La “constante macabre”: dernière lubie du pédagogisme | Causeur

La “constante macabre”: dernière lubie du pédagogisme

C’est nouveau, ça vient de sortir!

Auteur

Laurent Cantamessi
co-anime le site http://idiocratie2012.blogspot.fr/

Publié le 03 novembre 2016 / Société

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C'est la révolution! Mais au sens astronomique... Soutenu par l'Education nationale, le "Mouvement Contre la Constante Macabre" a écrit aux professeurs pour leur vendre... des méthodes qui existent déjà. Zéro pointé?
ecole najat vallaud pedagogisme macabre

Najat Vallaud-Belkacem visite une école. Sipa. Numéro de reportage : 00775666_000031.

La fête d’Halloween est passée avec son cortège de spectres, d’apparitions fantomatiques et de monstres. Les devantures des commerces se sont parées dès le début du mois d’octobre de toiles d’araignées et de citrouilles en plastique. Mais cette année, solidaire, même l’Education Nationale s’est mise à l’heure américaine et s’est jointe à la fête en sortant de ces placards un nouveau monstre : la Constante macabre. Les enseignants de collège et de lycée ont ainsi reçu, courant septembre, un mail émanant du… « Mouvement Contre la Constante Macabre » (MCLCM), qui les invitaient, avec le soutien ministériel et académique, à participer à des formations plus approfondies pour comprendre les enjeux et les avantages de cette nouvelle croisade pédagogique innovante.

Les cancres, c’est la faute à la société…

La Constante Macabre, cela sonne bien. On imagine un titre de polar dans lequel un prof devenu fou aurait décidé d’assassiner méthodiquement ses élèves qui n’ont pas obtenu la moyenne : Destination finale pour les cancres et les habitués du radiateur. L’auteur de ce nouveau thriller pédago est un universitaire, André Antibi1, « chercheur en didactique », d’après sa page Wikipédia. « Par constante macabre, j’entends qu’inconsciemment les enseignants s’arrangent toujours, sous la pression de la société, pour mettre un certain pourcentage de mauvaises notes », affirme-t-il dans son ouvrage de référence. Son concept de constante macabre établit donc qu’il existerait un pourcentage irréductible de mauvaises notes attribuées au cours de leurs évaluations par l’écrasante majorité des professeurs, suivant une courbe de Gauss, déterminant une grosse moyenne de notes situées dans un écart-type entre « pas folichon », « peut mieux faire » et deux autres catégories constituées par les très mauvais résultats d’un côté et les excellentes prestations des forts en thèmes et des premiers de la classe et de l’autre. D’après ses recherches2 et les sondages qu’il a effectués auprès de la population enseignante, André Antibi affirme que 95 % des professeurs ont conscience que la « constante macabre » existe bel et bien. Pire, ils auraient tendance à n’être pas si inconscients que cela de leur sadisme et, pour passer pour des durs auprès de leurs collègues et de leurs élèves, à faire exprès de leur imposer des questions pièges et des problèmes non-étudiés en cours pour leur coller des mauvaises notes. Cet injuste système, affirme André Antibi, aboutit, une fois de plus, à la discrimination systématique des mauvais élèves, qui, comme Sisyphe roule son rocher, accumulent éternellement les mauvaises notes en dépit de tous leurs efforts. Situation menant à l’anxiété chronique, au désespoir, au décrochage scolaire et pour finir à la fin de la civilisation telle que nous la connaissons.

Révolutionner l’évaluation des élèves

Pour lutter contre ce nouvel avatar de l’insupportable processus sélectif encore et toujours défendu par les agents de la méritocratie réactionnaire, le MCLCM – en partenariat avec la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO, pour les intimes…) – propose de substituer à l’antique et funeste système de la notation macabre, un dispositif complètement innovant et beaucoup moins morbide appelé EPCC : « Evaluation par Contrat Confiance ». Fort du soutien institutionnel, le MCLCM et son EPCC partent donc à la conquête des enseignants et au secours des élèves avec un programme du tonnerre pour révolutionner l’évaluation des élèves et rendre les contrôles moins injustes. Jugez plutôt :

« 1) la présentation claire et précise des objectifs que les élèves doivent atteindre, ce qui leur permet de mieux suivre la leçon, pour le professeur d’obtenir une meilleure attention de la classe, mais également,  pour les parents, de mieux accompagner leurs enfants dans leurs apprentissages, et donc leur scolarité ;

