Mail Facebook Twitter RSS

Inscrivez-vous à la Newsletter

Recevez chaque lundi la synthèse de l'actualité de toute la semaine



X

Depardieu en Cyrano ? À vue de nez, ça m’étonnerait

Réponse à Georges Kaplan

Publié le 23 décembre 2012 à 9:00 dans Économie

Mots-clés : , ,

depardieu kaplan cyrano

Le problème, avec les références littéraires, c’est qu’elles sont à manier avec précaution, comme la nitroglycérine ou les statistiques données par les économistes libéraux. Notre ami Kaplan, empressé à défendre Gérard Depardieu et son comportement minable (pour une fois que Jean-Marc Ayrault avait un mot juste) veut en trouver l’antithèse dans Cyrano de Bergerac. Gérard Depardieu, à l’époque où il était encore un peu lui- a en effet incarné dans un film potable de Rappeneau, un Cyrano de Bergerac tel que l’imaginaire national l’aime. Héroïque, épris de liberté et de panache, en un mot français.

Le succès phénoménal de la pièce d’Edmond Rostand a donné à ce personnage qui a réellement existé au XVIIème siècle une dimension profondément politique. Seulement, ce n’est pas tout a fait celle que Kaplan cherche à lui donner ; c’est même un contresens que seule explique la hâte de sa récupération pour montrer à quel point un exilé fiscal c’est beau, c’est un symbole de la liberté face à des envieux pétris de ressentiment,  à des assistés économiquement faibles, à de minables acteurs qui ne lui arrivent pas à la cheville.

Le problème, c’est que Cyrano de Bergerac est avant tout une pièce patriotique. Sa première représentation date de la fin du XIXème siècle. Le succès est immense parce que la France est en proie au doute, et même un peu plus que ça. Elle se remet à peine du traumatisme de 1870, de la perte de l’Alsace-Lorraine, de la Commune et des difficultés de la République à s’installer définitivement. Cyrano devient donc un symbole, et certainement pas celui d’une liberté qui s’affranchirait des frontières, surtout pour des raisons telles que l’abus de pognon qui comme celui d’alcool, nuit à la santé.

Cyrano de Bergerac, pour Rostand, c’est la France contre l’Allemagne (tiens, tiens), c’est la capacité de transcender la disgrâce par le verbe, (la fameuse scène du balcon avec Roxane), c’est encore la prise en compte du plus faible (sauver des soldats affamés à Arras contre toute logique stratégique), c’est aussi savoir que l’on peut avoir raison à un contre cent, et là je retourne la proposition implicite de Kaplan,  ce n’est pas Depardieu qui est à un contre cent, c’est ceux qui pensent que le partage et la solidarité valent mieux que l’égoïsme, même théorisé par la romancière à thèse la plus lourdingue du XXème siècle, Ayn Rand.

Mais ce n’est pas tout, si l’on décide de s’intéresser au Cyrano ayant réellement existé, nous allons sombrer dans le cauchemar pour n’importe quel libéral : Cyrano de Bergerac est en effet, parmi tant d’autres choses, l’auteur d’une utopie en deux parties racontant un Voyage dans les états et empires de la lune puis du soleil.  Considéré comme le premier roman de science-fiction, d’une poésie merveilleuse, ce texte révèle la véritable personnalité de l’auteur, ses aspirations profondes. Pour aller vite, il est bisexuel, écologiste, et rêve d’une société où l’individu émancipé peut choisir le genre qui lui convient  tout au cours de sa vie. Un vrai bobo, Cyrano.

Mais il y a mieux : dans ce livre, Cyrano met en avant les valeurs exactement inverses à celles de Kaplan et à sa nouvelle idole. Cyrano prône les allocations familiales : « Quand une famille a plus d’enfant qu’elle n’en peux nourrir, la République les entretient ».  Comme Rosa Luxembourg ou les trotskistes, il prône la révolution permanente  et le conseillisme: « Chaque semaine le roi tient les Etats. S’il se rencontre seulement trois oiseaux mal satisfaits de son gouvernement, il est dépossédé et l’on procède à une nouvelle élection ».

