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Drieu, l’homme qui échoua à se faire détester

Nul mieux que lui n’aura incarné le malaise.

Publié le 17 juin 2012 à 16:30 dans Culture

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Comment l’évoquer ? Il a tout dit de lui, et tant d’autres ont parlé ! On a démêlé, sans doute, le vrai du faux mais, une fois de plus, son mystère s’est encore épaissi quand il paraissait enfin résolu. Nul mieux que Drieu La Rochelle n’aura incarné le malaise et la faiblesse, nul n’aura mis un tel acharnement à se nuire, à susciter la méfiance, voire la détestation. Et qu’aura-t-il obtenu ? Une affection intacte, une sorte de tendresse jamais démentie, le souvenir d’un être chaleureux et désespéré.

[...]

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  • 18 Juin 2012 à 22h17

    Adrien M dit

    Félicitations pour cet article, qui est pour moi le plus valable de la série sur Drieu (j’avoue ma déception à propos des autres) ! Au plaisir de vous lire à nouveau

    • 19 Juin 2012 à 0h13

      Patrick Mandon dit

      L’échange de lettres entre Drieu et Victoria Ocampo est très révélateur des sentiments que pouvait inspirer l’écrivain à une femme aimante sans être dupe. Victoria a profondément aimé Drieu, d’amour d’abord, puis d’une amitié sans ombre, jusqu’à la fin et après sa mort. Victoria, très belle femme, intelligente, d’une culture raffinée, audacieuse, ardente, était « de gauche », et sincèrement. Mais elle aima ce grand garçon si différent des autres, et qui se voulait à lui même tant de mal. (« Lettres d’un amour défunt» Correspondance 1929-1944, Pierre Drieu la Rochelle-Victoria Ocampo » chez Bartillat éditeur).

  • 17 Juin 2012 à 21h51

    Patrick Mandon dit

    Pour celles et ceux que Drieu ne laisse pas indifférents, je leur recommande vivement « La panoplie littéraire », de Bernard Frank (mais, il s’agit moins de Drieu que de la littérature en général, et de ses contemporains en particulier). Frank persifle, mais avec une verve éblouissante : c’est d’un exercice d’intelligence littéraire qu’il s’agit ici.
    Si vous le trouvez, achetez le cahier de L’Herne consacré à Drieu, sous la direction de Marc Hanrez : L’Herne, c’est toujours impeccable. On se rappellera que cette maison d’édition, longtemps, fut animée par Dominique de Roux, l’un des esprits les plus indépendants du XXe siècle.

  • 17 Juin 2012 à 17h30

    isa dit

    Le thème est déjà fort ennuyeux, mais l’aricle dépasse tout…En matière d’ennui.

    • 17 Juin 2012 à 17h53

      ReCH77 dit

      C’est vrai. Pas de quoi en faire un plat de rutabaga.