France 1900, année zéro? | Causeur

France 1900, année zéro?

La Belle Époque entre mythes et réalités

Auteur

Thomas Morales

Thomas Morales
Né en 1974, Thomas Morales est journaliste indépendant et écrivain.

Publié le 19 février 2017 / Culture

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Belle Epoque Dominique Kalifa Mythes Réalités

L'Exposition universelle, 1900

L’histoire est joueuse, taquine même. Au fil des années, elle distord le temps, le réinterprète à l’infini. La nostalgie, le bien le mieux partagé par les peuples malheureux, s’amuse à réécrire le passé, lui donnant un éclat, une lumière ou un voile d’ombre selon son humeur du moment. La vérité n’est qu’une illusion de la réalité. Les Hommes se nourrissent d’images souvent fausses. Peu importe que nos constructions soient de fragiles châteaux ou d’incertaines habitations. On sait que les fondations, surtout imaginaires, s’avèrent, à la longue, de résistantes forteresses. Elles protègent, elles rassurent, elles soutiennent quand les catastrophes nous tombent sur la tête. C’est pourquoi, en France, on préférera toujours les enchanteurs, les romances, les chimères aux froides statistiques et chronologies figées dans le marbre. Prenez le terme générique, sorte de besace à souvenirs dite Belle Époque, un fourre-tout joyeux et vous voyez déjà débouler toute la mythologie du début du siècle dernier.

Quand Paris était la capitale du monde

Ils sont tous là, dans un Paris qui lève la jambe, à danser sur l’autel de la modernité. La République triomphante et les arts majeurs tiennent le haut du pavé. Quelle belle époque assurément, l’Expo Universelle guide le progrès, une monnaie solide rassure les rentiers, la fée électricité illumine l’avenir, l’Art nouveau se propage dans les couloirs du métro, Apollinaire, Diaghilev, Sarah Bernhardt, Toulouse-Lautrec et consorts font de la capitale, le phare du monde. Créer en dehors de Paris serait une hérésie. Ça se passe là et nulle part ailleurs ! Ce tableau flamboyant éclairé par une lampe Tiffany a des airs de French cancan, piquant, canaille et entraînant. Cette époque insouciante et frivole met des papillons dans le ventre pour de nombreuses générations suivantes.

L’historien Dominique Kalifa, professeur à la Sorbonne, tente de démêler le vrai du faux, dans son dernier essai La véritable histoire de la « Belle Époque » aux éditions Fayard. Un document très plaisant à lire, nuancé dans son propos et subtil dans son approche intellectuelle où les multiples références aux films, livres, spectacles donnent de la chair à son propos. A travers des romans, des chansons populaires ou des pièces radiophoniques, Kalifa prend véritablement le pouls de notre Nation. Il démontre notre inlassable capacité à recycler les moments de bonheur, fussent-ils éphémères ou inventés. Cette supposée « belle époque » qu’il prend soin d’encadrer entre guillemets est difficile à situer, ses étudiants en ont fait l’expérience en interrogeant des passants dans la rue. Pour certains, elle se situerait dans les années folles, pour d’autres, elle s’inscrit dans les Trente Glorieuses. Chacun place le curseur à son bon vouloir. Le lamento du « C’était mieux avant ! » n’est pas nouveau. Notre aptitude à s’appuyer sur l’histoire, béquille psychologique de l’âme, est un trait saillant de notre identité. L’expression Belle Époque arrive, en fait, assez tardivement, précisément sous l’Occupation allemande dans une émission de Radio-Paris puis dans une revue à Bobino. La Belle Otero n’avait pas conscience de vivre dans une époque formidable. Quarante ans plus tard, les Parisiens, plongés dans une longue nuit, se souviennent avec émotion de leur jeunesse, des airs d’alors et de ce paradis perdu.

“Les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus”

Dans une France à terre, il s’agit donc de se remémorer le bon vieux temps, de trouver un refuge douillet et croquer une Madeleine de Proust pour oublier le triste quotidien. L’idée qu’en 1900, la vie était plus douce, fait son chemin dans les têtes. Au lendemain de la guerre, « l’esprit de la « Belle Époque » ne tarde pas à se ré-acclimater au contexte de la Libération » analyse l’auteur. La persistance de cette expression, cette éternelle chronique des jours heureux, perdure. La réouverture du Moulin-Rouge en 1951 contribue à sa diffusion sourde comme le décor immuable du restaurant Maxim’s. Entre 1943 et 1968, Kalifa a recensé plus d’une soixantaine de films consacrés à la Belle Époque. Parmi lesquels, Paris 1900 de Nicole Védrès, Le Plaisir de Max Ophüls, Casque d’or de Jacques Becker, Les Grandes manœuvres de René Clair, La famille Fenouillard de Yves Robert, Le Voleur de Louis Malle ou Jules et Jim de François Truffaut. Rêveurs impénitents, les Français vivent par procuration. Ils cherchent perpétuellement dans leur histoire des sources d’émerveillement ou de dégoût. Alors même si la belle époque n’était pas aussi belle, qu’elle véhiculait son lot d’injustices et d’incertitudes, elle sonne comme Le Sacre du printemps.