Mais surtout, coup de grâce pour notre ami Kaplan, Cyrano aime la liberté mais il sait qu’elle ne peut s’exercer que dans l’égalité :  « La première loi […] pour la manutention de la République, c’est l’égalité »

Alors voilà, il ne s’agit pas seulement, cher  Georges, d’une image d’Epinal employée à contresens, mais tout simplement une conception différente, opposée de ce que recouvre le mot liberté. L’idée que la force de Cyrano, sa merveilleuse désinvolture, son courage lui confèrent plus de responsabilités et de devoirs vis-à-vis des autres que de droits.

Son individualisme n’est pas celui du trouillard poujadiste qui craint pour son bas de laine, c’est celui, aristocratique et libertaire, chevaleresque, de l’homme d’honneur qui se doit à lui-même.

Et aux autres.

*Photo : Luca Ciriani.

Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !
Participez au développement de Causeur, faites un don !

voir les commentaires / réagir         envoyer
 

A lire aussi

La rédaction de commentaires nécessite d'être inscrit

206

Déjà inscrit, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 
  • 31 Décembre 2012 à 16h04

    nico dit

    Un texte cinglant sur cette affaire :
    http://les-minuscules.blogspot.fr/

  • 31 Décembre 2012 à 14h15

    Etoile Vesper dit

    Depardieu aurait dû convoquer la presse en expliquant les raisons de son départ, et enjoindre ce gouvernement de bouffons à utiliser son argent autrement. Voilà qui aurait eu du panache. On ne part pas sur la pointe des pieds quand on est un tel monument du cinéma français au risque de se faire traiter de minable par le plus minable de tous les premiers ministres que la France ait connus. Un falot sans envergure, un parasite qui a vécu toute sa vie intégralement “sur la bête” comme tous ses collègues issus de la bourgeoisie recyclés en humanistes de pacotille qui  qui distribuent avec tant de légèreté ce que d’autres ont tant de peine à gagner. Ouais, se faire traiter de minable par Ayrault, c’est vraiment toucher le fond…   

  • 28 Décembre 2012 à 20h45

    Villaterne dit

    Je veux bien vous accordez la nuance terminologique.
    La valeur de l’action dépend de l’intention qu’on y met.

    • 28 Décembre 2012 à 19h51

      Villaterne dit

      Intéressant cet article Cher Eugène !
      Avez-vous la réponse de Torreton ?

      • 28 Décembre 2012 à 19h53

        Eugène Lampiste dit

        nein.

      • 28 Décembre 2012 à 20h04

        Villaterne dit

        Wie shade !!

      • 28 Décembre 2012 à 20h08

        Eugène Lampiste dit

        j’ai bien aimé ce passage :

        “Et pourquoi Depardieu est-il le salaud ? Lui qui fait Mammuth gratuitement pour permettre au film d’exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras, serait-il plus coupable que le système ?”

        j’ai bien aimé le ton de l’article, d’ailleurs 

      • 28 Décembre 2012 à 20h12

        Villaterne dit

        Oui effectivement !
        Ceci dit, la charité est un luxe que seul le riche peut s’offrir !
        Mais tous les riches ne sont pas charitables et il est important de le souligner!

      • 28 Décembre 2012 à 20h13

        Eugène Lampiste dit

        Pas une question de charité, je pense.

        un projet artistique auquel ils ont envie de participer, une histoire d’amitié aussi, peut-être. 

      • 28 Décembre 2012 à 20h27

        Villaterne dit

        Mais Eugène, l’amitié comme la charité est un don de soi (ou de son pognon! )
        Ne jouons pas sur les mots, on est d’accord !

