Ecole : abolissons tous les devoirs | Causeur

Ecole : abolissons tous les devoirs

Parents, encore un effort…

Auteur

Guillaume Teboul

Guillaume Teboul
a 26 ans. Il est professeur d'anglais et achève son premier roman.

Publié le 25 mars 2012 / Société

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Lundi matin, il est sept heures et demie, vous êtes un professeur lambda, en chemin vers votre établissement, à l’écoute de France Inter. Comme tous les matins, vous êtes d’attaque et surmotivé. Vous êtes fier de votre mission civilisatrice et aussi d’appartenir à la glorieuse catégorie des Français-qui-se-lèvent-tôt (et en plus, si vous êtes vacataires, à celle des Français-d’en-bas, mais bon ne vous plaignez pas trop quand même). Soudain, au milieu du journal vous entendez la voix goguenarde de Jean-Jacques Hazan, le ravi du collège, patron de la FCPE. Immédiatement vous voulez changer de station, France Culture, même Europe 1, même Fun Radio, même RMC la radio des Grandes Gueules – c’est une question de survie. Mais il est déjà trop tard, vous-êtes fasciné par la sottise du propos. Sa proposition du jour: « la Quinzaine sans devoirs ». Et là, vous vous dites qu’ils sont quand même gonflés ces parents d’élèves, de décréter unilatéralement, comme ça, deux semaines sans devoirs. Et si vous n’êtes pas d’accord, vous ? C’est tout un, ou plutôt comme disent vos élèves : « c’est la même ».

Le représentant des papas et des mamans a fini de parler, mais ses mots restent gravés dans votre esprit. Son diagnostic de la situation actuelle : “On assied les enfants à l’école puis ils écoutent bien sagement quelqu’un que des fois ils ne comprennent pas.” C’est joliment dit mais le problème c’est que les cours magistraux purs n’existent plus dans aucune matière au collège1 ne serait-ce que parce que c’est interdit par l’inspection qui n’a qu’un mot à la bouche : “application”. Regardez les livres d’histoires (matière supposément propice aux cours magistraux) : pas un paragraphe de cours sans son étude de document et son image d’illustration. Le problème serait aussi que si les élèves sont tous bien sages, le professeur est lui incompréhensible.

Il est vrai qu’aux yeux de ses parents tout enfant est un saint, mais tout de même, peut-être certains ne sont-ils pas aussi sages, attentifs ou appliqués qu’ils pourraient l’être, certains (l’écrasante majorité) ne jugent plus nécessaire de relire leurs leçons ou bien – horresco referens – de faire leurs devoirs. “Ah oui mais non”, comme dit la dame des yaourts, les devoirs c’est pas bien. Et Hazan de poursuivre, la forme toujours en adéquation avec le fond, “On sait que c’est un facteur essentiel d’aggravation des inégalités, on sait que c’est un facteur de stress, puis que c’est aussi chronophage, c’est-à-dire que bien que les enseignants croient des fois que ils donnent que quinze minutes de devoirs, finalement ça fait vingt-cinq, trente, quarante, quarante-cinq [!], que en même temps, aucune étude n’a jamais montré l’efficacité des devoirs en termes pédagogiques alors que pour le coup par contre on sait que ça organise la guérilla à la maison, ça y a pas besoin de beaucoup d’études pour ça.” Ah ça, c’est la meilleure, il est donc impératif qu’une fois sorti de l’école, l’enfant oublie immédiatement sa condition d’écolier ou d’élève et surtout, surtout qu’il ne s’avise pas d’ennuyer ses parents avec ses devoirs – parents qui ont quand même autre chose à faire que la guérilla à l’heure de Plus belle la vie.

Bien sûr, officiellement, la noble idée des belles personnes de la FCPE c’est de mettre fin aux inégalités. Qu’importe que les devoirs aient toujours existé, notamment en des temps obscurs où beaucoup plus d’enfants de familles modestes intégraient les filières d’excellences. Il est vrai, vous dites-vous, que sortis de la salle de classe, tous les enfants ne sont pas égaux. Alors pourquoi ne pas proposer, pour ceux que ça intéresse, que les devoirs soient encadrés en salle d’étude (par des étudiants qui voudraient financer les leurs par exemple) ou par des professeurs qui accepteraient de travailler-plus-pour-gagner-plus (les vacataires susnommés, et sous-payés) ?