La véritable histoire de la « Belle Époque » de Dominique Kalifa – Editions Fayard Histoire

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 19 Février 2017 à 14h22

      steed59 dit

      schmel, le ghetto de francfort vu par victor hugo n’était pas innocent dans le sens où c’est de francfort qu’étaient issus les rotschild que hugo détestait par dessus tout car ils ont financé toutes les monarchies d’Europe conrte napoléon, puis la monarchie de juillet, etc …

      • 19 Février 2017 à 20h53

        Schlemihl dit

        Possible . Je ne sais pas ce qu’il y avait dans la tête des gens en 1900 ou plus tôt ( vers 1840 dans ce cas ) . 

        Ce que je veux dire , c’ est que le bon vieux temps n’ a jamais existé , et que les témoignages des contemporains vient parfois de ce qu’ils ont vu , souvent de leurs opinions plus ou moins délirantes
        C’ est toujours le cas . Les opinions contemporaines sur la mondialisation ou l’ écologie seront probablement impensables dans vingt ans et les gens se demanderont comment on n’a pas vu l’ essentiel . Et ils ne le verront pas plus que nous .

        Tout de même , je crains que l’ islamisme et l’ immigration incontrôlée soient des choses importantes Pour le climat , on verra bien  

        • 19 Février 2017 à 21h59

          ji dit

          Un peu plus tard on sera se battra peut être tous pour des réserves d’eau et un lopin de terre… Ça rassure presque de penser que notre ennemi est l’islamisme.

    • 19 Février 2017 à 12h41

      Saul dit

      L’expression “Belle Epoque” ne date absolument pas de l’Occupation, elle apparaît dès 1919 au lendemain de la guerre de 14-18 dans les journaux d’alors…

      • 19 Février 2017 à 13h03

        Pierre Jolibert dit

        bonjour Saul,
        oui ce passage du texte m’a beaucoup étonné, mais j’étais prêt à le croire, mais si tu as des preuves alors je rechange d’avis
        (je ne polémiquerai pas plus bas sur ton 12 h 55 la France majoritairement analphabète auparavant, mais je ne suis pas d’accord).

        • 19 Février 2017 à 13h33

          eclair dit

          pierre jolibert

          jules ferry avait enoncé le chiffre de 75%

        • 19 Février 2017 à 13h46

          Saul dit

          salut Pierre, non pas de preuves pour l’instant, la flemme de chercher ;-)
          concernant l’alphabétisation, si si polémiquons. J’ai grossi le trait bien entendu, la scolarisation ayant été largement entamée avec Guizot et Duruy, mais l’on a tendance à vouloir caricaturer à l’inverse là aussi en prétendant que Ferry n’a fait que confirmer une situation de fait, qu’avant lui le pays était largement alphabétisé. Je n’ai plus les chiffres en tête mais il me semble que le taux d’alphabétisation sous le second empire était dans les 60 % (avec toujours cette fameuse ligne de coupure “Le Havre/Perpignan”). au début du 20ème, le taux d’illettrisme n’est plus que de l’ordre de 2% et quelque. Rappelle toi l’expression courante après la guerre de 70-71 “ce n’est pas le fusil à aiguille mais l’instructeur prussien qui a vaincu la France” 

        • 19 Février 2017 à 14h06

          Pierre Jolibert dit

          Mais le taux d’alphabétisation sous le second empire était dans les 60 %, ça me suffit largement, en tout cas pour ne pas polémiquer.
          L’instructeur prussien est en effet derrière toutes les opinions sur l’école et l’université, et la science et les arts après 1870. On y pense toujours même quand on n’en parle pas vraiment. Mais c’est donc plus large que l’achèvement de l’alphabétisation par le nouveau régime.

        • 19 Février 2017 à 14h06

          eclair dit

          saul

          suffit de relire germinal

          les enfants ne vont pas à l’école et le père ne sait pas lire.

