Les très riches heures du Duke | Causeur

Les très riches heures du Duke

Un maître et sa maîtresse

Publié le 21 août 2016 / Culture

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Quarante ans après leur sortie aux États-Unis, on publie enfin en France les mémoires de Duke Ellington. Amateur de jazz ou pas, on adorera ce livre qui nous apprend à swinguer.

Duke Ellington en avril 1969 à New York (Photo : SIPA.AP21418806_000001)

Il aura fallu attendre quarante-trois ans pour que les mémoires du « Duke » Ellington soient enfin traduits en français. Rédigée et publiée en 1973, un an avant sa mort, cette autobiographie du roi du jazz dont les lecteurs français ont été inexplicablement privés traverse enfin l’Atlantique grâce aux efforts de l’équipe de la Maison du Duke, présidée par Christian Bonnet, qui a participé à la traduction aux côtés de Clément Bosqué et François Jackson. La préface de Claude Carrière, président d’honneur de la Maison du Duke à Paris et éminent journaliste jazz, décrypte avec finesse cette « suite charpentée et chronologique de souvenirs de lieux, d’événements marquants et, au fil du temps, de portraits de personnages ayant compté dans ses vies musicales ».

[...]

Music Is My Mistress, Duke Ellington, Slatkine & Cie, traduit de l’anglais par Clément Bosqué et Françoise Jackson, avec Christian Bonnet, 2016, 589 pages, 25 €.

  1. Titre d’une composition phare écrite par Duke Ellington et Irving Mills en 1932, qu’on pourrait traduire approximativement par « Ça ne vaut rien si ça ne balance pas ».

  • Brexit : l'étrange victoire

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    publié dans le Magazine Causeur n° 96 - Juillet-aout 2016

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    Brexit : l'étrange victoire
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    • 21 Août 2016 à 14h40

      enfer dit

      Duke….Un grand du jazz, certes, mais un orchestre où chaque musicien est cadré, encagé, le petit doigt sur la couture du pantalon…
      Je préfère de loin Basie, où chacun pouvait exprimer son talent et sa fantaisie…La trompette de Roy Eldrige répondant au saxo de Coleman Hawkins…Pour peu que Cosy Cole soit derrière la batterie et le bonheur est total…
      De toute façons nos chaines culturelles sont trop occupées à faire du politiquement correct à trois sous et à nous bassiner avec Hitler et le nazisme pour passer des films comme Kansas 34 de Robert Altman….

      • 22 Août 2016 à 9h57

        jazz76 dit

        Désolé, mais c’est tout le contraire. D’abord, ni Roy Eldridge, ni Coleman Hawkins (sauf en remplaçant de luxe pour une séance), ni Cozy Cole n’ont fait partie de l’orchestre de Count Basie. Mais plus important, le génie (ou un de ses génies) de Duke était de laisser un vrai espace de liberté à ses merveilleux solistes, qui ne seront jamais meilleurs que quand ils furent membres de l’orchestre, d’autant plus qu’ils leur composait parfois de véritables concerti destinés à les mettre en valeur. Si l’orchestre de Basie première manière était effectivement très libre, à partir du milieu des années 50, le grain de folie était du coté de Duke. Quand à la discipline, elle passait en second (cf le concert de Newport 55, où le passage de l’orchestre a du être décalé car il manquait le moitié des musiciens à l’heure prévue; ils se sont rattrapés ensuite !) Cordialement,

        • 22 Août 2016 à 14h55

          enfer dit

          Désolé, mais je possède plusieurs heures de films (émissions de télé, rushs, reportages) où on les voit jouer sous la directions de Basie…Entre 1948 et 1954….Et je maintiens que la liberté était totale chez Basie…Rien que ses mimiques pour encourager le soliste à poursuivre…

    • 21 Août 2016 à 11h10

      L'Ours dit

      Je suis abonné aux chaînes de musique classique, et je me plaints un peu car elles ont tendance à passer un peu trop de concerts de jazz. J’adore le jazz mais très franchement, les compositions et surtout les impros… de nos jours c’est toujours un peu la même chose.
      Mais là, on parle du Duke, virtuose, imaginatif, élégant, et surtout: un vrai grand compositeur.