Votre drame c’est que vous n’êtes pas un maniaque de l’autorité, secrètement, votre modèle c’est Robin Williams dans Le Cercle des Poètes Disparus, vous aimeriez pouvoir foutre la paix deux secondes à vos élèves mais ça ne marche pas comme ça. Plus vous y réfléchissez, plus il vous apparaît que les parents d’élèves consacrent décidément beaucoup d’énergie à faire des professeurs des êtres aigris et mesquins, pétris de ressentiment. Et si la FCPE est ici en première ligne, sa remise en cause de l’autorité de l’enseignant n’est pas l’apanage des parents de gauche. Dans l’enseignement catholique de l’Ouest parisien, les parents défendent aussi leurs chères têtes blondes en toute circonstance, en dépit du bon sens, pour le principe. Le prof a toujours tort (d’ailleurs qui est-ce qui paye son salaire ?). Il n’y aura pas de renforcement de l’autorité des maitres tant qu’il leur faudra s’expliquer sur la moindre punition, la moindre observation dans le carnet de correspondance.

En définitive, on en revient à la question des droits et des devoirs. Alors que vous êtes presque arrivé, vous vous dites que vous auriez pu utiliser votre temps à penser à vos prochaines vacances mais deux événements passés relativement inaperçus depuis la rentrée vous reviennent soudain à l’esprit.

1) La sortie du livre Les droits de l’élève : A l’école, au collège, au lycée, de Valérie Piau chez Bourin. Le blurb de Bourin vaut le détour, il est édifiant comme ne sait plus l’être l’école: “Les élèves ont des droits. Peu de parents les connaissent. Que peut-on faire quand son enfant est confronté à une décision qui paraît anormale, injuste ? […] Cindy a cinquante lignes à copier en guise de punition ; Abdou a manqué un contrôle car il était malade et son professeur de français menace de lui mettre un zéro s’il n’apporte pas de certificat médical ; […] la moyenne de français d’Edwige est baissée d’un point parce qu’elle a bavardé avec sa voisine ; […] Cet ouvrage, rédigé par une avocate, explique ce qui est légalement autorisé et interdit à l’école maternelle et élémentaire, au collège et au lycée [et] fournit aux parents les outils dont ils ont besoin pour que leurs enfants ne souffrent pas de l’arbitraire.” Voilà donc l’image que les parents se font des enseignants, des monstres de sadisme, voire de racisme contre lesquels on ne peut rien sauf à faire appel à un avocat.

2) Le 7 décembre dernier vous vous étiez déjà réveillé avec la nouvelle que dans les Bouches-du-Rhône, des parents avaient séquestré toute une nuit, la directrice et deux employées administratives d’une école catholique (tiens donc) pour obtenir le renvoi d’un nouvel instituteur stagiaire au motif qu’il ne savait pas tenir sa classe. Ce qui provoquait l’indignation générale c’était la lenteur de l’Académie et pas du tout le fait que de gentils papas et mamans avaient décidé de mettre fin à l’arbitraire en prenant en otage non pas les parents des enfants indisciplinés, pas même le pauvre instituteur (ce qui aurait déjà été un scandale) mais de malheureuses secrétaires qui avaient peut-être elles aussi des enfants.

Tout cela revient à exonérer parents et enfants et à stigmatiser ou court-circuiter l’enseignant. Or vous savez que moins parents et élèves ont de devoirs moins vous, professeur, avez de droits.

Vous êtes arrivé, vous respirez un bon coup. Vous vous dites que la polysémie du mot “devoirs” est sans doute passée au-dessus de la tête de l’association des parents d’élèves, qu’il faudrait leur pardonner car ils ne savent pas ce qu’ils font, mais curieusement vous n’avez plus trop le cœur à ça.

 

  1. Et c’est heureux d’ailleurs.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 22 Décembre 2013 à 22h39

      ylx dit

      Dans une classe de CP que je ne dénoncerai pas, apprentissage traditionnel de la lecture avec une méthode ancienne – syllabique – où on imite les sons des lettres avec des gestes. Livre de lecture parfait avec pour chaque leçon des exercices pour distinguer les mots où on entend le son de la voyelle de ceux où on ne l’entend pas parce que composé dans une diphtongue. Exercices tous les soirs avec le livre de classe, effectués pendant le voyage en métro du soir, avec révision le lendemain toujours dans le métro. Les enfants savent tous lire à Nöel…et avec plaisir tout heureux d’avoir compris les mécanismes de base de la langue française. J’admire la compétence de la maîtresse et son courage…car pour les inspecteurs ce qui importe ce n’est pas que les enfants apprennent à lire c’est que l’enseignant respecte scrupuleusement la ligne du parti pédagolitaire.

