Méthode Montessori: la fabrique du crétin libéral | Causeur

Méthode Montessori: la fabrique du crétin libéral

Céline Alvarez, idiote utile du libéralisme?

Auteur

Françoise Dauliat
enseigne en école maternelle.

Publié le 20 avril 2017 / Société

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Ecole Montessori; Céline Alvarez. Sipa. Numéros de reportage : 00770251_000139 et Numéro de reportage : AP21982952_000002.

« Ces profs du public qui cassent les codes. » L’Express publiait le mois dernier un nouvel article élogieux sur la méthode Montessori introduite dans l’Éducation nationale. Sur ce sujet, toujours pas de réflexion critique. Pourquoi ? Cette méthode pédagogique n’aurait semble-t-il que des avantages et contre elle que des enseignants qui « refusent de remettre en question des habitudes bien ancrées » – autrement dit des paresseux réactionnaires. En ferais-je donc partie, moi qui, enseignante en maternelle n’ai délibérément pas cédé aux sirènes montessoriennes ?

La vague montessorienne dans l’Éducation Nationale, renforcée par la publicité offerte par nombre de médias, date essentiellement de l’expérience de Céline Alvarez à Gennevilliers que l’article de L’Express retrace en quelques mots. En 2011, Céline Alvarez devient professeur des écoles avec comme objectif de prouver que la pédagogie Montessori peut être appliquée dans l’Éducation Nationale. Elle obtient, avec la bienveillance du ministère, un poste en maternelle à Gennevilliers et mène son expérience pendant trois ans avant de claquer la porte et de se reconvertir en modèle à suivre/conférencière. Notons qu’elle n’a nullement été suivie par une quelconque commission d’évaluation officielle et impartiale et qu’aucun bilan de son expérience (sur tous les plans : acquis cognitifs, construction de la personnalité de l’enfant, faisabilité budgétaire, concordance avec les programmes, impact sur l’équipe enseignante, satisfaction des attentes de tous les parents, etc.) n’a été établi par le ministère qui, aujourd’hui, la soutient officieusement.

Une méthode très exclusive

Les résultats qu’elle affiche dans ses vidéos sont presque incroyables au niveau des acquis cognitifs (90% des Moyens et 100% des Grands auraient assimilé la lecture, certains atteignant même un niveau CE2 en maths). Résultats, il faut en convenir même si on peut regretter qu’ils n’aient pas subits de contre-expertise, très attractifs pour les parents inquiets de l’avenir de leur progéniture dans un monde où l’accession à un emploi devient de plus en plus problématique.

Seulement voilà, comme le montre parfaitement Céline Alvarez elle-même mais aussi les « maisons d’enfants » (et non « écoles ») appliquant la méthode Montessori, la démarche de la pédagogie jusqu’à présent dominante en école maternelle et la démarche de la méthode Montessori sont totalement exclusives l’une de l’autre. Dans la méthode Montessori, il s’agit fondamentalement de contraindre de facto l’enfant, par l’organisation de la classe et un appauvrissement de son environnement (couleurs qui n’accrochent pas le regard, absence d’affichage, les mêmes ateliers mis à la disposition des élèves de l’entrée à la sortie de la maternelle, etc.), à se tourner spontanément vers les seules activités qui lui sont laissées à disposition en ateliers autonomes. On ne peut donc pas faire du moitié-moitié, moitié méthode « traditionnelle » – pour faire plus simple – moitié méthode Montessori.

>> A lire aussi: L’école de l’amusement, symptôme du moins d’Etat

Si l’on mélange les deux – ce que font apparemment mes collègues que L’Express a visitées dans le XIVe arrondissement de Paris – on perd sur les deux tableaux : l’encadrement magistral indispensable au déroulement des activités collectives perdra de sa consistance aux yeux des enfants d’un côté, et de l’autre les élèves risqueront de s’ennuyer dans les moments où on ne leur laissera que l’accès aux ateliers Montessori qui pâtiront alors de la comparaison avec les activités collectives plus entraînantes.

Cette incompatibilité radicale entre les deux démarches pédagogiques fait que l’enseignant qui, aujourd’hui, décide de faire le choix, encore très minoritaire, de bouleverser sa classe en y appliquant les principes d’aménagement de classe liés à la méthode Montessori prend la grave décision de la vider de ses meubles et du matériel accumulé pendant des années et des années, au risque de la laisser considérablement appauvrie au collègue qui lui succéderait en cas de retraite ou de mutation et qui ne désirera pas forcément y appliquer la méthode Montessori.

