2012, année apocalyptique ?
Rue89 / Causeur : treizième round sur l’état de la France
Publié le 06 janvier 2012 à 9:30 dans Société
Mots-clés : 2012, François Hollande, TVA sociale

Photo : epc.

Chaque semaine jusqu’à l’élection présidentielle, la “battle” sur Yahoo ! Actualités confronte les éditos de Rue89 et Causeur sur un même thème. Cette semaine, Elisabeth Lévy et Pascal Riché débattent de l’état de la France en ce début d’année.
Pour vous je ne sais pas, mais pour moi, 2012 c’est déjà mal barré. Il y a une semaine, je me trouvais chanceuse de vivre dans un pays où les raisons de rigoler ne manquent pas – et je ne parle pas seulement des célèbres colères de la présidente Choly. Dans les dernières blagues de 2011, j’aime particulièrement celle où Bertrand Delanoë autorise une paroisse à exposer une Crèche à condition qu’elle soit dépourvue de toute connotation religieuse – dans l’une de ces immondes petites baraques blanches qui, chaque année à la même époque, défigurent plusieurs avenues parisiennes. Je me disais qu’on allait bien s’amuser avec la chouette baston présidentielle qui s’annonce.
Autant vous dire que c’est réussi. En une semaine, avec leurs vœux, nos aimables politiques m’ont flanqué un cafard monstre. Droite, gauche, majorité, opposition, pas un pour rattraper l’autre. Pour une fois qu’ils sont tous d’accord, c’est pour nous répéter qu’on en bave et qu’on va en baver encore plus. Ça a commencé le soir du 31 avec les vœux du Président qui nous a dit que c’était la crise la plus grave qu’on ait connue depuis 1945 et que ça ne faisait que commencer. Et j’ai décidé d’arrêter après avoir lu la lettre de François Hollande – oui, François Hollande m’a écrit. Mais je mentirais en disant qu’il m’a remonté le moral. Il me raconte que la France est « abaissée, affaiblie, abîmée, dégradée ». Il aurait au moins pu faire l’andouille, je ne sais pas, lever les bras comme un tire-bouchon en promettant qu’elle serait bientôt libérée. Bernique.
Benoît Hamon accuse le Président, le Président accuse la finance. Chacun joue sa partition, mais on dirait qu’il n’y a que des marches funèbres en rayon. De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, c’est la même chanson : nous vivons un enfer. Les Français endurent de graves difficultés et même de terribles souffrances. Je me demande si c’est moi qui vis sur une autre planète ou si nous avons collectivement perdu tout contact avec le réel. Les gens que je croise dans la rue, le RER ou la vie ne paraissent pas tous désespérés – d’accord, ça ne se voit pas forcément – ni affamés, ni misérables. Au cas où ça vous aurait échappé, le week-end qui a marqué la fin des vacances scolaires a été classé « rouge » par Bison futé, peut-être des gens partis chercher à la campagne de quoi échapper aux duretés du rationnement.
Vous trépignez ? Relisez Les raisins de la colère : en 1929, des petits fermiers américains mouraient de faim pour de vrai. En 1960, alors que la France s’adonnait au bonheur de la croissance, des familles voyaient leur fils partir à la guerre. Et aujourd’hui, dans l’Espagne voisine, des centaines de milliers de personnes ne perçoivent plus le moindre revenu.
Je sais que des millions d’entre nous sont déjà condamnés au chômage et que beaucoup vivent dans l’angoisse d’y passer. Je sais qu’on attend des heures aux urgences des hôpitaux, que le RER est souvent en grève ou en panne, que la machine à laver ou la voiture qui lâchent peuvent être une catastrophe pour un budget calculé à dix euros près. Je sais que des mères seules doivent compter sur le Secours populaire ou les Restaus du cœur pour nourrir leurs gosses. Je sais que 7,5 % des Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec 800 euros par mois. Je sais enfin, et c’est peut-être le plus grave, que certains de mes concitoyens travaillent sans pouvoir vivre décemment du fruit de leur travail.
Mais il n’est pas sûr que ce soient ceux qui souffrent le plus qui se plaignent le plus. Certes, la vie des Français appartenant aux classes moyennes comme vous-et-moi est plus difficile que dans les périodes plus fastes. Nos banquiers nous refusent des crédits et nous enquiquinent pour un misérable découvert. Pour aider le petit dernier à s’installer, il a fallu passer les vacances en Bretagne plutôt qu’aux Bahamas. Nous hésitons à aller voir un médecin dès que nous nous sentons vaguement patraque. Il faut expliquer aux mômes qu’ils doivent choisir entre la dernière console de jeux et les baskets dernier cri.
