Desperates pédégères

Le mâle est partout !

Publié le 09 juillet 2009 à 9:45 dans Société

Nous avons un problème, annonce Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales : les femmes sont largement sous-représentées dans les instances dirigeantes des grandes entreprises. Ainsi en 2009, les conseils d’administration du CAC 40 comptaient seulement 10,5 % de femmes. Si on élargit l’échantillon pour inclure non pas seulement les 40, mais les 500 premières sociétés françaises, la part des femmes tombe à 8 %. Pire encore, 60 % de ces entreprises sont carrément des usines à testostérone, dirigées par un conseil d’administration exclusivement masculin.

Dans un rapport sur l’égalité professionnelle remis hier au gouvernement, l’inspectrice ne se contente pas de dénoncer, elle propose un remède : appliquer en France le système norvégien. Des femmes nous voulons et des femmes nous aurons, dussions-nous employer la manière forte (je me demande même si la perspective de pouvoir sanctionner, réprimer, dénoncer ne stimule pas autant les ardeurs paritaristes que le légitime souci d’égalité).

Pour briser le « plafond de verre » qui empêche les femmes d’accéder aux responsabilités dites entrepreneuriales, le gouvernement norvégien a imposé en 2004 des quotas de 40 % de femmes dans les conseils d’administration des entreprises publiques, puis deux ans plus tard, a étendu aux sociétés cotées cette discrimination positive en faveur des issues du chromosome XX.

Le problème est que si le système norvégien semble parfaitement moral, il est redoutablement mal adapté à la France. Certes, il est plus facile de compter les femmes que les « divers ». Reste qu’ici le seul critère légitime est la situation sociale et non pas la couleur de la peau, le pays d’origine, la religion ou le sexe. Le seul remède possible est donc celui qui a été testé avec tant de succès par l’éducation nationale, la justice et la santé : pour féminiser une profession, il suffit de proposer des emplois du temps compatibles avec une vie de famille et surtout d’en détourner ces messieurs grâce à des salaires nettement moins élevés que les autres emplois « bac + 6 » du marché.

Il faut dire que cette solution présente un autre avantage. Puisque tout le monde est d’accord sur la nécessité de limiter les rémunérations des patrons, divisons-les par 10, ou même par 100 pour les plus élevées. Un petit effort dans ce sens et je parie ma paye contre celle de Laurence Parisot que, dans moins d’une décennie, les conseils d’administration du CAC 40 ressembleront à s’y méprendre aux salles de profs.

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  • 12 July 2009 à 0h11

    Sophie dit

    La réaction à la lavande…. On avait déjà eu la révolution des oeillets! Tant qu’à faire, je propose la statut quo aux roses trémières avant le grand soir aux chrysanthèmes!

  • 11 July 2009 à 20h33

    Ludovic Lefebvre dit

    Une proposition comme ça en passant.

    Est-ce que rétablir l’esclavage n’allégerait pas la tâche ardue de la working- girl qui laisse son salaire chez la nourrice et la femme de ménage ?

    Deux mi-temps au SMIC plus les charges, ça en ferait des robes d’été au Printemps(volontaire).

    Pensez-y mesdames.

  • 11 July 2009 à 20h19

    Eden dit

    C’est trop bon ! Du Audiard et de bons morceaux !
    Bravo !!!
    Audiard servi par B. Blier et Gabin, de la vraie jonquaille !
    Quand, en plus on a le bonus Françoise Rosay, c’est du pur bonheur.
    Dans “le cave se rebiffe” à nouveau : “C’est pas un con c’est un grand con…Faut l’envoyer à Sèvres, il serait maître-étalon !”

  • 11 July 2009 à 20h11

    Franz dit

    Mais c’est la réaction en marche (parfumée à la lavande) dans ce fil!
    J’adore. Bravo mesdames!

  • 11 July 2009 à 17h55

    Sophie dit

    @ xly

    Et qu’est-ce alors dans les sociétés polygames! Vous imaginez la java pour fêter la promo du mari!

  • 11 July 2009 à 17h39

    L’Ours dit

    Merci Lady!