D’ailleurs, avant d’aborder le fond des critiques que l’on peut adresser à la pédagogie Montessori, parlons donc du côté bassement matériel – puisqu’il en est question dans l’article de L’Express mais de façon trop superficielle – de la mise en place de la pédagogie Montessori dans une classe de l’Éducation nationale.

Des conditions matérielles exceptionnelles

Céline Alvarez a faussé son expérience au départ. Elle l’a entamée dans des conditions matérielles exceptionnelles :

- la classe qu’on lui a attribuée faisait environ 75m2 : rares sont les classes de cette superficie dans les locaux scolaires.

- elle a reçu un don de l’association Agir pour l’école, association loi 1901 financée par des fonds publics et des partenaires privés tels que Dassault, la fondation Bettencourt, AXA et la fondation Total, d’un montant de 2.000€ pour aménager sa classe : l’indigence dans laquelle se trouvent des classes voulant entamer l’expérience fait que le matériel proposé aux élèves sera incomplet, à moins que les enseignants ou les parents ne mettent la main au porte-monnaie.

- une éducatrice formée à la pédagogie Montessori lui a été attachée en permanence : je me demande comment mes collègues ont fait pour suppléer au fait qu’à Paris il n’y a même pas une ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles, non-formée à la méthode Montessori au demeurant) par classe, sans compter qu’elles ne sont pas en permanence dans les classes et sont chargées de tâches ménagères.

Parlons maintenant du fond des critiques que l’on peut formuler sur la pédagogie Montessori (eh oui, rien n’est parfait) qui feront peut-être comprendre que rejeter cette pédagogie n’est pas forcément signe d’un esprit sclérosé.

Je ne parle ici que d’une classe purement Montessori, c’est-à-dire appliquant ladite méthode sans concession ni mixage pédagogique. Dans une classe réellement Montessori, il n’y a plus – en application de deux principes directeurs que sont la suppression des activités collectives et la suppression de toute distraction risquant de rendre moins attractifs les ateliers autonomes - :

- d’activités sportives collectives

- d’activités artistiques dirigées

- de coin de jeux d’imitation (maison, cuisine, théâtre de marionnettes…)

L’activité sportive est réduite à tenir une balle de ping-pong sur une cuiller en marchant sur une ellipse tracée au sol dans la classe. Plus aucune autre activité sportive collective. Ce qui plonge complètement dans l’incohérence pédagogique les membres de la hiérarchie de l’Éducation nationale qui soutiennent la mise en place de classes Montessori tout en exigeant contradictoirement l’application des programmes officiels de l’École maternelle. On peut d’ailleurs se demander pourquoi la hiérarchie de l’Éducation nationale n’a pas cherché de noises à Céline Alvarez alors qu’elle n’appliquait pas les programmes et qu’elle favorise aujourd’hui sa propagande en faveur de la diffusion de la méthode Montessori en son sein alors que celle-ci s’oppose ouvertement aux programmes que l’Éducation nationale veut que l’on suive scrupuleusement.

Le retour à la normale est-il possible?

Dans la classe de Céline Alvarez, l’activité artistique est réduite à deux postes de travail : dessin avec des feutres et gouache avec des pinceaux. Exit le développement de l’esprit créatif de l’enfant, l’expérimentation de la matière, des supports et des outils. Plus question non plus de proposer collectivement à la classe un thème directeur sur lequel s’appuyer pour faire utiliser supports, outils et techniques.

Les jeux d’imitation, considérés comme beaucoup trop attractifs pour les enfants dans une classe Montessori (lâchez des enfants dans une classe équipée d’un beau coin maison et vous verrez s’ils se dirigent vers les ateliers autonomes) y sont purement et simplement éliminés. Mais pourquoi ont-ils toujours eu leur place en maternelle ? Voyons, que je me rappelle… N’y avait-il pas de très bonnes raisons pédagogiques visant à la socialisation et à la construction de la personnalité de l’enfant ? Mais ceci s’explique quand on constate qu’avec Céline Alvarez, il n’est plus question de psychologie de l’enfant mais de… neurosciences ! Eh oui, Céline Alvarez et ceux qui l’appuient sont des « scientifiques », pas des rigolos comme nous.

Dans le domaine des jeux d’imitation aussi, on peut noter l’ambiguïté de l’Éducation nationale encensant implicitement un abandon qu’elle sanctionne dans une classe « traditionnelle ».