      • 28 Décembre 2012 à 20h28

        Eugène Lampiste dit

        ce qui n’a rien à voir avec la charité, on est toujours d’accord ?

      • 28 Décembre 2012 à 20h33

        Eugène Lampiste dit

        l’amitié, c’est l’amitié 

  • 27 Décembre 2012 à 14h03

    dherblay dit

    parler des oeuvres de Cyrano parce qu’un précédent chroniqueur acomparé Depardieu à Cyrano (dans un article hélas truffé de fautes…bref) Cela n’a juste aucun rapport…De même que supposer que le voyage dans les états etc. de Cyrano soit un manifeste politique ! On y trouve des réveries, mais c’est à peu près comme dans les voyages de gulliver; le but est de faire réfléchir à la situation hic et nunc, pas de proposer des ssituations viables; Il en est de même, je pense, des lettres persanes.
    Quant à trnasformer la scène de l’acte IV (le siège d’Arras) en soutien au plus faible, “la prise en compte du plus faible (sauver des soldats affamés à Arras contre toute logique stratégique)”, je ne vois tout simplement pas par quel regard on peut le voir comme cela! Roxane et Ragueneau apportent de la nourriture, les cadtes se battent pour permettre une opération de dégagement d’un autre côté, ou est l’absence de logique stratégique??
    Je ne suis donc d’accord ni avec votre article sur les faits, ni sur le fond, puisque vous ne répondez pas aux arguments de M. Kaplan.

    • 29 Décembre 2012 à 23h43

      Pierre Jolibert dit

      D’accord avec vous sur le roman de Cyrano (j’ai fini) : ce n’est pas une utopie sociale. L’opinion du Je qui raconte est insaisissable. Merci à Jérôme Leroy qui m’a incité à cette lecture : j’ai passé de très bons moments : le procès par les oiseaux sur le Soleil est une merveille.
      J’ai dit plus bas que c’était trop touffu pour faire un classique scolaire, mais je jugeais spontanément par rapport au collège. Dans une école mieux faite où la philosophie remplirait les trois années du lycée en étant moins séparée des autres matières, ce pourrait faire partie du canon, un canon plus français, plus ouvert, moins académico-germano-bloqué. Je connais mal les cours d’Onfray sur les libertins et matérialistes de l’époque, mais j’imagine que Cyrano y a sa place.

  • 24 Décembre 2012 à 17h42

    Théodore Plouf dit

  • 24 Décembre 2012 à 14h16

    zelectron dit

    Depardieu joue faux, comparez avec Daniel Sorano et vous saurez.

