Des prolos pas très raffinés

Publié le 19 juin 2009 à 11:41 dans Brèves

Faut pas chatouiller l’entrepreneur avec des grèves en ce moment. 900 employés d’une raffinerie de Total à Lindsey en Grande-Bretagne vont le comprendre lundi en recevant leur lettre de licenciement. La semaine dernière, les impudents salariés du chantier de construction de l’usine avaient débrayé pour protester contre une première vague de 51 licenciements. Total excipe de l’illégalité de la grève sauvage pour virer les ouvriers. Mais c’est peut-être aussi l’occasion pour la multinationale de se dépêtrer d’une sale situation. Depuis janvier, les mouvements sociaux venus de la base se multiplient contre le recours par un sous-traitant de Total à de la main d’œuvre portugaise et italienne sous-payée. Le site avait déjà été le théâtre, fin janvier, d’une grève sauvage d’une semaine. Le mouvement s’est étendu en Angleterre, provoquant l’embarras des syndicats. Salement coincés entre la peur panique d’être taxés de racistes et le légitime souci de protéger le salaire minimum anglais (non respecté par les sous-traitants), les Trade Unions sont pour l’instant aux abonnés absents. Le patronat britannique, lui, est aux anges et entend continuer à profiter des récentes décisions de justice des juridictions européennes, qui permettent d’employer de la main d’œuvre étrangère à des salaires différents. Les amis français des droits de l’homme, très chatouilleux quand Total fait des bêtises en Birmanie, n’ont pas l’air de considérer cette violence sociale comme étant de leur ressort. C’est vrai quoi, pour une fois qu’une multinationale est du côté du Bien et sanctionne avec la dureté qui s’impose des actes xénophobes…

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  • 20 June 2009 à 8h50

    Jardidi dit

    Ce n’est pas son raisonnement que je taquine mais le réalisme de sa proposition. J’aurais du faire un nouveau paragraphe dès la seconde phrase. Les sociétés à haut niveau d’instruction sont à bout de souffle, les dirigeants d’entreprise européens ne sont capables ni d’effort, ni de réflexion.
    Délocaliser, importer de la main d’oeuvre à bas coût sont des solutions de facilité et à court terme. Je n’entends pas le patronat français demander des droits de douane, de la baisse de la monnaie, des investissements pour la recherche, demander des immigrés à très hauts niveaux d’instruction liés à la production et s’angoisser de la montée en puissance, pourtant brutale, de la Chine et de l’Inde.
    Quant-à vos arguments, nous ne sommes pas coincés entre le sarkozysme et le PS-NPA, rien ne nous oblige à subir la domination des fonctionnaires et des professions libérales, à part la médiocrité générale.

    A propos, ils l’ont appelé Ahmed. La mère, madame Dinetjappe est très heureuse. Elle vous convie au premier anniversaire, en avril prochain.

  • 19 June 2009 à 23h41

    Zizanie dit

    Toujours d’actualité :

    http://www.dailymotion.com/video/x1qmeq_marchais_politics

    C’est autre chose que le nain de jardin et l’actuelle fantoche…

  • 19 June 2009 à 21h50

    le conservateur dit

    C’est quand même scandaleux qu’une boite comme Total ne fasse pas travailler des anglais en Angleterre mais sous traite à des espagnols et des italiens (British workers for British jobs comme dit l’autre). Ce capitalisme apatride qui nous crache à la figure, c’est lui qu’il faut abattre.

