        steed59 dit

        c’est ça Saul t’as tout compris !

        • 24 Septembre 2014 à 20h10

          mogul dit

          Salut Saul,
          Tout à fait d’accord avec ta conclusion et avec les analyses remarquables de Steed. Ceci dit, je ne vois trop où vous voyez, tous les deux, que Brighelli s’est planté. L’explication des aspirations indépandantistes par une réaction à la mondialisation est bien vue, même si, à mon avis, ce n’est pas la seule.
          Et si le propos qu’il prête à Askolovitch est authentique, c’est que ce dernier est encore plus con que je ne le croyais !

        • 24 Septembre 2014 à 20h32

          Saul dit

          mais réaction à la mondialisation (= conséquence de ladite mondialisation) n’est pas la même chose qu’une réaction contre la mondialisation comme il l’écrit.

        • 24 Septembre 2014 à 22h53

          comanecinadia dit

          Et oui, parce que plus mondialistes de fait que les indépendantistes, tu meurs.

    • 24 Septembre 2014 à 16h35

      steed59 dit

      je pense qu’in fine on ne peut décemment demander son indépendance d’un pays et demander son adhésion à l’UE. C’est une question de logique. Soit on est indépendant ou on ne l’est pas. C’est ce que les électeurs écossais ont sanctionné dans le discours de Alex Salmond

    • 24 Septembre 2014 à 15h12

      ylx dit

      JPB nous explique que ce qui rapproche les mouvements indépendantistes d’Ecosse, de Corse, de Catalogne, et du Pays basque c’est le rejet de la mondialisation.
      Certes, mais ça ne suffit pas.
      Ce qu’il y a de commun à tous ces mouvements indépendantistes c’est qu’ils rejettent tout ce qui n’est pas sympa : la mondialisation, les états, l’énergie nucléaire, la pollution, l’industrie, la finance, les inégalités, les injustices , la misère, le co2, la déforestation, les désastres naturels, les guerres etc Et qu’ils rêvent d’un monde – enfin non, d’une région, la leur – où régnerait la paix, la joie, le bonheur, la prospérité, avec une nature et des paysages préservés, où on ne dégusterait , à l’ombre d’un olivier centenaire ou au son d’une cornemuse, que de bons produits naturels authentiques élaborés sur place
      Qui oserait se prononcer contre ? Il faut une bonne dose d’inconscience pour se faire l’avocat des Etats “traditionnels” englués dans leurs problèmes face à ces rêves, ou pire de la mondialisation, ce que je me garderai bien de faire ici.
      Il ne faut donc pas s’étonner si tous ces mouvements autonomistes ont actuellement le vent en poupe. En Ecosse il s’en est fallu de peu, et en Corse les collectivités territoriales sont peu à peu grignotées par des élus autonomistes. Mais alors on s’aperçoit que ces élus confrontés aux réalités, aux choix difficiles ou impopulaires, aux antagonismes traditionnels, aux enjeux de pouvoir, à l’appât du gain facile et aux limites budgétaires…finissent par s’emmêler les pinceaux et perdent leur aarogance facile d’opposant contestataire. (*) Par exemple la Corse est la seule région qui n’a toujours réussi à valider son Plan Régional d’Urbanisme. Et Edf a attendu pendant des années que la collectivité territoriale lui indique comment et où produire l’électricité nécessaire aux besoins sans cesse croissants des insulaires Comment favoriser le tourisme, seule ressource exploitable, quasiment illimitée, tout en pourchassant l’exogène (voir le projet récent de statut de résident) ?
      (*) même observation pour les nouveaux maires FN)

    • 24 Septembre 2014 à 14h46

      zapping dit

      C’est l’éternel contresens des libéraux qui s’ignorent, et Guilluy ne dit rien là dessus, soutenir les régions aujourd’hui, c’est combattre POUR l’uniformisation, etc… Moins les états seront forts, plus l’Europe sera puissante. C’est effectivement le contraire de l’après guerre. Face à la mondialisation, le recours aujourd’hui, c’est l’état.

