« Nos élèves de CM2 ont le niveau de ceux de troisième dans le public », fanfaronne au téléphone la voix d’Erika Léger. L’attachée de presse du Cours Hattemer peut être fière : son école n’est pas visée par l’enquête du Parisien selon laquelle un collégien de troisième sur cinq ne serait pas capable de résoudre des problèmes mathématiques du programme de… CM2. Pas étonnant, le Cours Hattemer a sa propre façon de faire : méthode syllabique, classement hebdomadaire des élèves et remises de prix, c’est un peu l’école des années 1950. Seulement voilà, le Cours Hattemer, c’est chic et c’est cher : au collège, pas moins de 10 000 euros l’année. Comme l’École alsacienne ou les grands lycées parisiens, le Cours Hattemer est réservé aux élites. Comme le chantait Sting à propos des Russes, les riches aussi aiment leurs enfants. Pour eux, ils veulent le meilleur – qui, faut-il le préciser, ne ressemble que de loin à l’école que nos gouvernants concoctent pour la masse.

Également en version numérique avec notre application :

*Photo : L’école des Roches

Vous venez de lire un article en accès libre.
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !
Journaliste, rédacteur en chef de Causeur.fr
Lire la suite