Trump et Corbyn, les poils à gratter | Causeur

Trump et Corbyn, les poils à gratter

De la démocratie en Angleterre et en Amérique

Publié le 10 septembre 2015 / Monde Politique

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jeremy corbyn donald trump

Donald Trump et Jeremy Corbin font de plus en plus peur. Editorialistes et politiciens de tout poil pointent du doigt le désastre, voire le danger pour la démocratie que représentent ces deux hommes au sein de leurs pays respectifs : les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Pourtant, les électeurs ne semblent pas du même avis et continuent, pour le moment, à plébisciter le « connard laqué » (selon l’affectueux jeu de mots de Roland Jaccard) et le socialiste « ringard ».

Tous deux détonnent car ils ne viennent pas de la nomenklatura: Corbyn est un marginal au sein du Labour, dernier représentant d’une frange du parti condamnée à rester dans l’ombre, tandis que Trump, incarnation du « self-made man » avait autrefois soutenu Hillary Clinton. Tous deux tiennent un discours protectionniste même si leurs buts sont bien différents : stopper l’immigration pour l’Américain, mettre le capital au pas pour l’Anglais.

Véritables deus ex machina, les deux hommes ont fait exploser deux partis politiques gangrénés par l’immobilisme. Par leurs prises de positions provocantes et iconoclastes, et les réactions qui les ont suivies, ils ont réintroduit des clivages qui semblaient avoir disparu.

C’est Donald Trump qui donne le premier coup de boutoir lors de sa déclaration de candidature : « Quand le Mexique nous envoie ses habitants, il ne nous donne pas les meilleurs d’entre eux… Ils envoient ceux qui ont des tas de problèmes, qui amènent leurs problèmes avec eux. Ils amènent la drogue, le crime. Ce sont des violeurs. Même si certains, je l’avoue, sont des gens bien ». Par ces propos, celui qui se surnomme « The Donald » s’attire les foudres d’une bonne partie de la presse américaine et des cadres de son parti. Mais il gagne aussi le soutien d’un grand nombre d’électeurs républicains, séduits par la crudité de paroles qui ont fait le tour du monde. Pourtant, quelques semaines plus tard, une vieille intervention télévisée de l’anglais Jeremy Corbyn, déterrée à l’occasion de sa percée dans les sondages, fait pâlir l’aura de maître de la provocation que s’était construite le milliardaire américain : « Oui [les membres de Daech] sont brutaux. Oui, certaines choses qu’ils ont faites sont assez effroyables. Pour autant, certaines actions des Américains à Falloujah ou ailleurs sont tout autant effroyables ».

Autant dire que ces deux personnages ne se distinguent pas par leur sens de la mesure. Mais c’est bel et bien leur excès qui fait leur succès. Cependant, pour les commentateurs, le pic de popularité qu’ont connu les deux hommes politiques ne peut pas être durable.

Il faut dire que Donald Trump et Jeremy Corbyn manquent de crédibilité. Alors, quand ils commencent à faire surface dans les flots médiatiques, on raille d’abord leur inexpérience politique, leur incapacité présumée à s’imposer dans le débat d’idées et à diriger un potentiel gouvernement. Les deux partent en effet de loin.

Jeremy Corbyn, se présente d’abord à l’élection de chef de son parti pour faire plaisir à ses camarades, les derniers « vrais » socialistes du Labour Party. Il obtient, in extremis, les parrainages nécessaires de la part de députés voulant promouvoir le pluralisme au sein de leur organisation mais ne croyant guère à ses idées anti-austérité. Crédité de 7% dans les sondages, il peine d’abord à décoller. Mais, le 10 août, dans un sondage Yougov, il se retrouve avec 53% des intentions de votes travaillistes, devant Andy Burnham, deuxième avec seulement 21%. Dans le même temps, Donald Trump lui stagne à 2% dans les estimations jusqu’au jour où il prononce sa fameuse phrase sur ses voisins mexicains. A partir de là, de saillie en saillie, il avance à toute vitesse dans la course à la primaire républicaine pour la présidentielle américaine. Premier des 16 candidats mi-juillet devant Jeb Bush (alors à 13%), on lui prédit l’avenir d’un feu de paille. Beaucoup jurent même alors qu’il ne pourra pas se maintenir à ce score jusqu’au premier débat du 6 août ou que, de toute façon, il s’effondrera après cet évènement devant marquer le début des choses sérieuses. Sauf que le débat est en fait largement dominé par Trump qui monopolise la parole et s’envole encore dans les sondages. Fin août, il se trouve à 29%.