        • 19 Février 2017 à 14h30

          Pierre Jolibert dit

          eclair,

          j’ai un aïeul âgé de 26 ans en 1889, cultivateur de profession, qui ne sait pas signer de son nom le registre où il déclare la naissance de son fils ;
          c’est pas pour ça que je vais faire de son cas celui de la majorité de la population (https://histoiremesure.revues.org/816, voir 1ère phrase du texte plein) ;
          d’ailleurs son voisin de registre, 40 ans, mineur de profession, peut signer, lui. (Bon, à vrai dire aucun de leurs témoins à tous deux ne peut signer non plus)

        • 19 Février 2017 à 14h37

          Saul dit

          Non Pierre, ça ne suffit pas, on ne peut se contenter de ce taux qui n’est qu’un chiffre brut, ces 60% comprenant “sachant lire et écrire imparfaitement” (on calculait le taux d’alphabétisation avec les signatures des actes de mariage, ce qui reste quand même très léger. Les recensements lors des 3 jours cités plus haut montrent par exemple un très faible taux de ces “imparfaits”). Au début du 20ème, la “qualité” d’alphabétisation était largement supérieure. Il n’y a qu’à voir les lettres des poilus, peu de fautes d’orthographe, de grammaire ou de concordance des temps

        • 19 Février 2017 à 14h51

          Pierre Jolibert dit

          (pardon, là il faut que je parte, à plus tard)
          c’est sûr que c’est mieux écrit et plus parfait, mais c’est toi qui parlais de minimum d’instruction à 12 h 55

        • 19 Février 2017 à 21h33

          Pierre Jolibert dit

          Donc je ne polémiquerai plus sur les détails du fond.
          Mais pour expliciter les arrières-plans idéologiques, il va de soi que l’opinion qu’on a sur l’alphabétisation des Français est à relier à celle qu’on a sur tout le reste.
          J’ai lu l’ouvrage de Furet-Ozouf (voir lien à la fin) quand j’étais étudiant et j’en ai capté deux idées maîtresses qui vont comme un gant à mes opinions de maintenant, dans une perspective tocquevillienne de droite modérée mais pas trop :
          1) l’alphabétisation suit une pente continue sur plusieurs siècles, même si le rythme de la diminution des écarts régionaux (la ligne petit Nord&Est / gros Sud&Ouest) et sexués créés dans un 1er temps est discontinu ;
          2) elle répond avant tout à une demande sociale croissante, qui est plus forte que l’offre institutionnelle, elle même de toute façon continue (pas de ruptures si majeures que ça en 1789 ni un siècle après) ;
          ça m’arrange puisque ça permet, si on sépare encore plus cette tendance de fond sociale et administrative continue de la conjoncture politique heurtée en surface, de poser carrément que si Henri V avait accepté le drapeau tricolore et profité de sa majorité parlementaire avant 1875 (ah oui si seulement…), hé bien il y aurait eu pareillement une scolarisation poursuivie, des Expositions universelles à Paris avec bâtiments colossaux et controversés (voir Mangouste à 7 h 22, j’ai beau être indulgent envers ce style, je suis assez d’accord avec lui pour ce cas-là au fait) et un roi à la place du président pot de fleurs pour les inaugurer, et des lettres de poilus de facture impeccable.
          https://ccrh.revues.org/3497
          (voir surtout les points 9, 19 et 20, 25 et toute la fin : débat sur la valeur d’indice de la signature)

    • 19 Février 2017 à 12h18

      Schlemihl dit

      En 1900 , la France se meurt . Elle s’est suicidée par la Révolution et depuis , l’ égoïsme ne cesse de détruire la Nation . Les Français ne font plus d’enfants . le défaite de 1870 a montré le déclin , désormais irréversible , d’ un vieux pays . Dans la grande guerre européenne qui approche , le vieux pays fatigué sera écrasé par l’ Allemagne jeune , énergique , guerrière et disciplinée .

      Paris est le bordel de l’ Europe , on y vient pour s’amuser . Les choses sérieuses se passent à Londres et Berlin .

      L’ Affaire Dreyfus , la débauche , tout montre la décadence . Décadence aggravée par l’ absinthe  , l’ hérédosyphilis qui attaque la race , le métissage avec des éléments étrangers ( italiens espagnols polonais juifs etc ) 

      Quelques points de consolation : l’alliance russe , la solidité de l’ emprunt russe , notre admirable expansion coloniale qui a fondé un empire colossal en Afrique , Asie , Océanie et même Amérique . Les atlas géographiques permettent de comprendre l’ essence même du colonialisme .  Plus que la civilisation apportée à des races inférieures , le colonialisme , c’ est avant tout des pages d’ atlas en couleur .