  • 24 Décembre 2012 à 12h20

    Pierre Jolibert dit

    À Patrick Mandon,
    vous m’avez dit hier : « les français sont des hommes, et ils aiment l’argent, les honneurs, les plaisirs, l’abondance, l’accumulation…» ; je crois que je me suis mal expliqué.
    Quand Mazarin entend les revendications des 4 mousquetaires, il est abasourdi : c’est tout ? vous ne voulez que ça ? Vous ne voulez pas comme moi accumuler les tableaux et les dorures, etc. ? Il va de soi que le personnage contraire existait, mais justement le mythe se construisait sur leur dos : les favoris ? les parvenus trop visibles ? Bêêêê, bouououh.
    J’insiste, c’est ça le ressort historique. Avatar récent : Astérix, évidemment. Très intéressante, l’évolution. Avant = albums très bien, univers cohérent au service de la mythologie ; morale anticapitaliste de l’album “Obélix et compagnie” aussi bien rodée que “Les Grandes familles” dont nous parlions plus bas. / Après = albums nullissimes, parc à thème, films… à bande-annonces inqualifiables, je ne suis pas allé les voir.
    Depardieu est parfait en Obélix : Obélix prend le risque de la spéculation, les menhirs deviennent des objets qui nourrissent une croissance aussi artificielle que l’immobilier espagnol ou la tulipe hollandaise, avec des chiffres aussi délirants que des salaires d’acteurs ou de gladiateurs actuels, et tout se casse la gueule évidemment, et tout redevient NORMAL, comme on dit si bien, à la fin.
    Or (mais le lien va vous paraître acrobatique), je vous rappelle que la normalité, en l’occurrence, c’est aussi le refus de s’intégrer à la citoyenneté et à la paix romaine. –> passeports, État, etc.
    J’ai un peu avancé dans les Empires de la Lune. Vraiment très bien, en effet. Trop touffu, hélas, pour en faire un classique scolaire. Matrice de beaucoup de choses (merci, Leroy, pour les tuyaux sur le genre), dont La Planète des singes. Isolons ce passage du dialogue avec un habitant de la lune originaire du soleil, et qui a séjourné sur la Terre en y étant entre autres le démon de Socrate :
     «Enfin, ajouta-t-il, le peuple de votre Terre devint si stupide et si grossier que mes compagnons et moi perdîmes tout le plaisir que nous avions pris autrefois à l’instruire. Il n’est pas que vous n’ayez entendu parler de nous : on nous appelait oracles, nymphes, génies, fées, dieux foyers, lémures, larves, lamies, farfadets, naïades, incubes, ombres, mânes, spectres, fantômes ; et nous abandonnâmes votre monde sous le règne d’Auguste, un peu après que je me fus apparu à Drusus, fils de Livia, qui portait la guerre en Allemagne, et que je lui défendis de passer outre. »
    Évidemment, c’est avant tout un discours païen antichrétien, mais le détail final semble indiquer qu’il y est aussi question d’autre chose.

    • 24 Décembre 2012 à 12h32

      Patrick Mandon dit

      Pierre, votre conversation est toujours un vrai plaisir de l’intelligence. Je vous remercie de nous faire partager vos festins. Je tenterai de vous répondre un peu plus tard, mais faut-il répondre à votre impeccable développement ? Joyeux Noël à toutes et à tous, et à vous !

    • 24 Décembre 2012 à 13h02

      a2lbd dit

      Je me permet juste cette observation:
      Obelix et cie ne propose pas de moral anticapitaliste, il dépeint avec une certaine saveur comment une économie dirigée par des énarques ivres de leurs propres savoirs finit immanquablement par se rétamer.
      La morale, si tant est qu’il y en est une (je vois mal goscinny en moraliste mais bon…) serait plutôt anti-mercantilisme.

      • 24 Décembre 2012 à 13h59

        Pierre Jolibert dit

        Merci pour votre lecture a2lbd ; il faut dire que je suis grossier dans mes rapprochements et ma mémoire transforme beaucoup : la vraie fin de Vingt ans après ressemble peu à ce que j’en ai fait ! (Très entre autres, D’Artagnan demande la place vacante de Tréville) Mais tant mieux : ça prouve à quel point le seuil est très très mince qui sépare les affreux parvenus des modérés qui savent se satisfaire de peu.
        Je rougis du compliment Patrick Mandon, mais j’ai peur de passer pour un favori, comme Astérix après qu’on lui a offert le vase précieux dans “la Zizanie”.
        À vrai dire, a2lbd, la différence théorique entre les énarques de l’économie publique et les grands patrons privés, et la différence entre leurs idéologies respectives, m’indiffère. Je pense que tous sont facilement tentés d’être ivres de leur importance et que tous sont condamnés, pour la même raison, à bâtir sur du sable.
        Je ne pense pas que Goscinny soit volontairement moraliste. Je pense qu’il relaye le bruit de fond permanent du fonctionnement de la société française. Vous êtes libre de refuser d’appeler ça anticapitalisme. J’attire quand même votre attention sur les détails : voyez comment est traitée la publicité ; les Romains qui assistent aux jeux organisés par Guilus ont envie d’acheter des menhirs (parce que leurs voisins en sont très contents). Vous pouvez y voir une allusion strictement limitée à la télévision publique et au capitalisme d’État. Moi je crois que la publicité privée fonctionne pareillement et fait tout autant appel à la même zone du cortex appelée “connerie humaine”.
        Dans un prochain numéro, nous examinerons les questions tout aussi urgentes :
        Épidemaïs le marchand phénicien : plaidoyer pour le libre-échange et l’Union de la méditerranée ?
        Assurancetourix le barde est-il gay ? 