Alors, faute de les voir s’éclipser, comme ils le désiraient, les journalistes agitent le chiffon rouge de la menace populo-démago-totalitaire pour discréditer les deux hommes. Quand on parle de Donald Trump aux Etats-Unis, les heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ne sont jamais très loin. Le HuffPost rapporte, par exemple, cette déclaration d’un consultant du Parti Républicain Alex Castellanos : “Ma famille et moi avons quitté Cuba à la fin des années 1950 pour fuir ce genre de leaders”. Pour Thomas Friedman, du New York Times, Trump est un nouveau Joseph McCarthy, ce sénateur républicain qui lança la chasse aux sorcières soviétiques dans les années 50. Pour ce qui est de Corbyn, Tony Blair, ancien leader très « social-libéral » du Labour dans les années 90 et Premier Ministre britannique de 1997 à 2007, déclare que son élection serait un arrêt de mort pour leur parti car bien évidemment sa victoire est impossible (les prochaines élections générales au Royaume-Uni auront lieu en 2020, autant dire que Tony Blair dispose d’une véritable prescience !). Enfin, quelques journalistes se prennent au jeu de la prévision la plus farfelue et nous présentent un avenir où Corbyn dirigerait le Royaume-Uni. Selon les versions, le pays est devenu une sorte de Soviet islamiste où l’Islam est enseigné de force, un régime communiste dans lequel les anciens gouvernants ont été envoyés « au goulag » ou alors devenus les serviteurs du nouveau Premier ministre au 10 Downing Street.

Mais, contrairement à d’autres leaders dits « populistes », Corbyn et Trump ne viennent pas de formations excentrées sur l’échiquier politique et devraient donc pour cette raison être considérés avec plus de sérieux. Le Labour et le Parti républicain sont des institutions centenaires et conquérir l’électorat de ces partis permettrait à ces deux hommes de rassembler, par la force des choses, des personnes ayant des opinions politiques plus conventionnelles (selon les standards de leurs pays respectifs). Et, au-delà de leurs prises de positions polémiques, Trump et Corbyn sont deux hommes de terrain. Corbyn connaît les réalités sociales de très près tandis que Trump, en bon entrepreneur, a l’expérience des subtilités de l’économie pratique. Autant dire qu’une fois arrivés au pouvoir, ces deux hommes sauraient sans doute faire preuve de plus de sagesse que pendant leurs campagnes. Mais plutôt que de tirer des plans sur la comète, il vaudrait mieux se réjouir d’une chose qui fait si peur à nos journalistes : la réintroduction d’une goutte d’incertitude dans notre avenir politique.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 16 Septembre 2015 à 18h00

      Mélanippe dit

      Mais à quoi s’attendait la gauche (qui joue l’étonnée) après Obama? Freud qui n’aimait pas beaucoup l’Amérique disait: “je leur apporte la peste”. Probablement conscient qu’ils nous rendraient le choléra. Internet, DSMIV, les OGM, le mariage gay, l’ultra-libéralisme, les traders, l’argent roi,… Et j’en passe. Lisez Denis Duclos

    • 11 Septembre 2015 à 17h03

      salaison dit

      c’est à l’image de l’extrême hypocrisie actuelle (de Gauche, de Droite, des Extrêmes, ou du “milieu”…… et de la plupart des médias (qui se disent ‘bien pensants”!……… 

      • 11 Septembre 2015 à 17h05

        salaison dit

        désolé, mais cela n’a rien à voir avec ce sujet…. (erreur involontaire, des sites superposés….)