2) une séance de « questions-réponses », avant l’évaluation, accompagnée au besoin, d’une « fiche de révision », afin de cibler les éventuelles difficultés des élèves et donc d’agir en amont sur l’évaluation ;
3) l’évaluation en elle-même qui doit reprendre pour 3/4, les objectifs de la séquence (phase de restitution), et pour 1/4, « aller plus loin » ( phase de transfert ), c’est à dire, soit de réinvestir des connaissances ou des capacités déjà acquises lors de précédentes leçons, soit d’évaluer des connaissances ou des capacités supplémentaires « hors programme » selon le désir de l’enseignant. »
Attendez une minute… Ce « Contrat de Confiance » incroyablement novateur et révolutionnaire, ne serait-ce pas ce qui existe déjà depuis un sacré bout de temps ? Si on résume ces trois points, cela revient à :
1) Indiquer clairement aux élèves sur quelle leçon on est en train de travailler et indiquer tout aussi clairement avant le devoir quelles parties de la leçon il faut réviser.
2) Organiser une petite séance de révision avant le devoir, revenir sur les difficultés rencontrées par les élèves et au besoin résumer à nouveau les notions principales.
3) Faire en sorte que le jour du contrôle, les questions reprennent si possible ce qui a été vu en cours.

En somme, le plus novateur là-dedans c’est l’intitulé de la réforme, « Évaluation par Contrat de Confiance ». Slogan accrocheur qu’un concessionnaire automobile ou un vendeur d’électro-ménager ne renieraient pas. A croire que nos pédagogues suivent désormais des séminaires en commun avec les étudiants des écoles de commerce…

Fabriquer du révolutionnaire avec de l’évidence

Qu’est-ce qui a pu faire croire aux petits génies du « Mouvement Contre la Constante Macabre », et à leur gourou André Antibi, que les enseignants n’avaient jamais pensé avant eux qu’il fallait que les contrôles portent sur les leçons apprises en cours ? Dans quels établissements du secondaire notre vaillant croisé de la lutte contre la notation funèbre a-t-il pu faire ses armes pour en conclure que le fait d’indiquer aux élèves quoi réviser pouvait les aider à avoir de meilleures notes ? Sans doute aucun. Ou alors il y a longtemps.

Comme le rappelle avec justesse un enseignant dans un article vengeur : « Je ne suis pas chercheur mais je suis prêt à parier que M. Antibi n’a pas vu, depuis longtemps, un paquet de copies du second degré. Il saurait que depuis des lustres nous n’avons plus (sauf peut-être dans quelques paradis que j’ignore) de classes dotées d’un tiers de bons et un tiers de moyens. Cela, c’était l’école de grand-papa, celle d’avant l’essor des sciences de l’éducation. »3 Non seulement donc, André Antibi et son MCLCM se targuent de fabriquer du révolutionnaire avec de l’évidence mais ils paraissent aussi, comme une bonne partie des théoriciens et décideurs qui veillent à (dé)construire depuis trente ans une « école plus égalitaire », ignorer complètement un simple constat : l’inégalité ne se retrouve plus aujourd’hui dans un système éducatif qui amène 88,5% des candidats au baccalauréat à obtenir leur précieux sésame4 mais bien à la sortie du système éducatif. 43,8 % des inscrits en première année de fac ne passent pas en première année et près d’un tiers abandonne l’université avant d’avoir achevé leur année. Le taux monte à 56 % pour les détenteurs d’un bac professionnel5. Une constante macabre à laquelle ne semble pas avoir encore réfléchi André Antibi, sans doute encore trop occupé à transformer la pierre en roche et à redonner au mot révolution son sens premier et astronomique : revenir à son point de départ.

Retrouvez la version initiale de cet article sur le site Idiocratie.

  1. Actuellement directeur de l’Institut de Recherche sur l’Enseignement des mathématiques (IREM) à Toulouse.
  2. André Antibi. Etudes sur l’enseignement de méthodes de démonstration. Enseignement de la notion de limite : réflexions, propositions. 1988. Thèse poursuivie sous la direction de Pierre Ettinger.
  3. Bernard Turpin. Le système Antibi ou l’école des charlatans.
  4. 82,2 % pour le bac professionnel, un record selon le ministère, 91,4 % pour le bac général et 90,7 % pour le bac technologique.
  5. « La réussite et l’échec en premier cycle ». Etude réalisée par la Direction de la Prospective et de la Performance, mandatée par le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur. 2013.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 8 Novembre 2016 à 6h36

      pseudonyme dit

      Ce monsieur n’a pas tout à fait tort. Il inverse simplement les choses. Ces dernières décennies j’ai tout à fait conscience, en corrigeant le bac, d’une constante vitale entre 15 et 20…
      A quand un raid sur Antibi?