Parlons enfin de deux points secondaires mais non négligeables questionnant l’intérêt de la submersion de l’Éducation nationale par la vague Montessori.

Il y a d’abord l’inquiétude, à mon sens fondée, exprimée par une mère d’élève dans l’article de L’Express : « Arrivera-t-elle à s’intégrer ensuite dans une classe de CP « normale » ? » La question doit être posée puisque l’article précise que les enseignants d’élémentaire ne suivent pas le mouvement et que la quasi-totalité des classes de CP restent donc aujourd’hui non-Montessori. Sans compter qu’un enfant qui aura vécu toute sa scolarité de maternelle sans apprendre les règles du travail collectif et les règles de discipline qui y sont liées aura probablement des difficultés à se fondre dans l’attente disciplinaire de l’enseignant. Comment un enfant qui aura atteint les résultats affichés par Céline Alvarez, à savoir la lecture acquise en fin de maternelle et un niveau de CE2 en mathématiques, pourra-t-il s’intéresser à ce qui se passera en CP ? Voire en CE1? Non seulement ces élèves n’auront pas intégré les règles du travail collectif, mais ils s’ennuieront, perturberont la classe et auxquels on ne pourra pas faire sauter de classe car leurs acquis seront déséquilibrés et inégaux. On me rétorquera qu’il suffit alors d’appliquer le principe de la loi d’orientation de Jospin de 1991 selon lequel on doit prendre chaque élève au niveau où il en est. Mais les praticiens savent bien que ce sont des vues de l’esprit pédagogistes car il est impossible d’établir un cursus différent pour 30 élèves au sein d’une classe.

L’autre inquiétude concerne le risque de stagnation totale des enfants. Selon la méthode Montessori, l’atelier doit être saisi par l’enfant de son propre chef. Certains enfants peuvent donc se satisfaire toute l’année, voire tout au long de leur scolarité en maternelle, de faire la même activité en boucle… Pourquoi le ministère de l’Éducation nationale, qui avait négligé de suivre avec attention l’expérience de Céline Alvarez, s’en est ensuite emparé et a favorisé les interventions de cette femme dans des conférences organisées par ses soins ?

L’engouement étatique pour Montessori

Peut-être faut-il chercher un début de réponse aux origines de la méthode Montessori et dans ses visées politiques. Elles ont été clairement exposées par Céline Alvarez : il s’agit d’éviter de produire des révoltés en empêchant l’enfant de ressentir de la distance entre lui et son environnement et en faisant du lieu (classe/école/maison d’enfants) un lieu à la disposition de l’enfant. Il s’agit de faire en sorte que l’enfant ne rencontre aucun obstacle, aucune frustration, ne subisse aucun échec qui pourrait être nocif à son épanouissement et le forger dans la confrontation aux autres et aux institutions. La méthode de Madame Montessori, fervente catholique (la seule entorse à ses principes dans ses maisons d’enfants était l’existence de cours de catéchisme très traditionnels), convenait tellement au système en place qu’elle fut soutenue et financée par Benito Mussolini.

Cette méthode donne l’illusion à l’enfant que la société est harmonieuse et à son service afin qu’il ne développe aucun esprit critique à l’encontre de ses défauts et dysfonctionnements. La société serait si bonne et si peu critiquable que se retourner contre elle ne pourrait être produit que par un défaut dans l’éducation de l’enfant. C’est probablement dans cette vérité sur le fondement de la méthode Montessori qu’il faut chercher l’une des raisons de l’engouement étatique à son égard.

L’objectif de l’école de la République, construire le citoyen et son esprit critique, disparaît. Chaque enfant est seul face à l’activité qui doit lui permettre d’acquérir des connaissances et des savoir-faire. On est dans un registre purement cognitif et individuel. Les relations avec les autres n’existent que dans la démonstration silencieuse de la maîtresse dont la place cesse d’être centrale dans le groupe-classe, personnage dont le rôle se confond avec celui de l’autre adulte intervenant, voire avec celui de l’enfant plus grand qui assumera à son tour la démonstration silencieuse. Il n’y a plus d’autre règle sociale que le respect des conditions de travail individuelles des autres enfants. Le groupe classe cesse d’être une société régie par des règles.