    • 24 Septembre 2014 à 14h36

      GN dit

      Soyons concrets voulez-vous ?
      — Les indépendantistes écossais voulaient-ils quitter la Grande Bretagne ?
      — Oui.
      — Voulaient-ils quitter l’Union européenne ?
      Absolument pas.
      Je vous invite à vérifier avec la Catalogne ou la Vénétie : à ma connaissance, tous les mouvements indépendantistes européens cherchent à se débarrasser de la tutelle de l’État-nation dont ils dépendent et tous envisagent d’adhérer à l’Union européenne.
      Bref, M. Brighelli est loin du compte.
      NB : que rien ne prouve que Louis XIV ait jamais dit « l’État, c’est moi » d’autant plus que cette déclaration colle mal avec celle — avérée — qu’il prononça sur son lit de mort : « Je m’en vais, mais l’État demeurera toujours. » 

      • 24 Septembre 2014 à 14h47

        GN dit

        Pardon, en lieu et place de *Grande Bretagne*, veuillez lire *Royaume-Uni*.

        • 24 Septembre 2014 à 16h23

          comanecinadia dit

          La GB c’est le UK moins l’Irlande du Nord…

          Et comment qu’ils veulent tous adhérer à l’affreuse UE ultra libérale mondialiste. Qui n’en veut point, au passage.
          c’est à hurler de rire, les soutiens (français) des indépendantistes se recrutent parmi les plus farouches opposants au libéralisme et à l’UE. Ils ont un cerveau ??

      • 24 Septembre 2014 à 16h19

        mogul dit

        L’attachement de ces pseudos “indépendantistes” à l’UE, qu’ils soient Écossais, Catalans, Flamands ou Nord-Italiens, est la preuve que leur “aspiration” séparatiste n’a rien d’une volonté noble et ethérée de prendre son destin en main, mais surtout un besoin de régler un compte historique avec le pays honnis ou de profiter entre soi d’une relative ressource économique, d’où l’esprit “boutiquier” évoqué sur un autre fil.
        Au fond, ces franc-tireurs aux bras courts sont bien conscients que leur “pays” ne sera guère viable sans un giron au sein duquel s’abriter au premier frimas (pas sûr qu’avec l’UE, le calcul soit si bon), d’où ce paradoxe qui n’est qu’apparent.

        • 24 Septembre 2014 à 16h51

          gigda dit

          parfaitement dit, mais la contradiction est aussi que la mondialisation semble bien provoquer ce ressac vers des identifications de plus en plus “communautaires”, à défaut d’être nationales. Ce qui était prévisible. Le besoin de se sentir ré-identifié de plus en plus étroitement va de pair avec la dissolution des limites, des repères de l’action et de la réflexion, et les guerres civiles se multiplient en même temps que les nations se dissolvent… et pour faire pendant à l’autre forum: il en sera de même pour la famille qu’on aimera de plus en plus au fur et à mesure qu’elle sera devenu une notion floue.
          La toute fluidité se cherche des contenants, et comme la mer, remplit les moindres petits accrocs d’un paysage sans bornes. 

        • 24 Septembre 2014 à 17h24

          Saul dit

          Mogul et Gigda, je vous rejoins totalement.
          Une nuance tout de même, l’Ecosse qui est plus qu’une région comme l’a très justement souligné Steed. 

    • 24 Septembre 2014 à 13h42

      pelo dit

      “Eh bien, je vois la tentation indépendantiste de l’Ecosse, de la Catalogne ou du Pays basque comme des réactions périphériques au viol permanent opéré par la mondialisation. Ce ne sont pas des réactions contre les Etats — il n’y a plus d’Etat —, mais contre les abolisseurs de frontières, les importateurs de saloperies à deux balles, les financiers transnationaux, contre ceux qui trouvent que le McDo est meilleur que le haggis ou le figatelli, contre les appétits qui pompent du pétrole pour assouvir la City, ou qui exploitent Barcelone pour faire vivre Madrid.”

      Hum… Brighelli voit midi à sa porte, on dirait.

      Le Pays Basque, ça date d’avant la mondialisation. Et c’était bien une réaction contre l’Etat. Mais il raccroche les armes…

      Reste l’Ecosse et la Catalogne. Me suis déjà exprimé là-dessus. Ce sont des régions qui réclament plus d’indépendance vis à vis du pouvoir central. Et ce sont des régions riches qui en ont marre de payer pour les autres. C’est exactement le constat que fait Brighelli : “contre les appétits qui pompent du pétrole pour assouvir la City, ou qui exploitent Barcelone pour faire vivre Madrid.” Sauf qu’il en tire une mauvaise conclusion sur la mondialisation.