      • 24 Décembre 2012 à 14h33

        a2lbd dit

        Oui d’accord dans l’ensemble. Mais je conserve mon bémol sur la lecture anticapitaliste. Car au final l’énarque (celui qui dans l’album ressemble à Chirac et dont le nom m’échappe) n’est pas un entrepreneur. Il ne cherche pas à profiter du marché mais à l’utiliser à des fins politiques. Partant il le casse.

        J’ajoute deux problématiques :

        Pourquoi le le monopole sur la vente de poisson dans le village ? Ordralphabetix béneficie-t-il d’un système mafieux lui permettant de continuer seul à vendre du poisson pas frais ?

        Qui est le vrai chef ? Bonnemine ou Assurancetourix ?

        Enfin, en ces temps ou les humoristes se prennent trop souvent pour des moralisateurs (je pense aux Guillon, Carlier, Bigard, Bedos etc. qui passent un temps quand même conséquent à tenter de nous dire ce qui est bien ou mal) tentant d’endosser le manteau de Saint Coluche, canonisé en 1985, j’aime à me souvenir qu’il y avait jadis des gens drôle qui cherchaient juste à nous faire rire.

        Joyeux Noël

      • 24 Décembre 2012 à 14h59

        Pierre Jolibert dit

        Je m’incline devant votre dernier §.
        Ah oui, celui qui ressemble à Chirac, je l’avais complètement oublié. Mais vous allez quand même pas me dire que Goscinny soutenait Barre !
        Les bizarreries que vous observez dans l’économie du village tiennent à ce système id’alisé de frugalité inerte que je tentais de brosser. Il y a moins de demande pour le poisson que pour le sanglier, et ceci est une donnée constante. À preuve le moindre déséquilibre provoque une catastrophe : à titre exceptionnel, Astérix est obligé de vendre des sangliers au marché de Condate (dans “le Chaudron”) et ça finit mal : excès de l’offre, chute des prix, bagarre. Le marché se casse tout seul.
        Joyeux Noël à toutes et tous. 

      • 25 Décembre 2012 à 12h36

        from dit

        “Moi je crois que la publicité privée fonctionne pareillement et fait tout autant appel à la même zone du cortex appelée “connerie humaine”.”
        La publicité (publique ou privée) fonctionne sur la promesse de toujours plus de jouissance. C’est con, certes, mais c’est pour cela que ça marche. 

  • 24 Décembre 2012 à 10h26

    l’oiseau bleu dit

    Videorama  se tait toujours. 
       

    • 24 Décembre 2012 à 15h08

      nadia comaneci dit

      Il reviendra, ne vous désespérez pas, il vous manque à ce point ? Vidéo, faites quelque chose, un geste pour Noël, ça fend le coeur.

      • 24 Décembre 2012 à 16h15

        Videorama dit

        C’est bien parce que vous me le demandez nadia.
        Et ma réponse va être à la hauteur de la question de l’oiseau bleu :
        Question stupide, réponse stupide.
        Ca vous va comme ça l’oiseau ? 

      • 24 Décembre 2012 à 16h20

        nadia comaneci dit

        Vous voudriez la rendre accro que vous ne vous y prendriez pas autrement sacripant !

      • 24 Décembre 2012 à 16h38

        Videorama dit

        @nadia comaneci
        Ne vous en prenez qu’à vous-même : Je n’ai pas su vous résister. Joyeux Noël. 

      • 24 Décembre 2012 à 17h14

        nadia comaneci dit

        A vous aussi cher ami !