    • 6 Novembre 2016 à 10h08

      RED (From Tex) dit

      “A croire que nos pédagogues suivent désormais des séminaires en commun avec les étudiants des écoles de commerce”

      C’est exact à condition de rajouter “avec 40 ans de retard” !…

      Car il y a bien longtemps que dans les “écoles de commerce” on fait beaucoup mieux ! (concurrence oblige)

    • 6 Novembre 2016 à 9h19

      Arres dit

      Ce monsieur ne semble pas savoir en quoi consiste un contrôle. Quand un professeur vérifie les connaissances des élèves, c’est pour s’assurer qu’il les domine. Le contrôle ne saurait être la répétition d’un exercice ressassé en classe. Il demande à l’élève à exercer son jugement à partir des nouveaux éléments qu’il est censé avoir appris. C’est un exercice exigent et souvent plein de difficulté mais autrement plus formateur qu’une simple répétition préparée. Un problème en mathématique n’est pas une suite d’exercices. une dissertation de littérature n’est pas la juxtaposition de théories littéraires ou philosophiques, mais la formulation d’un problème. il est alors évident que plus un élève domine ses connaissances plus sa réponse sera riche.
      Cette démarche confond l’enfant et l’élève. Ce dernier par définition s’élève alors que le premier a souvent tendance à refuser les exigences de la vie d’adulte. L’école n’est pas une espace ludique en soi, elle ne le devient que si l’élève prend en charge le savoir qui lui est dispensé. et il a alors du plaisir à affronter les difficultés nouvelles.
      Peu importe que l’élève se trompe. il y a des erreurs plus fécondes que des théories reconnues comme vraies. Ce qui compte c’est la qualité de sa démarche. Et en préparant ces questions et ces réponses afin de ne pas “traumatiser” l’égo de l’élève, on risque de faire perdre le sens des apprentissages à l’élève et peut-être même à certains maîtres.

      • 6 Novembre 2016 à 11h15

        François dit

        Si je comprends bien ce que vous voulez dire, il est impératif de pousser l’enfant à développer son libre arbitre, comme de le rendre autonome, afin de le conduire à se prendre en charge, ce qui lui procurera une véritable satisfaction l’incitant à vouloir s’élever en cherchant à acquérir des connaissances ?
        Si c’est bien cela, j’adhère sans réserve à votre analyse.

        • 6 Novembre 2016 à 13h41

          expz dit

          C’est vrai que beaucoup d’élèves ne “veulent pas grandir”.

      • 6 Novembre 2016 à 13h52

        expz dit

        Cependant un problème de maths (transversal)nécessite la maîtrise d’un certain nombre de techniques et parfois “un œil exercé”.Certains exercices étant alors des préalables incontournables qu’il faut maîtriser.Pour le reste,parfaitement d’accord.

      • 6 Novembre 2016 à 16h33

        Hannibal-lecteur dit

        Les doux rêveurs font parfois les cons durs. Pour qu’un élève “domine” ses connaissances il faut d’abord quelque chose à “dominer” …des connaissances qui ne s’acquièrent comme on sait depuis l’antiquité que dans la pénibilité, l’apprentissage vulgaire, le par cœur, la réticence, la contrainte sans lesquelles le farniente l’emporte à tous coups sur le labeur. Les verges et nos ancêtres étaient aussi excessives …qu’efficaces.
        Ne pas le reconnaître c’est se boucher les yeux, c’est choisir le doux rêve et la connerie dure qui va avec.
        La seule difficulté, la vraie, c’est le juste équilibre entre la contrainte douloureuse et le plaisir de savoir. Malheureusement l’un ne va pas sans l’autre… Dommage, ça serait plus facile! 

        • 6 Novembre 2016 à 16h40

          Hannibal-lecteur dit

          Mieux! La contrainte est nécessairement préalable au plaisir du savoir car le savoir ne peut s’acquérir qu’après maîtrise des mécanismes qui permettent sa comprėhension, les bêtes mėcanismes comme le b a ba.