Je ne veux pas vous faire le coup des petits Chinois qui meurent de faim mais peut-être sommes nous un peu des enfants gâtés. A force de brailler sur le supposé détricotage de notre modèle social, on ne voit pas que le filet social, même avec des mailles plus larges qu’hier, offre une sécurité impensable il y a seulement 30 ou 40 ans et toujours inconnue dans les prétendus eldorados que sont les pays émergents. À titre indicatif, la France consacre plus de 30 % de son PIB à la protection sociale ce qui en fait la championne des pays européennes. Nous nous étranglons de rage parce qu’il y a des gens très riches, ce qui personnellement ne m’empêche pas de dormir, et préférons ignorer que 60 des revenus distribués sont des revenus de transfert – ce qui aux yeux d’un Américain fait de la France un pays communiste. Nous pleurons sur notre sacro-saint pouvoir d’achat, alors que beaucoup d’entre nous ont une existence matérielle plus confortable que celle de leurs parents sous les mythologiques Trente glorieuses. Et pour finir nous accusons l’Etat qui n’en fait jamais assez pour nous.
Bref, nous sommes devenus un peuple de créanciers : toujours victimes, jamais responsables. Alors, que nos dirigeants aient fait de mauvais choix, c’est plus que probable. Mais outre que nous les avons élus, ces dirigeants, et que nous élirons encore, ces choix nous les avons acceptés et même souhaités. Nicolas Sarkozy a dit que la crise, c’était la faute à « la finance ». Sauf qu’on trouvait tous ça chouette la finance quand, en boursicotant avec trois sous on pouvait en gagner 20 sans rien faire. Nous sommes justement révoltés par les délocalisations mais pensons qu’acheter un écran plat ou un i-Phone à bas prix est un droit de l’homme. D’où la palinodie sur la TVA sociale. Qu’il faille financer la protection sociale, cela relève de l’évidence – encore que certains semblent imaginer que l’Etat a un magot provenant d’autre chose que du fruit de notre travail à tous. Il s’agit de choisir si nous préférons être imposés quand nous travaillons ou quand nous consommons – et en l’occurrence quand nous consommons des produits importés de pays à bas coûts salariaux. Mais nous, nous voulons produire français et acheter chinois. Pourquoi se casser la tête ? Protestons contre les effets dont nous chérissons les causes.
Alors, plutôt que de pleurnicher sur notre sort, peut-être devrions nous nous intéresser pour de vrai, et pas seulement en écrasant une larme devant un JT, à ceux qui ne s’en sortent pas – et dont le problème n’est pas d’avoir pris une semaine de vacances et pas deux à Noël. D’accord, tout va mal, mais au risque de passer pour atrocement ringarde, je suis sûre que ça ira mieux quand, au lieu de recenser en boucle tout ce que notre pays ne fait pas pour nous, nous nous demanderons ce que nous pouvons faire pour notre pays – et pour commencer pour notre voisin qui est vraiment dans la mouise. Tant pis si cela nous oblige à repousser de six mois l’achat d’une nouvelle bagnole.
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L'auteur
Elisabeth Lévy est journaliste et essayiste.
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Marie dit
Pour aller dans votre sens EL
“e Christophe André, Psychiatre à l’hopital St Anne. Tribune parue dans le Figaro du 14 janvier 2011
«Nous sommes parmi les peuples mieux lotis de la planète, mais aussi parmi les plus plaintifs. Pour le meilleur et pour le pire, nous sommes depuis toujours des révoltés : depuis deux siècles, le monde nous regarde avec admiration ou amusement nous indigner, faire des révolutions, défiler, nous mettre en grève. J’en suis fier : nous ne sommes pas, ou pas complètement, ou pas encore un peuple passif. Mais où est l’autre versant ? Où est la capacité à nous réjouir de nos libertés, de son acquis, de nos chances ? Et à agir chaque jour calmement pour qu’elles perdurent, et non pas seulement dans le tapage passager de nos indignations ? Appliquons donc le programme dans son entier : s’indigner mais aussi se réjouir, puis réfléchir, puis agir».
Dio Gêne dit
D’accord, alors que proposez vous comme action car vous avez du réfléchir?
