Dimanche va mourir !
Cathos et cocos seuls contre le travail du septième jour
Publié le 15 décembre 2008 à 14:00 dans Monde
Nous n’avons décidément pas la droite la plus bête du monde. Cela peut chagriner, mais cela est un fait. Quand une cinquantaine de députés UMP s’opposent avec une vigueur étonnante à la possibilité de travailler le dimanche, on se souvient soudain que tout le monde n’est pas sarkozyste à droite, c’est-à-dire évoluant dans un monde où seule la consommation serait la clef du bonheur.
On a pu entendre cette semaine, sur France Info, l’un de ces micros-débats entre Sylvie Pierre-Brossolette et Laurent Joffrin sur cette question. C’est habituellement ronronnant puisque les deux plumes faisant partie du même bloc central, leurs désaccords sont profondément artificiels et rappellent la fameuse formule blanc bonnet et bonnet blanc du regretté Jacques Duclos à la présidentielle de 1969. Mais là, tout d’un coup, le ton de Sylvie Pierre-Brossolette, censée incarner la droite, face à un Laurent Joffrin, censé incarner la gauche (on ne rit pas, dans le fond…), est monté d’un cran. En substance, pour défendre une loi autorisant le travail le dimanche, elle a dit qu’on n’allait pas continuer à vivre sur deux mille ans de tradition. Elle n’a pas prononcé l’adjectif “judéo-chrétienne”, mais enfin, l’idée était là.
C’est vrai, quoi, c’est fou ce que c’est ennuyeux le judéo-christianisme quand on y pense. Des prophètes douteux chassent les marchands du temple, on fait de l’égalité entre les personnes un impératif catégorique et on indique au passage que le Seigneur lui-même s’est reposé le septième jour après une semaine de Genèse qui dut largement excéder les trente-cinq heures. Et voilà que Sylvie Pierre-Brossolette voit là d’insupportables freins à la croissance, voire d’insupportables atteintes à la liberté individuelle. Et de renchérir en jetant un opprobre moderne, tellement moderne, sur ces députés UMP dont on sait bien d’où ils viennent et d’où ils parlent. Que l’on nous permette de traduire : il s’agit de catholiques réacs qui croient à la famille, ces idiots, et qui protègent un petit commerce de centre-ville obsolète, sauf l’Arabe du coin dont même les débatteurs de France Info ont besoin quand ils sont en rupture de Boulaouane gris ou d’œufs pour improviser une omelette entre grandes consciences libérales éclairées.
En plus, la dame a cru bon d’ajouter que tout le monde n’ayant pas une vie de famille, notamment les jeunes, pourquoi les empêcher de gagner plus en allant faire des démonstrations de matelas multispires dans des magasins aux couloirs heideggériens qui ne mènent nulle part. Oui, pourquoi ? Eh bien peut-être parce que le meilleur endroit pour rencontrer l’homme ou la femme de sa vie n’est pas dans ces non-lieux1 qui prolifèrent dans la périphérie de toutes les villes françaises et les rendent tranquillement inhumaines, alignant les mêmes enseignes qu’on s’approche de Lille ou de Rennes, de Châteauroux ou de Toulon.
On sait depuis Marx et Debord que le capitalisme se manifeste par une formidable uniformisation du réel, une unification des modes de production qui fait disparaître la figure du monde dans une gigantesque galerie marchande planétaire où personne n’a jamais rien pu accomplir d’autre que consommer et même, paupérisation durable aidant, juste rêver de consommer. Qui peut tomber amoureux, se réciter un poème, prier, bref redevenir un sujet autonome dans des endroits comme les magasins de meubles en cuir, les restaurants rapides, les multiplex cinématographiques ? Qui peut rester un homme ? “Pour la première fois dans l’histoire, écrit Debord dans In Girum imus et consumimur igni, voilà des agents économiques hautement spécialisés qui, en dehors de leur travail, doivent tout faire eux-mêmes : ils conduisent eux-mêmes leurs voitures et commencent à pomper eux-mêmes leur essence, ils font eux-mêmes leurs achats ou ce qu’ils appellent de la cuisine, ils se servent eux-mêmes dans les supermarchés comme dans ce qui a remplacé les wagons-restaurants.”