      Et la Catalogne, haut lieu du tourisme de masse, du dynamisme culturel et du développement économique, la suspecter de cracher sur la mondialisation, fallait quand même oser !

      • 24 Septembre 2014 à 13h59

        comanecinadia dit

        Oui fallait oser, mais c’est à ça qu’on les reconnaît non ?
        La mondialisation a bon dos, comme l’Europe.
        Avant les nationalistes nous bramaient que la nation c’était l’ultime rempart contre la mondialisation et la région c’était l’arme secrète de Bruxelles. Bon, on change de braquet et on n’a pas peur de se contredire, l’Etat n’existe plus (sic), régionalisons.
        Ils vont descendre jusqu’à où ? La famille ? Et boucler la boucle pour manifester contre le mariage pour tous ?
        Contre les “valets de l’ultra-libéralisme” et le “viol permanent de la mondialisation” (et le complot judéo-maçonnique ou l’internationalisme cosmopolite ? Il y croit vraiment à ce tissu de poncifs ?), vivent mon quartier, ma rue, ma famille, mon bunker !

        • 24 Septembre 2014 à 17h06

          gigda dit

          Nadia je vous lis toujours avec plaisir, même quand nous divergeons gravement, mais ne voyez vous pas que “ma rue” est plus rassurante quand on m’offre le monde et l’illimitude comme horizon? L’horizon de l’illimitation est aussi celui de l’impuissance, comment ne pas comprendre que pour retrouver des perspectives d’action, une autonomie à mesure humaine… s’opèreront de vastes replis ? Quelle morne plaine que le cosmos, sauf pour ceux que leur toute puissance protège du vertige!

        • 24 Septembre 2014 à 18h22

          comanecinadia dit

          Pareil Gigda, vous avez du style, j’adore. Et pour moi la forme est au moins (en fait plus) importante que le fond…

          Sinon, ma rue m’étouffe même si elle est tout à fait charmante, je n’aime que les départs et les ailleurs… j’ai même eu ma période cosmonaute ! Je suis de partout et donc de nulle part.

      • 24 Septembre 2014 à 14h41

        GN dit

        pelo,
        Et on rajoutera que Barcelone est un port.
        (Comprend qui pourra…)

        • 24 Septembre 2014 à 23h43

          gigda dit

          Je disais bien Nadia que “ma” rue devenait justement d’autant plus  désirable quand le monde perdait… toute forme! 
          Tout style!
          Et toute contenance. 
          Et ma rue n’était pas forcément la mienne.

    • 24 Septembre 2014 à 13h14

      Saul dit

      Elles sont bizarres les frontières du Saint Empire Romain de la Nation Germanique. Bizarres et fausses, les territoires des chevaliers teutoniques n’en ont jamais fait partie (ce qui a permis aux successeurs de leur dernier grand maître d’obtenir le titre de roi en Prusse, histoire de bien distinguer le Brandebourg, terre impériale, et la Prusse extra empire et dernier réduit teutonique).
      ça doit d’ailleurs être une carte de l’europe au 15ème siècle puisque l’ordre teutonique y est dans les limites de son apogée territoriale.
      Sinon, bel article, mais totalement en désaccord avec  
      “ Ce ne sont pas des réactions contre les Etats — il n’y a plus d’Etat —, mais contre les abolisseurs de frontières, les importateurs de saloperies à deux balles, les financiers transnationaux etc “
      ce sont au contraire des réactions contre les états. Ces indépendantismes profitent justement de leur affaiblissement du fait de la soi disant mondialisation pour tenter de s’en émanciper. Pour preuve ils ne cessent de faire allégeance à l’UE et de s’en réclamer. Et l’UE, c’est quand même bien “l’abolisseur de frontières”,  l’agent transnational par nature…

      • 24 Septembre 2014 à 13h23

        comanecinadia dit

        L’article n’en est pas à une contradiction près.
        il n’y a pas plus européistes et libéraux que les indépendantistes. Tout ce qu’aime Brighelli.