La diffusion de la méthode Montessori convient donc parfaitement à l’État libéral. Elle signifie l’abandon de la suprématie des programmes unificateurs et contribue à l’éclatement de l’Éducation nationale. D’abord par la municipalisation (vers laquelle la réforme des rythmes scolaires a été un pas important), puis, in fine, par la privatisation. Cette dernière tendance annonce tout autant des économies budgétaires que l’ouverture d’un marché prometteur.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 22 Avril 2017 à 3h33

      Nolens dit

      Essayons de remettre les choses en place, une méthode (quelle qu’elle soit) qui fonctionne bien est celle qui donne de bons résultats.
      A présent définissons ce que doivent être de bons résultats.
      Si c’est de produire des illettrés, doublés d’incultes, celles appliquées depuis plus d’un demi-siècle par l’instruction publique française (connement et faussement rebaptisée éducation nationale) a largement atteint ses objectifs.
      La collusion des politiques et des pédagogistes, le tout allié à la passivité des parents et à la complicité active des enseignants est responsable de tout cela.
      C’est plus facile de manipuler une population ignorante, le savoir est source d’emmerdements pour les dirigeants.
      La pique contre le libéralisme de cet article est comme un cheveu sur la soupe.

      • 22 Avril 2017 à 9h15

        Moumine dit

        L’on ne saurait mieux dire.

      • 22 Avril 2017 à 9h58

        Prenchere dit

        L’instruction publique avec les  ussards de la république a été efficace pour créer une nation; le prix a été fort, mais l’adhésion aussi car l’espoir d’ascension sociale était présente. Actuellement parents et élèves n’y croient plus, car la peur est plus d’être exclu d’une profession intéressante et lucrative, que d’accéder aux raffinements de la culture. L’enjeu est toujours la citoyenneté, mais maintenant la menace est l’exclusion professionnelle. L’école se trouve en décalage de n’avoir plus d’autorité parce que les élèves n’y voient pas un moyen d’insertion sociale.  

        • 23 Avril 2017 à 13h22

          Pierre Jolibert dit

          Vous et Nolens abordez de front le coeur du sujet et tant mieux : la clarification de l’objectif.
          Qu’est-ce que la société veut exactement de l’école ? est-ce qu’elle sait d’ailleurs seulement ce qu’elle veut ? ou est-ce que ce qu’elle veut correspond vraiment à ce qu’elle dit qu’elle veut ?
          L’espoir d’ascension sociale était présent. Sans doute mais tellement plus qu’auparavant ? je ne le crois pas jusqu’à preuve du contraire. En tout cas l’école de son côté, en tout cas à la fin de la 3ème république, faisait tout pour limiter ce désir-là (même si c’est sous la forme plus neutre d’un encouragement à ne pas gonfler les flux de l’exode rural). Clarifier l’objectif passe à mon avis par la mise à bas définitive de l’illusion rétrospective de la promotion de l’ascension sociale (pire encore sous la formulation chiraquienne de l’ascenseur) comme fondement de l’école républicaine.
          Et je pense même qu’on est en bonne voie. Les parents n’y croient plus, dites-vous ? Tant mieux : on peut refaire autre chose à nouveaux frais.

    • 22 Avril 2017 à 0h39

      Ar Braz dit

      Lorsque l’on entame la lecture de cet article, puis qu’on la poursuit, on se demande quelle peut bien être la personnalité de son auteur. Mais lorsqu’on arrive au passage ; “L’objectif de l’école de la République, construire le citoyen et son esprit critique, disparaît.”, on a compris.
      Désolé chère Madame Dauliat, mais vous trompez complètement : le rôle de l’école ne doit être en aucun cas de “construire le citoyen et son esprit critique”, mais d’apporter à l’élève les connaissances qui lui permettront, par lui-même, en utilisant lesdites connaissances, de devenir un véritable citoyen doté d’un esprit critique digne de ce nom, et non un mouton de panurge formaté à l’anti-racisme et au “vivre ensemble” entre 3 et 6 ans ! 

      • 22 Avril 2017 à 9h14

        Moumine dit

        Je suis d’accord avec vous, l’école devrait se contenter d’enseigner.
        De toute façon, c’est sûr que “l’école de la République” actuelle n’a nul besoin de la méthode Montessori pour faire “disparaître” son “objectif”, quel qu’il soit ou devrait être.