Dio Gêne dit
Rien à part parler…..
Impat1 dit
Je suggère à Dio Gêne, s’il veut imiter la pensée et l’expression des “classes populaires”, d’essayer d’abord de mieux les connaître.
Dio Gêne dit
Tout à fait tres cher….. vous reprendrez bien une dose de stupidité avec votre saumon?
Pour ta gouverne, sache que j’en suis le roi….
livia dit
Bio Gène?
Vous me causez ?
Vous me conseillez à MOI d’aller vivre aux States ou en Russie, je ne vois vraiment pas pourquoi.
Dio Gêne dit
Oui tout à fait Livia et si toutes ses prestations te dérangent , personne te retiens….à moins que j’ai mal interpreté ton com?
Dio Gêne dit
Au fait j’ai dis Usa pas States…
livia dit
.. qui ont travaillé..
livia dit
PS:
Et bien sur je parle uniquement de toutes les dispositions tout à fait légales et vérifiables sur Point.Gouv.fr, (et là je passe pour une dingue) mdr.
livia dit
Juste une anecdote:
Ce matin à la pharmacie : une jeune fille très charmante qui d’habitude me sert à essayé de m’éviter pour un couple AME, qui semble avoir les memes origines qu’elle.(voir sur .gouv. ce que cela veut dire)
C’est une petite chose mais pour ceux qui avons travaillé 30-40- et plus d’années dans notre Pays si on ajoute à cela l’ AFSSAP (?) + les autres mesures que tout le monde merveilleux des journalistes ignorent superbement et c’est normal : personne sans doute dans ni dans leurs proches ni dans leur entourage n’est concerné, mais que la plupart des Français connaissent et reconnaissent au quotidien, c’est tout simplement hallucinant : aucains étranger la l’UE ne vous croit quand vous leur décrivez les avantages dont bénéficient TOUS CEUX qui sont présents sur le territoire (sauf p-etre les Roms)
Juste en disant les dispositions légales en Italie je passe pour une folle.
Dio Gêne dit
Je ne sais pas d’ou tu viens mais que toutes ces prestations soit gratuite: la santé, les transports, la culture, les loisirs, etc…mais aussi plus de congés payés, moins de temps de travail, plus d’avantages, est ce qui fait vivre la France et ce pourquoi aussi nous sommes reconnus et copié, et la tendance veut que cela aille en s’amplifiant pas le contraire. Donc logiquement si Sarkosette n’avais pas usurpé la place qu’il occupe (heureusement plus pour longtemps) nous serions déja au 32 heures et 6 semaines de congé payés, et que cela te plaise ou non de toute façon il faudra y arriver. Sinon, ben il te reste toujours la Russie ou les Usa si c’est trop pour toi!
Dio Gêne dit
Personnellement je ne me sent pas honteux d’acheter chez Lidl mais vu que ça pue trop j’y vais pas . En plus je suis déçu parce que j’y ai pas trouvé les 50 % de bobos, 20 % de CMU, et 30 % de personnes âgées comme affirmé par “ylx” donc ça m’intéresse pas, non, je n’y ai vu que 100 % de pauvres de la catégorie black, arabes ou jeunes. Alors vous comprendrez bien que mon standing m’interdit de m’y mélanger. Bien que quelquefois je m’y égare cela me fait une aventure à raconter. Oups, 1/4 heure de grand frisson….et puis leurs produits sont tellement bon. Un dîner au Nutella, la grande classe….xrdlolmdx
ylx dit
@livia
J’aurais dû écrire “dans mon Lidl”, implanté dans un quartier “rurbain” de lotissements habités par une population aisée (qui vote à gauche) .Un dentiste qui travaille pour cette clientèle m’a dit que 6 millions de Français , soit un sur 10, bénéficiaient la CMU,
livia dit
xly
Dans le lidl le plus proche de chez moi, dans Paris(Est) pas un seul bobo, ou alors il sont déguisés en tenues de Carnaval.
Pas mal de vieux aussi mais pas tant qu’on pourrait l’imaginer, ils n’ en ont pas tous la possibilité et privilégient souvent la fin du marché, 2 fois par semaine.
Vous seriez surpris de voir la clientèle qui attend devant les portes à 9h le lundi matin, pour acheter des objets de toutes sorte qui ne sont pas des produits alimentaires.