Cette unification de l’espace est effective depuis presque trente ans en Occident. On pourra lire pour s’en convaincre les œuvres de Raymond Carver, de J.G. Ballard ou, pour la France, celle de François Taillandier2, peintres de cette post-humanité qui passe sa vie dans les pseudo-villes rurbanisées, commet l’adultère sous poutres apparentes pavillonnaires et vit l’essentiel de sa vie sociale en croisant son voisin dans des rues identiques et des centres commerciaux climatisés qui ressemblent à des aéroports d’où ne partirait jamais aucun avion.
Ce que voudraient, de manière consciente ou non peu importe, nos néo-libéraux, c’est que cette unification de l’espace se double d’une unification temporelle. La mort voulue du dimanche n’est pas là pour relancer on ne sait quelle hypothétique croissance, on ne sait quel pouvoir d’achat anémique pour les précaires qui trouveront de quoi augmenter une paie étique en souriant à l’individu déculturé par des années de TF1, lequel demandera pour la dixième fois si on peut payer en mille fois sans frais cette perceuse à percussion centrale : il a bien fallu, en effet, occuper les heures postprandiales, étant donné que le zapping des quatre cents chaînes du câble n’a rien donné.
Non, la mort voulue du dimanche est le désir totalitaire d’en finir avec un temps qui échapperait aux rapports de production, un temps fait pour la lecture, le bricolage, l’amour, la pêche à la ligne, le repas de famille, un temps profondément libéré, un temps libre au sens premier du terme. Le désir d’en finir avec cet îlot hebdomadaire qui est toujours un repère dans le fleuve identique des jours aliénés.
On s’est déjà, dans notre pays, attaqué aux fêtes, on a voulu tuer la Pentecôte et on y est presque arrivé. Qui ne ressent pas une légère obscénité à voir des enseignes ouvertes un 11 novembre, par exemple et à l’idée d’aller manger des hamburgers sur le cadavre des Poilus pour célébrer la flexibilité du travail ? Apparemment, juste ce qu’il reste de catholiques et de communistes en France.
Ça ne fait pas grand monde mais, une fois encore, ils sont sur la même ligne de feu pour contrer la tranquille barbarie de la marchandise souveraine. Péguy et Bernanos main dans la main avec Marx et son gendre Lafargue, auteur d’un célèbre Eloge de la paresse. Ce front commun ne surprendra que les idiots. Et les enfants qui, disait Trenet, s’ennuient le dimanche. Mais eux, au moins, ont l’excuse d’être des enfants.
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L'auteur
Jérôme Leroy est écrivain et journaliste. Dernière parution, Le Bloc (Gallimard)
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Franklin D. dit
C’est anti-américain de dire qu’il y a eu des morts irakiens ? En quoi ? Ce sont des faits.
Betty Ofory dit
Franklin D
“Quand j’entends ou que je lis un/e américain/e faire une leçon de morale, je pense surtout aux irakiens tués pour rien depuis 1991″
Cette généralisation est le symptôme d’un antiaméricanisme français tout à fait caricatural.
Elle est en tout cas la preuve d’une certaine xénophobie.
Il est impossible de discuter objectivement avec quelqu’un qui démontre une telle détestation d’un peuple ou d’une culture (anglo-saxonne).