      • 23 Décembre 2013 à 11h20

        piemelia dit

        Il m’est précieux de lire des témoignages tels que le vôtre. Mes CM ont tous appris à lire avec une méthode mixte. Aucun, même parmi les meilleurs, ne lit de façon fluide. ils butent sur pleins de mots, changent un mot sur deux (puisqu’ils ne les lisent pas jusqu’au bout!). Il y en a encore beaucoup qui lisent “an” pour les terminaisons “ent” du présent!!! J’ai des CP un jour par semaine donc aucune autonomie de pédagogie. La titulaire a choisi SA méthode, soit disant grandement syllabique. La moitié de la classe devine les mots et elle s’en étonne…c’est elle qui leur fait apprendre des mots par coeur depuis le début de l’année, sous prétexte qu’ils doivent connaître les “mots-outils”. Mais la liste des mots outils s’est allongée. Et eux sont bien loin de savoir lire et d’avoir compris les mécanismes de base de la langue française. Cela me désole d’être aussi impuissante. Professeur depuis deux ans, on me fait comprendre que je n’ai pas l’expérience…!

    • 22 Décembre 2013 à 21h44

      piemelia dit

      Pour répondre à cet article et certains commentaires (je n’ai pas tout lu). Ex cadre bancaire pendant 10 ans, maman de deux enfants de 9 et 5 ans, j’ai passé le concours en 2011. Je dois préciser que j’ai fait une prépa HEC, une école supérieure de commerce et que je suis issue d’un milieu ouvrier immigré. Non pas que je me vante mais pour illustrer mon propos. Fort heureusement, l’instruction que j’ai reçue et mon parcours me permettent de prendre du recul par rapport à la formation reçue pendant mon année de stage. Je dois être la seule stagiaire à avoir apprécié de n’avoir qu’une journée de formation par semaine! Formation identique dans le fond à celle de l’IUFM.
      En effet, si les enfants font de plus en plus de “ludique” en classe, c’est parce que c’est en gros ce qu’on enseigne aux jeunes professeurs des écoles! Bref je ne m’étends pas mais je conseille à tout parent soucieux de l’avenir de son enfant de lire le fameux bouquin de Marc Le Bris Et vos enfants ne sauront plus lire ni compter. Heureusement que je suis “tombée” dessus sinon je crois que c’est la dépression qui serait tombée sur moi!
      Je serai inspectée cette année et le “conseiller pédagogique” (que je mets entre guillemets car il est tout sauf un conseiller), m’a déjà prévenue que je risquais de me faire taper sur les doigts puisque je n’applique pas la pédagogie socio constructiviste celle-là même qui introduit le ludique partout (et surtout en math et français). Rappelons que le code de l’éducation prévoit la liberté pédagogique des enseignants…
      J’enseigne, je transmets à mes élèves (sacrilège!!!), ils progressent et font des efforts alors que la collègue dont je fais le mi temps me dit qu’ils ne fichent rien avec elle….peut-être parce que selon leurs propres mots “avec elle on ne travaille pas on est toujours en autonomie, on en a marre de dessiner!!!” Véridique!!!
      Je donne beaucoup d’exercices en classe, je leur fais apprendre les leçons par coeur (je leur ai appris comment faire), je les aide quand ils en ont besoin et je donne des DEVOIRS ECRITS toujours pour la semaine suivante (par exemple du lundi au lundi suivant). Ces exercices sont du même genre que ceux faits en classe. Je considère que connaître les terminaisons du présent de l’indicatif (note au passage : la plupart des élèves de CM ne savent pas que l’indicatif est un mode) c’est une autre chose que de savoir l’appliquer!!! Par ailleurs, autant vous dire qu’avec les innombrables autres “compétences” que l’école doit aujourd’hui faire acquérir, le temps consacré au français et aux maths baisse drastiquement. Que dire des sorties, bricolages de Noël, rencontres sportives, j’en passe et des meilleurs, on a moins de temps pour les fondamentaux. Soulignons que la très grande majorité des parents sont favorables à ces activités et y participent dès qu’ils le peuvent. Exemple : ça ne choque aucun parent ni aucun prof que mes élèves de CM2 qui vont déjà passer des heures à s’entraîner pour un cross qui prendre une demi -journée, doivent aussi dans le cadre du projet de liaison CM2 6ème, s’entraîner pour une autre rencontre d’athlétisme? Projet CM2 6ème : athlétisme, quelle belle considération du travail à l’école…où bien souvent le sport est roi!!!
      Je lis de multiples articles de parents mécontents de prof mécontents mais finalement, je n’en rencontre que très peu réclamant le vrai retour aux fondamentaux. Comment? mais on ne peut pas faire que du français et des maths toute la journée! Voilà le commentaire des jeunes collègues formatés par l’IUFM (je ne sais même plus quel nouveau nom on leur a donné mais de toute façon l’enseignement n’y a pas changé d’un poil)
      Enfin je finis par mon expérience de maman. Mon fils qui est en CM1 a dû écrire l’équivalent de moins de 10 pages de cahier depuis le début de son CE2 (il est en CM1). Il ne travaille que sur photocopie, ses dictées font 3 phrases et sont toujours préparées.Quand il a fait 5 fautes (terme proscrit il faut dire “erreur”), la maîtresse lui met “TB” .Rien n’est noté, les leçons sont survolées en classe, en conjugaison pour le présent de l’indicatif il a fait 3 exercices en tout dont un qui consistait à conjuguer “être” et “avoir”, l’évaluation qu’il a eu était d’un niveau de CE1!
      Ils ne font quasiment pas de problèmes, la multiplication se limite à un multiplicande et multiplicateur à deux chiffres surtout sans “0″ histoire de limiter encore la difficulté…Je pourrai m’étendre sur les catastrophe de la bassesse de cet enseignement qui s’étend de plus en plus dans les classes! Je suis arrivée là où j’en suis aujourd’hui parce que moi, fille d’ouvrier immigré, j’ai reçu un enseignement de qualité, parce que j’ai eu des devoirs écrits tous les jours, parce que je ne suis pas allée au musée ou en sortie scolaire mais parce que j’ai appris à conjuguer, à analyser grammaticalement un texte, à poser des opérations avec des grands nombres, à résoudre des problèmes complexes…A bon entendeur!