  • 19 June 2009 à 20h41

    ramon mercader dit

    @ jardidi
    démontrez moi où le raisonnement de gaëtan pèche
    à quel endroit , quelle articulation , quel point précis ?
    pas un mot à retrancher
    et même s’il le faut , j’en ajoute un , voire deux
    - une entreprise qui ne fait pas de profits est condamnée , à court , moyen ou long terme ( ses employés avec elle , faut il le souligner ? et donc corrélativement , c’est les employés qu’il faut sauver , pas les emplois , mais je doute que ce raisonnement soit assez spécieux pour vous )
    - le racket des politicards et des tribuns de la plèbe au petit pied , ça existe , et même il n’y a que ça qui existe , le bouc émissaire patronnal ,c’est bien commode , toutes tendances politicardes confondues . tiens , à part quelques rarissimes exemples , aucun homme politique n’a jamais rien fabriqué de ses mains , n’a jamais rien développé , rien vendu , rien suivi , à de très rares exceptions près , aucun n’est ingenieur (par exemple , mais on pourrait aussi dire maçon ,boulanger , ou artisan )

  • 19 June 2009 à 18h45

    Jardidi dit

    Et je ne serais pas étonné que Gaétan soit sérieux. En gros, c’est le retour à la misère ou/et l’esclavage pour le plus grand nombre. Nous allons aussi en arriver à des lynchages d’immigrés européens lorsqu’ils arriveront de façon voyante.
    Merci au PS-Modem-UMP de fournir toujours plus d’électeurs pour les partis anti-européistes.
    On attend toujours que les ex-merveilleux universalistes du Bassin parisien se réveillent.

  • 19 June 2009 à 15h43

    Gaétan Brunoy dit

    C’est surtout que les entreprises ont moins de scrupules à tailler dans le vif à l’étranger, les moyens de rétorsion et de chantage des politiciens locaux étant moindres.

    Ca m’inspire une solution pour que le capitalisme entrepreneurial parvienne à s’émanciper progressivement du racket mafieux des politicards et de leur clientèle : que tous les groupes européens s’échangent leurs implantations, de façon à ce que l’intégralité de l’appareil productif de chaque nation soit entre les mains de compagnies étrangères.

    En obligeant les collectivités à envisager une implantation économique sous un rapport contractuel coûts/bénéfices, plutôt que sous l’empire d’une rhétorique idéologique d’avant-guerre (opposition stérile capital-travail), on supprimerait de grands freins au progrès.

    La technocratie s’émanciperait enfin de la régression hyperdémocratique, qui consiste à préférer faire pleurer dans les chaumières à chaque plan social, même sur Causeur, plutôt que d’expliquer le bien fondé et les bénéfices pour tous d’une adaptation nécessaire du système productif.

  • 19 June 2009 à 14h16

    David Desgouilles dit

    @Zen aztec

    Il s’agit d’un arrêt de la CJCE sur un recours d’un syndicat suédois contre l’emploi de sous-traitants d’un pays balte au tarif du pays balte. Le syndicat a été débouté. Directive Bolkestein rejetée par la porte sous la pression de l’opinion ; elle revient par la fenêtre de Luxembourg.
    Un peu comme le TCE et Lisbonne…

  • 19 June 2009 à 14h02

    L’Ours dit

    Ca, ça peut mener à des révoltes que je soutiendrais!
    J’avais écrit dans mon essai:
    “L’Economie n’a pas pour ennemi le social, mais le manque de social d’ailleurs!”

    Il semble que je n’avais pas prévu, il y a maintenant 25 ans, cette nouvelle étape: Faire venir chez nous cet ailleurs avec son manque de social!

  • 19 June 2009 à 13h53

    robespierre dit

    plutôt des polonais il me semble et des roumains ?

  • 19 June 2009 à 12h53

    Ludovic Lefebvre dit

    Rien d’étonnant chère Aimée puisque le gros leitmotiv de ces mouvements humanitaires est de détruire l’occident, de le rendre coupable. Il suffit de regarder qui les préside et qui les soutiens. Certainement pas des humanistes !

  • 19 June 2009 à 12h09

    zen aztec dit

    Je serais en outre curieux de savoir a quelle jurisprudence vous faite allusion car elle n’a certainement pas ete retranscrite en droit Français.Elle interresserai pourtant nombre d’employeurs français

  • 19 June 2009 à 11h54

    zen aztec dit

    Du racisme contre des Italiens ou des portugais??
    ben dit donc c’est du jamais vu comme on dit a la radio,ou alors une finesse m’echappe.