      • 24 Septembre 2014 à 13h26

        Saul dit

        1ère moitié du 15ème siècle même, pour être plus précis : il y a encore l’empire byzantin (réduit à Constantinople, la Morée, Salonique et quelques iles)

      • 24 Septembre 2014 à 13h45

        pelo dit

        Et +1 aussi pour Saul. Comme ça pas de jaloux !

      • 24 Septembre 2014 à 14h06

        Pierre Jolibert dit

        D’accord avec toi, et du coup, je dirais désaccord complet avec l’article. La forme actuelle des nationalismes écossais et catalan, c’est le comble du comble du libertarisme métrosociétal branchouille et plein de fric et qui s’en targue. Qui peut croire qu’il y a là réaction à la mondialisation ? Dans le cas de l’Ecosse il faudrait une analyse extrêmement pointue des résultats, mais étant donné que tous les résidents ont eu le droit de voter (y compris une Française qui vivait là depuis 15 ans et qui s’extasiait sur France 2 de cette nouvelle “frontière” qu’elle voulait contribuer à faire naître…), il est même difficile de lire une carte. Sauf peut-être pour les banlieues mafrées de Glasgow.

        • 24 Septembre 2014 à 16h32

          comanecinadia dit

          “le comble du comble du libertarisme métrosociétal branchouille et plein de fric et qui s’en targue”
          Pas mieux.
          Y voir comme certains gauchistes et/ou nationalistes une résistance à la mondialisation et au libéralisme en dit très long sur leur aveuglement idéologique.

    • 24 Septembre 2014 à 12h43

      comanecinadia dit

      J’adore les anti-européens rabiques qui forts de leur charabia anti-mondialiste se mettent à adorer les régionalistes, boutiquiers au mieux, mafieux au pire, qui supplient Bruxelles deux genoux en terre de les accepter au sein de l’UE.
      Bref, rarement lu article plus bêta. Un vrai collector de niaiseries contradictoires.
      “Il n’y a plus d’Etat”… et la moitié du PIB prélevé pour le faire fonctionner, c’est une illusion d’optique ? Etc, etc, etc.

      • 24 Septembre 2014 à 13h19

        comanecinadia dit

        Quant aux six millions d’agents publics d’un Etat qui n’existe pas, j’hésite sur leurs fonctions… enfilage de perles ou macramé ?

        • 24 Septembre 2014 à 13h51

          steed59 dit

          Je suis un anti-européen rabique pourtant je n’ai aucune accointance avec les régionalistes, boutiquiers et autres mafieux. Quant à la réalité de l’Etat aujourd’hui, il conviendrait plutôt à une supernova obèse prête à disparaitre. Juridiquement, les Etats européens ont transmis leurs pouvoirs à Bxl, ceux-ci n’embauche des fonctionnaires n’ont pas comme instrument de leurs pouvoirs mais pour entretenir inutilement des gens à rien faire (ou pas grand chose), afin qu’ils n’apparaissent pas dans les statistiques du chômage

        • 24 Septembre 2014 à 14h04

          comanecinadia dit

          Vous êtes anti-européen, mais vous êtes plutôt libéral, il vous reste donc quand même une bonne partie de cerveau disponible.
          L’anti-européen antibéral aime les régionalistes qui sont libéraux et européistes, cherchez l’erreur….
          Sinon, il y a moins de fonctionnaires européens qu’à la ville de Paris…

        • 24 Septembre 2014 à 14h55

          steed59 dit

          Sinon, il y a moins de fonctionnaires européens qu’à la ville de Paris…

          il y a moins de fonctionnaires, mais il n’y a pas moins de budget non plus. Le “coût” individuel de chaque fonctionnaire européen est bien plus élevé que la moyenne du fonctionnaire de base français. Il n’en est guère moins efficace. Et puis l’UE dépense bcp d’argent à financer des organismes para-communautaires selon le principe de la délégation de service publique à l’anglo-saxonne. Ceci explique pourquoi il y a relativement peu de fonctionnaires européens. L’UE est pour moi l’horrible aboutissement de la sociale-démocratie poussée à l’extrême

        • 24 Septembre 2014 à 16h41

          comanecinadia dit

          Pas faux.
          La sociale-démocratie poussée à l’extrême.
          c’est bien ce qui m’y plait -;))

          Vous avez raison aussi sur la consultance très lucrative développée par la Commission.
          Toute l’Europe de l’Est a été évaluée, puis remise à niveau pour intégrer l’UE, par des sociétés de consultants essentiellement belges et néerlandaises qui se sont fait des fortunes. Et parmi les consultants, beaucoup de fonctionnaires de toutes nationalités payés 500 euros jour qui ont bien arrondi leurs fins de mois… en même temps, tant mieux pour eux.