        • 6 Novembre 2016 à 16h50

          François dit

          Un peu lapidaire et réducteur Hannibal. Des méthodes comme celle de Montessori ont et font leurs preuves sans que la contrainte ne soit l’élément pédagogique le plus déterminant, et de loin :
          https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_Montessori
          En Finlande où ils n’appliquent plus de méthodes coercitives rendant l’apprentissage pénible, ils ont d’excellents résultats (même si on peut toujours discuter de tout)

        • 7 Novembre 2016 à 13h22

          Hannibal-lecteur dit

          François quel manque de logique: en France aussi il n’y a plus de méthodes coercitives, voyez le résultat. C’est donc une circonstance qui ne joue pas. Le succès vient d’ailleurs. D’où?
          Si Montessory fonctionne, tant mieux, c’est peut-être l’ėquilibre dont je parle. Trois enfants à Decroly permettent d’apprécier un type de méthodes alternatives. Leur généralisation semble difficile et …elles ont toutes des excès qui les handicapent. 

        • 8 Novembre 2016 à 9h30

          François dit

          J’avoue que l’idée de la contrainte et le rétablissement que vous sous-entendez des châtiments corporels me dérange.
          C’était le mauvais côté du patriarcat.
          Pas étonnant que ce système ait suscité le rejet.
          Être ferme ne veut pas dire brutal. L’autorité n’est pas l’autoritarisme. Remettre de l’ordre, du respect et des règles, oui. Coercition, répression et violence, non.

    • 5 Novembre 2016 à 21h49

      François dit

      La constante macabre, ne serait-pas, aussi, ce que nous subissons depuis quelques décennies de « changement sociétal » ou « grand remplacement » avec aujourd’hui comme gourou une ancienne ministre des droits de la femme, devenue de l’éducation nationale, qui a cherché à imposer une théorie des genres revisitée en ABCD de l’égalité dont le but est de faire du garçon une fille comme les autres ?
      Une mixité qui se joue massivement en défaveur des garçons qui forment l’essentiel des décrocheurs scolaires comme des futurs révoltés.
      Cette mixité ou nivellement par le bas au motif d’une pseudo-égalité dont on voit bien qu’au lieu de la favoriser, elle l’empêche.
      Les résultats PISA et autres indicateurs internationaux, en sus des statistiques fournies dans l’article, parlent d’eux-mêmes.
      Idéologie socialiste ? Sans doute. Etat d’esprit désastreux. France dépressive. Jeunesse désabusée et cette foutue volonté de déconstruction des genres au motif de la “nécessaire” égalité des sexes, quel qu’en soit le prix, en cause-moteur de cette débâcle très certainement.
      Nous en sommes à la combientième réforme dont on nous affirme sans rire qu’elle sera décisive ?

      • 6 Novembre 2016 à 9h26

        expz dit

        Exact,l’école d’aujourd’hui est faite pour les filles:en général,les garçons ont un problème de maîtrise de leur corps (d’où ce besoin impérieux de faire du sport,de courir)que n’ont pas les filles.Mais alors,comment les anciens maîtres obtenaient-ils des résultats?Par la contrainte (c’étaient les plus forts…),par la compétition(au sens sportif que l’ont interdit aujourd’hui dans les classes):”il y a un enjeu”,tout simplement…
        Il existait une école normale des garçons et une autre des filles ,avec des quotas de recrutement correspondants.Les maîtres enseignaient en primaires garçons-exclusivement-. L’école d’aujourd’hui est naturelle pour les filles:apprendre va de soi (que ce soit sous forme de jeux,d’”activités ludiques”,de “projets”…)et les enseignantes d’aujourd’hui (elles-mêmes anciennes bonnes élèves) ont souvent beaucoup de mal à comprendre le comportement des garçons…

        • 6 Novembre 2016 à 10h39

          François dit

          Tout à fait d’accord. Les garçons ont besoin de s’identifier à un référent masculin. Fort, qui se respecte et leur apprend à en faire de même.
          Leur parcours aujourd’hui c’est la maîtresse en maternelle, l’institutrice, LA prof (80% de femmes dans l’éducation nationale) LA CPE et LA proviseur. Pour peu qu’il soit turbulent c’est l’éducatrice, LA procureur (8% de femmes magistrates) et LA juge pour enfant. Famille en difficulté ? c’est l’assistante sociale.
          Si Maman écrase Papa, c’est le bouquet final.
          Avant-hier j’écoutais une émission sur le sexisme dans le sport sur Europe 1 animée par ineffable Roselyne Bachelot. Elle se plaignaient que dans le sport il n’y ait pas la parité dans l’encadrement des équipes sportives de garçons. Il y aurait plus d’entraîneurs que d’entraîneuses. Sans blague ! Ce serait sexiste !
          On est aussi capables braillaient-elles. Je n’en doute pas, mais personne ne vous empêche de jouer à la baballe entre vous.
          Lâchez la grappe de nos garçons ! (Sauf circonstances particulières….)