Et bien sûr, vous n’avez toujours pas trouvé le moindre argument pour contrer mes exemples…
Betty, vous pouvez visiter le blog suivant qui va sûrement vous intéresser:
http://galidi.blogspot.com/
Franklin D. dit
Très belle citation de Courteline pour vous répondre : “être pris pour un con par un imbécile est un festin de fin gourmet”. Quand j’entends ou que je lis un/e américain/e faire une leçon de morale, je pense surtout aux irakiens tués pour rien depuis 1991, si pour le pétrole, pour que de gros cons ignares et fiers de l’être (How do You saiy, redneck ?) continuent de rouler dans leurs grosses bagnoles sans se poser de questions sur le monde qui les entoure.
expat dit
Oh Franklin D. Désolée j’étais occupée, pas beaucoup de temps, j’ai diné avec mon grand fils qui retourne aux USA où il est super heureux – il a trouvé (à 19 ans) un travail, un apparte, un mutuel de santé, un téléphone, eh ! des amis ! il s’est inscrit à la fac tout et tout ça dans 2 semaines – dingue non? et même si je trouve mon fils génial, il n’aurais jamais pu faire cela ici. Qu’est-ce qu’il me dit ? maman tout est facile la-bas, ici tout est dur.. bon brèf :
vous dites : ‘Comment voulez-vous discuter avec des gens qui, comme vous, n’étayent leurs arguments que par des “on-dits” ? Et qui partent du principe que “je le pense, ou je l’ai vécu, donc j’ai raison” ?’
aie j’ai envie de dire plus mais je me retiens… excusez moi, mais je pense que le vécu est le plus fort de tout ? Il faut être sacrément con de mettre le vrai vécu à côté. Sacrément con. Une parenthèse encore : mon père était là à Normandie pour le D day – il avait 17 ans – il a menti pour pouvoir rentrer dans l’armée. Il réfuse aujourd’hui de parler de cette période de sa vie (sauf pour dire que c’est là où il a découvert le Calvados dans une grange de paysan)
Dites nous votre vècu M. Franklin D.
Allez dites le nous, j’imagine (je me trompe peut-être !) un petit fonctinnaire dans son bureau qui aimerais bien une révolution pour qu’on lui accorde 4 % d’augmentation au lieu de 1,5. Ou peut-être pas les 32 heures, mais les 28 ! houiais toujours mieux pour travailler moins et gagner plus ! (là je me tais car je vais virer vers les insultes et je refuse refuse refuse cela. Je préfère débattre).
On peut faire des théories en ne pas en finir (comme à fais Marx, malheureusement ça a été mise en pratique – vous pouvez dire que c’était bien pour le peuple Russe ?). Je ne prétend pas avoir raison sur tout, dieu merci, mais quand je lis ou
où quand j’entends des énormités qui contredisent les faits (et les faits pour moi ils sont objectifs – VRAIS) cela me met hors de moi.
Et ça, vous dites ça à Betty : ‘Vous renvoyez donc tout le débat à votre personne, votre ego comme le font tous les dociles esprits actuels et n’êtes donc pas en cohérence avec vos opinions. Sur ce point vous risquez de sombrer assez vite dans le grotesque.’
Maybe you are just a crazy person, because what you say makes no sense ! Betty, really il faut laisser tomber il n’a rien à dire, rien à nous apprendre ! allons ailleurs..
Et vous M.Dumbo (merci Bibi) ça fait un moment qu’on le demande : qu’avez vous à dire de concrét ?
En conclusion, M. Franklin D. pendant toute cette conversation vous n’avez dis rien d’intéressant ni de pédagogue – all I can say is that I have learned NOTHING from you except that you are a little French guy with no interest and no intellect. Sorry, I don’t like to go there, but you went on and on and on and on with nothing but ‘ouais les pov palestiens’ etc. Maybe you should go back to school?
Betty Ofory dit
Franklin D vous vous moquez du monde.
Quand je parle de l’Angleterre ou de la Suède, je ne parle pas de moi. Et mon temps libre (car j’en ai), je le passe comme je l’entends.
Depuis le début vous bottez en touche sur l’Angleterre (en annonçant de fausses informations) et sur la Suède.
“Les liens sur Internet ne sont pas des références, on trouverait très vite d’autres liens qui les contrediraient, et ainsi de suite.”
Eh bien faites le. C’est ça, le débat. Argumenter avec des faits. ce que j’annonce sur l’Angleterre et la Suède sont des faits, et je donne mes sources. Sans cela aucune argumentation n’est crédible.