Un seul magasin ne veut rien dire, cependant c’est le seul dans ce quartier populaire.
La diversité est largement majoritaire dans ce Lidl et je n’ai aucun problème avec des personnes qui travaillent, sauf si elles ne restent que qq mois pour bénéficier d’avantages que l’absurdité du millefeuille rend possible, ce qui est très humain après tout.
ylx dit
@ Marie :”mais oui bien sur, les gens choisissent Lidl, pas du tout parce que c’est moins cher et pour pouvoir joindre les deux bouts, mais par “choix” !
Enfin des sujets de société sérieux sur Causeur !
La clientèle de Lidl c’est 50 % de bobos, 20 % de CMU, 30 % de personnes âgées. Ma Clio est toujours la plus petite voiture du parking où les grosses allemandes ne sont pas rares.
Vous trouvez chez Lidl , d’une part des produits provenant de tous les pays d’Europe, très peu chers, et d’autre part des produits de très grandes marques : Nestlé, Danone, Pepsi-Cola, Herta, etc Il faut savoir que Lidl fait l’objet d’attaques permanentes et d’envergure de la part des grands groupes de distribution, avec à la tête de cette croisade le bon M. Michel-Edouard Leclerc, qui menacent les marques de déférencement si elles travaillent avec Lidl. Les grandes marques s’en moquent (d’où la liste). Lidl est par exemple le plus gros client mondial de Ferrero-Nutella. C’est plutôt Leclerc qui serait embêté d’être référencé. Ces grandes marques sont parfois vendus dans des packagings spécifiques Lidl. Il suffit de faire une règle de trois pour comparer les prix avec celui des grandes surfaces. Lidl est toujours le moins cher, évidemment.
Lidl vend également, sur publicité, des produits pour la maison, le jardin, le bricolage et les loisirs ( lecteurs de dvd, chaînes, petit hifi). Tous ces produits, venant d’Asie en général sont certifiés par des organismes de contrôle allemand, qui ne rigolent pas avec la technique. Mais de surcroît ils sont garantis trois ans sans aucun problème. Je me suis fait remplacer sans difficulté un grille-pain de 5 Euro qui a claqué 2 ans et demi après l’achat.
Le personnel m’affirme que la rémunération, et les conditions de travail sont meilleures que dans la grande distribution (ne serait-ce parce qu’elle n’ont pas d’encadrement sur le dos à longueur de journée).
Enfin, least but not last, Lidl est présent partout en France, y compris dans des régions perdues où aucune grande surface ne s’installerait. C’est souvent le seul commerce “de proximité” qui reste, avec les mêmes prix que partout en France.
Ajoutons que dans le personnel est représentatif de la population, très diversité dans les agglomérations.
Les Causeurs proches du petit peuple, ils sont nombreux, pourront, ou non, confirmer mon opinion.
Marie dit
Je rajoute à votre tableau que ma famille suédoise achète aussi chez Lidl et je peux vous assurez que ma tante excellente cuisinière ne considère pas ces produits comme du bas de gamme.
Du lait c’est du lait dans mon Lidl il vient des départements proches , et ce qui se décline autour des produits laitiers sont d’aussi bonne qualité qu’ailleurs.
Pour les produits non alimentaires nous y avons acquis un matelas qui a dix ans maintenant et pas une ride!
Je vous rejoins sur la garantie , m^me expérience.
C’est vrai que les français se sentent honteux allez savoir pourquoi d’acheter dans ce genre de magasin on se demande bien pourquoi! Les plus pauvres je les ai vu à Mutant en Normandie !
Dio Gêne dit
Personnellement je ne me sent pas honteux d’acheter chez Lidl mais vu que ça pue trop j’y vais pas . En plus je suis déçu parce que j’y ai pas trouvé les 50 % de bobos, 20 % de CMU, et 30 % de personnes âgées comme affirmé par “ylx” donc ça m’intéresse pas, non, je n’y ai vu que 100 % de pauvres de la catégorie black, arabes ou jeunes. Alors vous comprendrez bien que mon standing m’interdit de m’y mélanger. Bien que quelquefois je m’y égare cela me fait une aventure à raconter. Oups, 1/4 heure de grand frisson….et puis leurs produits sont tellement bon. Un dîner au Nutella, la grande classe….xrdlolmdx
Dio Gêne dit
Oui tout à fait très chère, prout prout, le “petit peuple” aime manger du caca , et il en redemande,…lol…vous prendriez bien un petit four au caviar?