        • 6 Novembre 2016 à 10h57

          François dit

          Rectif : 80% de femmes magistrates et non 8%

        • 6 Novembre 2016 à 13h39

          expz dit

          Exact,mais c’est parce que les femmes sont beaucoup plus bosseuses que les hommes (en général)et réciproquement elles ont plus de difficultés à “contester” certains principes…

        • 6 Novembre 2016 à 16h34

          François dit

          Les filles plus bosseuses, c’est possible. Probablement aussi en raison de l’obligation qui leur était (est toujours ?) faite, culturellement, de participer aux tâches ménagères dès leur plus jeune âge. Donc d’être au service, statut qu’elles souhaitent quitter ou au moins partager. On peut l’observer dans les cités, dites sensibles, où les filles vont beaucoup plus loin dans leurs études que les garçons, lesquels sont traités, dès l’enfance, comme des petits rois fainéants, ce qu’ils restent à vie pour bon nombre d’entre eux.
          Ce statut censément “privilégié” des garçons joue en leur défaveur. Il devient handicap. Ils sont élevés dans l’idée que tout leur est dû, donc qu’il n’est pas nécessaire de se battre contre eux-mêmes pour obtenir quoi que ce soit.
          Élevez des filles de la même façon, vous aurez le même résultat.
          Si je devais faire de l’humour en employant une argutie féministe, je parlerais d’autocensure Matriarcale, puisque ce sont bien les mères qui se mettent à leur service (c’est aussi culturel)
          On peut l’observer à grande échelle dans les pays arabes d’essence phallocratique (et non patriarcale) où l’on apprend aux petits mâles que leurs mères et sœurs à leur service. Les filles, en Iran pour l’exemple, sont 70% à être surdiplômées pour 30% des garçons.
          C’est aussi pour cette raison que l’on se doit d’impliquer les enfants des deux sexes dans la vie de la maison, donc à l’apprentissage de leur propre prise en charge.
          Par la suite, effectivement, les codes et rituels de construction du garçon, comme de la fille, répondent à des critères plus spécifiques qu’il convient de re-définir, et non d’uniformiser (La définition de la virilité, en particulier, n’a eu de cesse d’évoluer en fonction des époques, c’est un motif de saine fierté de l’état d’homme qu’il se doit d’intégrer)
          MORT A L’ETUDE DES GENRES (Ca me fait du bien de le dire….)

        • 7 Novembre 2016 à 13h28

          Hannibal-lecteur dit

          François quel manque de logique : ” mort à létude des genres ” ? Curieux : vous venez de vous y livrer tout au long de votre post!

        • 7 Novembre 2016 à 15h24

          François dit

          Je comprends votre point de vue Hannibal. Vous ne savez même pas ce qu’ÊTRE un homme suppose.
          Cela étant vous avez raison, je me consacre en permanence à ce combat pour que nos sociétés ne soient pas gangrenées par des garçons, tels que vous, auxquels on n’a jamais réussi à faire comprendre ce qu’est “ÊTRE un homme’ veut dire. (C’est de la faute de votre grand père)
          De mon point de vue, ils sont plus dangereux que le féminisme pour la France, au même titre que les collabos l’étaient pour les nazis en 1940.

        • 7 Novembre 2016 à 17h44

          Hannibal-lecteur dit

          Et toc !       :-))))))))))))))))))))))))))))

    • 5 Novembre 2016 à 21h13

      a2lbd dit

      La problématique de l’apprentissage est effectivement de mettre l’élève en confiance afin que sa curiosité intellectuelle se développe car s’il est une évidence c’est que plus on en sait, plus on réalise que l’on sait peu et plus on découvre donc des champs de découvertes.

      Les néo-pédaguogues actuels s’auto-convainquent que cette mise en confiance de l’élève peu se faire par le seul cadre scolaire. La réalité est bien plus complexe. Quand l’élève de retour chez lui est confronté à une situation soit difficile soit à une absence totale d’intérêt sur ce qu’il fait en classe, alors il plonge dans le découragement et le décrochage.