Si vous trouvez ridicule d’accueillir des sans abris, je comprends que vous ayez du mal à parler des “rough sleepers” comparés en Angleterre et en France.
Franklin D. dit
Encore une fois vous personnalisez le débat et la discussion autour de votre personne. Vous êtes certainement quelqu’un de très gentil, mais on ne dit pas les bonnes actions que l’on fait. Moi par exemple (je parle de moi), si je me disais gentil et tellement sympa je me trouverais grotesque.
Je ne botte pas en touche, je vais à l’essentiel. Vous faîtes sur une bonne quarantaine de commentaires l’éloge du travail, de la pseudo-liberté de travailler le dimanche tout en continuant à entretenir ce fil, donc à démontrer vous-mêmes par l’exemple, que vous avez beaucoup de temps libre visiblement.
Discuter sérieusement sur le fond de ce sujet avec vous est donc une perte de temps.
Les liens sur Internet ne sont pas des références, on trouverait très vite d’autres liens qui les contrediraient, et ainsi de suite.
Betty Ofory dit
Franklin D
Pour votre info, un lien en GB:
http://www.communities.gov.uk/publications/housing/roughsleepingstrategy
Betty Ofory dit
Franklin D
“Sur le chiffre de l’Angleterre, j’ai déjà répondu, s’il y a si peu de pauvres dehors c’est que le fait de dormir à l’extérieur est puni par la loi, et que, comme aux Etats Unis, on colle surtout les pauvres en prison.”
C’est tout simplement faux.
Avez-vous entendu parler du DALO? Il existe en Grande Bretagne depuis quelques années, tout simplement. Rien à voir avec les prisons. Ils ne mettent pas les clochards en prison, ils ont une politique active pour leur donner un abris.
“Et la suède n’est pas la France, comparez ce qui est comparable.”
L’art de botter en touche. Ce sont justement deux exemples très comparables et souvent comparés. Mais vous êtes juste à court d’argument.
Le reste, ce sont des jugements personnels à mon encontre. Vous ne me connaissez pas, je ne vous connais pas, restons-en aux idées et aux faits, voulez-vous?
Je connais ces “salopards” dont vous parlez et me sens à l’aise sur ce sujet. J’ai plusieurs fois logé des sans abris. Enfin, bref…
Franklin D. dit
Vous renvoyez donc tout le débat à votre personne, votre ego comme le font tous les dociles esprits actuels et n’êtes donc pas en cohérence avec vos opinions. Sur ce point vous risquez de sombrer assez vite dans le grotesque.
Sur le chiffre de l’Angleterre, j’ai déjà répondu, s’il y a si peu de pauvres dehors c’est que le fait de dormir à l’extérieur est puni par la loi, et que, comme aux Etats Unis, on colle surtout les pauvres en prison. Ce que l’on commence à faire en France, à criminaliser la pauvreté. Et la suède n’est pas la France, comparez ce qui est comparable.
Contrairement à ce que vous avancez, votre opinion est malheureusement majoritaire en France, c’est ce que l’on appelle “la majorité silencieuse”, ces bonnes gens qui énoncent comme autant de vérités leurs pré-supposés et leurs lieux communs, avançant quelques exemples glanés dans les magasines chez le coiffeur, je suppose. Cette majorité silencieuse que vous incarnez est déjà sous l’emprise du totalitarisme dans sa tête. Et il n’est de pire sourd qui ne veut pas entendre.
Je me souviens aussi de ces quidams qui attendaient à une fille d’attente d’une caisse d’un supermarché. Devant nous il y avait un clochard en train de payer ses deux litres de “villageoise” avec de la menue monnaie. Il sentait fort, les gens derrière reniflaient bruyamment et manifestaient leur impatience. Quand vint leur tour et que le clochard fût sorti ce fût un festival : “il faut enfermer ces gens là, les regrouper à l’extérieur des villes, les obliger à se lever, à travailler etc…j’en passe et des meilleures”. En moins de dix secondes ils avaient réinventés les camps de concentration. C’était des gens comme les autres, des salopards égoïstes ordinaires…
Betty Ofory dit
Franklin D
“Comment voulez-vous discuter avec des gens qui, comme vous, n’étayent leurs arguments que par des “on-dits” ?”