    • 11 Septembre 2015 à 16h54

      Patrique dit

      C’ est sûr que c’ est la panique chez les journalistes serviteurs zélés des régimes en place.
      Trump balance qu’ en tant que milliardaire et donc possesseur du pouvoir, il achète les politiques qui peuvent le servir. Et il donne comme exemple Hillary Clinton.
      Corbyn parle de nationalisation des entreprises aux mains des oligarques.
      On a donc droit à des campagnes presse diffamatoires.

    • 11 Septembre 2015 à 16h53

      Cardinal dit

      Au lieu de “deus ex machina” dans le cas de ces deux là, il serait peut être mieux d’écrire “deux es machina”.
      Dans le cas de Donald Trump mieux vaudrait peut être ressortir Sarah Palin.
      Dans le cas de Jeremy Corbin il convient de dire au citoyen Britannique à l’accent cockney et chef publiciste de Daesh : “come home baby”.
       

    • 11 Septembre 2015 à 16h35

      oxomars dit

      A trop vouloir que ce Corbyn deviennent le prochain challenger de Cameron, je pressens un gadin magistral, comme celui de Mélenchon.
       

    • 10 Septembre 2015 à 20h28

      ZOBOFISC dit

      Depuis qu’y plus RAOUL pour “corectionner” y a du laisser-aller c’est sûr !

    • 10 Septembre 2015 à 20h18

      steed59 dit

      il est très bien ce Corbyn, grâce à lui on est parti pour 20 ans de Cameron

      • 10 Septembre 2015 à 22h56

        Fioretto dit

        Je ne suis pas sûr qu’il va gagner la primaire.

    • 10 Septembre 2015 à 13h36

      caffer dit

      Trump et Corbyn émergent facilement, et proportionnellement à l’inverse de l’effondrement de la popularité de ceux qui sont au pouvoir.
      Quand le peuple ne se sent pas correctement représenté par des gens sérieux, il promeut ceux qui parlent comme lui et expriment leur ras-le-bol de ces politiciens incapables de résoudre leurs problèmes quotidiens.
      C’est pourquoi les saillies provocatrices de JMLP on fait son succès. Et que les mesures drastiques sinon brutales proposées par le FN en matière d’immigration ne lui aliènent pas son électorat.
      Le peuple veut des dirigeants, pas des rentiers de la politique. 

    • 10 Septembre 2015 à 13h31

      Sancho Pensum dit

      Comme dit l’autre, Trump aggrave son KKK.

    • 10 Septembre 2015 à 12h58

      Bibi dit

      La lecture de ce papier est une perte de temps. 

    • 10 Septembre 2015 à 12h33

      Fixpir dit

      Présenter Trump comme un self made man alors qu’il a fait ses armes dans l’entreprise de papa dont il a hérité par la suite me semble extrêmement inexact.

      • 10 Septembre 2015 à 12h43

        Fixpir dit

        Dans les conneries de Trump, il faut aussi citer ses commentaires sur un compétiteur qui a été prisonnier de guerre au Vietnam :
        “Être prisonnier, c’est être un loser, je déteste les loser”.

        Sachant que M Trump, pendant la guerre du Vietnam, a évité la conscription et travaillait déjà dans l’immobilier.

        Et sachant également que le compétiteur en question a été un héros, a notamment refusé de faire une déclaration condamnant son pays pour être libéré par avance…
        Et les camps Nord Vietnamiens, c’était pas la prison de la Santé …

        Bref, c’est effectivement un connard.

        Si jamais il était élu, il me semble qu’il faudrait que l’UE mette immédiatement en place un cordon sanitaire intellectuel pour se démarquer par avance de toute action des EUA. Une intervention en Irak, ça suffit pour 50 ans !

      • 10 Septembre 2015 à 13h00

        Fixpir dit

        Ah, et encore une trumperie, interrogé sur les dirigeants et les positions comparées du Hamas et du Hezbollah, réponse de M Trump :
        “Je ne les connais pas, mais il me suffira d’une demi-journée, et j’en saurai plus que ce que vous avez jamais su sur le sujet”.
        Ils (les dirigeants) auront de toutes façon changé d’ici l’élection [Nasrallah dirige le Hezbollah depuis 1985 ...]