      Par ailleurs, cette histoires de contrats de confiance ne permet que de renforcer ce qu’il y de plus bassement autoritaire dans l’éducation à la française. Tous le système éducatif français repose sur des programmes, des acquis à obtenir absolument dans absolument toutes les matières. Or les programmes sont extrêmement chargés et embarquent souvent des considérations qui ne sont pas nécessairement en lien directe avec la matière enseignée (comme par exemple la méthodologie, la mise en perspective culturelle et autre…). Donc l’élève est réduit à l’état d’un petit caniche que l’on souhaite absolument voir sauter dans les bons cerceaux plutôt que de le pousser (et il faut souvent l’y contraindre) à ouvrir grand les portes du palais de la connaissance en l’invitant (aussi par la contrainte) à explorer toutes les pièces.

      Si l’on souhaitait bien faire, il faudrait donc refaire des classes de niveaux non pas pour l’ensemble mais par matière. Cela permettrait de relâcher la pression sur certain qui ne peuvent pas suivre tous les cours…Et aussi surtout de développer un tissu associatif dense pour aider après les cours les élèves qui ne bénéficient pas de soutien familial dans leur scolarité…Mais bon non…C’est tellement plus simple de pondre des directives et plancher sur des systèmes permettant de pérenniser ce qui existe déjà..

    • 5 Novembre 2016 à 18h35

      Zinho dit

      Ce que certains esprits éclairés nomment “déconstruction” n’est rien d’autre que l’irruption de l’idéologie socialiste infligée partout, en permanence et à tout le monde.

    • 5 Novembre 2016 à 15h07

      Orwell dit

      « une séance de « questions-réponses », avant l’évaluation, accompagnée au besoin, d’une « fiche de révision », afin de cibler les éventuelles difficultés des élèves et donc d’agir en amont sur l’évaluation » (je ne suis pas sûr d’avoir tout compris, mais en gros, il s’agirait d’évaluer l’intelligence de l’élève ou de sa bêtise pour lui poser des questions plus ou moins compliquées. A ce stade, le crétin du village aura son BAC à coup sûr)
      « Evaluation par Contrat Confiance « (l’élève n’a pas à conclure de contrat, c’est un mineur. Et il est douteux que l’on puisse lui faire confiance : le système éducatif est au contraire basé sur la suspicion envers les élèves, et je trouve cela parfaitement justifié.)
      « le fait d’indiquer aux élèves quoi réviser pouvait les aider à avoir de meilleures notes ? » (mais l’élève doit réviser tout ce que lui enseigne ! Si nous avons de plus en plus d’illettrés en France, ce n’est pas parce qu’ils auraient révisé une partie du programme qui n’était pas nécessaire à leur réussite)
      « l’inégalité ne se retrouve plus aujourd’hui dans un système éducatif qui amène 88,5% des candidats au baccalauréat à obtenir leur précieux sésame, mais bien à la sortie du système éducatif. » (l’utopie délirante d’un Jospin souhaitant 90 % de réussite au bac amène à donner ce certificat dans un paquet bonus – on devine la suite)
      « 43,8 % des inscrits en première année de fac ne passent pas en % première année et près d’un tiers abandonne l’université avant d’avoir achevé leur année. » (j’en témoigne, à la Faculté de Droit de Strasbourg, nous n’avions plus qu’un tiers des inscrits qui passaient les examens de fin d’année)