Ce que j’écris sur la suède ou l’angleterre n’est pas un “on-dit”, c’est tout à fait vérifiable, et je note le soin avec lequel vous évitez d’argumenter sur ces sujets qui vous donnent manifestement tort.
“Ce qui est quand même amusant je trouve est que vos deux aimables personnes qui glorifient tant le travail ont visiblement du temps à perdre”
Quand à vérifier le temps que je passe à répondre ou faire autre chose: figurez vous que je suis aussi libre de ne rien faire, de me promener sur les forums, de lire, de profiter de mes enfants, que de travailler quand bon me semble ! Mais cela a l’air de vous étonner.
J’estime que l’exemple seul de la Suède suffit à mettre à plat à la fois l’article proposé et ce qui vous sert d’argumentaire.
Franklin D.f dit
Comment voulez-vous discuter avec des gens qui, comme vous, n’étayent leurs arguments que par des “on-dits” ? Et qui partent du principe que “je le pense, ou je l’ai vécu, donc j’ai raison” ? Je ne prétend pas avoir raison sur tout, dieu merci, mais quand je lis ou que j’entends des énormités qui contredisent les faits (et les faits c’est objectif) ou la définition précise de théories économiques, cela me met hors de moi.
Ce qui est quand même amusant je trouve est que vos deux aimables personnes qui glorifient tant le travail ont visiblement du temps à perdre, je constate que les réponses à mes commentaires sont très rapides.
expat dit
Franklin D. en plus vous vous trompez – je trouve que ce site n’est ni libéral, ni anti-libéral. Il s’agit des gens, j’ai discuté ici avec pleins de personnes des deux côtes des barrières (ou entre les barrières ou assis sur les barrières). Et c’est normalement très intéressant. Le plus important pour moi c’est d’enrichir son opinion avec des références, des faits, des expériences etc. Malheureusement dans votre discours, je n’apprends rien – sauf comme dit Betty ‘pour le moment à part “le libéralisme c’est mal, c’est pabô” vous n’avez rien dit.’
ps non Betty et moi nous ne sommes pas des concepts nous ne sommes pas non plus virtuels.
Simplement on se rejoint sur nos opinions – c’est un crime ça ?
Betty Ofory dit
Franklin D
“Vous avez compris toutes/tous les deux que vous êtes sur un site qui n’est pas libéral ? Cela vous l’avez compris ?”
Mais Franklin, vous ne discutez donc qu’avec les gens avec qui vous êtes d’emblée, d’accord? C’est pure perte de temps, allez plutôt à la pêche !
L’intérêt d’un forum c’est justement de confronter ses idées à la contradiction, c’est pour cela que je viens ici. Comptez vous nous faire interdire de forum par la modération pour crime de libéralisme?
Une fois de plus, vous évitez soigneusement de répondre à la question que j’ai posée, je vous la repose une nouvelle fois.
Vous nous expliquez sans le démontrer que le travail le dimanche casse le lien social.
Je donne trois contrexemples:
1- le mien: j’ai beaucoup travaillé le dimanche et n’ai cassé ni mes liens sociaux (au contraire), ni mes liens familiaux.
2- La Suède autorise le travail le dimanche depuis 1971. la Suède est réputée pour être l’un des pays les plus avancés socialement.
3- si ce que vous dites est vrai, alors on devrait voir sur des exemples précis que le lien social est plus fort dans les pays où l’on interdit le travail le dimanche que dans les autres. or en Grande Bretagne, où l’on travaille le dimanche, il y a 100 fois plus de “rough sleepers” qu’en France où c’est interdit! Contradictoire non? Comment expliquez vous que dans notre pays si social, on abandonne de cette manière les personnes les plus exposées?