      Les USA s’apprêtent à dominer tout le continent américain du grand nord au cap Horn . La Russie est en plein boom , elle va bientôt devenir une puissance économique surpassant les USA . Va t elle surpasser l’ Europe occidentale ? 

      • 19 Février 2017 à 12h30

        steed59 dit

        l’affaire Dreyfus est (relativement) anecdotique par rapport à la vague antisémite qui traverse l’Europe à cette époque

        “Dans la grande guerre européenne qui approche , le vieux pays fatigué sera écrasé par l’ Allemagne jeune , énergique , guerrière et disciplinée ”

        euh … en 1918 on a gagné (il me semble)

        • 19 Février 2017 à 12h38

          Schlemihl dit

          Je ne peux pas savoir ce qui va se passer en 1918 ni même en 1914 ou l’ armée française battue va cesser sa retraite et contre attaquer .

          Je suis en 1900 .  

        • 19 Février 2017 à 12h42

          steed59 dit

          toujours aussi allumé toi

        • 19 Février 2017 à 12h54

          Schlemihl dit

          Je n’ai rien inventé . Je ne fais que citer des opinions très repandues en 1900 .

          Il y avait des gens qui se permettaient d’avoir des opinions personnelles , comme aujourd’ hui . On ne les prenait pas au sérieux , comme aujourd’ hui . 

        • 19 Février 2017 à 13h00

          Saul dit

          ok je vois d’où viennent ces “opinions personnelles” de l’époque :-)))
          Et qui n’étaient pas aussi répandues que vous ne le croyez.
          Je rejoins Steed sur la vague antisémite et rajoute que le malthusianisme a toujours été une crainte irrationnelle française. 

        • 19 Février 2017 à 14h01

          Schlemihl dit

          Les opinions personnelles , venant de gens abominables qui se permettaient de penser eux mêmes et de ne pas croire ce qu’ on devait croire , ça venait de 

          Anatole France HG Wells Albert Einstein Jabotinski et quelques autres , peu nombreux . Taine , qui craignait le suicide français et qui en donnait de bonnes raisons , a vu venir le fascisme , et a admirablement décrit la Révolution russe ….trente ans avant . Il décrivait la vraie révolution française , telle qu’elle avait été . 
          L’ âme des peuples , c’ est peut être une blague . Le Russe de 1917 se comporte comme le Français de 1789 .

          Tout ça ne fait pas beaucoup de monde . Les gens qui exerçaient le plus d’ influence , c’ étaient Chamberlain ( pas le type au parapluie , un autre ) Drumont Günther . On était belliciste raciste xénophobe , on exaltait la pureté de la race , l’ instinct racial , et ça allait très bien avec le socialisme et l’ espoir des révolutions

          Comme aujourd’ hui , toujours .  

          Au fait , les USA étaient derrière l’ Europe , Saül a raison . On prévoyait que la Russie , dont le progrès était étonnant ,  allait dépasser les USA puis l’ Europe .

          Est ce que les gens étaient optimistes ? ceux qui ont écrit ne l’ étaient pas . Quant au bouillonnement artistique et scientifique , il existait mais qui le voyait ? L’art qui avait la cote c’ était l’ art pompier , et la plupart des gens ne savaient rien des progrès scientifiques .

          Tout de même , la science était respectée , et on ne mettait pas le féticheur au dessus du savant , comme on disait .  

      • 19 Février 2017 à 12h55

        Saul dit

        Si l’expression est exagérée, inutile de caricaturer à l’inverse. La Belle Epoque voit la croissance économique redémarrer après la dépression de 1873-1896 (la croissance du PIB français était supérieure à la britannique…), le régime républicain est consolidé, l’instruction publique massive est une réussite en faisant en à peine 25 ans d’une population majoritairement paysanne et analphabète une population possédant un minimum d’instruction (voir les recensements des conscrits par l’armée montrant en moyenne plus de 90% des appelés sachant lire et écrire), il y a un bouillonnement artistique faisant de Paris la capitale en la matière, le sentiment national est à son apogée et les esprits étaient marqués par une insouciance et un optimisme bien ancré.
        Quant aux USA de l’époque, bien que puissance économique naissante, ils étaient encore très très loin du niveau des puissances européennes. 