        • 24 Septembre 2014 à 16h45

          steed59 dit

          “Toute l’Europe de l’Est a été évaluée, puis remise à niveau pour intégrer l’UE”

          L’Ordre Européen règne à Varsovie

        • 24 Septembre 2014 à 22h56

          comanecinadia dit

          Sauf que cet ordre là était plus que souhaité par Varsovie.
          ça changeait Varsovie.

      • 25 Septembre 2014 à 0h28

        gaze dit

        pourquoi systématiquement caricaturer de la sorte? C’est fatiguant… Je dis juste que les régionalismes doivent être considérés différemment d’il y a 30 ans. La mondialisation a en effet tout bouleversé, comme le rapport droite/gauche, etc. Quant aux mafieux vous savez, ils s’accommodent très bien des formidables avancées bruxelloises : l’élargissement de l’Europe + Schengen, ça a bien profité à la mafia Rom qui peut envoyer les pauvres hères sous leur coupe racler ce qu’il y a à prendre par chez nous; sans oublier les mafias d’Europe de l’Est qui nous exportent leurs cambrioleurs d’élite et leurs trafiquants de drogue…

    • 24 Septembre 2014 à 12h01

      steed59 dit

      Il ne faut pas confondre non plus l’Écosse, qui est une vraie Nation reconnue (notamment par ses équipes sportives nationales), avec une vraie histoire de royaume indépendant qui a duré quelques siècles, avec des régions illégitimes construites uniquement sur des critères ethniques comme la Catalogne.

      • 24 Septembre 2014 à 15h03

        Georges dit

        Tout à fait ! Sans parler des niaiseries comme l’Occitan.

    • 24 Septembre 2014 à 11h38

      Theodora dit

      Allons ! allons ! soyons sérieux et ne mélangeons pas tout ! Ne présentez pas les revendications régionalistes comme émanant des “victimes” de la disparition de l’Etat alors qu’ils en sont les militants actifs. Les nationalistes corses récemment débarqués à Edinbourg pour soutenir l’indépendance écossaise ne juraient, comme les hommes en kilt, que par l’Europe. Ce sont eux qui de la Catalogne à la Bretagne en passant par l’Ecosse et la Flandre, crachent leur détestation de l’Etat-nation et n’ont que l’Europe des régions à la bouche. N’en faites pas des victimes alors qu’ils sont les fossoyeurs de l’Etat.

    • 24 Septembre 2014 à 11h24

      L'Ours dit

      Il y a 4 raisons à la revendication de frontières toujours rétrécies.
      - Une région riche qui se dit qu’il n’y a pas de raison de partager. Autant devenir indépendante.
      - Une région que la mafia peut dominer. Je ne donne pas un an à une Corse indépendante pour devenir un paradis fiscal commandé par les mafieux!
      - Quelques leaders qui décervellent les jeunes pour leur dire que leur patelin est une identité et qu’il faut la revendiquer en devenant indépendant, leurs “valeurs” n’étant pas les mêmes que celles du quartier voisin qui n’est rien d’autre qu’un spoliateur.
      - Et enfin, la seule pour laquelle j’ai un peu de considération: l’impression que son pays est devenu un courant d’air pour profiteurs haineux quand ce n’est pas des profiteurs faisant régner l’insécurité. Là, les frontières se veulent devenir une muraille de Chine.
      Tout cela n’a rien à voir avec les régions où l’Alsace est l’Alsace qui n’a rien à voir avec la Bretagne ou le midi-Pyrénées, et c’est cela qui est bien, car la France est tout cela, et tout cela est la France!
      C’est pour cela qu’il ne faut pas les dénaturer car s’en prendre à l’”identité” normande du camembert, ce n’est pas faire mal aux Normands, mais bel et bien à tous les Français.