Je vous croirai sincère si, au moins une fois, vous argumentez sérieusement. car pour le moment à part “le libéralisme c’est mal, c’est pabô” vous n’avez rien dit.
expat dit
@Franklin D. Je le dis volontairement que parfois je ne comprends pas le français, ce n’est pas ma langue maternelle après tout. Mais vôtre français je le comprends très bien – surtout le mot esclave que vous aimez tant.
Mais il y a une chose que je comprends très bien – par mes études (c’était ma spécialité) et par mon expérience (oui, c’est ma vie) – il s’agit de l’économie. Je pense que vous devez être fonctionnaire pour être aussi ignorant sur comment fonctionne l’économie; Je ne vois pas d’autre explication.
Bonne année 2009 quand même !
Franklin D. dit
C’est amusant mais j’ai l’impression que Betty et expat sont des concepts, des archétypes totalement virtuels. A ce point là c’est dingue. Je cesse de discuter car encore faut-il que les interlocuteurs comprennent le français…
Vous avez compris toutes/tous les deux que vous êtes sur un site qui n’est pas libéral ? Cela vous l’avez compris ?
expat dit
@ Franklin D. Mon histoire vous a ennuyée ? je ne vois aucune réponse à cela. En fait, ce que je pense, désolée pour vous mais c’est mon sentiment, vous ne savez pas débattre. Betty, on perd notre temps ici – il ne sort rien de nouveau – c’est juste le mot esclave qui reviens sans cesse – sincèrement laissons tomber. Il y a une discussion passionnent sur l’Israêl et le Gaza sur http://www.causeur.fr/israel-gaza-moubarak-approuve,1594.
Allons y, parlons avec des gens qui ont des neurones… et je vais demander à Causeur s’ils ne peuvent pas créer un espace pour les lecteurs pour qu’on puisse lancer nous même les sujets.. Intéressant non?
Betty Ofory dit
Franklin D
Il ne s’agit pas de pitié.
Mais je note que vous évitez scrupuleusement d’expliquer cette différence extravagante entre les chiffres anglais et français.
Par ailleurs, je vous rappelle ici aussi que la Suède, fort connue pour être l’épicentre du libéralisme antisocial le plus échevelé, a été la première à autoriser l’ouverture des magasins le dimanche dès… 1971!
Allez donc expliquer aux Suédois que socialement, ils sont à la ramasse. Puis expliquez nous pourquoi nous, les champions du social, nous avons 100 fois plus de gens qui dorment dans la rue que les anglais !
Franklin D. dit
Non, Betty, là pitié, on n’est plus dans un salon, c’est le café du commerce, de la politique de comptoir. Les braves gens qui râlent contre ces fainéants de chômeurs ou ces assistés de pauvres. D’ailleurs maintenant, ils ne veulent plus voir ces salauds de sans-abri dans la rue, ça gêne la digestion du larbin repu.
Comme disait quelqu’un : “l’esclave aime son esclavage”.
Il m’arrive très rarement de fainéanter personnellement, je suis un dilettante très actif comme tous les dilettantes il est vrai. Tous ces braves gens sérieux -c’est eux qui le disent- et travailleurs qui s’occupent de notre économie ont montré dernièrement à quel point ils étaient sérieux : 8000 milliards de dollars perdus à Wal Street en 2008.
expat dit
excusez-moi : à SES enfants (faute que je fais souvent).
expat dit
Oui Betty, édifiant. Et non tu n’es pas lourde, je trouve que quand on sort des faits concernant ces fameux ‘liens sociaux’ la réponse en face est : la slience. Mais tu as dis quelque chose qui me fait un peu (beaucoup) peur ‘J’imagine bien cet employé lamentable donner des leçons de civisme, de savoir vivre, d’honnêteté, et disserter sur le sens à donner au mot “lien social”.’ et j’ajoute – à ces enfants. Il devrait avoir un peu près 25 ans quand il a été ‘licencié’ – imagine les leçons qu’il va donner à ses enfants. Oh mon Dieu, on est perdu…