    • 19 Février 2017 à 8h46

      Villaterne dit

      “les vrais paradis sont les paradis perdus”
      comme le disait prévert :
      “J’ai pris conscience du bonheur par le bruit qu’il a fait en partant”

      Bonjour Mangouste,
      Il s’agit du palais de l’électricité pendant l’expo universelle de 1900

      • 19 Février 2017 à 8h58

        Villaterne dit

        Citant de mémoire j’ai commis une imprécision, la citation exacte de Prévert est :
        “J’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en partant”

    • 19 Février 2017 à 7h57

      Naif dit

      Et oui maintenant dans les banlieues on regrette la belle époque de l’occupation et d’hitler qui n’a pas eu le temps de finir le travail…

      • 19 Février 2017 à 12h26

        Schlemihl dit

        Naïf

        Un détail . En 1900 Il doit exister en Europe 6 à 7 millions de juifs ( il y en aura 9 millions en 1939 ) ; Ils ont accaparé l’ Or , sont tous millionnaires avec une richesse soigneusement dissimulée , certains poussent l’ astuce jusque à mendier .  Le sionisme , comme prévu , n ‘a eu aucun succès . Les juifs entendent bien profiter des richesses créées par le travail des Aryens . D’ailleurs ils sont racialement incapables de cultiver la terre et de faire la guerre  . 

        L’ échec du sionisme montre le caractère profondément méprisable et parasitaire des juifs .

        En 2017 …. il existe peut être un million et demi de juifs en Europe ? 

        • 19 Février 2017 à 13h02

          Saul dit

          “sont tous millionnaires avec une richesse soigneusement dissimulée”

          Ah ouais ok, Drumont sors de ce corps ! :-))) 

        • 19 Février 2017 à 14h12

          Schlemihl dit

          Saül

          Je ne cite pas Dumont mais Victor Hugo , visitant un samedi le ghetto de Francfort
          Tout le monde savait que les juifs étaient riches , non pas nécessairement par la possession de richesses mais par définition . On pouvait être riche , vivre dans un taudis et crever de faim .

          De même aujourd’ hui les juifs israéliens sont des oppresseurs . Les habitants de Sderoth sont de pauvres gens , descendant d’ une minorité méprisée et chassée à coups de pied , ils vivent dans la pauvreté et reçoivent des bombes sur la tête , les petits enfants présentent des troubles du comportements . Ils sont des oppresseurs tout de même .

          Ne tenez pas compte des faits , mais des croyances . On les trouve dans tous les journaux .  

    • 19 Février 2017 à 7h22

      Mangouste1 dit

      Pardonnez cette question toute provinciale, mais qu’est-ce que c’est que cette horreur architecturale qui s’étend sur toute la largeur de la photo?

        • 19 Février 2017 à 17h46

          Mangouste1 dit

          Merci pour vos lumières, IMHO ;o)

      • 19 Février 2017 à 9h54

        Pierre Jolibert dit

        Salut Mangouste !
        et la vraie belle époque des années 50, quand il fallait créer à Bruxelles et nulle part ailleurs ;)

        • 19 Février 2017 à 17h50

          Mangouste1 dit

          Bonjour Pierre,
           
          Ah, ça je connais! L’Atomium, en tout cas, pas les 50′s. Mais, dites moi, ai-je tort de deviner derrière votre remarque une pointe de nostalgie pour ces années-là?

        • 19 Février 2017 à 20h57

          Pierre Jolibert dit

          Non, non, c’était juste un écho à ce que dit le texte :
          “Pour certains, elle se situerait dans les années folles, pour d’autres, elle s’inscrit dans les Trente Glorieuses. Chacun place le curseur à son bon vouloir.”
          Et aussi à la nostalgie qui se lit régulièrement sous beaucoup de plumes de Causeur, dont l’auteur du présent article, pour ces Trente Glorieuses et les 10 1ères d’entre elles, ou les 10 dernières, un peu moins les 10 du milieu il me semble (il faudrait un traitement statistique de tous les articles depuis le début).
          Je trouve d’ailleurs cet article de Thomas Morales, par-delà le simple compte rendu, très bon dans cette mise en perspective, qui montre les paradis perdus emboîtés les uns dans les autres.
          Un jour je lirai des romans d’Aragon, il paraît qu’une caractéristique majeure de son oeuvre, c’est le maintien chez lui tout du long de la présence de la Belle Epoque comme décor privilégié, avec toutes les nuances successives : de la Belle époque vue depuis la 1ère guerre et le retour (même si elle n’avait pas ce nom : débat en suspens) à celle qui est vue pendant ou après la 2ème, puis celle des années 60 et ainsi de suite, ça n’est sans doute jamais la même. L’effet doit être le même qu’avec les films cités en fin d’article, dont j’ai vu trop peu (Casque d’or, j’aime beaucoup).