      • 24 Septembre 2014 à 11h31

        Patrick dit

        Tout cela n’a rien à voir avec les régions où l’Alsace est l’Alsace qui n’a rien à voir avec la Bretagne ou le midi-Pyrénées, et c’est cela qui est bien, car la France est tout cela, et tout cela est la France!
        Méfiez-vous, L’Ours ! Les élus alsaciens (région et département, certains maires) appellent à une grande manifestation le samedi 11 octobre. Les CRS vont peut-être coffrer quelques “factieux”. Mais rien à craindre : les Alsaciens sont connus pour “brandir le poing dans la poche” !

    • 24 Septembre 2014 à 10h02

      gaze dit

      ” Ce ne sont pas des réactions contre les Etats — il n’y a plus d’Etat —, mais contre les abolisseurs de frontières, les importateurs de saloperies à deux balles, les financiers transnationaux, contre ceux qui trouvent que le McDo est meilleur que le haggis ou le figatelli, contre les appétits qui pompent du pétrole pour assouvir la City, ou qui exploitent Barcelone pour faire vivre Madrid.”

      On ne saurait mieux dire! Moi aussi je suis plutôt jacobin à la base; mais c’est se tromper d’ennemi que de s’en prendre aux régionalismes qui sont essentiellement des réactions identitaires saines face au bordel mondialisé qu’on cherche à nous imposer d’en haut.

      • 24 Septembre 2014 à 10h14

        isa dit

        On peut aimer ça qu’on veut ou doit- on déjà en passer par la case dictatoriale en matière de bouffe, par ex?
        Mangez ce que vous voulez et laissez les autres faire de même! 

    • 24 Septembre 2014 à 10h01

      Charles Lefranc dit

      Mr brighelli, votre ode ” régionaliste” anti-globalisation , est bien touchante, on y fleure la nostalgie de nos civilisations agricoles et meme industrielles dés lors que nous sommes désindustrialisés. Mais le coupable n’ est pas Hollande, Hollande , comme Sarkozy ou Chirac sont des larbins. Le coupable a un nom : Pascal Lamy, un bureau a Genéve : L’ OMC  qui merveilleuse ironie de l’ histoire est l’ ancien siège du BIT ( bureau international du travail );Donc l’ Occident ne produit plus rien de concret, seulement des services , des communications, du tourisme , de la recherche scientifique , que ses résidents locaux peuvent encore pour une vingtaine d’ années consommer en s’ endettant . Le jeu est bien balisé par l’ OMC, la Chine, l’ Asie laboure, l’ europe consomme et s’ endette , les USA se maintiennent a flot grace a la dévaluation constante du US$. Très sottement en Europe on a mis en place l’ impossibilité a dévaluer, avec le reultat logique : chômage croissant, dette croissante. Je vous signale que depuis 2000 le système économique mondial s’ ajuste a la baisse de sa valeur par deux variables .En haut de la société une crise financiére tous les 8,60 ans ( prochain crash mars 2017 !puis octobre 2025 ! ), en bas de la société une pression  sur la population ou la part d’ exclus ( chômeurs-pseudo travail- assistanat étatique) croit sans cesse et donc le soutien nécessaire a ces exclus implique plus d’ impôts a court terme. Bref l’ europe 7% de la population mondiale consomme 50% de la dépense sociale dans le monde. Il y a un hiatus qui est en train d’ exploser. Alors si vous voulez vraiment reprendre le controle des événements ce n’ est pas en soufflant dans une cornemuse régionaliste que vous allez réussir. Soit vous prenez d’ assaut l’ OMC soit vous disloquez son relais local qui s’ appelle l’ Etat et vous distribuez les pouvoirs républicains aux régions qui s’ assembleront selon leurs affinités ( modèle confédéral suisse ). Le tout dans une europe a 3 monnaies ( EuroMark/EuroFrancLirepeseta/ GBP ). Cela reste néanmoins fumeux.Meme si vous vivez en berger corse, allez vous vous passer d’ Iphone ? Le scanner de l’ hôpital est il made in General Electric, Elscint ou made in Calvi ? Donc pas d’ échappatoire collective, sauf a prendre son magot pour s’ expatrier au Panama ou a Madagascar.