Impat1 dit
Nul ne saurait, Guenièvre, aller à l’encontre de votre 20h41.
Je me réjouis infiniment de notre progrès matériel constant, mais sans aucun doute il n’y a pas eu progrès moral concomitant.
Et pourquoi y en aurait-il eu un ? Il s’agit de deux “variables” indépendantes.
Comment agir sur la variable “progrès moral” ? J’aimerais bien deviner…
Guenièvre dit
@ Impat, Saul,
Loin de moi l’idée de contester l’utilité des progrès scientifiques et technologiques. Mais – je vais dire une banalité- la mesure des progrès dans l’Histoire ne tient pas uniquement à ces progrès là. Après tout un peuple de barbares peut très bien être muni d’une technologie avancée . Le progrès économique, s’il n’est pas accompagné d’un progrès moral, d’un progrès de la culture, n’est qu’une caricature du progrès ( c’est une autre banalité ! ). Depuis la fin du 19è siècle la vie matérielle des hommes occidentaux s’est transformée de manière radicale mais y-a-t-il eu progrès moral ? Sommes-nous plus beaucoup plus cultivés et beaucoup plus sages que les hommes du 18è ? On peut en douter. On peut donc se réjouir de penser que les enfants qui naissent ont toutes les chances de vivre jusqu’à un âge avancé mais on peut aussi frissonner de savoir que nous avons entre nos mains de quoi faire sauter 25 fois la planète .
sausage dit
La grande révolution qui s’est opérée par le biais des révolutions industrielles et technologiques est celle de nous montrer l’étendue de notre malheur. On la combat en se plongeant dans l’illusion du bonheur qu’est censé nous procurer ce confort matériel auquel nous avons désormais droit. Ceci dit, nous avons tout de même beaucoup de chances. C’est peut-être ce dernier élément qu’il nous faut cultiver et qui ne s’apprend malheureusement pas à l’école mais dans les livres et la culture de l’excellence. Et la foi. Enfin, je crois.
Dio Gêne dit
Mais cherche pas, t’arrivera pas, meme avec 3 pseudos différents, xrdmdlxlodl
Dio Gêne dit
Je sais je t’ai cassé l’autre fois et depuis tu mp’en veux m
hathorique dit
je n’ai pas souvenir d ‘avoir été “cassée” par qui que ce soit.
en fait vous avez raison de ne pas vous réclamer des néandertaliens ils ne méritent pas une telle filiation.
et je n’ai jamais changé de pseudo
fin de partie
Dio Gêne dit
Désolé mais je me réclame de la race des humains. Vous savez, ceux qui vont vous foutre dehors ou vous renvoyer à vos cavernes juste avec des mots et des idées….
Dio Gêne dit
Hé Athoriquer , si c’est tout ce que t’a, reste chez toi, je s
hathorique dit
@ Dio sans gêne
“il serait juste temps de laisser Néandertal”
Ilserait grand dommage d’abandonner les néanderthaliens à qui d’ailleurs vous devez une partie de vos gênes,
C’est à eux que Homo Sapiens doit l’essentiel de ce qui constitue le socle de l’Humanité, lui qui a été le premier à enterrer ses morts à adorer la grande déesse Mère, à tailler le silex qu’il collectait, lui qui a élaboré des parure et des bijoux, a aménagé son espace domestique comme l’attestent les habitats en grottes, en abris (sites du Périgord) et en pied de falaise littorale.
Ils pratiquaient aussi la chasse aux grands herbivores : la phase récente du Paléolithique moyen (110 / 40 000 ans, voire 24 000 ans) atteste d’une certaine « religiosité » avec les inhumations de certains individus qui témoignent de différents rituels funéraires :
inhumations, parfois partielles, prélèvement de scalps, ou du crâne, anthropophagie… Enfin, les études conduites sur certains squelettes, comme en Irak, prouvent que les néandertaliens pouvaient prendre en charge certains membres de leur groupe qui ne pouvaient plus subvenir à leurs besoins, notamment pour se nourrir et se déplacer.
que vive les Néandertaliens, à qui l’on doit probablement l’embryon de notre “Sécurité Sociale”
Dio Gêne dit
Le pessimiste est l’apanage des faibles. L’homme est plus fort que toutes les crises réunies, il serait juste temps de laisser Néandertal et voir plus loin, n’en déplaise aux dinosaures!