        • 22 Avril 2017 à 10h14

          Prenchere dit

          Il ne faut pas confondre “l’esprit critique” et “l’esprit de critique”. Le second est un exercice très français, surtout en période électorale…
          Apprendre à réfléchir, à penser est le fruit d’un travail qui est favorisé ou pas par l’environnement. Il se construit au fur et mesures de notre croissance. Lorsque certaines capacités intellectuelles ne sont pas sollicitées à certains âges, elle ne se mettent pas en place et s’établit des carences intellectuelles qui se révèlent plus tard: “je suis nul en géométrie ” ou ” je comprends rien au logarithme ” …
          le savoir n’est pas l’intelligence mais, par sa diversité la nourrit. Le savoir commun permet les valeurs communes, car le savoir n’est pas neutre. 

        • 22 Avril 2017 à 10h33

          Moumine dit

          Prenchere
          Que vaut une théorie sur le savoir face par exemple au pourcentage d’illettrés ou quasi illettrés, voire analphabètes, que produit actuellement l’école ? J’ai cru comprendre qu’il allait crescendo.

    • 21 Avril 2017 à 19h40

      Jojo++ dit

      Le niveau de l’article ne peut que rendre hommage à ce qu’il critique. D’abord on est accablé par les fautes d’orthographe et de français, qui montrent encore à l’évidence l’effondrement du niveau des enseignants. Confondre l’adjectif “subit” et le participe “subi”, du verbe “subir”, en l’agrémentant, au passage, d’un accord qui n’a pas lieu d’être, donne le ton. L’auteur ne sait pas que le verbe s’accorde avec le sujet, et qu’il faut donc écrire “comme le montrent (et non “montre”) CA mais aussi les…”. Si Mme D. savait écrire le français, elle dirait “qui sont mises à sa disposition”, et non cet affreux “qui lui sont mises à disposition”. Enfin on peut déplorer une phrase sans construction syntaxique valable (“perturbent la classe et auxquels…”). Sur le fond, j’ai surtout remarqué que le principal reproche adressé à la méthode incriminée (que je ne connais que de nom) est qu’elle risquait d’être trop efficace. Sans commentaire. Quant au fond du fond, il faut quand même rappeler que tout cela est proprement absurde, que l’école maternelle ne sert qu’à occuper les enfants dont les parents travaillent. De manière générale, l’école ne sert à rien, comme on peut le constater au vu du niveau des élèves qui entrent en sixième. C’était déjà la même chose de mon temps: viré du CP au bout de trois semaines (pas normal…), je n’y suis retourné qu’en sixième. Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir deux agrégations, un doctorat d’État, et d’être maître de conférences hors classe émérite des universités. Quant au rôle socialement formateur de l’école, on en voit les résultats dans les chiffres de la délinquance.

      • 21 Avril 2017 à 20h34

        Bacara dit

        Avec deux agrégations et un doctorat d’état , vous en êtes toujours au stade de maître de conférence hors classe émérite des universités. Vous ne pensez pas qu’un peu d’école vous aurait fait du bien?

        • 21 Avril 2017 à 20h55

          Jojo++ dit

          Vous connaissez mal l’université.

    • 21 Avril 2017 à 16h43

      Amaury-Grandgil dit

      ces polémiques sur l’école plutôt que de dégager des solutions concrètes et tangibles pour l’Education et la Formation en disent surtout très long sur les carences intellectuelles et éducatives de ceux les entretenant dans les fils de commentaires. Le complexe d’infériorité culturelle est un des moins bien vécu. Mais c’est la faute des profs. il y a déjà vingt ans, seuls 2% de français avaient une bibliothèque de 200 livres chez eux, on entendait déjà les mêmes récriminations d’adultes, de parents n’ouvrant jamais un livre…

      • 21 Avril 2017 à 23h12

        Pierre Jolibert dit

        Bonsoir Grandgil,
        je vous trouve inutilement agressif sur ce coup-là.
        Comparez l’ensemble article-commentaires cette fois-ci avec celui-là (sur le même sujet, avec sans doute les prémisses de l’article récent dans les commentaires de Mme Mazagan, à retrouver sur la 1ère page du fil : conditions matérielles, décalages entre les maîtres de différentes obédiences et les différents rythmes de progression adoptés, etc.) :
        la 1ère fois on dirait que beaucoup de monde (et d’opinions diverses en temps normal) a assimilé Céline Alvarez à une espèce d’amalgame appelé “pédagogie” fait de tout ce qui est couramment détesté.
        Cette fois-ci, il suffit que l’auteur cible plus précisément ce que serait le caractère fondamentalement libéral de l’enseignante expérimentatrice (toujours considérée comme une voix officieuse du ministère ? je ne comprends pas) pour que quelques intervenants disent en somme ah oui mais bon il faut voir aussi que c’est pas si mal peut-être.
        Nous avons donc des opinions nuancées à partir d’un article qui a creusé l’analyse de détail de son sujet à partir d’éléments tangibles.
        C’est la clé : il faut se pencher sérieusement sur les choses et le faire collectivement, entre autres par la controverse, pour que le niveau monte.

