Mail Facebook Twitter RSS

Inscrivez-vous à la Newsletter

Recevez chaque lundi la synthèse de l'actualité de toute la semaine



X

Les dix choses que j’ai apprises entre Noël et le Nouvel An

L’épilation, un sujet qui monte

Publié le 02 janvier 2013 à 18:30 dans Société

Mots-clés : , , ,

books shaw croze

1. J’ignorais que Bach auquel Dieu doit tout, abusait de ses choristes. C’est écrit noir sur blanc dans Books, revue qui ne se singularise pas par son humour.

2. J’ignorais que Marie-Josée Croze incarnerait à tout jamais la duchesse Sanseverina  dans l’adaptation télévisée de La Chartreuse de Parme de Cinzia Torrini. Je n’avais, en revanche, jamais douté des qualités de scénariste de Stendhal dont Paul Léautaud disait pertinemment : ” Pas une ligne chez lui pour le joli, pour le pittoresque, pour l’amusement. Toujours quelque chose, toujours de l’intérêt. “

3. J’ignorais que François Damiens excellait à ce point dans l’humour belge et que ses embrouilles de caméras cachées révélaient un acteur prodigieux qui, par ailleurs, va rarement au cinéma et ne regarde même pas ses propres films, ce qui me le rend plus sympathique encore.

4. J’ignorais que l’écrivain suisse-allemand Ludwig Hohl qui vécut vingt ans dans une cave à Genève conseillait aux écrivains médiocres d’écrire des romans pour gagner des lecteurs et aux bons de soigner leur style pour en perdre. Toujours dans Books.

5. J’ignorais qu’outre le mariage pour tous ce qui déclenchait les plus vives passions en France lors du Réveillon était de savoir si les femmes devaient être totalement épilées ou non.

6. J’ignorais que le terme ” burn-out “, qui désigne une nouvelle pathologie médicale, a été créé dans les années soixante-dix par un psychiatre américain, Herbert J. Freuenberger. Il voulait désigner par là une forme d’épuisement professionnel : un incendie qui se propage à l’intérieur de l’individu. Le philosophe belge Pascal Chabot a écrit un essai passionnant sur cette pathologie civilisationnelle : Global Burn-Out, aux Puf.

7. J’ignorais que le metteur en scène italien Dino Risi avait fait des études de psychiatrie. Sur la déchéance de la vieillesse et pour plonger dans une autre forme de dépression que le burn-out, rien de tel que de revoir le soir de Noël : Dernier Amour avec Ugo Tognazzi et la délicieuse Ornella Muti.

8. J’ignorais que L’Homme à la Ferrari du même Dino Risi, ainsi que Le Fanfaron, dont la structure narrative est si proche du Swimmer de Frank Perry, autre chef d’oeuvre, seraient les contrepoisons les plus efficaces à Dernier Amour. Le cinéma italien des années soixante était porté par une grâce qu’il n’a jamais retrouvée.

9. J’ignorais que même les Suisses-Allemands seraient  capables de m’émouvoir avec Die Wiesen-Berger, un film de Bernard Weber et Martin Schilt sur des chanteurs alpins auxquels on demande de se produire à Shanghai. On se doutait bien qu’il y avait une forme d’humanité spécifique aux montagnards suisses. La transmettre n’était pas une mince affaire. Le cinéma parvient encore à faire des miracles. Ce film en est un.

10. J’ignorais cette citation de Bernard Shaw ( je note au passage qu’il convient toujours de conclure un billet d’humeur par une citation de Bernard Shaw ou d’Oscar Wilde…..vous serez plus aisément pardonné ) : ” Je trouve qu’une femme allant chercher les pantoufles d’un homme est un spectacle dégoûtant. D’ailleurs, je n’ai jamais ramassé les vôtres, dit Bernard Shaw à une jeune personne du sexe opposé, et j’ai bien meilleure opinion de vous depuis que vous me les avez jetées à la figure. “ N’hésitez pas à faire de même !

 

 

 

 

Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !
Participez au développement de Causeur, faites un don !

voir les commentaires / réagir         envoyer
 

A lire aussi

La rédaction de commentaires nécessite d'être inscrit

8

Déjà inscrit, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 
  • 2 Janvier 2013 à 19h11

    Bibi dit

    Ce n’est pas G.B. Shaw himself mais Henry Higgins qui réplique ainsi à Eliza Doolittle dans Pygmalion, acte V.

    I think a woman fetching a man’s slippers is a disgusting sight: did I ever fetch YOUR slippers? I think a good deal more of you for throwing them in my face. No use slaving for me and then saying you want to be cared for: who cares for a slave? If you come back, come back for the sake of good fellowship; for you’ll get nothing else. You’ve had a thousand times as much out of me as I have out of you; and if you dare to set up your little dog’s tricks of fetching and carrying slippers against my creation of a Duchess Eliza, I’ll slam the door in your silly face.

  • 2 Janvier 2013 à 19h09

    christophecolomb dit

    Hollande nouveau leader littéraire
    Oh Monsieur Jaccard, vous dont le style m’enchante habituellement ! Quelle idée de nous infliger, à votre tour, cette redondance pesante subie tout au long du dernier semestre ! Vous n’avez pas dû suivre, en mai dernier, le débat de candidature télévisé avec « Moi Président de la République » en boucle interminable. Vous auriez été vacciné, à jamais, contre l’anaphore. 

    ps : et en écho à « l’Ours » et Marie : d’accord sur les tatouages. Question : ceux de Macé Scaron sont-ils authentiques ou plagiés ?  

  • 2 Janvier 2013 à 19h05

    Guenièvre dit

    Pour moi c’est Maria Casarès qui est à tout jamais la Sanseverina aux côtés d’un Gérard Philippe inoubliable. M.J.Croze était un cran en dessous – mais heureusement meilleure que R.G.Diaz qui a pourtant une bien jolie frimousse .

  • 2 Janvier 2013 à 18h59

    L'Ours dit

    Oh! Marie, cette mode sévit depuis plus d’une décennie et pour moi, dans la mesure où on ne se débarrasse pas d’un dessin sur la peau comme d’une chemise dont on a marre, je trouve cette frime laide et ridicule, ravageuse, surtout chez les jeunes qui se mettent ce fer au pied pour longtemps s’ils ont de l’argent pour effacer avec cicatrices, sinon pour toujours.

    • 2 Janvier 2013 à 19h16

      Marie dit

      je suis bien d’accord! quelle idée d’aller se faire faire des tatouages ethniques ! je déteste autant que à ma mère pour la vie ,très franchouillard…de l’art de s’enlaidir … définitivement

  • 2 Janvier 2013 à 18h47

    L'Ours dit

    Moi je n’ai jamais vu autant d’émissions ou de téléfilms où les acteurs été tatoués (au risque de faire perdre tout crédit au personnage). Idem dans la rue chez monsieur et mademoiselle tout le monde, même en hiver.
    Je pense qu’il y a là un vrai fléau largement sous-évalué…
    Sauf à l’avenir pour les dermatos. 

    • 2 Janvier 2013 à 18h49

      L'Ours dit

      ouille: “étaient tatoués”