        Encore plus inquiétant, quand on lui demande quels sont les aides qu’il choisira sur le sujet, il hésite, puis cite un nom. La personne concernée confirme lui avoir parlé vaguement une fois, mais indique qu’il n’a jamais été question de poste, et qu’elle n’est de toute manière pas disponible.

        Ce gars est un guignol.

        • 10 Septembre 2015 à 15h15

          ZOBOFISC dit

          Et en matière de guignol, nous autres les Français, on sait de quoi on parle : on a plusieurs longueurs d’avance !

        • 10 Septembre 2015 à 15h39

          Fixpir dit

          Cépafo, mais il y a quand même eu GWB. Honnêtement, je pense qu’il est encore plus au top que nos petits camarades locaux.

        • 10 Septembre 2015 à 16h08

          ZOBOFISC dit

          à FIXPIR
          Pour se mettre d’accord, je propose que nous mettions au point un barème de la “guignolitude”.

          Je vais y réfléchir !

    • 10 Septembre 2015 à 12h31

      salaison dit

      bla bla bla…… (je n’ai même plus envie de lire l’article tellement je suis déçu)
      MAIS POUR FAIRE  PARLER DE SOI QUE NE SONTILS PAS PRêTs DE FAIRE !) (comme des socialistes en somme!)
      TRISTE SOCIETE  (et c’est MONDIAL!) (donc avec des “S”

    • 10 Septembre 2015 à 12h28

      salaison dit

      bla bla bla…… (je n’ai même plus envie de lire l’article tellement je suis déçu°
      MAIS POUR FAIRE  

    • 10 Septembre 2015 à 12h27

      la pie qui déchante dit

      mais j’aime bien la tête de Corbyn , il a un air de courtisan sous le règne de la reine Victoria … les britishs vont pas rigoler tous les jours avec lui ….

    • 10 Septembre 2015 à 12h18

      la pie qui déchante dit

      ça fait rien , on le dit obstiné , limite buté …

    • 10 Septembre 2015 à 12h17

      la pie qui déchante dit

      ;))

    • 10 Septembre 2015 à 10h52

      la pie qui déchante dit

      D’un autre coté , s’il fallait attendre pour élire un politique d’avoir quelqu’un(e) de qualifiè(e) on perdrait la moitie de nos parlementaires ….

    • 10 Septembre 2015 à 10h12

      Naif dit

      que les “commentateurs” américains raillent l’inexpérience de Donald Trump a quelque chose de vraiment comique. Eux qui ont soutenu jusqu’à la lie l’islamiste et inexpérimenté Obama . 

      • 10 Septembre 2015 à 10h21

        Naif dit

        Mais il est tout aussi interessant de remarquer que les deux personnages sont à l’opposé sur l’échiquier politique. Corbyn est autant antisémite que Trump est philosémite. Corbyn veut mettre à bas la “finance internationnale” quand trump veut “virer” les profiteurs des aides sociales. Pourquoi un tel engouement. Peut être par que les états unis ont connu, en Obama, leur Corbyn et donc réalisent à quel point ce type de personne peut être dangereuse, par contre l’Angleterre en accueillant massivement des populations musulmane en les laissant faire ce qu’elles veulent n’ont pas encore vécue les conséquences d’un telle changement de population.

        • 10 Septembre 2015 à 10h37

          Fioretto dit

          Trump est favorable à l’accord avec l’Iran, ensuite les latinos représentent déjà 15% de la population. Il fallait y penser avant, faire une campagne contre les hispaniques c’est juste délirant.

        • 10 Septembre 2015 à 10h43

          Naif dit

          tiens une nouvelle madame soleil ! 

        • 10 Septembre 2015 à 10h44

          Naif dit

          Parce que voter pour Obama c’était pas délirant ?