  • 11 July 2009 à 16h22

    Lady dit

    Je ne résiste pas, toujours dans le même registre avec Audiard: (Un singe en hiver)
    - Écoute ma bonne Suzanne. T’es une épouse modèle.
    - Oh…
    - Mais si, t’as que des qualités et physiquement, t’es resté comme je pouvais l’espérer. C’est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c’était à refaire, je crois que je t’épouserai de nouveau. Mais tu m’emmerdes.
    - Albert ?
    - Tu m’emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour mais tu m’emmerdes.

    Et puis…(100 0000 dollards au soleil)
    - Dis-moi, Plouc… dis-moi la vérité. Est-ce que je suis une putain ?
    - Bah… Enfin… Tu couches toujours avec tout le monde. Enfin, je veux dire avec les copains ?
    - Oui.
    - Et y’en a pas un dès fois qui t’aurais refilé de l’oseille ?
    - Non.
    - Et bah alors ! T’es not’petite Angèle, c’est tout
    .
    et puis:
    - Tiens, ça me rappelle ma finlandaise. Tu la connais mon histoire avec la finlandaise ?
    - Oui.
    - Bah toi qui la connaît pas tu vas te poiler ! Figure toi qu’un jour sur la piste d’Ibn Saoud, j’tombe sur un p’tit ingénieur des pétroles avec sa Land Rover en rideau. Il avait sa bonne femme avec lui, là, une grande blonde avec des yeux qu’avaient l’air de rêver et puis un sourire d’enfant : une salope quoi. Moi je repère ça tout de suite parce que les femmes c’est mon truc.

    Pour finir:
    - Et son mari n’a rien dit ?
    - Non… tu sais, quand les types de 130K disent certaines choses, ceux de 60K les écoutent.

  • 11 July 2009 à 15h18

    Lady dit

    Non, je suis plutôt , des pays de l’andouille! de Guéméné par choix et de Vire par amour.

    Si l’on transpose la vie d’une civilisation à celle d’un homme, qui est le Père de famille? Celui qui donne justement les limites, qui rassure en disant: non! Et la Mère, celle qui aime, quoi qu’il arrive, et qui sans se lasser, fait confiance?

  • 11 July 2009 à 14h44

    xly dit

    Dans cette affaire les femmes ne sont pas du tout oubliées car la nomination d’un haut cadre au rang prestigieux de PDG (idem pour ministre) fait au moins trois femmes fières et heureuses : sa mère, sa femme, sa maîtresse …et sa secrétaire personnelle.

  • 11 July 2009 à 14h43

    Sophie dit

    Lady, j’admire votre optimisme.

    Et si réellement notre civilisation fait sa crise d’adolescence, c’est le moment où jamais de rappeler les interdits, de poser les limites et de ne pas fléchir! Oui, je sais, c’est épuisant!…

    Bravo pour “l’ingrat double”! Vous êtes de Lyon?

  • 11 July 2009 à 14h01

    Lady dit

    Je travaille aussi, mais quelques jours par semaines…ma petite affaire quoi, et suis épouse, mère très imparfaite mais unique et irremplaçable! (dixit mes hommes)
    Je compte Audiard et Sempé parmi les grands philosophes, poètes de notre temps.
    Notre civilisation en est sans doute à son adolescence? A sa période révolutionnaire. A cet âge (ingrat double dans notre cas) où l’on remet tout en question, l’autorité du Père de la Mère, on est assez grand pour se débrouiller tout seul, sans Celui à qui on doit le jour, où du passé (barbare) on fait table rase… ce qui viendra sera forcément meilleur. C’est à cet âge aussi, que l’on est le plus vulnérable, le plus radical, facilement Attiré par les paradis artificiels (la perfection, l’argent, les illusions, la vie sans Dieu…) jusqu’à la conduite de perdition!
    Mais!
    Le papillon est déjà en train de sortir de sa chrysalide, notre civilisation va vers le meilleur, l’épanouissement et la sagesse. Elle va bientôt revenir aux valeurs éternelles parce qu’elle veut vivre! Elle nous refera une petite crise (CMV) de milieu de vie, mais qui ne sera pas fatale et continuera naturellement jusqu’à sa belle mort, laissant à la nouvelle civilisation qu’elle a enfantée le soin de continuer l’œuvre…