    • 6 Avril 2012 à 18h48

      JLN dit

      Il n’y a pas besoin de longues études statistiques, de rapports d’experts auto proclamés spécialistes en sciences de l’éducation, d’injonctions de psychologues qui estiment avoir tout compris, mais juste un peu de bon sens et d’observations sur le terrain (que me permet ma fonction d’enseignant) pour faire le constat suivant : plus qu’à toute autre époque, l’élève d’aujourd’hui a besoin d’être cadré. C’est pourquoi beaucoup de professeurs des écoles, soucieux de la réussite de leurs élèves, continuent à braver la loi en donnant régulièrement de petits exercices à la maison pour permettre à l’élève de faire le point et tester les acquis de la journée. Prétendre que cela n’est pas utile, voire indispensable, me paraît totalement irresponsable et avancer des arguments égalitaristes pour le justifier profondément scandaleux.
      Au delà des constats, notre propre expérience nous montre que si l’on est pas habitué jeune à un travail de synthèse, les connaissances ont du mal à s’imprimer.

    • 26 Mars 2012 à 18h35

      SPQR dit

      Sur ce sujet, écoutons plutôt le message des lycéens, ils se sont tatoués un vrai programme sur le poitrail… et c’est pas piqué des vers…
      Vive la FIDL ! . Nul en maths, métisse, fêtard, on y a droit!

    • 26 Mars 2012 à 15h51

      Jesse Darvas dit

      @l’auteur: il faut bien distinguer le primaire du secondaire. Les devoirs à l’école primaire sont interdits depuis 1956

      http://www.ac-lille.fr/ia59/bulletin_departemental/affichePageResultat.php?typeaction=theme&numBD=95&numArticle=18

      … ce qui n’empêche pas les enseignants d’en donner. Pourquoi? Je ne sais. Mais j’ai pu constater empiriquement chez mes enfants que plus une maîtresse ou un maître donnait de devoirs à la maison, moins il faisait faire d’exercices en classe, et plus les activités “ludiques” se multipliaient dans la classe elle-même. Il me semble préférable que l’école soit le lieu du travail et qu’après une longue journée de primaire, l’enfant peut de manière plus profitable se consacrer (une fois ses leçons apprises, ce qui n’a rien à voir avec les “devoirs” proscrits sans effet depuis 1956) à d’autres activités: musique, lecture, sport et jeux.
      Il faut avoir conscience qu’une journée de primaire qui s’achève à 16h30 laisse à l’enfant, après son goûter, environ 2 heures avant la séquence douche-dîner-histoire du soir-coucher. Pour peu que l’enfant pratique un instrument de musique et suive des cours de solfège, la moitié de ces deux heures est vite consommée. 20 minutes pour apprendre les leçons, il reste 1h40 pour profiter du plein air si le temps le permet, jouer aux échecs ou au Stratego, et découvrir la littérature (1h de lecture par jour est nécessaire si l’on veut que l’enfant avance un peu dans sa connaissance du patrimoine littéraire). Imposer en plus, comme certains, 30 à 60 minutes de devoirs quotidiens, c’est ne lui laisser aucun espace de jeu et de découverte…

      Au collège, c’est un peu différent bien sûr, le temps en classe étant largement consacré aux leçons mais même au collège le temps consacré en classe aux exercices pourrait être accru de manière profitable.