        • 10 Septembre 2015 à 11h02

          Fioretto dit

          Je ne sais pas Naif les américains ont voté deux fois pour Obama et que je sache les USA ne se sont pas islamisés entre temps le nombre de musulmans est toujours le même.

        • 10 Septembre 2015 à 11h04

          Fioretto dit

          Je ne suis pas madame soleil, je ne dit pas que voter pour Trump est délirant. Mais axer sa campagne contre les hispaniques ça l’est. Même s’il est élu il va faire quoi ?

        • 10 Septembre 2015 à 12h44

          Fioretto dit

          Autant pour moi je vois que Trump est maintenant contraire à l’accord contrairement à ce qui était écrit sur causeur.

        • 10 Septembre 2015 à 19h14

          Naif dit

          Mais si les USA s’islamise de plus en plus. Il devient même difficile pour les juifs de défendre Israël sur les campus américains tellement ils sont gangrénés par les antisémites arabisant. Certes ils n’en sont pas encore a devoir protéger les synagogues comme en france mais dans quelques années peut être.

      • 10 Septembre 2015 à 12h50

        Fixpir dit

        Allons bon, voilà que nous avons un birther en France…

        Je suppose que GW Bush était votre idole.

        Et que vous avez voté Hollande en France.

        Le cancer des démocraties, c’est le populisme.

        • 10 Septembre 2015 à 12h52

          eclair dit

          non c’est la démagogie!

          parler de populisme c’est l’affirmation de ceux dont l’idéologie n’est pas ou plus dominante.

        • 10 Septembre 2015 à 13h01

          Fixpir dit

          OK, je suis d’accord.

      • 10 Septembre 2015 à 15h58

        la pie qui déchante dit

        naif :

        on a toujours tort de se moquer ..
        La moquerie est une indigence d’esprit( La Bruyère )
        Est-ce que je me moque de Nadia Najaud les belles quenottes moi???

    • 10 Septembre 2015 à 9h39

      Fioretto dit

      Tiens taper sur Israël c’est devenu une forme de nouveauté …
      Dire comme le fait Corbyn que hamas et hezbollah son ses potes, fréquenter des négationnistes tout ça n’est pas dit dans l’article… j’espère que ni l’un ni l’autre vont gagner quoi que ce soit.

      • 10 Septembre 2015 à 12h53

        Fixpir dit

        Effectivement.
        Et aussi le fait que M Corbyn ait été présent à une conférence au Caire où a été voté une résolution prônant la disparition d’Israel.

        L’article n’a pas été très fouillé, c’est clair.

    • 10 Septembre 2015 à 9h20

      Wil dit

      Je ne suis pas sûr que M.Fillol soit en contact avec beaucoup d’américains moyens parce que les échos que j’en ai montrent qu’à part quelques aficionados de Trump aucun américains ne croit qu’il va être élu président même s’ils sont d’accord avec ses idées.

      • 10 Septembre 2015 à 15h23

        ZOBOFISC dit

        Voila qui résume bien l’ineptie  de la “démocratie” : “je pense que……… mais comme les médias me disent que c’est pas bien de penser ça, je vote en sens inverse”

        CHURCHILL avait raison : la démocratie est le pire des systèmes (la suite de la phrase, il ne la pensait pas !…)

        • 10 Septembre 2015 à 15h37

          Fixpir dit

          C’est sûr que ne choisir, au choix, que la moitié des citations, ça aide à raconter n’importe quoi.

        • 10 Septembre 2015 à 16h19

          ZOBOFISC dit

          à FIXPIR

          Comment CHURCHILL pouvait-il croire à la démocratie, lui a qui on a refilé le “package” de la guerre comme une patate chaude et que son peuple, trop prétentieux pour lui dire merci,  a viré comme un malpropre dès la guerre terminée.

           CHURCHILL était un homme extrêmement perspicace qui ne se faisait aucune illusion sur la démocratie.

          S’il a ajouté à la fin de sa phrase “à l’exception de tous les autres”, c’est juste pour éviter que les cons ne l’agonisent d’injures. Relisez l’Histoire : les grands chefs d’état sont des autocrates.