      • 22 Avril 2017 à 23h30

        durru dit

        “Le complexe d’infériorité culturelle”
        Je comprends enfin ce qui motive Amaury à intervenir par ici…

    • 21 Avril 2017 à 14h47

      AMA dit

      Avec le magma de parvenus narcissiques et satisfaits dont la tête de “l’EDUCATION” nationale est composée, il n’y aura jamais de solution retenue pour améliorer le niveau scolaire, au contraire. Comme si cette institution avait pour mission de crétiniser le plus grand nombre.

      • 21 Avril 2017 à 16h40

        Amaury-Grandgil dit

        Bien sûr, l’inculture du crétin sur le net c’est toujours la faute des profs et non de sa paresse intellectuelle crasse

    • 21 Avril 2017 à 13h45

      Prenchere dit

      L’éducation nationale n’a jamais eu l’objectif de développer l’esprit critique, mais de miser sur le savoir: des têtes bien pleines, confirmant un savoir officiel(du prof) .
      Pour ma part je suis allé voir dans d’autres pays d’Europe. Pourquoi les élèves y apprécient-t’il plus leur école ? Parce qu’on les pousse à réfléchir, argumenter, à penser et non à savoir. Chez nous on pense arrivé en philo!
      N’oubliez pas qu’en France les profs n’ont jamais quitté l’école et s’ils se donnent beaucoup de mal c’est pour faire ce qui leur a personnellement réussi, comme on leur a appris et sous l’emprise d’une hiérarchie étouffante. Francoise Daulliat doit faire partie de ces pédagogues garant d’une perpétuation intolérante. Mais la société change et l’école craque de partout… enfin.

      • 21 Avril 2017 à 14h29

        Amaury-Grandgil dit

        Cela me met toujours en colère cette manie de taper sur les profs qui ne sont en rien responsables de l’absence d’éducation des gosses, des carences culturelles des parents qui se foutent de la culture, ne lisent pas, ne vont pas au musée…
        Notre société déliquescente a l’école qu’elle mérite, et des profs qui en sont issus.

        • 22 Avril 2017 à 9h37

          Prenchere dit

          Il s’agît moins des profs que de leur formation et d’un système verrouillé. Je répète que la plupart des profs sont des bosseurs consciencieux, mais coinçés entre des parents angoissés et une administration tatillonne. 

    • 21 Avril 2017 à 13h29

      Prenchere dit

      Cet article est consternant ! Ayant eu la responsabilité d’un ITEP recevant des enfants intelligents exclus de l’éducation nationale, j’affirme qu’auprès d’enseignants ouverts à d’autres méthodes comme celle-ci, a  permis à ces enfants nombreux de réussir, parfois brillamment et de s’épanouir !
      La mauvaise foi de cet auteur n’a d’égal que son ignorance… Causeur se montre bien tolérant….
       

      • 21 Avril 2017 à 14h30

        Amaury-Grandgil dit

        Ce genre d’écoles mise sur le narcissisme des parents, et celui des gosses

    • 21 Avril 2017 à 12h24

      Amaury-Grandgil dit

      Mes voisines versaillaises, toutes mères de famille supêêr épanouies ma chèèère adorent cette méthode qui flatte le narcissisme de leur progéniture et le leur.

    • 21 Avril 2017 à 12h22

      Pol&Mic dit

      et si…… on laissait -enfin- les enfants et ados vivre leur vie tranquillement au lieu de les considérer comme un futur bétail !????? ( à “plumer”)

    • 21 Avril 2017 à 12h15

      rupiema dit

      Convoquer Mussolini est un peu bas… j’ai peur que cela nuit à la démonstration.

      • 21 Avril 2017 à 13h12

        MSAINT dit

        Je ne vois pas comment évoquer un fait historique et réel pourrait nuire à un article, ce sujet n’étant là que pour illustrer la fabrique à citoyens prêts à s’épanouir dans une société dénoncée par Orwell dans on magistral 1984!

    • 21 Avril 2017 à 10h21

      JeanBart dit

      Mais pourquoi diable convoquer le libéralisme dans cette histoire ? Le terme est-il à ce point sulfureux que l’intégrer à un titre d’article le rend plus “putaclic” ?