      Je passe sur l’inégalité: elle existe bel et bien et il est clair que lorsque les devoirs sont pris en compte dans la moyenne, pour certains élèves ce sont moins eux qui sont notés que leurs parents. Mais il n’y a pas de véritable remède à cela, sauf à détruire la cellule familiale comme le faisaient les premiers kibboutzim.

      • 22 Décembre 2013 à 22h52

        nadia comaneci dit

        Bonsoir Jesse, vous manquiez.

    • 26 Mars 2012 à 15h30

      Papy dit

       Comme dirait George Abitbol, l’homme le plus classe du monde: ”Monde de merde”!

    • 26 Mars 2012 à 14h52

      red benjamin dit

      Ces gens sont les meilleurs artisans de la nullité, bêtise, inculture crasse des nouvelles générations.
      L’école, devenue “la fabrique des imbéciles” selon la formule de ce bon Brighelli est in fine un atelier de futurs consommateurs bêtes à manger du foin devant du benjamin castaldi…
      A la lanterne les blaireaux de la FCPE, traîtres à la nation!

    • 26 Mars 2012 à 8h39

      Florence dit

      Pour le reste, le patron de la FCPE est est âne mais on le savait déjà ! Comme le dit l’auteur de l’article, cet âne n’est pas tout seul et on en retrouve un peu partout dans la société.

      Cela dit, je constate que nombre de parents savent à quoi s’en tenir. Quand ma fille est entrée en 6 ème, je me souviens d’un mère de famille un peu désemparée car sa fille n’ayant jamais fait de devoirs en primaire, était totalement dépassée par le changement de rythme lors de son passage au collège.

      Quel dommage tout de même que l’on fasse tout pour détourner les enfants de leur soif d’apprendre qui est quand même un beau moteur !

    • 26 Mars 2012 à 8h30

      Florence dit

      Bea 33,
      bien vu. Ce genre d’initiative ne fera que favoriser ceux dont les parents auront la sagesse de passer outre et d’aider ou de faire aider leurs enfants après l’école.

      Marie,
      je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous : quand mes enfants ont eu des profs nuls, je ne l’ai jamais nié devant mes enfants. Comment auraient-ils pu me faire confiance après ? En revanche, j’ai toujours défendu l’institution scolaire. Un prof est nul, on fait avec. Après tout, on ne sait pas les raisons de cette nullité, le professeur a en général d’autres qualités et puis il faut s’habituer le plus tôt possible à composer aver l’incompétence quand on la rencontre car cela arrive durant toute la vie.
      Donc, en cas de professeur pas à la hauteur, on se tient bien et on s’organise par ailleurs pour avancer quand même. Ce n’est pas une raison pour en profiter à se laisser aller, bien au contraire.

      Finalement, de ce que j’ai pu constater, la majorité des professeurs font convenablement leur travail. Un petit nombre ne fait pas l’affaire et un petit nombre également fait son travail excellement.

    • 26 Mars 2012 à 8h14

      bea33 dit

      Est ce que les cours particuliers qui ne sont que des devoirs supplémentaires payés (bien en +) vont également être interdits en vertu du nivellement des inégalités par le bas.

    • 25 Mars 2012 à 16h37

      L'Ours dit

      Avant les élèves avaient des parents. depuis que ce sont les parents qui ont des élèves – et non les profs – c’est la cata!

       http://img196.imageshack.us/img196/5451/educationbis.jpg
       

      • 25 Mars 2012 à 16h47

        Marie dit

        l’Ours beaucoup de parents sont des consommateurs c’est pour cela qui demandent plus de moyens plus plus tant et plus mais le non mon enfant ça jamais trop dur .

    • 25 Mars 2012 à 14h47

      Marie dit

      Lu et approuvé à 100°/°! Quand mes enfants étaient en âge scolaire que n’ai je entendu de la bouche de certains fanas ou fadas au choix de la FCPE!
      Bien sûr nous sommes tous tentés comme parents fières de leurs progénitures de trouver toutes les qualités à nos chers têtes blondes, mais avec un peu de réalisme et surtout l’idée qu’on élève un animal et éduque un enfant , vous pousse à collaborer avec l’enseignant . Il y a de mauvais profs c’est vrai mais ne jamais le dire devant l’enfant , un adulte doit être respecter par l’enfant.
      http://dcalin.fr/textes/enseigner.html