    • 5 Novembre 2016 à 15h07

      Orwell dit

      « Mouvement Contre la Constante Macabre » (MCLCM) » (quelle poésie dans ce langage de technocrate ! Pour moi, le macabre se rapporte à la mort. Un élève mal noté sera-t-il donc condamné à la guillotine ? Et puis, assez avec ces sigles ronflants et ésotériques pour exprimer des choses simples)
      « les enseignants s’arrangent toujours, sous la pression de la société, pour mettre un certain pourcentage de mauvaises notes » (Depuis quand les enseignants cèdent-ils à ladite pression de la société ? C’est une petite élite d’intello qui ont toujours joué les faux rebelles et constitué l’électorat de base de la gauche bien pensante. Et si l’élève recevait simplement une mauvaise note parce qu’il est cancre ?
      « Pire, ils auraient tendance à n’être pas si inconscients que cela de leur sadisme à faire exprès de leur imposer des questions pièges et des problèmes non-étudiés en cours pour leur coller des mauvaises notes » (il m’avait semblé tout le contraire : le laxisme légendaire de ces enseignants qui fermaient les yeux sur les insuffisances de leurs élèves).
      « Situation menant à l’anxiété chronique, au désespoir, au décrochage scolaire et pour finir à la fin de la civilisation telle que nous la connaissons. » (et Belkacem, brillante ministre de l’Education dite nationale, n’est-elle certainement pas plus coupable de l’effondrement du système scolaire, avec le complicité des syndicat d’enseignants et de la fédération des parents d’élèves de l’enseignement public(FCPE) ?
      « mais également, pour les parents, de mieux accompagner leurs enfants dans leurs apprentissages, et donc leur scolarité » (cela fait longtemps que les parents ont démissionné de leur rôle éducatif pour s’en remettre par paresse à l’école)

    • 5 Novembre 2016 à 7h42

      Daniel24 dit

      La “constante macabre” n’a rien de nouveau : cela fait 15 ans que j’ai pris ma retraite de prof de math et on en parlait déjà dans les réunions de profs. Ce que certains n’ont pas compris, c’est que dans une classe lambda, ordinaire, moyenne, les résultats s’approchent automatiquement d’une courbe moyenne, dite de Gauss sans volonté du correcteur. Par contre dans une classe “triée” il en va tout autrement: j’ai connu des classes où presque tout le monde avait plus de 10 et d’autres où personne ne l’atteignait ! Ce qui est un démenti formel à la notion de constante macabre, mais qui a fort peu d’occasions d’être constaté puisque le pédagogisme actuel refuse les filières, les groupes de niveau, etc…Donc, à ne constituer que des classes hétérogènes, on obtient forcément des courbes de Gauss à chaque résultat. Et si par malheur c’est toute la classe qui n’a pas le niveau, alors on diminue les exigences si bien que quelques-uns parviennent toujours à émerger, il suffit de voir quelles consignes sont données aux correcteurs d’examen depuis plusieurs années…y compris au CAPES !

      • 6 Novembre 2016 à 11h43

        C. Canse dit

        Une classe hétérogène reflète la société avec une répartition des QI stable, observable sur une cloche de Gauss, les enseignants majoritairement n’ont aucune malveillance à l’égard de leurs élèves, les résultats de ces derniers ont à voir avec leur niveau “d’intelligence” que constatent les correcteurs.
        La “constante macabre” n’est que celle de la répartition des mal lotis du côté de la “comprenette”.

        • 6 Novembre 2016 à 12h22

          François dit

          C Canse, Leur niveau d’intelligence… Encore quelques années et un bonobo, quel que soit son sexe, obtiendra son bac avec mention très bien.
          Hétérogénéité, consiste aujourd’hui, d’abord et avant tout, à se mettre au niveau du plus médiocre pour ne pas le démoraliser.

        • 6 Novembre 2016 à 16h50

          C. Canse dit

          François

          Peut-être, à moins que ce ne soit le bonobo qui ne fasse classe.
          Retour aux classes homogènes, qui existaient grâce aux classes européennes avec latin. Retour du grec ancien et du latin et de l’allemand. Si notre civilisation a des racines gréco-romaines, il semble évident d’en enseigner les langues à la suite du français. 
          NVB a oublié que le français est notre langue officielle, elle qui ne connaît que la “langue de bois” le Président dit d’elle qu’elle y est “très forte”.

        • 6 Novembre 2016 à 16h56

          François dit

          Latin, Grec. Absolument d’accord. Ce sont nos racines culturelles et pour NVB, que la grosse nouille l’aime bien pour sa capacité est être son dictaphone, on est encore plus d’accord.

    • 4 Novembre 2016 à 22h07

      Tonio dit

      “Mouvement Contre la Constante Macabre” a écrit aux professeurs pour leur vendre… des méthodes.. à décérébrer!

      Et sa marche depuis les pédagosites du XXe ont décidé que l’EN serait leur fief inexpugnable; la baronne en chef leur a donné toutes les clés et ils font ce qu’ils veulent, car “au royaume des aveugles, les borgnes sont rois”

    • 4 Novembre 2016 à 18h15

      Pol&Mic dit

      “j’ajoute que”…… on ne sait plus si c’est de la “Novlangue” socialiste, ou de la Vulgarité toute simple !… (au point où nous en sommes……!)